Le double tabou 3

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Je faisais un grand sourire : « Me punir ? Et comment ? » Jérôme n’hésitait pas une seconde : « Te priver de télévision, de diner, d’ordinateur par exemple » Et Françoise enchainait : « Ou je te mettrai au coin, c’est encore toujours une punition efficace pour des petits enfants. Et si tout ça n’est pas suffisant il nous reste toujours une bonne fessée. »Je ne tenais plus et éclatait de rire et regardait les deux d’un air défiant : «Ah je vois.  Maintenant j’ai peur. »

 

Chapitre 3

Vaine espoir. Après la première fois ses copains n’étaient plus intéressées dans « la nana » et je voyais de moins en moins mon amour. Elle devait avoir trouvé d’autres sources d’argent parce que je ne pouvais même plus la tenter par l’oseille.

J’en déprimais mais pour me changer les idées je me jetais sur mon travail y passant de plus en plus de temps. Contre toute attente Philipe avait réussi à devenir le président de son parti et ce mettait à moderniser le parti et à préparer les élections nationales. Nous passâmes beaucoup d’heures ensemble et petit à petit notre complicité changeait de nature.

Je devenais sa maitresse. Mon caractère passionnel était à nouveau allumé et nous vivions des temps exhilarants. Mon histoire avec Farah était du passé et, honteuse, je l’effaçais de ma mémoire.

La relation entre Philippe et moi était un secret évidemment. Avoir une relation avec une femme mariée n’allait pas aider ces chances électorales et en plus Jérôme était devenu un des financiers du parti.

Mais en même temps mon rôle devenait plus public et je me sentais de plus en plus à l’aise à présider des diners de supporters financiers du parti et même à faire les intro dans les grandes manifestations. Les médias commençaient à me repérer et à faire mon portrait référant à moi comme « l’arme sécrète du président. » J’étais l’étoile montante de la politique nationale et je le savourais.

Mais inévitablement les rumeurs commençaient. D’abord dans les journaux à sensation mais puis également dans les autres médias, sous prétexte que le public avait le droit de savoir sur quoi était basé ma montée en pouvoir rapide.

Comprenant qu’il était inévitable d’annoncer notre relation Philippe et moi discutaient du meilleur moment et de la meilleure manière. Mais nous étions bousculés par une lettre de Manu avec la menace qu’il pouvait informer la presse de bien autre chose qu’une simple affaire extra-matrimonial. Tout en minimalisant le genre de révélations que Manu pourrait faire je persuadais Philippe à aller de l’avant et nous déclarions notre amour à la presse.

La suite était que Jérôme, qui avait toléré ma relation avec mon patron aussi longtemps qu’on pouvait la nier, exigeait maintenant que je le terminais immédiatement. Bien sûre je refusais et annonçais que je voulais le divorce. Jérôme était devenu glacial : « Si tu fais ça tu ne verras plus jamais tes enfants. Crois-moi J’ai de quoi pour te faire déclarer inapte à éduquer des enfants, et je n’hésiterai pas à l’employer. » Après une première réaction de peur je me calmais et me convainquais que Jérôme ne ferait rien d’aussi radicale. Bien que touché dans son amour-propre c’était un homme raisonnable. Et m’écarter de mes enfants n’était pas dans leur intérêt.

Je racontais évidemment à Philippe la conversation acerbe que j’avais eu avec Jérôme. Mais trop occupé par les élections qui s’approchaient il ne réagissait pas vraiment. Pendant quelques jours je me sentais très seul et je déprimais.

Mais puis Jérôme annonçait qu’il partait pour une semaine en Chine pour des réunions avec des clients potentiels et pour visiter une foire. Tout de suite je voyais que cela allait me procurer une occasion pour faire bouger les choses dans la bonne direction.

Je décidais que pendant l’absence de mon mari je partirais avec les enfants dans la maison de vacances de Philippe. Philippe se joindrait à nous et on passerait quelques jours en « famille ». Ainsi les enfants et Philippe pourraient mieux se connaitre et, surtout, cela me donnerait l’opportunité de prendre des photos qui dans la future bataille de la garde des enfants, donneraient au tribunal une bonne impression de l’environnement parfait ou les enfants vivraient après le divorce si j’avais la garde.

Le jour du départ de Jérôme, un samedi, Françoise le conduisait à l’aéroport pendant que Salvador, Antigone et Emmanuelle étaient à leurs activités réciproques et moi je restais chez Renée. Nous avions convenu que Françoise irait chercher Salvador et Emmanuelle en rentrant de l’aéroport et que moi je m’occuperais à chercher mon ainée.

Tout de suite après le départ de Jérôme et Françoise j’annonçais à la petite que nous aussi nous partions en voyage et je me mettais à faire en toute hâte les valises pour toute la famille. Une demi-heure plus tard j’étais en route, cherchant d’abord Emmanuelle (expliquant qu’il y avait eu un changement de programme) et puis Antigone. Quand j’annonçais qu’on partait pour quelques jours à la mer à nous 4 mes deux ainées réagissaient d’une manière enthousiaste. Le fait qu’on partait sans Françoise et Salvador les plaisait clairement ce qui me réconfortait dans ma conviction que partir ainsi avait été une bonne idée.

Quand, en réponse à la question d’Antigone ou on allait loger, j’annonçais que nous allions loger dans la villa de mon patron, qui allait se joindre à nous, elles étaient légèrement déçues. Mais quand j’expliquais que Philipe ne resterait pas tout le temps et que c’était une villa de grand luxe avec piscine couverte, la déception passait tout de suite.

En route je m’arrêtais et après avoir vérifié que l’avion de Jérôme avait décollé à temps, j’envoyais un SMS à Françoise pour la prévenir que j’étais parti avec les filles pour quelques jours sans expliquer ou j’allais. Et puis j’éteignais mon téléphone.

Philippe allait nous rejoindre seulement le lendemain et avant d’arriver à la villa on s’arrêtait à un supermarché ou, pour fêter notre escapade à 4, je laissais choisir les enfants ce qu’on allait manger. Avec beaucoup d’enthousiasme la voiture était chargée de pizzas, chips, biscuits et de la crème glace.

Les enfants adoraient la maison et avec toute la petite bande de bonne humeur nous passâmes une soirée joyeuse. Quand après avoir mangé il était temps pour Renée pour aller au lit elle protestait évidemment et je suggérais que pour l’amadouer tout le monde se prépare déjà pour la nuit. Pendant que je changeais la petite les deux autres constataient que j’avais oublié leurs pyjamas. Mais quand elles voulaient garder leurs vêtements Renée protestait. Donc après une petite hésitation il était décidé qu’elles allaient passer le reste de la soirée en chemisette et culotte.

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Et, riant, elles insistaient que je fasse la même chose. Vu la bonne entente et la complicité avec mes filles, j’acceptais. Otant mes vêtements et sous-vêtements, j’enfilais une camisole et une petite culotte d’Antigone, au grand plaisir de tous.

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Une fois Renée au lit je jouais quelques jeux de sociétés avec les deux autres, et puis nous nous mettions au lit. Moi je dormais tout seul dans la chambre de maitre dans un lit immense et Emmanuelle et Antigone partageaient une chambre avec des lits jumeaux. Quand mes filles voyaient mon lit elles se mettaient à rire en remarquant que j’allais me perdre tout seul dans mon lit. Regardant le lit trop grand, j’avais une inspiration du moment, et en rigolant je demandais si elles voulaient dormir avec moi à 3 dans le même lit. Proposition qui fut acceptée avec des grands rires.

Après quelques minutes agitées ou chacune cherchait sa place dans l’immense lit, le calme venait et nous dormions comme des anges, jusqu’au matin quand Renée nous réveillait par ces grands cris. Nous prenions le petit déjeuner toujours habillées de nos chemisettes et culottes. Après avoir mangé tout le monde faisait sa toilette et s’habillait et on attendait l’arrivée de Philippe en lisant.

Ce n’était pas la première fois que les files rencontraient Philippe mais c’était la première fois qu’ils allaient être ensemble plus que quelques minutes. Philippe était célibataire mais il avait des neveux et des nièces qu’il voyait souvent. Et dès son arrivée on voyait qu’il avait l’habitude des enfants. La journée fut un grand succès : Grande promenade à a plage, (avec Renée pour une grande partie sur les épaules de Philippe), piquenique, retour en tram, jeux dans la piscine, restaurant. Tout dans la meilleure entente et atmosphère.

Tout le monde regrettait que Philippe ne reste pas dormir avec nous. Bien que nous avions également envie de dormir ensemble dans le même lit à nouveau.

Ayant pris de nombreuses photos de la journée avec Philippe le premier pas dans mon plan avait été un succès.

Les 2 jours suivants se passaient d’une manière semblable, mais alors à nous 4. Leur père ne semblait pas les manquer aux filles. Au contraire, j’avais l’impression que le fait d’être là sans Jérôme – et sans Françoise et Salvador – les plaisait. Mais quand je prenais mon courage en deux mains et leur parlais de la possibilité d’une séparation elles paniquaient. Pour les rassurer je leur disais qu’elles pourraient visiter leur père autant qu’elles voudraient, et que pour le reste on vivrait ensemble avec Philippe.

Au lieu de les rassurer cela les troublait encore plus. Surtout Antigone, qui me demandait sur un ton sarcastique si maintenant j’avais l’intention de devenir une vraie mère. Cela me donnait un choque et je restais muette. Voyant mon désarroi elle continuait : « Et Farah viendra vivre avec nous sans doute ? »

Je me rendais compte que j’avais avancé trop vite et essayant de rester souriante, je disais que de toute façon on aurait encore amplement le temps d’en discuter avant que des décisions ne soient prises. Mais à partir de ce moment l’ambiance n’était plus la même. Et cette nuit Antigone dormait dans sa chambre, me laissant seul avec Emmanuelle dans le grand lit.

En plus le lendemain il pleuvait. Nous prenions le petit déj en sous-vêtements comme les jours précédents, mais après avoir mangé personne n’était pressé pour s’habiller. Antigone se mettait à lire pendant que Emmanuelle, Renée et moi jouaient, d’abord aux poupées et puis des jeux de découpage et bricolage.

Vers midi on sonnait à la porte. Antigone était la seul qui c’était habillée entre temps et c’était donc elle qui allait ouvrir. Quelques secondes plus tard deux policiers faisaient irruption au living demandant mon identité. Complètement dépassée par ce qui arrivait je leur disais qui j’étais en demandant ce qui se passait. C’est alors que j’apprenais que nous étions portées disparues depuis dimanche, et que mon mari m’accusait d’avoir enlevé nos enfants.

Ahuri j’expliquais aux policiers que c’était absurde. Que je passais quelques jours de vacances avec mes enfants pendant que mon mari était absent pour affaires. Devoir expliquer la situation habillée rien que d’une camisole d’enfant et une petite culotte était fort gênant.

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Les policiers, eux aussi embêtés par la situation, disaient que tout cela était probablement un malentendu, mais puisqu’ils avaient ordre de ramener les enfants à leur poste s’ils les trouvaient, la meilleure chose à faire était que tout le monde s‘habillait et se rendait au poste.

Une heure plus tard nous étions au poste de police ou à mon étonnement j’étais séparé de mes enfants et qu’on me soumettait à un interrogatoire. Puisque l’officier qui était chargée de l’interrogatoire semblait être d’accord avec moi que tout cela était assez absurde cela ne prenait pas beaucoup de temps. Quand je sortais de son bureau je retrouvais Antigone toute seule dans la salle d’attente. Encore sous le choc, elle m’expliquait qu’elle aussi avait été questionnée dans la présence d’une psychologue et que maintenant c’était le tour à Emmanuelle, pendant qu’une autre psy s’occupait de Renée. Tout ça me rendait furieuse mais réalisant que je n’allais rien arranger en me mettant en colère je m’asseyais à côté de ma fille. En souriant je lui disais que tout ça n’était pas très grave et que dans quelques jours nous allions rire de cette situation trop absurde. Mais quand je voulais mettre mon bras autour de ces épaules pour la consoler elle se détournait en hissant sur un ton fâché que tout cela fût de ma faute.

De nouveau je devais me retenir pour ne pas m’énerver mais je n’insistais pas et nous attendions en silence. 10 minutes plus tard Renée rentrait dans la salle d’attente à la main d’une jeune femme. Quand elle me voyait elle se précipitait vers moi et se jetait dans mes bras. Et encore quelques minutes plus tard c’était le tour d’Emmanuelle pour rentrer. Elle aussi avait l’air d’être soulagée quand elle me voyait. Probablement que je me l’imaginais mais je trouvais que la femme qui l’accompagnait me jetait un regard désapprobateur avant de dire au revoir à ma fille.

Nous rentrions à la villa pour faire nos valises et pour rentrer à la maison. Personne ne m’avait expliqué comment ils étaient arrivés à nous chercher dans la villa de Philippe. Donc avant d’entamer le voyage de retour j’appelais mon amant mais il ne décrochait pas.

A la maison j’étais attendue par un Jérôme furax, qui était rentré de Chine plus tôt que prévus. Je trouvais que c’était plutôt moi qui avais des bonnes raisons pour être fâchée et nous avions une fameuse engeulade. Le résultat était que je m’installais dans l’appart au-dessus du garage pendant que Françoise occupait la chambre des invités, la chambre de Farah, et qu’on installait une chambre pour Salvador au second étage de la maison.

Après beaucoup de tentatives j’arrivais finalement à avoir Philippe en ligne. Il s’excusait mais comme je devais le savoir il était très occupé, il regrettait tellement ce qui c’était passé, il avait tellement pitié de moi, … , et …. il croyait que c’était mieux qu’on ne se voie plus pour un petit temps, je pouvais rester à la maison en congé sans solde, …..

Mon monde s’écroulait. Tout d’un coup je voyais clair et je comprenais que Philippe m’avait trahi. Je comprenais même les raisons. Je voyais comment Jérôme l’avait menacé de retirer son soutien financier. Bien que Jérôme ne fût pas sa source de financement principal son soutien était très connu. Si Jérôme se retirait publiquement cela pouvait être le début d’une avalanche. Surtout si la presse allait chercher la raison de son retrait et tomberait sur notre escapade dans la maison de Philippe. Bien que voyant tout cela clairement je ne comprenais pas que Philippe n’avait pas plus de courage. Je rétorquais donc qu’avec quelques téléphones à des journalistes amis, l’affaire serait vite expliquée comme la vengeance mesquine d’un mari jaloux. S’il m’aimait un tout petit peu et s’il avait un peu de couilles il ne devait pas se laisser intimider par mon mari, petit industriel de merde. Philippe se taisait pendant quelques secondes, et puis me répondait sur un ton désespérée et irritée : « Tu ne comprends vraiment pas ? Alors t’as complètement perdu la raison. T’es accusée d’enlèvement d’enfants ma chère, et puisque j’ai passé une journée avec vous, je suis complice. S’il y a poursuite tu passes en prison et ma carrière et finie. »

Mon tour de me taire. Et avant que je ne réagisse il me disait au revoir en ajoutant un « bon courage » et raccrochait. Je savais que c’était la dernière fois que je l’avais entendu.

Les jours suivants je m’enfermais dans mon appartement mais, alarmée par ce que Philipe m’avait dit, j’appelais Julien, un ami avocat, qui venait me visiter. Julien m’expliquait que puisque j’étais la mère et, qu’ensemble avec Jérôme, j’avais la garde de mes enfants, il n’y avait pas d’enlèvement. Au moins aussi longtemps que ce n’était pas prouvé que je n’aie eu l’intention de partir avec les enfants, preuve impossible. Donc si Philipe ne se portait pas partie civil – éventuellement aux noms des enfants – le parquet n’allait pas me poursuivre, et même si Philippe se portait partie civile l’affaire n’irait nulle part. Par contre s’il y avait divorce Philippe pourrait essayer d’employer mon escapade pour réclamer la garde des enfants en indiquant que j’agissais impulsivement sans tenir compte des intérêts de mes enfants.

Je passais la plus grande partie du temps seul, réfléchissant sur tout ce qui m’était arrivé. J’acceptais la responsabilité pour presque tout, mais en même temps je blâmais les hommes. Si Jérôme avait continué à m’aimer au lieu d’avoir des affaires, jusqu’à me tromper avec ma meilleure copine dans ma propre maison, je ne serais probablement pas tombé tellement amoureuse de Farah.

Et pour Philipe je m’indignais. Comment c’était possible d’être tellement lâche. Je n’avais plus aucun respect pour lui. Pour ne pas parler de Manu, le pauvre minable.

Farah n’était pas innocente non plus. Elle m’avait séduite, mentie et traitée de façon horrible, mais je ne lui reprochais rien. J’aurais dû l’arrêter mais je ne l’avais pas fait.

Je prenais émotionnellement distance de tous ces personnes, et en faisant ça finalement je reprenais contrôle de ma vie. Ma seule souffrance venait maintenant de mes enfants.

De temps en temps je rentrais dans la maison. La petite Renée était contente de me voir et attachante comme toujours mais mes deux filles ainées me fuyaient. Elles étaient manifestement fort perturbées par ce qui était arrivé et étaient fâchées avec moi. La petite remarque qu’Antigone avait faite – que Farah viendrait surement vivre avec nous après la séparation – me poursuivait. Je comprenais que si je voulais rétablir la relation avec mes filles, surtout avec Antigone, je devrais pouvoir lui expliquer ma relation avec la belle amazone. Et pour pouvoir faire ça je devais pouvoir lui dire en toute honnête que tout était fini entre nous.

J’invitais donc Farah à venir me visiter pour terminer notre relation d’une manière formelle, et pour m’excuser auprès d’elle. A ma surprise elle acceptait sans hésitation. Je la recevais dans mon bureau ou nous avions passées tant de moments d’amour et de passion. Quand elle rentrait j’étais de nouveau frappé par sa beauté exceptionnelle. Elle n’était plus habillée de sa façon « punk » mais portait une jolie petite jupe avec des bottes sous un pull moulant. Je comprenais qu’elle c’était habillé ainsi pour moi, et j’appréciais ce geste. Elle mettait tendrement ces bras autour de mon cou mais quand elle voulait m’embrasser sur la bouche je me détournais.

Nous nous mettions sur le canapé et je prenais ces mains dans les miennes et faisais le petit discours que j’avais préparée, m’excusant pour ce qui c’était passé, et terminant en disant qu’il était mieux qu’on ne se voie plus. A mon grand étonnement elle se mettait à pleurer à grand sanglots, criant qu’elle m’aimait, que je ne pouvais pas l’abandonner, qu’elle ne voulait plus vivre si elle ne pouvait plus me voir. J’étais accablé par sa réaction mais je tenais bon.

Finalement elle se calmait et je lui proposais un compromis : on n’allait pas se contacter pendant un certain temps et puis on déciderait de la suite. Voyant que je n’allais pas céder elle acceptait et on se quittait avec un sage petit baiser tendre, ce qui me rendait heureuse.

Après sa visite je me sentais mieux. Finalement j’étais en paix avec moi-même. Je décidais de reprendre contact avec l’ONG pout lequel j’avais travaillé comme bénévole pour voir si je pouvais reprendre mon boulot chez eux. Je voulais en sorte reprendre le fil de ma vie d’il y a 5 ans, avant que je n’avais commencé le travail d’aide-enseignante à l’école, avant d’avoir connu Farah, avant d’avoir travaillé pour Philippe.

Je voulais que mes enfants redeviennent le centre de ma vie. Et pour ma relation avec Jérôme je verrais bien comment les choses évoluaient. Maintenant que ma relation avec Philipe était terminée il n’y avait plus de raison immédiate pour divorcer. D’abord je devais récupérer la relation avec mes filles, spécialement avec Antigone.

Mais hélas, je n’avais pas le temps de mettre en œuvre mes résolutions. Un matin, quelques jours après la visite de Farah, pendant que Françoise était partie emmener les enfants à l’école, et j’étais donc seul à la maison, on sonnait à la porte. C’étaient de nouveau deux policiers, et ils demandaient pour moi. Quand je m’étais identifié ils me présentaient une convocation d’un juge d’instruction. Une fois de plus mon univers s’écroulait. C’était à quoi je m’attendais depuis longtemps : j’étais accusée de débauche de mineur ! Les policiers m’expliquaient que je pouvais venir volontairement, mais si je refusais ils avaient un mandat d’arrêt, et que de toute façon j’avais droit à me faire assister par un avocat. J’appelais donc Julien qui me conseillait de me rendre volontairement chez le juge d’instruction mais de l’attendre avant de ne faire aucune déclaration.

L’entretien avec le juge d’instruction était très court. Il me demandait si je connaissais Farah Amoudala, ce que je confirmais. A la question d’où je la connaissais je répondais que je la connaissais de l’école ou je lui donnais des cours particuliers. Le juge déclarait alors que j’étais accusé d’avoir eu des relations sexuelles avec elle ce que j’admettais également. Quand le juge insistait sur le caractère de ses relations, plus spécifiquement s’il y avait eu pénétration, je lui avouais que nous nous plaisaient mutuellement avec un gode. Pendant tout ce temps j’étais comme dans un rêve, et quand il me demandait depuis quand nous avions eu des relations sexuelles de ce genre, j’avais répondu que je ne m’en souvenais pas. Le juge me regardait d’un air très sévère avant de continuer : Puisque vous venez de nous expliquer d’où vous connaissez cette fille vous savez évidemment qu’elle est mineure d’âge. Une fois de plus j’admettais.

Le juge fermait le dossier devant lui et regardait mon avocat : Maitre, comme vous comprenez votre cliente sera poursuivie au moins pour atteinte à la pudeur de mineur, peut-être pour des faits plus graves, cela dépendra de la suite de l’enquête. Entre temps je ne peux pas prendre le risque qu’elle ait contact avec des mineurs d’âge. Même pas ces propres enfants. Donc je vais devoir la mettre en détention préventive sauf si vous avez un alternatif à proposer. Julien me regardait mais, voyant tout de suite que je n’étais qu’à moitié consciente de ce qui se passait autour de moi, il demandait s’il pouvait avoir un mot avec moi ce que le juge acceptait tout en précisant qu’il n’avait pas beaucoup de temps.

Quand Lucien me demandait si j’avais un ami ou une amie chez qui je pouvais loger pendant le temps de l’instruction je ne pouvais penser à personne d’autre que Manu. Quelques minutes plus tard le juge avait accepté que j’aille vivre chez Manu si je ce dernier veillerait à que je n’aurai pas de contact avec des mineurs. J’appelais donc Manu qui en apprenant ce qui se passait ne pouvait se retenir de de dire qu’il m’avait prévenu mais qu’il acceptait de me prendre chez lui.

Après avoir signé une déclaration que je n’aurais pas de contact avec des mineurs d’âge, y compris mes enfants, Lucien me conduisait chez Manu. Avant de me laisser Lucien insistait sur le fait que je ne pouvais pas voir des mineurs et, regardant à Manu, ajoutait : « Je compte sur vous aussi. » Une fois seule avec Manu j’avais droit à un de ses sermons hypocrites dans lequel il me répétait qu’il m’avait mis en garde, qu’il aurait dû être plus strict avec moi etc. D’abord je le laissais parler mais il me gonflait tellement que je me mettais debout et, lui coupant la parole, je me mettais à défaire la ceinture de son pantalon : « Pauvre petit con, heureusement que tu m’as parce qu‘avec ton petit jouet minable tu ne pourrais avoir aucune autre femme. ». Il me repoussait et en riant méchamment m’ordonnait d’aller me changer : « Haha la pute et de retour. C’est plus fort que toi non ? Va te mettre en tenue alors, sinon je pourrais me tromper et croire que j’ai une amie en visite. »

Haussant mes épaules je partais à la chambre pour me changer. Quand je revenais au living portant un soutien-gorge rouge à dentelles, avec une porte jarretelle accordée et des bas noirs, il ne tenait presque pas en place. Il était assis, avec son pantalon ouvert, et il m’ordonnait de me mettre à genoux devant lui pour le sucer. Ce que je faisais sans broncher.

Une fois satisfait – comme d’habitude cela ne pris pas beaucoup de temps – il partait vers l’arrière de la maison pendant que j’allais me brosser les dents. Quand il revenait il portait une grosse chaine avec lui : « Je vais devoir t’enchainer pour te protéger de toi même. Si je ne le fais pas je suis sûre que tu partiras chercher la pauvre gosse, non ? T’es tellement nymphomane que tu ne peux pas te maitriser. Avoue-le. »

Je le regardais, d’abord incongrue, puis trop las pour protester, je répondais avec un petit sourire moqueur : « Je suis sûre que même dans tes rêves les plus audaces t’as pas osé imaginer ceci. Je suis complétement soumise à toi, mon héros vertueux. »

Je regardais comment il attachait un bout de la chaine autour de ma cheville et l’autre bout à un chauffage.

Bien que je continuais à feignez que le fait d’être tenue à la chaine ne me perturbait pas les jours qui suivaient étaient horribles. Chaque fois que Manu partait travailler, et chaque nuit, il m’attachait. La chaine me permettait seulement de faire quelques pas. Le matin quand il partait je m’installais dans un canapé avec un peu de nourriture et de quoi boire pour passer la journée, principalement en lisant en en regardant la télévision qui était allumée en permanence.

Quand il rentrait de l’école il me détachait et je me dépêchais à la toilette pour me soulager. Et puis je me mettais à faite le ménage pendant qu’il regardait la télévision. J’étais « en tenue » du matin au soir : rien que des sous-vêtements, des mini-jupes avec des bottes à haut talons, des petits shorts. … Manu était excité en permanence et chaque fois que je venais dans son voisinage il me prenait pour me peloter et quelques fois par jour il me pénétrait – par devant ou par derrière – ou je devais lui donner une fellation.

Un matin il n’arrivait à bander à sa grande frustration. Il insistait que je continuais à caresser et à lécher son membre. Finalement il avait une petite éjaculation dans ma main. Jurant que dû à mon incompétence il était en retard, il m’attachait à ma chaine sans que je puisse aller à la toilette.

Ce jour-là je portais un petit short blanc à taille haute, se fermant avec un zip du côté, sous un petit top moulant, tenue complétée par des hautes bottes à talon.

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L’après-midi le besoin de me soulager devenait pressant, et c’était avec beaucoup de peine que je tenais jusqu’à la rentrée de Manu. Il comprenait tout de suite la situation et cela l’amusait évidemment, à tel point qu’il refusait de me détacher. Hurlant de rage je me mettais debout et voulais enlever le short pour faire pipi devant lui en plein milieu du salon, mais il me retenait. Tournant mon bras derrière mon dos il me forçait à me mettre à genoux et à faire pipi dans mon short. Puis il m’ordonnait à enlever mon top, à sécher le sol et mes jambes avec ce vêtement, et à le remettre.

Les jours suivants il exigeait que je porte les mêmes vêtements puant l’urine avec le petit short marqué d’une grande auréole jaune.

C’est ainsi que j’étais habillée quand Julien venait m’informer du suivi de l’enquête judicaire. Je voyais sa surprise et son dégout mais je lui faisais signe de se taire. Il n’insistait pas mais s’adressant à Manu il demandait s’il pouvait nous laisser seul. Celui-ci, trop curieux de savoir comment les choses se présentaient, était visiblement déçu. Sur un ton agacé il répondait qu’il était chez lui et que si nous voulions parler sans lui nous n’avions qu’à chercher un autre endroit.

Julien, surpris par cette réponse, le lançait un regard furieux, mais se maitrisant, il annonçait qu’on irait dans un café un peu plus loin. S’adressant à moi il me demandait d’aller me changer. De nouveau Manu intervenait sur le même ton irrité, disant qu’il n’avait pas toute la journée. Je mettais ma main sur le bras de Julien et, haussant mes épaules, je lui disais que c’était bien, que j’irais habillée comme j’étais, et sans attendre des réactions je partais, entrainant Julien par la main.

Une fois dehors Julien, visiblement concerné, me demandait pourquoi j’étais habillé ainsi. De nouveau j’haussais mes épaules : « Laisse tomber, ce n’est pas important. M’humilier le fait bander c’est tout. ». Après avoir porté des vêtements imprégnés d’urine pendant 3 jours je m’étais habitué à l’odeur mais en voyant la façon que Julien détournait sa tête à plusieurs reprises je me rendais compte que je puais le pipi et que je le dégoutais. Tout d’un coup je me sentais las et horriblement embarrassé et timide. J’étais sur le point de m’effondrer. Avec les larmes aux yeux je faillis m’encourir pour aller me réfugier dans la sécurité des grippes de mon bourreau. Mais je me maitrisais et suggérant de passer aux choses importantes je demandais comment se présentait mon dossier. Quand Julien répondait qu’il préférait attendre qu’on soit installé aux café je comprenais qu’il n’avait pas de bonnes nouvelles à annoncer.

Nous continuâmes en silence jusqu’à notre destination. En rentrant au café j’avais droit à des regards étonnés et des échanges de sourires complices entre les quelques clients au bar, mais feignant de ne rien voir nous nous refugions dans un coin sombre dans le fond de la salle.

C’est là que Julien m’expliquait à quel point mon dossier se présentait mal.

Tout d’abord il y avait le témoignage de Farah. Ce qui dès le début avait été une belle histoire d’amour, de tendresse et de complicité, était complètement déformé en quelque chose de sordide et tordue.

Elle avait déclaré qu’au début je l’avais intimidé. Que quand je la caressais elle n’avait pas osé protester et que la première fois que je l’avais déshabillé elle avait pleuré. Elle admettait que plus tard quand nous étions devenus des amoureuses et quand je lui avais appris les plaisirs charnels elle avait aimé. Mais elle déclarait que cela n’avait pas duré longtemps et qu’elle m’avait supplié de ne plus devoir faire ces “choses sales” , mais que je l’avais forcée en menaçant de la faire évincer de l’école. Je ne comprenais plus rien.

Mais ce n’était pas fini. Julien, sur un ton de plus en plus réprobateur, passait à la partie ou elle racontait de nos jeux de couches. Mes propres souvenirs étaient d’autres moments de tendresses et de complicités, bien qu’érotiques, mais dans sa déclaration Farah donnait l’impression que les couches avaient étés une initiative à moi par désir de domination afin de l’humilier et de la rendre encore plus dépendante de moi. Elle ne disait pas que c’était elle-même qui avait prétendue être énurétique. Et l’été magnifique ou elle c’était laissé complètement infantaliser devenait dans son témoignage une orgie d’humiliation permanente. Je soupirais. Malgré le fait que tout son témoignage en gros était un mensonge je savais que je l’avais humilié. Je me sentais honteuse pour la première fois.

Julien me regardait un moment en silence puis il continuait : « Le pire doit encore venir. Dans le dossier se trouve une photo érotique de vous deux avec un texte au verso. »

Surprise je le regardais sans pouvoir supprimer un grand sourire. La mémoire du jour que cette « selfie » de nous deux, toutes nues, dans des positions amoureuses, était prise me réchauffe encore le cœur. Pendant des mois j’avais porté cette photo sur moi. Au verso elle avait écrit un poème merveilleux. Un peu naïve et enfantin mais tendre et érotique en même temps. A force de le lire et relire des centaines de fois je le connais toujours par cœur :

Ma grande sœur, ma mère, ma maitresse,

Je pense à toi sans cesse

Je suis ta petite princesse

Qui veux tes caresses

Avant j’étais une petite fille peureuse

Maintenant je suis heureuse

Tes doigts en moi

me portent au ciel

mon doigt en toi

goute ton miel

 

A genoux entre tes jambes

je lèche ta chatte

avec mon entrejambe

toute moite

 

Comme une gentille chienne

J’ouvres mes jambes pour qu’avec le joujou tu viennes

Loin en moi

Reste en moi

Tu m’emmènes au sommet

Ne me quitte pas, jamais

 

Je suis ton bébé, ton poussin, ton louveteau,

Emmène-moi dans ton joli château

Pour vivre avec toi

Moi en toi

Toi en moi

 

Mon amour

Je t’adore pour toujours

 

Quand je m’étais rendue compte que j’avais perdu la photo j’avais paniqué mais quand après plusieurs mois il n’y avait pas eu de suites je m’étais calmée, persuadée que la photo se trouvait quelque part parmi mes papiers.

Réaliser que d’autres l’avaient lu me faisait rougir mais en même temps je croyais que cela pouvait m’aider. Le poème démontrait que je ne m’étais pas imposée par force à Farah, et que grâce à moi elle s’était épanoui, « avant elle était une petite fille peureuse, maintenant elle était heureuse ». Mais Julien, toujours sur son ton critique, me corrigeait : « Je crains que le juge aura une lecture différente. Tu es sa maitresse, sa grande sœur, même sa mère, et elle est ton bébé, ton poussin, ta chienne, qui s’agenouille pour te lécher. Le juge y verra clairement une relation soumise d’un enfant vulnérable manipulé par une adulte perverse. »

C’était horrible. Je comprenais évidement ce qu’il voulait dire. Mais comment faire comprendre que notre relation n’avait pas été comme ça. Je voulais me défendre, je voulais dire que je l’avais léchée autant qu’elle m’avait léchée, mais Julien m’interrompait.

Il m’expliquait que la photo avait encore une autre conséquence, encore plus désastreuse. Puisque Farah avait daté son poème la photo indiquait qu’il y avait eu pénétration avant son 14ième anniversaire. La loi stipulant qu’avant l’âge de 14 ans c’était impossible de donner son consentement pour des relations sexuelles et donc il y avait eu indéniablement viol !

Le mot « viol » était comme une gifle dans ma figure. Je virais debout en poussant un cri d’horreur, ce qui faisait tourner les têtes des quelques clients au bar dans notre direction. Me rappelant que je portais un petit short de pute, avec une grande auréole d’urine, je me rasseyais immédiatement et, regardant Julien je continuais à voix basse : « Et si elle avait antidaté son poème ? » Julien me donnait un autre regard réprobateur : « Et pourquoi elle aurait fait ça ? ». Je me sentais tout d’un coup terriblement las et fatiguée : « Pour me faire chanter. » Julien me regardait incrédule : « Et tu crois qu’un juge croirait une histoire pareille ? » J’haussais mes épaules et soupirais : « Non, mais peut-être qu’il devrait. » Puis changeant de ton je demandais ce qui allait être la suite.

Julien, soulagé par ce changement de ton, me regardait dans les yeux, et, prenant une figure compatissante me répondait en soupirant : « Rien de bien je crains. Tu vas être condamnée pour viol selon l’article 375 du code pénal : « Est réputé viol à l’aide de violences tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit et par quelque moyen que ce soit, commis sur la personne d’un enfant qui n’a pas atteint l’âge de quatorze ans accomplis. Dans ce cas, la peine sera la réclusion de quinze à vingt ans. »

Je croyais m’évanouir : 15 à 20 ans ! Je mettais ma figure dans mes mains et l’horreur de la situation devenait de plus en plus claire : « Je pourrai voir mes enfants ? Ils pourront me visiter ? »

Julien soupirait de nouveau : « Dans le dossier il y a aussi le procès-verbal de ton escapade à la mer avec tes enfants. Y compris la déclaration de ta fille de 9 ans que tu y partageais ton lit avec elle, et la déclaration des policiers qu’ils vous ont trouvés tous presque nues en plein jour. Dans le contexte global il y a une bonne chance que tu seras déchue de tes droits parentaux. »

De nouveau je poussais un cri : « Ooh non ! Ce n’était pas comme ça. Quelle horreur. Je n’en peux plus. Je peux aussi bien me suicider. » Les larmes coulaient par mes joues et je sanglotais doucement.

Lucien prenait ma main et quand je m’étais un peu calmée il reprenait la parole sur un ton grave : «Il y a peut-être un moyen pour éviter tout ça. C’est une idée que l’avocat de ton mari m’a présentée, mais comme ton avocat je dois te la déconseiller vivement. C’est une proposition ignoble. »

Je répondais que j’étais prêt à tout pour éviter de passer le restant de ma vie en prison et de ne plus jamais revoir mes enfants. Julien hochait la tête pour dire qu’il comprenait mais continuait : « Laisse-moi d’abord t’expliquer l’idée et puis j’essaierai de te convaincre de ne pas l’accepter. »

C’est ainsi que j’apprenais que mon mari proposait de me faire déclarer « mineur prolongée ». En bref cela revenait à que les charges contre moi seraient classées sans suite, que je rentrerais à la maison mais que je serais considérée comme mineur, sous la tutelle de mon mari.

Evidemment ce n’était pas aussi simple que ça. C’était un non-sens médicale et à première vue juridiquement impossible. La minorité prolongée est réservé aux handicapés mentaux sévères, handicap déclaré à la naissance ou un peu plus tard. Avec mon diplôme universitaire, mes emplois divers et ma vie sociale normale, je ne qualifiais pas vraiment.

Mais Julien m’expliquait que mon mari et son conseiller avaient l’air d’avoir bien réfléchis. La procédure est très simple, il n’y a pas de vrai examen, seulement un rapport médical et des témoignages, entre autre par la personne concernée. Si tout le monde collaborait cela marcherait selon eux.

Je réfléchissais. En toute évidence il y aurait des faux-témoignages et le procureur, qui verrait son affaire de pédophilie torpillée de cette façon, pourrait quand-même faire condamner tout le monde pour parjure, faire annuler ma minorité prolongée et me poursuivre quand même pour viol sur mineure ?

Julien hochait la tête : « Oui, bien sûre. » Il posait une seconde et puis continuait mais sur un ton hésitant comme s’il avait peur de ma réaction : « Sauf que Farah retirerait sa déclaration. Elle dira qu’elle a tout inventé. » Je le regardais incrédule, mais il continuait : « Tout le dossier du procureur repose sur le témoignage de Farah et son poème. Si elle rétracte il n’y a plus rien. Peu probable que le procureur essaierait de faire revoir ta minorité prolongée puisqu’alors tu échapperais à toute peine et tu serais complètement libre. »

Pour la première fois depuis que j’avais été convoqué par le juge d’instruction j’avais un peu d’espoir. Est-ce que cela pouvait être tellement simple ? Mais à ce moment je pensais à la photo. Comment était-elle arrivée à la justice ? Julien expliquait qu’elle était arrivée chez le procureur par courrier accompagné d’une lettre anonyme.

« Qu’est-ce qu’elle disait ? »

« Elle était toute courte. Donnant ton identité et celle de Farah en précisant que la dernière était mineur. Pour le reste la personne qui l’avait envoyé se limitait à dire qu’il trouvait que c’était son devoir civique de l’envoyer »

Je soupirais : « Manu ! C’est Manu qui l’a envoyé. Il doit vraiment me haïr. »

Puis je terminais ma pensée : Si Manu verrait que j’échappais à une condamnation il dénoncerait la procédure de déclaration de minorité prolongée comme une fraude.

Julien réfléchissait une minute : « Ce n’est pas sûre. Tu disais qu’il aime te voir humilié ? Si tu pars pour le reste de ta vie en prison c’est fini pour lui. Mais il devrait adorer l’idée de te voir soumise au contrôle de quelqu’un pour le restant de ta vie. Il pourrait même te visiter pour te voir humilié. Je suis sûre que si l’avocat de ton mari l’approche il sera vite convaincu.

Je réfléchissais et puis rétorquais qu’il y aurait toujours la photo et ma propre déclaration. A quoi Julien, comme bon avocat du diable, rétorquait que la photo, bien que compromettante, ne prouvait pas qu’il y avait eu pénétration si Farah prétendait avoir tout inventé. Et en ce qui concernait ma déclaration je pouvais aussi la rétracter.

Je réfléchissais : « Et pourquoi Farah ferait ça ? »

« L’avocat m’a simplement dit « Qu’elle aura ses raisons. ». De l’argent je suppose. Jérôme doit lui payer gros. »

Ma surprise grandissait par minute : « Et pourquoi il ferait ça ? »

« Pour protéger sa famille du scandale. C’est ce que son avocat m’a dit et cela me parait logique. Jusqu’à maintenant il n’a eu aucun écho dans la presse mais cela changerait s’il y avait un procès. »

Il posait de nouveau une fraction de seconde puis il continuait. « Mais je ne crois pas que c’est son unique raison. Je crois qu’il veut se venger. Et c’est pour ça que tu ne peux pas accepter cette proposition. »

Je répondais que ces motivations m’étaient égales. Que si de cette manière j’éviterai la prison et je pourrais continuer à voir mes enfants le reste n’était pas important.

Julien devenait visiblement préoccupé. Il me priait de ne pas prendre des décisions trop vite, de l’écouter d’abord. J’acceptais en haussant les épaules.

Julien m’expliquait que je devais réaliser que c’était une mesure quasi irrévocable. La loi prévoyait une procédure de révision mais puisque je pourrais seulement entamer une procédure avec l’accord de mon tuteur, c’est-à-dire Jérôme, accepter de me faire déclarer mineur prolongée voulait dire que je le serai aussi longtemps que Jérôme le voudrait, c’est-à-dire probablement pour toujours. Par contre avec une condamnation pour viol, même si j’étais condamnée à la peine maximum, je serai libre dans une dizaine d’années. Je n’aurai pas encore 50 ans, mes enfants seraient des jeunes adultes, je pourrais renouer contact avec eux, et je pourrais encore avoir une seconde vie. Mais si j’acceptais la proposition de mon mari dans 10 ans je dépendrai toujours de lui.

Je haussais les épaules. La prison me faisait horriblement peur et en plus j’avais trop honte et donc tout me paraissait mieux qu’un procès public. Moi aussi je voulais éviter le scandale, pour moi-même mais aussi pour mes enfants. Je regardais Julien et lui répondais que j’acceptais la proposition de Jérôme. Julien essayait encore de me faire changer d’idée mais je l’interrompais : « C’est tout décidé. Explique-moi plutôt comment cela va se passer pratiquement. » Julien soupirait mais puis se mettait à m’expliquer les pas suivants.

Une demi-heure plus tard on regagnait la maison de Manu ou, à la grande déception de ce dernier, Julien annonçait qu’il m’emmenait avec lui.

Il m’installait dans un hôtel en face de son cabinet et le lendemain déjà j’avais rendez-vous avec un médecin dans ses bureaux. Avant l’entretien Julien me donnait un test de QI à remplir, mais en même temps il me donnait un exemplaire déjà remplie en disant que je devais suivre cet exemple. Plus tard, au moment de paraitre devant le juge, j’apprendrais que le résultat indiquait un QI de 55, – ce qui équivaut plus ou moins à un enfant de 8 ans. Je me demandais si le médecin savait que j’avais falsifié mes réponses mais décidait que ce n’était pas important. Il s’adressait à moi comme à un enfant en bas âge et je jouais le jeu. Ce qui m’était rendu facile par la façon dont les questions étaient posées, suggérant à chaque fois la « bonne » réponse.

Il commençait par m’annoncer que si je travaillais bien j’aurais droit à un bonbon. J’étais trop surprise par cette entrée en matière pour réagir et donc il enchainait : « Je suis sûre que t’aimes les bonbons, non ? » A quoi j’avais réagie par un timide « oui », ce qui me valait la question suivante « Je suis sûre que tu préfères les bonbons aux épinards, non ? » Ayant compris le mode de travail je répondais par un oui plus firme. Après les questions devenaient un peu plus intéressantes, et à certaines occasions il me montrait des images auxquels je devais réagir, mais toujours aidé par des questions suggestives. Tout l’entretien ne durait pas plus qu’une bonne demi-heure. Je n’ai jamais connu le contenu du rapport sauf le compte rendu faite lors de la séance au tribunal. Il semblait avoir appris beaucoup de choses sur moi en très peu de temps.

L’audience au tribunal se passait une dizaine de jours après. En attendant je logeais à l’hôtel – aux frais de Jérôme – et profitais de ma liberté que je savais de courte durée. Pendant cette période je m’informais davantage sur le statut de « minorité prolongée ». C’était bien plus grave que ce que j’avais compris.

Tout d’abord je lisais que la loi prévoyait le statut de minorité prolongée pour « les personnes qui, en raison d’un retard mental grave, étaient et resteraient incapable de s’occuper d’elles-mêmes et de gérer leurs biens. L’arriération mentale doit être la seule cause ou la cause principale de l’incapacité. Cette incapacité ne peut pas être temporaire. »

Lucien me l’avait bien précisée mais le voir imprimé me donnait quand même un choc. Et la continuation de mes lectures n’était point plus rassurante.

« Un retard mental grave signifie un état de déficience mentale présent à la naissance ou qui a débuté dans la petite enfance, caractérisé par un manque de développement de l’ensemble des capacités intellectuelles, affectives et volitives. La mesure de minorité prolongée peut être prise pour une personne majeure, s’il est établi que cette personne se trouvait, quand elle était mineure, dans les conditions déterminées pour la minorité prolongée. »

« La personne doit être incapable de s’occuper d’elle-même et de gérer ses biens. Savoir gouverner sa personne consiste à savoir apprécier ce qui est bon pour soi. »

« Si le tribunal décide de la minorité prolongée, la personne protégée se retrouve dans la situation dans laquelle elle était lorsqu’elle avait moins de 15 ans, c’est-à-dire soumise à l’autorité parentale de ses père et mère, ou d’un tuteur. »

En plus le statut de minorité prolongée est « public ». Il y a une mention dans les registres de la population de la commune avec indication de l’identité du tuteur et une mention sur la carte d’identité de la personne protégée. Je ne pourrais plus voter, ni conduire une voiture, ou même plus aller à des séances de cinéma réservées aux adultes. (En théorie au moins puisque personne n’allait contrôler ma carte d’identité à l’entrée d’un ciné.) Je réalisais que je ne pourrais absolument plus rien faire sans être assisté par Julien (puisqu’il serait désigné comme tuteur). Je ne pourrais même plus sortir de la maison sans autorisation.

Si je commençais à avoir des doutes l’idée de passer des longues années en prison et de provoquer un scandale qui allait impliquer toute ma famille, me convainquait de continuer sur la voie choisie.

L’audience au tribunal était également étonnamment courte.

Elle commençait par la présentation du rapport du médecin par l’avocat de Jérôme.

Après avoir établi que j’avais l’intelligence cognitive d’un enfant de 8 ans le rapport précisait que mon intelligence émotionnelle était plutôt celle d’un enfant de 5 ans. Si je comprenais en général ce que je pouvais faire et ce qui n’était pas permis je n’avais pas assez de contrôle de soi pour m’empêcher de faire les choses défendues. Comme si je pensais « si ça me fait sentir bien ça doit être bien »

Comme beaucoup d’enfants de cet âge j’avais des tendances exhibitionnistes et une curiosité pour mon propre corps et celui des autres (Je me souvenais que le médecin m’avait fait dire qu’un de mes jeux préférés était de jouer au médecin)

J’étais impulsif et complètement égocentrique, ignorant ce que les autres pouvaient bien sentir, devenant enragé quand je n’obtenais pas ce que je voulais. Mais avec le temps j’avais appris à imiter les comportements des adultes, y compris à dissimuler mes colères.

Comme toutes les personnes souffrant d’un retard mental j’avais des difficultés de communication, de concentration, de mémoire, et je manifestais une rigidité mentale et un manque de compréhension moral et des conséquences de mes actions. Et finalement j’étais très influençable et vite à accepter les opinions des personnes à autorité. Cherchant à les plaire souvent je répondais leurs questions dans le sens que je croyais qu’ils voulaient.

Bien que c’était plus ou moins à quoi je m’étais attendu écouter ce rapport en présence de mon mari et de mes parents, sans que personne ne protestait, était horriblement humiliant. Même sachant que toutes les personnes présentes, sauf le juge et le personnel administrative du tribunal, savaient que tout était faux.

Et puis c’était le tour aux témoignages.

D’abord mes parents. Que ma mère ait été disposée à participer à ce cirque ne m’avait pas surprise. Très traditionnelle, elle trouvait que la place d’une femme et mère de famille était à la maison. Elle c’était opposée à mes études et avait toujours fortement critiqué chaque job que j’avais eu. Maintenant elle avait le moyen de me condamner à rester à la maison. Mon père par contre avait toujours été fier de mes succès et avait regretté que j’aie abandonné mon job comme chercheuse universitaire. Mais qu’il participait néanmoins à mon humiliation n’aurait pas dû me surprendre puisque lui aussi avait horreur du scandale et était prêt à tout pour protéger sa bonne réputation et celle de sa famille.

Leur témoignage, bien qu’un grand mensonge du début à la fin, était d’une simplicité efficace : Ils c’étaient rendu compte qu’il y avait un problème avant mon premier anniversaire. Après avoir eu la confirmation médicale ils avaient choisi de garder mon handicap secret et avaient donc optés pour une éducation privée à la maison. Et ils avaient mis énormément d’effort à m’apprendre à dissimuler mon handicap en imitant le comportement des adultes.

Ils m’impressionnaient par la façon, sans aucune hésitation, qu’ils délivraient leur témoignage et répondaient aux questions du juge.

Surtout quand mon père rentrait dans des détails mensongers en me regardant, j’avais les larmes aux yeux. Il expliquait que, malgré les apparences, ma façon de comprendre les mots communs, étaient au niveau d’un enfant de 8 ans. Je ne comprenais pas le monde autour de moi : je ne comprenais pas la fonction du système digestif par exemple, ou le levé et le coucher du soleil, ou pourquoi on devait mettre des timbres sur des lettres. Mes capacités de calcul étaient limitées à l’addition et la soustraction, ou je m’aidais de mes doigts.

Après c’était le tour à Jérôme et je me demandais comment il allait expliquer le fait qu’il c’était marié à une arriérée. Si le témoignage de mes parents fut simple et efficace celui de Jérôme fut génial et témoignait de beaucoup d’imagination

Il expliquait comment, comme ami de la famille (sic), il m’avait connu dès mon enfance. Il avait toujours eu beaucoup de sympathie pour moi et, ne voulant pas accepter mon handicap comme quelque chose d’incurable, m’avait toujours motivé à apprendre des choses et à m’améliorer. Quand j’étais devenu une jeune, et joli, adolescente, il était tombé amoureuse de moi mais avait cru que c’était un amour impossible. Il était parti à l’étranger et ne m’avait plus vue pendant plusieurs années. A son retour j’étais devenu une jeune femme ravissante et, aveuglé par son amour, il avait eu l’arrogance de penser que sous son influence je pourrais encore évoluer et mener une vie normale. Il avait donc demandé ma main à mes parents, qui avaient été ravi.

Hélas très vite il avait compris que je n’étais pas capable de mener une vie normale. Et après la naissance de notre dernier enfant j’avais même commencé à régresser. Il n’osait plus me laisser seule et avait donc engagé une personne pour l’aider avec les enfants et en même temps pour veiller sur moi en permanence.

Si dans la vie de tous les jours cet arrangement fonctionnait à la satisfaction de tout le monde, juridiquement la situation n’était pas claire. C’était pourquoi, en concertation avec mes parents, il avait entamé la procédure pour me déclarer « mineur prolongée ». Et vue l’âge de mes parents il demandait d’être nommé tuteur.

Bravo !

Après le témoignage de Jérôme le juge demandait à Julien si j’étais prêt à témoigner à mon tour. Puis le juge, s’adressant à moi comme à un enfant, me disait qu’il voulait me poser quelques questions et demandait si j’étais d’accord.

Jérôme m’avait préparé pour cet interrogatoire en m’instruisant de répondre toujours par des simples oui et non, même à des questions ouvertes, ou par « je ne sais pas ». Seulement quand le juge me demanderait mon nom je pourrais lui donner mon prénom.

Comme première question le juge demandait en effet mon nom à quoi je répondais clairement : « Je m’appelle Martine ». Mais puis il demandait mon âge à quoi je répondais par « Oui ». Etonné le juge demandait si je connaissais mon âge et je répondais par un autre oui. Le juge insistait : « Alors tu veux bien me le dire ? » A quoi je répondais de nouveau par oui.

Le juge, fort étonné, regardait les autres personnes : « Elle connait quand même son âge je suppose ? » Jérôme était le premier à réagir : « Bien sûre M. le juge mais elle est impressionnée par l’environnement et la présence de personnes qu’elle ne connait pas et alors elle perd tous ces moyens. »

Le juge me regardait quelques secondes et puis continuait son interrogation mais en faisant attention à poser des questions plus fermées auxquels je pouvais répondre par des oui ou des non.

– Tu as 38 ans ?

– Oui

– Tu habites dans une grande maison avec ton mari et tes enfants ?

– Oui

– Tu as combien d’enfants ?

– Je ne sais pas

– Tu as 3 enfants ?

– Oui

– Ah oui ? Je croyais que tu avais 2 enfants ?

– Oui

– Qu’est-ce que tu veux dire ? Tu dis que tu as deux enfants ?

– Oui

 

Je juge me regardait de nouveau pendant quelques secondes et puis disait qu’il n’avait plus de questions pour moi.

Changeant de ton il s’adressait aux autres en annonçant qu’il croyait qu’en effet le statut de minorité prolongée le paraissait indiqué. Puis, en m’ignorant complètement, il continuait à questionner mes parents, mon mari et mon avocat sur le choix de Jérôme comme tuteur plutôt que de confirmer mes parents dans leurs rôles parentaux.

Etourdie par la décision rapide sur mon sort je ne suivais plus pendant plusieurs minutes. Quand je faisais à nouveau attention j’entendais le juge s’adresser à Jérôme en disant que mari et femme avaient des rapports qui n’étaient pas permis entre un tuteur et sa protégée mineure.

 

Jérôme, qui manifestement c’était attendu à cette remarque, répondait vivement : Evidemment nous n’avions plus de relations de mari et femme depuis des nombreuses années. Plus précisément depuis ma régression après la naissance de Renée il ne pouvait plus imaginer avoir ce genre de relation avec moi. Et il savait que si j’étais déclarée mineure prolongée avoir des relations avec moi serait un acte criminel.

 

Le juge avait l’air de réfléchir quelques minutes puis s’adressait à mon avocat et demandait s’il avait encore quelque chose à dire à quoi Julien répondait qu’il n’avait plus rien à ajouter. Le juge regardait l’assemblé : « Alors, puisque toutes les personnes impliquées sont d’accord, je nommerai monsieur comme tuteur. Vous aurez le jugement dans 2 ou 3 jours. La séance est levée. »

 

Pendant que le juge quittait la salle Julien se tournait vers moi et disait, sur un ton délibérément neutre : « Voilà c’est fait. »

Surprise par la simplicité et la rapidité de la procédure je réagissais : « En effet. Et maintenant ? »

Lucien me répondait que c’était une bonne question et en m’instruisant de l’attendre il se dirigeait à l’autre bout de la salle ou Jérôme et son avocat conversaient. Pendant que je le regardais s’éloigner je voyais que mes parents venaient vers moi. Cela faisait plus d’un an que je ne les avais plus parlé et je n’avais pas envie maintenant non plus, mais je ne pouvais plus les éviter.

 

Ma mère se penchait vers moi, m’embrassait sur la joue, tout en disant : « T’as bien fait ma chérie. C’était la meilleure solution. » L’hypocrite !

« Ah oui ? Pour qui ? »

« Pour tout le monde. Pour toi aussi. Jérôme et Françoise prendront bien soin de toi, tu peux être sûre. »

J’avais pensé au rôle que Françoise jouerait dans cette masquerade mais avait toujours chassé cette idée de ma tête. Penser à cet imposteur m’enrageait. Heureusement qu’à ce moment je voyais que Julien revenait vers moi et me levant, j’allais à sa rencontre, laissant mes parents en plan.

 

Lucien m’expliquait que bien que le jugement n’était pas encore officiel Jérôme était prêt à me laisser rentrer : « Si t’es d’accord tu peux rentrer encore aujourd’hui. »

« Si je suis d’accord ? Je n’ai quand même plus rien à dire ? » je demandais sur un ton sarcastique. « Aussi longtemps que le jugement n’a pas été assigné aux partis concernés et à la commune, tu gardes tout tes droits. »

A ma question combien de temps cela allait prendre il me répondait qu’en général cela allait vite, pas plus qu’une semaine.

J’hésitais. Une dernière semaine de liberté était fort tentante mais en même temps j’avais hâte de retrouver mes enfants. En plus j’étais fatiguée et puisque les dés étaient jetés je pouvais aussi bien commencer ma nouvelle vie toute suite. Je continuais à évaluer les pours et les contres des deux options quand Lucien ajoutait une information qui rendait la décision inévitable : Jérôme n’allait plus payer l’hôtel.

Je souriais à mon avocat : « Ah je vois. Mon accord n’est déjà plus nécessaire, on m’oblige. » Julien faisait comme il n’entendait pas mon ironie et me proposait de me conduire chez moi, en passant d’abord par l’hôtel pour chercher mes affaires, ce que j’acceptais.

 

Une heure plus tard je sonnais à la porte de ma maison accompagnée de Julien qui tenait mon sac à la main. Françoise ouvrait et me donnait un grand sourire : « Ah te voilà. Je suis tellement contente que tu sois de retour. » Elle voulait m’embrasser mais je tournais la tête. Françoise ignorait ce geste et s’adressant à Julien le remerciait pour m’avoir conduite à la maison et prenait le sac de sa main.

Julien, surpris par cette façon d’être congédié immédiatement sans être invité à rentrer, hésitait une seconde, puis me tendait la main : « Bonne chance Martine. Si jamais je peux t’aider appelle moi. »

 

Quand la porte était fermée dernière lui Françoise prenait mes deux mains dans les siennes : « Je suis tellement contente que tu sois de retour à la maison, dans ta famille. Tout ce temps t’as dû te sentir tellement seule. Et tu m’as fortement manqué ma chérie. »

Elle paraissait tellement sincère que son geste et ces paroles m’émouvaient. Les derniers mois j’avais été abandonné et trahi par toutes les personnes que j’aimais et Françoise était la première personne à manifester son amour pour moi depuis longtemps. Cette manifestation d’affection et le fait de me retrouver dans ma maison m’émotionnaient fortement. Les sentiments refoulés de tous ces mois faisaient irruption et je me mettais à pleurer à grand sanglots.

Françoise me prenait dans ces bras et me laissait pleurer un bon bout, en me caressant doucement les cheveux. Quand finalement je me calmais elle m’emmenait vers la cuisine ou elle me faisait m’asseoir et me servait à boire.

 

Elle m’assurait que mon cauchemar était terminé, que j’étais en sécurité maintenant. Je hochais la tête et chuchotait : « Je sais, je sais. »

Voyant que j’étais fatigué et prêt à tout accepter elle en profitait pour confirmer nos nouveaux rôles. Prenant de nouveau mes mains dans les siennes elle expliquait que maintenant elle était la compagne de Jérôme et par ce fait en charge du ménage. Que je devais donc l’obéir autant que je devais obéir Jérôme, mon tuteur. Je hochais la tête, et quand Françoise demandait si j’avais bien compris je murmurais que oui, je ferai tout ce qu’elle demandait.

 

Satisfaite de ma réaction Françoise changeait de registre et sur un ton joyeux elle annonçait que Jérôme nous attendait dans son bureau, mais que je devrais d’abord me changer en « quelque chose plus approprié à mon âge. »

Je croyais que c’était une blague et j’appréciais ce geste puisque tout est tellement plus facile à faire passer avec un peu d’humour. Je la regardais donc avec un grand sourire mais ne voyant aucune signe d’humour sur son visage je comprenais qu’elle était sérieuse.

Cela me faisait sourire davantage. Amusée et curieuse en même temps je me levais : « Je suis curieuse de voir ce qui est de mon âge. »

 

Françoise, ignorant de nouveau mon ironie, répondait qu’elle avait tout préparé sur mon lit. Pour monter l’escalier Françoise me prenait par la main et je la laissais faire. Elle m’expliquait le nouvel arrangement des chambres : Elle-même partageait la chambre matrimoniale avec Jérôme (ce n’était pas une surprise), Antigone occupait l’ancienne chambre des invités, Emmanuelle celle de Renée, et Renée et moi allions partager l’ancienne chambre de Antigone et Emmanuelle. (Salvador dormait toujours au second étage, dans une grande chambre mansardé sous le toit).

 

J’étais sur le point de demander s’ils n’avaient pas peur que j’allais violer la petite mais je me retenais. L’idée de partager la chambre avec mon petit ange de 5 ans m’enchantait.

 

La chambre était maintenant aménagé de manière joyeuse, décorée avec des dessins d’ours, lapins et chats et un grand arc-en-ciel tout en couleurs pastels. Il y avait des lits jumeaux sur un desquels je voyais étalée des vêtements. Il s’agissait d’une jupe écossaise courte, un chemisier blanc à jabots, et un cardigan vert avec des chaussettes hautes assorties. Je souriais. Sans faire des commentaires je me changeais. J’étais très consciente, et fière, que je ne paraissais pas mes 40 ans, et qu’une mini-jupe allait mettre en évidence mes longues jambes, qui malgré mon âge, paraissaient à des jambes d’une jeune fille. Une fois habillé Françoise arrangeait mes cheveux dans une queue de cheval et quand je me regardais dans le miroir j’étais surprise. J’avais un aspect juvénile, même enfantin, mais je me trouvais sexy en même temps. Si cela était leur façon de m’habiller « en accord avec mon âge » je n’allais pas protester.

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Quand Françoise et moi entrâmes dans son bureau, Jérôme, assis derrière sa grande table imposante, levait les yeux.

« Chérie, regarde qui est arrivé ! »

« Ah, te voilà ! Bienvenu de retour à la maison ! »

Il me regardait de haut en bas sans la trace d’un sourire. Tout d’un coup je me sentais exposé et vulnérable avec ma petite jupe enfantine.

« Tu ne me donnes pas de bise ? »

Françoise me poussait un peu en avant et je m’approchais de mon mari. Il présentait sa joue et, me penchant en avant, je l’embrassais.

Personne ne paraissait savoir quoi faire après et un petit silence gêné s’installait. Jérôme était le premier à reprendre la parole en s’adressant à sa campagne :

« Chérie, pourquoi tu ne lui montres pas la chambre qu’elle va partager avec … »

Je l’interrompais : « Françoise m’a déjà montré ma chambre. »

Il se mettait debout : « Martine, les enfants n’interrompent pas les adultes quand ils parlent. »

Je ne croyais pas mes oreilles, mais je n’étais pas à la fin de mes surprises. Loin de là.

Il enchainait : « Et nous voudrions que tu nous appelles papa et maman. »

 

J’étais sidéré. Ils étaient complètement fous ? Surtout que nos enfants avions toujours appelés Jérôme et moi par nos prénoms. Stupéfaite je regardais de l’un à l’autre. C’était Françoise qui continuait : « Oui tu verras il y a eu quelques changements de règles ici. Tes sœurs et ton frère nous appellent aussi papa et maman maintenant. Et tu verras cela t’aidera beaucoup à trouver ta nouvelle place dans la famille. »

 

Elle voulait me prendre par la main mais je refusais. Je me tournais vers Jérôme :

« Et qu’est ce qui se passait si je refusais ? »

« Tu serais punie. »

 

Je croyais que j’hallucinais. Ma vie entière était une punition. Qu’est-ce qu’ils croyaient encore pouvoir trouver qui allait me toucher ? Je faisais un grand sourire : « Me punir ? Et comment ? »

 

Jérôme n’hésitait pas une seconde : « Te priver de télévision, de diner, d’ordinateur par exemple »

Et Françoise enchainait : « Ou je te mettrai au coin, c’est encore toujours une punition efficace pour des petits enfants. Et si tout ça n’est pas suffisant il nous reste toujours une bonne fessée. »

 

Je ne tenais plus et éclatais de rire et regardait les deux d’un air défiant : «Ah je vois.  Maintenant j’ai peur. »

Jérôme s’approchait d’un pas : « Martine, écoute moi bien ! Si tu ne peux pas, ou ne veux pas, t’adapter à ta nouvelle situation on devra t’envoyer dans un institut. Le Dr Petit, celui que t’as rencontré et qui a fait le rapport pour le juge, tient un institut pour des personnes comme toi, et il serait ravi de t’accueillir. »

 

Mon amusement et ma défiance disparaissaient comme de la brume pour le soleil, pour faire place à un sentiment de panique. Quand Françoise reprenait ma main et me conduisait hors du bureau de Jérôme je ne résistais plus.

 

  • A suivre –

mauvaise nouvelle – bad news

Bien que je n’ai toujours pas plus de temps l’envie me reprend d’écrire des nouvelles histoires, et j’allais donc essayer de faire un peu de temps. Mais …. j’ai perdu le dossier ou je gardais tos mes idées pour mes histoires, parfois avec des parties déjà écrites. Cela m’a de nouveau découragé. Donc je demande encore de la patience.

I still don’t have time but at least I am beginning to feel motivated again. So I was planning to make some time to write but then discovered I lost the file in which I kept all my story ideas (sometimes partly written)…. Quite discouraging !  I have to ask for some more patience.

 

Continuation de ce blog? Continuation of this blog ?

Lately I have been extremely busy with other things (mostly professionally) which leaves me with no time and little motivation to post new stories. I have considered stopping but I guess that at some future time the inspiration and motivation might come back.  In the mean time I ask the readers of this blog to be patient, and to check regularly if I posted something new. Sorry if I disappoint some of you.

 

Le dernier temps j’ai été fort occupé (principalement avec des activités professionnels) ce qui ne me laisse plus de temps, ni de motivation, pour écrire des nouvelles histoires. J’ai pensé arrêter le blog mais je suppose qu’à une date future l’envie et le temps reviendront. Entre temps je dois demander aux suiveurs de ce blog d’être patients et de visiter de temps en temps pour voir si j’ai repris le fil. Mes excuses si je déçois certains d’entre vous.

Histoires récentes – Recent stories : 2 décembre – December 2nd 2014

Vous trouvez la liste complète des histoires dans la page “index”. You will find the complete list of stories on the “index” page.

Today I published the 3rd chapter of Living in Paradise : Georges, madly in love with Nathalie, has no qualms with having to play little kids games with her. But he resents it when, accused of wetting his bed and of peeing next to the pot, Julia insists he wear diapers. https://clairodon.wordpress.com/2014/12/02/living-in-paradise-3/

On October 16th I published the 8th and last chapter of Redemption: This story of horrible child abuse and self-destruction ends with a happy end with Katie finally, finding redemption in her own, and her mother’s, eyes. https://clairodon.wordpress.com/2014/10/16/redemption-8/

On September 8th I published the 12th, also final, chapter of A dream come True: In that last chapter I came back to introducing a number of true autobiographical elements in the story, as I did in some of the initial chapters. Would love to get some feedback on this story. Does anyone recognize himself in this (partly) true story?  https://clairodon.wordpress.com/2014/09/08/a-dream-come-true-12/

On March 13th I published the 3rd chapter of Billyboy in shorts: During the long absence of Melinda Jenny continues to treat Billy as a young boy, which he loves. But when Melinda returns he is too happy to be her little pet slave again. https://clairodon.wordpress.com/2014/03/13/billyboy-in-shorts-3/

Le 14 novembre j’ai publié le 19ième, et dernier chapitre de Lolita : La fin – un peu brusque – des mémoires de Bertrand de Montrichard, suivi d’un épilogue bizarre, mettant une nouvelle lumière sur l’authenticité de ces mémoires ? https://clairodon.wordpress.com/2014/11/14/lolita-revisitee-19/

Le 3 octobre le 2ième chapitre de Double Tabou fut publié: Martine, éperdument amoureuse, ne peut plus, ne veut plus, se passer de son élève Farah, malgré les signes de danger immanquables. La jeune fille, qui pouvait changer d’une belle femme sensuelle en une gamine d’un moment à autre, se laissait infantiliser pendant l’été, mais à la rentrée il y avait soudainement un changement  inattendu. https://clairodon.wordpress.com/2014/10/03/le-double-tabou-2/

Le 13 juillet j’ai publié le 18ième chapitre de Lolita Revisitée : Malgré la disparition de Lo Bertrand arrive à retrouver une situation prometteuse, avec le petit Andrew au centre. Mais une fois de plus ça tournait mal. https://clairodon.wordpress.com/2014/07/13/lolita-revisitee-18/

Le 30 Janvier j’avais publié le premier chapitre d’une nouvelle histoire: Double tabou Martine raconte comment elle est tombée amoureuse de son élève de 13 ans. Dans ce premier chapitre elle raconte les circonstances. Les suites c’est pour les chapitres suivants. https://clairodon.wordpress.com/2014/01/30/le-double-tabou-1/

Living in Paradise 3

 

The diapers gave him a strange sensation. He kind of liked the feeling. But that didn’t change the fact that he was getting madder and madder. He pulled down his pants and started to unfasten the diaper when Nathalie entered his room.

He blushed even harder than with Julia but Nathalie immediately took him in her arms.

-It’s all right George. I don’t care about you bedwetting. And I think you are looking cute with those diapers.

George pulled himself free, and pulling hard to get the diapers off he protested loudly.

-But it is lie ! I didn’t wet my bed !

-Come on George. You don’t have to lie about that.”

 

What happened before?

 

You will find the preceding chapters of this story in “topics” under “Paradise, with the different chapters in reversed order. To find the first chapter you just have to scroll down to the bottom.

Or you can go to the “Index page” and click on the link to the first chapter, and from there follow the links each time to the next chapter

Chapter 3

The next morning when he woke up he didn’t get out of bed immediately wondering if Nathalie was going to come to wake him up as she had done the previous day. He waited for 10 minutes and just as he was going to give up his door swept wide open and Natalie came in carrying a stack of clothes in her arms.

“Wake up you lazy boy! Look what I have brought to replace your dull underwear.” She spread the stack of all over his bed. Half-amused, half-pre-occupied he looked at the colorful collection underpants. Nathalie immediately began dividing them in two groups. “Those are the comfortable ones you will prefer to wear to school, and those on this side are the prettier ones for when you are home.”

Georges immediately noticed that the ones for school were the same kind as the slightly padded one she had given him the day before. He noticed they all had childish bur rather boyish drawings on them: little cars, trucks, dinosaurs, building blocks, … As he was looking at them Nathalie explained why she thought they would be great for school: “You see they are absorbent, so when in class you have to go to the bathroom you don’t need to worry, they will perfectly absorb small leaks.” And then she continued with her malicious smile: “And when you get bored you can secretly play with your little thing, as all little boys like to do, and nobody will notice you have been naughty” Georges not sure if she was making fun of him or not, turned towards the second stack, noticing that it consisted of frilly girls panties with Disney princess, Hello Kitty and Barbie prints, most of them with lacy rims. Following his gaze Nathalie enthused: “Aren’t they just too cute? Can’t wait to see you wear them. But hurry up now. We are late for breakfast again.”

Handing him a padded brief with a jungle animal’s print she turned around and, leaving him alone, told him she would see him at the breakfast table. As he pulled on the underpants he had to admit they did feel good. The soft fabric, the elastics fitting snuggling around his legs, the cute print, and, … the padding. He never had accidents or leaks, but still, wearing those absorbent, padded underpants, gave him a safe feeling.

Breakfast was hectic, but fun, just as the day before. After breakfast he and Nathalie left together for university but once there they separated as each had to go to his or hers lessons.

After lunch he was talking with Steven, his best friend. He had told him of course that he had moved into this wonderful house and how he had been made part of that crazy household. And now he had confided all excitedly that he had fallen in love with Nathalie, and that he was sure she had feelings for him too. Of course he was praising her to the sky, telling how kind and funny she was, but most of all he exulted about her incredibly gorgeous looks. His friend was laughing, telling him that he sure sounded very much in love, and that a more objective viewer would probably not thinks she was that exceptional. Right at that moment Georges saw Nathalie walking up to him. She was accompanied by two friends, almost as beautiful as she.

A few seconds later Georges introduced Steven, who for a few seconds could hardly utter any sound seeing that his friend hadn’t exaggerated at all. He was mesmerized by her looks. She was wearing denim shorts showing off her beautiful tanned legs underneath a simple pale blue t-shirt. Gorges had definitely fallen in love with the best looking chick on campus, and her friends being in the same category, he desperately wanted to make a good impression. Luckily he recovered his wits soon enough and immediately began flirting, telling Nathalie that Georges had told him about her and her incredible looks, adding that he hadn’t believed him but now had to admit that Georges had not exaggerated. And then, turning towards Nathalie’s friends, he added that Georges hadn’t told him that his new friend had friends that looked even better. It was all rather corny of course but everybody likes a compliment so they all laughed. Nathalie smiling broadly, putting her arm around George’s shoulders, turned towards her friends: “Hadn’t I told you he was such a cute little boy?” She bend over to Georges and, while squeezing his bum, whispered in his ear: “Still dry and clean?” And before he could recover she planted a kiss on his forehead, and she and her friends were off. After a few meters however she turned around calling out to Georges asking if he would wait for her after their last classes so that they could go home together. He eagerly shouted back that he would love that.

Both he and Steven watched the girls walk away. After a few seconds watching in silence, Steven admitted to Georges that his new friend was indeed gorgeous, but, laughing, he added that he wasn’t sure she was going to fall for him: “Such a cute little boy! Not exactly a declaration of passionate love I would say.” Georges blushed and secretly admitted to himself that his friend was probably right.

Nevertheless after his last class he eagerly waited for Nathalie to show up. When she did, walking up from behind and patting his bum, he had a sudden rush of happiness passing through his body. Alone again with his angel! And when, taking him by the hand, she proposed to have a drink together before going home he followed her, overwhelmed with a warm feeling.

Fifteen minutes later, while having a cool beer in a quiet place off campus, Nathalie told him, with her ever mocking smile, that her friends had found him super cute. He wanted to protest that he didn’t mind being her little cute toy in private but that he didn’t like it in public. But she didn’t let him speak. Suddenly standing up, her smile became even more, malicious: “Do you like to pee in your pants?” He was flabbergasted and didn’t know how to react. She smiled even broader: “I love it. Want to try?” Immediately realizing of course what the right answer was, he hesitated for a couple of seconds, but then shrugged; “Why not?” She jumped around his neck, kissed him and then, pulling him from behind the table, she slightly opened her legs, and waited for him to do the same. It was only then that he realized that she meant to do it right there and then. He was completely taken aback: “You want us to pee in our pants, here, in the middle of the bar?”

It was her time to look surprised: “Of course. Where else? At home? That wouldn’t be the same. Peeing your pants in a public place gives you such an exhilarating feeling. Look, I’ll show you.”

To Georges’ amazement she opened her legs a little bit more, and he saw a small wet spot forming between her legs. He looked as if transfixed, saw the spot grow and then how the wetness ran down her legs until a small wet puddle took shape between her feet.

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All the while she had her eyes closed and looked as if she was having a quiet orgasm. When she opened her eyes, she sighted deeply, took his hand to press it on the wet spot between her legs, whispering in his ear: “Your turn darling. Don’t be afraid you are wearing padded underwear remember.”

Georges hadn’t forgotten about his absorbent briefs but he still had a hard time deciding to wet himself. However realizing Nathalie wouldn’t back off now that she had given the example he opened his legs and concentrating very hard let go a small spout. He felt the wetness spread in his underpants and had to admit it was not an unpleasant feeling. Proudly he looked at Natalie but she was not going to let him off the hook that easily: “That’s all? Come on Georges you can do better than that.” She opened the belt of his pants and introduced her hand in his pants from behind. “Come on, I want to feel the wetness.” Georges, resigned that there was no escape, sighted, and completely opened the flood gates. As he felt the heaviness forming in his briefs, Nathalie kissed him in his neck: “Feels good doesn’t it?” He wasn’t sure what he felt and looking down anxiously he was relieved to see that nothing showed. The absorbent underpants seemed to work. Nathalie pushed him back on his chair and sitting on his lap with her face towards him, she pressed her lips on his and gave him a long kiss.

Before he could recover from this new marvelous development she was standing up again and, telling him she would be back in a minute, grabbing her bag walked to the restrooms. Once alone Georges became more conscious of the wet feeling between his legs and putting his hand on his crotch felt his pants were getting damp. After a few minutes he had a strange feeling and standing up, putting his hands on his bum, he was frightened to notice how wet he was down there. Looking at the chair where he had been sitting he noticed a small puddle. He panicked. He had to get out of there. Where was Nathalie? At that moment she appeared wearing a wrap skirt. He realized she must have carried that in her bag.

Giving him another naughty smile she lifted her skirt revealing she was wearing nothing underneath. Although all excited Georges felt betrayed. Feeling of betrayal that increased when she mockingly commented his situation: “Ooh, did you make those little puddles? Judging from how you look I guess you did, you naughty little boy. Look, your pants are all wet, I guess those training pants couldn’t hold all your pee, could they?”

Georges looked first down, seeing that by now the upper part of his jeans were all dark, and then anxiously looked around to see if anybody was watching them or listening. He was relieved to see that nobody seemed to pay attention to them, and he wanted to bold from there before that would change. But Nathalie grabbing his hand prevented that. Pulling him towards the bar she reminded him they still had to pay. Following her he tried to cover his wet pants with his hands while she asked the bill. He knew he should propose to pay but he was completely paralyzed, and just wanted to get out of there as fast as possible. Too preoccupied he wasn’t paying attention to what Nathalie and the barman where saying until the barman gave him a quizzing look. He suddenly realized what Nathalie had just said: “You will have to excuse my friend. He seems to have had an accident. He is wearing training pants, nevertheless I’m afraid he has made some puddles over there.”

Leaving the startled barman, she wanted to take Georges by the hand but annoyed, he shook her off. Once outside she smiled pleading him not to be angry. She took him in her arms and kissed him for the second time. Of course this rendered him defenseless and he kissed her back. When she took his hand again he let her do. They walked for a few minutes in silence. Nathalie was the first to start talking again: “You know that I tease you because I love you, don’t you?” Georges stopped to look at her. It was the first time she said she loved him, and he was overwhelmed, tears welling up in his eyes. Nathalie noticed it immediately and gave him a tender kiss on his cheek: “Sweet little Georges.” But then her usual teasing nature took over again: “I love to see you walking around with your wet pants. My cute little pee-pants. How does it feel? You feel like a little baby? Well you should. You are a little baby.”

Georges didn’t react. He was happy doing whatever his girlfriend asked.

At home they went immediately upstairs and Nathalie helped him out of his wet things, throwing them in the hamper. When he awkwardly asked what Carmen would think when she found his wet things she shrugged: “Who cares?” But Georges didn’t notice that she didn’t put her own wet clothes in the hamper.

Together they choose a new pair of panties – pink with little flowers – and, knowing he would have to help Andres in the garden, she handed him a pair of orange dungaree shorts to wear.

He enjoyed working in the garden with the old man – who had given him a surprised look when he had shown up in his orange dungarees but hadn’t made any comment. He worked for a couple of hours and then, exhausted, went upstairs to have a shower. He was disappointed to find nobody on his floor but relieved at the same time as he was too tired for any games. Just as he was getting out of his shower Nathalie entered the bathroom. She seemed somewhat sad to be too late as she had planned to join him in his shower, but then said there would be plenty of other days. And then taking him by the hand again, she led him to her room “to choose your dinner clothes”. When she decided upon a loose fitting light sweater with a flowery print over fuchsia leggings, he accepted it without protesting. He secretly began to like the surprise outfits she had him wear. Joining the rest of the family his outfit didn’t cause any surprised looks anymore.

After dinner he went upstairs, worked for half an hour and then it was already time to put on his pajama’s – the same as the day before – and go downstairs again, where Nathalie proposed immediately to go back upstairs to play until bedtime, what he accepted of course. Joined by Benjamin they climbed the stairs again, the two sisters all the time discussing what they wanted to play.

They soon agreed they wanted to play doctor and nurse, and after a few minutes they agreed Natalie would be the nurse and Benjamin the doctor. Georges of course was going to be the patient.

To Georges surprise the girls had complete outfits and equipment. Nathalie, dressed in a short nurse’s uniform, was even sexier than usual, while Benjamin wore a simple white doctors coat. Georges was supposed to be very ill, with an unknown illness. Unable to undress himself Nathalie helped him out of his clothes. First the upper body which Benjamin then began to examine thoroughly. He had to put out his tongue, breath heavily, while Benjamin auscultated him. When she examined his abdomen, pushing hard on different parts, he began moaning which indicated to the doctor that she was getting close to the origin of his ailment.

But of course she had to look lower and asked the nurse to take off the legging. Which she proceeded to do but rather clumsily, touching softly his private parts doing so. When she pulled down the leggings revealing the girly pink flower panties, with lacy rims, stretched over his hardened dagger, Benjamin almost choked with laughter. But Nurse Nathalie kept her calm. Taking a piece of paper she faked reading: “Oh, Doctor, I think you should read his. It says here that this afternoon the patient had a sudden loss of control and peed all over himself. I think you should have a look at his wheezy” Benjamin, laughing even harder, agreed that she had to examine his wheezy. But first she decided to embarrass poor George a little more.

“Is that so? Where did that happen?” Georges knew it made no sense to deny, and he told about the incident in the bar. Benjamin began understanding this was a true story and looked surprised from her sister to their new friend and back again. For a moment she forgot about her role: “God no, have you made him do that in a bar?”. Nathalie taking the clue, came out of her role too: “It was so embarassing when I had to tell the bartender that my friend had peed on the floor.” Georges couldn’t believe what was going on, and defended himself: “But Nathalie did it first !”, he cried out. Benjamin looked at her sister: “You did?” Her older sister shrugged: “Yeah. Had been such a long time I had peed in my pants. Just couldn’t resist it.” But then she turned to her friend again, laughing heartily: “But Georges wasn’t prepared. He had to walk all the way home with his soaked pants.” She posed for a second: And he loved it. I’m sure he will soon have other accidents, won’t you Georgie?”

Georges protested loudly that he was not. This seemed to amuse Natahalie who, with a joyous laugh, jumped on him and began tickling him, all the while insisting he was going to have more accidents. Georges, still completely naked except for his panties, defended himself by taking a pillow and soon the three of them were having a pillow fight. When Georges protested it wasn’t fair as they were dressed, the two girls took off their clothes too, and the 3 of them had a great time running around naked, chasing each other with cushions.

Finally Georges, exhausted, was overtaken by the two girls. Benjamin pulled down his panties, and took his dagger in her hand. Nathalie, asking if she needed any help, didn’t wait for her answer, grabbing his penis too, and slowly they began stroking it. Just as the day before he did come almost immediately spouting his juices in the air, to the merriment of the girls.

Over the next couple of days a pattern developed.

In the morning he waited for Nathalie to wake him up. She would first choose a pair of padded briefs for her “little pee-boy” to wear that day in college, and next the panties and clothes he would wear afterwards, but that was it. After that he dressed for college, had breakfast, and went to uni. Depending on the hours of their respective classes he would go alone or with Nathalie. At uni hey hardly saw each other, and to return home he was almost always on his own too.

At home he would take off his college clothes and change. If he was expected to help Andres in the garden he dressed in shortalls.

Otherwise he wore the outfits that Nathalie had prepared for him. Usually small shorts and girly tops. To help Carmen in the household he wore a pinafore apron over his clothes.

When his chores were done Nathalie was waiting for him to play.

When the weather was good they usually played outside. Benjamin would often play with them, and from time to time even Emily would join them, with Nathalie always in charge, deciding what they would play. One of the preferred games when the 4 of them were there was hide and seek. But on the frequent occasions when there was just the two or three of them, that game wasn’t as much fun. Often Nathalie would then suggest they open the sand-box. But that was too childish even for Benjamin, so Georges and Nathalie ended up playing by themselves.

Georges, sitting in the sand-box with his girlfriend, both wearing dungaree shorts, playing with little forms, couldn’t believe he was doing that. But Nathalie loved him ever more for that, and he loved to make her happy.

In the week-end there was more time. But contrary to what Georges had expected Nathalie didn’t play more infant games. The whole family, including Nathalie, loved sports and she had a fiercely competitive side, and so did Georges. There tennis skills being more or less equal they spend much of the week-ends fighting on the court. Although he had brought his all white tennis shorts Nathalie insisted he wore a short tennis skirt: “I don’t want you to feel superior thinking you are a boy playing against a girl.” And when he had suggested both of them could wear shorts she had thought for a moment but then had shrugged: “No. I love to see your cute little panties when you run and jump.”

When the weather began to get colder Nathalie gave him tights to wear, either underneath his shorts, or just under a long shirt. And they played more inside, taking out the children’s puzzles or some silly board game. But often those games would bore Nathalie and she invented more creative things to do such as beads stringing or coloring pages. But theirs favorite game was body painting, both of them getting completely undressed and then painting each other bodies from head to feet.

They usually played until dinner time. Sometimes they took their bath together before dinner but usually it was too late for that and nobody ever made a remark when they got to the dinner table dressed in dirty shortals coming straight from the sand box, or with some clothes hastily put on over their painted bodies. After dinner there was some time to do a little bit of homework, and then it was time to get to bath – if that hadn’t been done before – and for a little bit more board games, coloring or puzzles.

Nathalie worked while he did his household chores but for Georges this schedule made that he didn’t have enough time to prepare his courses and he would often have to work after “bed-time”.

Sometimes Nathalie would come to his room to keep him company or read him a bedtime story, which usually ended in cuddling sessions.

But one evening it was Julia who came into his room. This had never happened before and George immediately jumped up.

-Julia ? Euh come in, What can I do for you ?

-Can I have a moment of your time George?

-Sure. Want you to sit down ?

He offered her the only chair in his room which she accepted while he sat on the bed.

-Something wrong Julia?

-George, you realise that this can’t go on this way, don’t you?

George looked at her completely bewildered since he wasn’t conscious of any problem.

-What do you mean?

-Well I suppose you realise that Carmen can’t go on washing your bed-sheets every two days.

George had noticed that in the last 10 days his bed had been changed a couple of times and his pyjamas had been taken away. He had planned to ask about this but until now had forgotten to do so.

-Why would she?

-Come on George, you know perfectly well what has happened. George I think that you should wear those for some time. Every one will feel better that way, including your self.

She showed him disposable diapers. George jumped up offuscated

-Julia, I don’t know what you are talking about ! Are you accusing me of wetting my bed? Are you?

-George, don’t get upset. Nobody has to know about this.

-But Julia it isn’t true !

-Come on George. Why would Carmen invent such a thing ?

-Julia I’m not going to wear that thing.

-George I’m afraid that there is no other solution. If you want to stay with us I mean.

-Is that a threat ?

-George, I repeat I don’t see another solution.

She stood up, and came over to the bed.

-Come on, lay down

Pushing him softly on his back she pulled down his shorts and slipped the diapers under his bottom. Some moments later they were fastened and Julia told him to pull up his shorts which he did automatically.

-George, there is another thing we should talk about. You see Carmen also complained about the fact that you are not too hygienic. When you go to the bathroom you often leave stains on the cover, or even some small wet spots on the floor. And it seems there are often brown stains in your cute panties. For the person who has to clean up and wash all this, this isn’t very enjoyable.

George had turned all red. He didn’t know what to say. Julia stood up.

-Promise you’ll be more careful ?

-Euh. I promise.

He had whispered and Julia had given him an encouraging smile before she had left him alone.

Once alone George felt terribly humiliated. Being accused of bedwetting, of peeing next to the pot, of not wiping his bottom. He didn’t understand. The bedwetting thing wasn’t true. And thinking about the other things they were so exceptional that it wasn’t fair to make a fuss about it.

At the same time the diapers gave him a strange sensation. He kind of liked the feeling. But this didn’t change the fact that he was getting madder and madder about the whole encounter with Julia. He pulled down his pants and started to unfasten the diaper when Nathalie entered his room.

He blushed even harder than with Julia but Nathalie immediately took him in her arms.

-It’s all right George. I don’t care about you bedwetting. And I think you are looking cute with those diapers.

George pulled himself free, and pulling hard to get the diapers off he protested loudly.

-But it is lie ! I didn’t wet my bed !

-Come on George. You don’t have to lie about that.

-What do you know about it ?

-Julia told me about the complaints of Carmen because she wanted to know if you had told me anything.

-And you belief her ?

-Why would she lie ?

-I don’t know, but I tell you she does.

-George.

-You believe her more than you believe me? Leave me alone.

She gave him a compassionate look but then did as he asked leaving him alone.

The next day they didn’t talk about it until they had taken their bath after dinner. Nathalie came into his room to ask him as usual if he was ready to go downstairs to join the rest of the family.

-Em. George, You should better put on one of those diapers.

-What if I refuse?

-You risk a discussion in front of the whole family. Until now only Mom, Julia and I know about it. Come let me help you.

He let her do and a few moments later joined the rest of the family wearing diapers under his pyjama. Nobody seemed to notice. After she had told them it was bedtime, and he was already standing up ready to go upstairs, Elisabeth came up to him and discreetly tapped him on his bottom and whispered,

-That’s a good boy. Feel better, won’t we ?

He blushed slightly but couldn’t answer since Benjamin was coming over to give her mother a good night kiss.

Once alone in his room he immediately took the diapers off. When one or two hours later Nathalie came to wish him good night she told him it would be more prudent to wear them. He didn’t answer since he didn’t want to get into another fight about who was telling the truth and who was lying.

The next couple of days the same pattern was followed. He began to enjoy being diapered by Nathalie and even wearing the diapers felt good. But still he was not going to wear them during the night since that would be admitting he had a problem. And he was very careful whenever he went to the bathroom not to make any spots and to clean his bottom real good.

About a week after Julia had come to talk to him she irrupted again in his room.

-George I think we have a serious problem.

-Pardon?

-You haven’t been wearing diapers as I had asked you. Today Carmen has had to change your sheets again.

-But, that’s not possible

-Quiet ! You have deceived us George. But there is more. You still make spots wherever you use the bathroom and still soil your underpants.

-That’s a lie !

-Is it ? And what’s this then ?, Julia asked defiantly, pulling a pair of panties out of a plastic bag showing some brown spots

-George I’m afraid you force me to take some drastic measures. From now on you are not allowed to use any bathroom unassisted.

-I’m sorry, what did you say ?

-You heard me. Come on get undressed so that we can get you set for the night.

George hesitantly, wondering what was going on, wondering where those soiled underpants had come from , started to undress. When he was standing in his underpants Julia told him to go to the bathroom.

-Take off your underpants, sit down, and do what you have to do.

A few moments later he was ready and wanted to get up.

-Keep seated ! Are you ready ?.

He nodded positively .

She took some toilet paper and coming next to him wiped his thing dry.

-OK. Now you can get up. Take your shower. I’ll be back in 5 minutes.

He was till drying him self when she came back in his room.

-Very well. Lie down on the bed so that I can diaper you.

When the diapers were fastened he wanted to get up but once more she told him to remain quiet.

-We don’t want you to cheat us again ,do we?

She slipped a strong and large plastic sheet underneath his bottom. It was about 1 square meter in size. At two sides there was a cut out going in a large curb from the top corner to the bottom corner. This way the plastic was in the middle only about 50 centimetres wide. Along the upper and bottom side there were a number of. metal ringed holes, starting in each corner there were 3 holes each about 2 centimetres in distance from the other ones. She fastened the plastic sheet around his waist by pulling the two upper corners to the front and connecting them to each other by putting a tiny lock through a hole of each corner. Then she told him to stand up. The plastic, fastened around his waist in the front, hung down in the back Telling him to open his legs she grabbed the plastic, pulled it up between his legs to the front, and then brought the two remaining corners to the back, pulling them hard together and connecting them with another lock in his back.

-All set. You can put on your pyjamas and we’ll see you downstairs. And George, whenever you need to go, just ask me.

While she said this she showed a small key and smiled.

When he was alone George began to realise what position he was in. Studying the plastic “pants” and the tiny locks he realised that it was impossible to get his penis out without opening the locks. Of course he could force the locks or cut the plastic but then they would know he had taken them off. Thinking about the false accusations that caused all this he was sure he had been set up. The dirty underwear must have been put aside at least a couple of weeks ago. But why, and by whom? Carmen? Or Julia herself ? At that moment Nathalie came in.

-Oh Georgie, I told you to be prudent and to wear the diapers.

-Nathalie ,it isn’t true. I’ve been framed.

-Whatever what makes you happy darling.

Before he could protest any further she kissed him on his lips and looked amused at his attire.

-This time you really are secured, aren’t you?

Putting her hand on his crotch she went on teasing him

-How does it feel to know that from now on Auntie Julia is taking care of this one? I’ll ask her if I can assist her? Wouldn’t you rather depend on me than ofnJulia?: “Nathalie, please can you open my pants I have to pee”. “Nathalie, I’ve finished, can you please swipe my bottom?” I would love it to take care of my little baby.

All the while she was teasing him in this way she caressed his crotch and gave him little kisses. Feeling he was getting angry she slipped her tongue between his lips and gave him the most passionate kiss she had ever given him.

-Darling I love you. I really do. I told you that I would one day, didn’t I? But we should get downstairs. Put on your pyjamas and let’s go.

-I’m not going.

Even if her kissing and her declaration had softened him somewhat he still was very angry. Nathalie understood and didn’t insist.

The next morning when the alarm clock went off he came out of bed and wanted to go to the bathroom as he always did but suddenly realised he couldn’t. He didn’t know what to do. Did he have to look for Julia? He decided he would get ready and wait. As he was brushing this teeth he started to have problems, jumping from one foot on the other barely able to retain the urge to pee. It was a big relief when Julia entered.

-Good morning. Had a good sleep ? Come here, let’s get you on the toilet.

She pulled down his pyjama pants, opened the small locks and took off his diapers.

-That’s a good boy. All dry.

He didn’t answer, hurrying to the toilet. When he was ready Julia gave him an inquisitive look.

-That’s it ? You don’t have to do anything else?

-No, not at this moment., he whispered .

While she dried his thing she asked if he preferred to wear just his padded underpants under the plastic or if he wouldn’t feel safer wearing diapers underneath. Angrily he told her that she had to be out of her mind thinking he would wear diapers during the day.

At breakfast he had the impression that everybody was giving him meaningful looks but that was probably just his imagination since except for Julia , only Elisabeth and Nathalie knew that he was wearing plastic pants. At the university he soon forgot the whole thing, except that from time to time it gave him a warm feeling. In the afternoon he began to feel the need to go to the bathroom but had no problem to hold up until he got home. This time however he had to discharge his bowels too which of course was even more humiliating. But he was relieved that Julia seemed to understand this and left him alone

-Call me when you are ready.

Of course he made sure to clean his bottom real good before calling her. But this didn’t prevent that he had to bend forward so that she could give an extra swipe with a wet towelled.

The next couple of days this treatment was continued. Soon they developed a routine in which George was helped to the bathroom 3 times a day by either Julia or Nathalie who both had a key to the padlocks of his plastic cover: first thing in the morning , when he came back from his classes in the afternoon, and in the evening before he took his shower.

But sometimes, when they came home from uni together Nathalie insisted they pee in their pants. She would give the example wetting her pants first standing on the sidewalk. It always turned him on to watch her pants get wet. Although usually she waited until there was nobody nearby, sometimes she would pee herself with people passing by. It exhilarated both of them and he didn’t hesitate to wet himself too. Of course wearing padded briefs and a plastic cover, he was protected and nobody could see he had peed himself. Only after a while the plastic pants would leak leaving some traces on his pants. Nathalie always carried a wrap skirt with her and would disappear for a moment behind some bushes, wrap the skirt around her waist and take off her pants. Continuing their walk home with his wet bottom, she loved to tease him, calling him “little stinky” or “pee-baby”. And he loved it when she did that. He was her little toy and that was perfect.

  • To be continued –  
  •  

Lolita revisitée 19

 

« Je n’offrais aucune résistance et baissais mon pantalon dévoilant ma couche trempée au grand plaisir des deux filles. Une heure plus tard, habillé d’une mini-jupe au-dessus d’une couche, je préparais à manger pendant que Lolita me regardait, incrédule et amusée, donnant le sein à sa fille. »

  

Vous trouverez les chapitres précédents  dans “topics”, sous “Lolita”, en ordre renversée, le premier chapitre se trouvant tout à fait en bas.

Ou vous pouvez directement trouver le lien vers le premier chapitre dans la page « Index », et puis les liens vers les chapitres suivants chaque fois à la fin d’un chapitre.

 

 

 

 

Chapitre 19

 

 

La maison, et son petit jardin, étaient dans un état pitoyable quand j’arrivais et les premières semaines j’étais fort occupé à la nettoyer et la mettre en ordre. Comme j’avais su la maison évoquait plein de souvenirs à ma petite Lo. Mais comme toujours c’étaient les bons souvenirs qui revenaient et cela ne me rendait pas mélancolique. Au contraire, les souvenirs me comblaient. Je n’attendais plus rien de la vie, je n’avais plus besoin de rien. Je sortais à peine et, une fois la maison et le jardin nettoyés, je passais mes journées en errant dans la maison à la recherche des bons souvenirs. Souvenirs que je trouvais partout : des vieux livres scolaires, des photos de Lo en uniforme ou sur sa bicyclette, le programme de la pièce de théâtre dans laquelle elle avait joué, la poêle dans laquelle elle aimait préparer des crêpes, … tout évoquait des souvenirs à ma vie heureuse avec ma jolie protégée. Et évidemment aussi les petits tabliers, les culottes en plastique et les tétines. Choisissant d’oublier que ces objets avaient été des instruments de torture dans les mains de Margaux je préférais me souvenir de ma grosse boule s’installant sur mes genoux avec sa couche mouillée pour se laisser embrasser et caresser.

Et un souvenir menant à l’autre je me mettait à songer au temps que Concha me forçait à porter des couches et des robes. Les lecteurs l’auront compris. Très vite je me promenais dans la maison avec des couches et une culotte en plastique en dessous d’une petite jupe.

C’est ainsi, assis sur ma grosse couche que je me suis mis à écrire ces mémoires. Raconter les bonheurs de notre vie dépravée me remplissait de bonheur et de paix. Evidemment je me rendais de plus en plus compte de la monstruosité de ce que j’avais fait subir à ma protégée, mais en même temps la fatalité des choses me devenait également évidente. Si j’étais un monstre ce n’était pas de ma faute. Je ne m’étais pas fait moi-même, et ce n’était pas moi qui avais mis les choses en route. La fatalité avait mis la petite dans mes mains. Je n’avais rien fait sauf remplir nos destins respectifs. J’étais en paix avec moi-même.

Les jours passaient en écrivant sans que je ne m’en rende compte. Mais une fois de plus tout allait changer.

Un jour on sonnait à la porte. Je n’ouvrais jamais pour personne mais ce jour-là on insistait. Cela m’agaçait et à la 4ième sonnette j’enfilais un pantalon au-dessus de ma couche et j’ouvrais la porte.

Quand je voyais qui se trouvait devant ma porte je croyais voir un fantôme. C’était Lolita !! Mais pas la grosse, avec son teint malsain et ses taches rouges, avec ses cheveux grasses sans coupe, mais ma Lolita splendide. La Lolita de mes meilleurs souvenirs dans toute sa beauté. Un peu plus mature, mais avec son élégance naturelle retrouvée, son sourire de séductrice née, et ses yeux noirs qui me perçaient le cœur comme toujours. C’était comme si je retournais 3 années en arrière. Figé sur place, j’étais incapable de bouger ou d’émettre un son. Elle attendait quelques secondes, mais puis m’adressait la parole avec sa voie de petite fille : « Bonjour Bertrand, Tu nous n’invites pas à rentrer ?» C’est seulement à ce moment que je réalisais qu’elle n’était pas seule. Je regardais la personne qui se tenait à côté d’elle et reconnaissait la fille punk du camping. Celle-ci n’avait pas changé et me regardait sans sourire avec des yeux dans lesquels je croyais voir de la haine et du mépris. Avec un frisson je retournais mon regard vers la ressuscitée, et voyait le bébé dans ses bras. Suivant mon regard elle me souriait : « Si nous rentrions tu pourrais faire connaissance de ta fille. »

Je la regardais sans comprendre pendant une fraction de seconde, puis comme un somnambule j’ouvrais la porte et faisait signe de rentrer. Toujours incapable de saisir ce qui me passait je les précédais au salon ou je les invitais à s’asseoir en me laissant tomber dans un fauteuil.

Tout de suite Lolita, avec son naturelle habituelle, commençait à raconter ce qui était arrivé à partir de son départ.

Après notre rencontre dans le centre commerciale Vanessa, la fille punk, était venue à sa recherche. Ayant vu comment je traitais la grosse elle avait hésité d’alerter la police mais cela avait été Lo qui l’avait convaincue de ne pas le faire en expliquant qu’elle serait mise en institution. Vanessa, empruntant de l’argent chez des copains, avait alors soigneusement préparée leur fuite. Un copain les avait emprunté l’appartement qu’il avait récemment hérité de ces parents, dans une ville à 500 km de là, et les avait même conduis jusque-là.

C’est seulement après plusieurs semaines que les deux filles c’étaient rendus compte que Lo était enceinte de plusieurs mois et elle avait été mise sous contrôle médicale rapproché pour perdre du poids pendant sa grossesse.

Tout s’était mieux passé mieux qu’espéré. Malgré les circonstances épouvantables du début de sa grossesse Lo et le bébé se portaient bien. La petite fille, nommée Conchita d’après sa grand-mère, était née il y a 8 mois, et petit à petit Lo avait retrouvé sa silhouette élégante, et son insouciance habituelle. Quand les deux filles c’étaient rendues compte qu’elles étaient amoureuses l’une de l’autre cela avait été le bonheur absolu.

Vanessa, qui avait maintenant 23 ans, avait été attirée par les filles depuis son adolescence, et assumait son homosexualité sans réserves. Lo, avec sa nécessité d’avoir quelqu’un pour la protéger couplée à son gout insatiable de sexe et son manque d’inhibition, c’était jetée dans les bras de sa nouvelle protectrice, déclarant qu’elle avait toujours été lesbienne sans le savoir.

Le seul bémol à leur bonheur était l’argent qui commençait sérieusement à manquer. Vanessa avait trouvé un petit job mal payé avec quoi elles auraient pu survivre mais le copain avait mis l’appartement en vente et ils risquaient de devoir partir à chaque moment. En plus certains autres copains qu’avaient empruntés de l’argent voulaient être remboursés.

C’est ainsi qu’elles arrivaient sur mon seuil. Lolita avait 17 ans et demi et allait prendre contrôle de son trust et du « white cottage » dans 6 mois. Mais en attendant elle avait décidé qu’elles allaient s’installer chez moi, puisque je vivais de son argent.

Convaincre Vanessa avait été difficile. Mais l’alternatif aurait été de me dénoncer, ce qui allait engendrer beaucoup de complications et la nomination d’un nouveau tuteur. Et tout ça pour 6 mois. Sa compagne avait finalement accepté ce raisonnement mais en y mettant ces conditions : Vanessa serait le chef du ménage, prenant e. a. contrôle des finances, et moi je ferai le ménage.

Je suppose que j’aurai pu négocier un autre arrangement, mais l’idée de pouvoir partager à nouveau le toit avec mon petit diamant, même si ce n’était que pour 6 mois, m’aurait fait accepter n’importe quoi.

Pendant tout le temps qu’elles parlaient j‘étais conscient de la couche trempée en dessous de mon pantalon. Je ne me sentais pas vraiment en bonne position pour entamer des longes pourparlers. Donc j’acceptais sans réserve, ce qui rendait Lo trop contente.

Vanessa, un peu surprise de la facilité avec laquelle j’avais accepté l’arrangement, me regardait de son air sévère qui ne l’avait pas encore quitté pendant une seconde. Elle me donnait les clefs de la voiture de location qu’elles avaient employée pour venir, demandant de chercher leurs bagages. Quand Lo voulait m’accompagner je voulais indiquer ma bonne volonté et j’insistais qu’elles restent assises et se relaxaient. Grosse gaffe.

Quand je rentrais j’entendis leurs rires et cris incrédules d’en haut. Tout de suite je comprenais qu’elles étaient montées pour inspecter les lieux et je voyais devant moi ce qu’elles avaient découverts.

Dans la salle de bains elles avaient trouvées ma réserve de couches et ma collection de culottes en plastique que je faisais sécher sur le bord du bain. Et dans ma chambre trainaient sur des chaises et sur la commode mes jupes préférées et mes petits shorts en couleurs pastel.

Comprenant le désastre je me sentais épuisée. Paralysé je m’asseyais attendant qu’elles descendent. Mais Vanessa m’appelait en demandant de monter leurs bagages. Entrant dans la chambre en tenant en chaque main une valise, je voyais leurs regards braqués sur mon bas-ventre et puis voyais comment elles se regardaient en pouffant de rire. C’était Lo qui parlait la première : « T’avais raison, il porte une couche en dessous de son pantalon ! » Puis s’avançant vers moi elle demandait de voir : « Vas-y papa, ne sois pas timide, enlève ton pantalon et montre-moi ta couche ! »

Je n’offrais aucune résistance et baissais mon pantalon dévoilant ma couche mouillée au grand plaisir des deux filles. Une heure plus tard, habillé d’une mini-jupe au-dessus d’une couche, je préparais à manger pendant que Lolita me regardait, incrédule et amusée, donnant le sein à sa fille, à ma fille. Je n’arrivais pas à saisir que ce petit bout était mon enfant, que j’étais devenu papa. Ceci malgré le fait que Lo ne cessait de le répéter en riant: « Regarde mon chou, regarde la jolie jupe de ton papa. » ou « Tout de suite il est temps de changer les langes. Regarde, celui de ton papa est aussi trempé que le tien. »

Les deux filles s’installaient dans la grande chambre, et dans un premier temps ils y mettaient un lit pliant pour le bébé, pendant que moi j’occupais l’ancienne chambre de Lolita.

Dès le premier jour les règles de cohabitation étaient claires. Je faisais le ménage tout seul, Lo s’occupait de la petite Conchita et Vanessa organisait tout et s’occupait de l’administration. Vanessa s’était approprié des clefs de ma voiture et pour faire les courses les trois filles partaient ensemble me laissant seul à la maison. De toute façon ça aurait été impossible de les accompagner puisque j’étais toujours en couches et jupes.

Petit à petit je me mettais à l’aise avec la petite Conchita et bientôt Lo me laissait le soin de la changer (« Puisque t’as l’habitude des sales langes).

 

J’étais trop heureux. Mais conscient que le 18ième anniversaire de Lolita s’approchait j’évitais à y penser, convaincu que j’allais être chassé du paradis. Si Lo n’avait pas l’air de me faire des reproches de tout ce que je l’avais fait subir, Vanessa était toujours aussi hostile.

Je décomptais les jours, en me demandant si elles allaient me mettre à la rue d’un jour à l’autre mais n’osait pas en parler. J’ignorais les démarches légales et administratives exactes à faire pour que je sois déchargé de mon rôle comme tuteur et pour que Lo prenne contrôle de son patrimoine mais je supposais que Vanessa s’en occupait, en mon nom et celui de Lolita.

Quelques jours avant l’anniversaire elles m’annonçaient qu’elles avaient décidées de me garder comme bonne à tout faire. Fou de joie je sautais autour du cou de Lolita mais cela irritait Vanessa qui me mettait tout de suite en garde : J’étais la servante, je ne faisais pas partie de la famille, je devais continuer à les obéir sans protester comme je l’avais fait les derniers mois, et si je sortais de mon rôle je serais tout de suite renvoyé.

Trop heureuse de continuer à vivre dans la même maison que ma Lolita éternelle j’acceptais évidemment sans réserve ces conditions.

Au courant des mois suivants nous nous installâmes dans une nouvelle routine.

Vanessa avait trouvé les robes de soubrette que Concha m’avait fait porter et elle exigeait que je porte mon uniforme pendant que je faisais le ménage. Cela évoquait des souvenirs du bon temps avec Concha et je retrouvais du plaisir à me faire « belle » pour mes nouvelles maitresses en me maquillant.

Très vite Vanessa se faisait des copines dans le milieu gay et notre maison redevenait un lieu de rencontre. Cette fois-ci par pour les écoliers mais pour les lesbiennes de la ville que je devais servir en uniforme de bonne, et toujours en couches. Au grand plaisirs de la plupart de ces dames qui adoraient voir un homme humilié ainsi. Et moi j’adorais être l’objet de leurs ricaneries.

Lo se préparait à terminer son école secondaire en « homeschooling » et elle travaillait dans la salle à manger ou Vanessa la contrôlait comme une adolescente. Evidemment Lo aimait ce rôle soumise d’écolière obéissante. Pour travailler elle mettait son vieil uniforme d’école, et sachant l’effet que cela avait sur moi elle me provoquait avec des regards, des sourires et de comportements sensuels. Quand elle savait que je ne tenais plus elle se tournait vers sa maitresse et les deux faisaient l’amour pendant que je les regardais en me masturbant dans ma couche. Puisque toutes les deux étaient sexuellement insatiables j’assistais souvent de cette manière à leurs jeux d’amour.

Les après-midi elles partaient souvent à trois et, libre, – sauf quand Vanessa m’avait donné quelques taches supplémentaires – je m’amusais à m’habiller avec des jolies robes et jupes. Ce qui me valait souvent des compliments de la part de Lolita à son retour, m’encourageant à me faire encore plus jolie la prochaine fois, malgré les observations irrités et dégradantes de la part de Vanessa.

Après quelques mois ma chambre était confisquée pour Conchita et, bien qu’il y ait encore d’autres chambres disponibles, Vanessa me faisait mettre un matelas par terre dans la buanderie à côté de la cuisine. Le soir après que j’avais débarrassé la table et nettoyé la cuisine elle me mettait un collier de chien et m’attachait au chauffage à côté de mon matelas. J’adorais.

Un jour je les avais entendus parler d’acheter un chien pour la petite, et je m’étais mis à rêver. Je rêvais de redevenir la chienne d’un grand berger allemand, d’être pris par le membre virile de mon nouveau maitre.

 

Plus que 4 ans ont passé depuis.

 

Vanessa a trouvé un travail comme rédactrice dans un magazine en ligne ou elle s’occupe de la rubrique « tendances ». Lo, bien que restée petite de taille, est devenue une jeune femme splendide. Elle travaille dans des galeries d’art, mais toujours avec des contrats à durée déterminée et souvent à temps partiel.

Vanessa me regarde encore avec le même dédain. Les matins je suis la servante et les après-midi je suis traité comme un petit enfant, de la même manière que ma fille. Mais Conchita et moi adorons jouer ensemble, les poupées étant notre jeu préférée. Et Lo aime nous regarder quand nous jouons.

Depuis toujours la petite a su que « son papa » n’était pas une figure d’autorité comme sa maman ou Vanessa, que j’étais son égal, comme les enfants à l’école. Mais depuis un petit temps elle a compris qu’elle est même ma supérieure. Le fait que je porte toujours des couches est bien sûr la preuve que je suis un petit bébé.

Bien que souvent elle prend une attitude bienveillante envers moi, comme envers un petit frère, elle adore me donner des ordres, au grand plaisir de Lolita, qui de temps en temps intervient pour me défendre: « Non ma chérie, papa est fatigué, laisse le se reposer un petit temps. Et laisse lui quelques vêtements, comme ça papa aussi peut habiller sa poupée»

L’autre jour, après que la petite avait été spécialement méchante, Lo l’ emmenait chez moi en demandant qu’elle me donne une bise pour me consoler, et puis, ayant sans doute une inspiration du moment, elle a pris la main de ma fille et, la mettant sur mon entre jambe, elle a montrée comment me masturber à travers de ma couche : « Ça c’est gentille. Regarde comme papa adore qu’on fasse ça. »

Le fait que sa mère me protège et chouchoute ainsi rend la petite sans doute jalouse parce qu’il y a quelques jours elle demandait à être langé. Cela amusait Lo et depuis lors la petite est toujours en couches quand elle est à la maison et quand Vanessa n’est pas là, parce que cette dernière s’y oppose fortement. Conchita, imitant son papa, mouille et souille systématiquement ses couches, et sa mère me laisse le soin de la changer. La petite adore se faire changer par moi, son « petit papa », et le renversement des rôles que cela implique.

Avec Vanessa au boulot, la petite à l’école, et vu les jobs intermittents et à temps partiel de Lo, elle et moi sont souvent seuls à la maison, et nous avons développés une nouvelle intimité.

Vanessa, sentant la nouvelle complicité entre moi et Lolita, est encore plus hostile, m’attachant chaque soir dans « ma chambre » le plus vite possible. Je sais que Lo le regrette et quand nous sommes seuls elle s’excuse. Je sens que leur relation est sous pression, et la façon que Vanessa me traite y est pour quelque chose.

Lo pour se faire excuser est de plus en plus gentille avec moi. Les après-midis elle m’aide à choisir mes vêtements. Essayer plusieurs tenues, pendant qu’elle me regarde et m’encourage, est devenu un de nos passe-temps favoris.

Et ce petit jeu érotique nous a menés à renouer des vrais relations sexuelles.

Evidemment je suis maintenant toujours la partenaire soumis, couché sur mon dos, pour qu’elle me monte comme une amazone. Lolita étant Lolita, elle ne peut en avoir assez, et on fait l’amour à chaque moment. Et l’autre jour, déplaçant encore une fois les limites, elle a pris la petite avec nous dans le lit, en lui montrant « à quoi sert le zizi de papa ».

Conchita est une petite fille ravissante. Jolie, élégante, vif. Je ne peux m’empêcher à penser que bientôt elle sera une nymphette aussi jolie que sa mère était il y a quelques années ….

 

 

 

Epilogue

Après avoir lu ces mémoires j’étais persuadé que c’était une fantaisie, une histoire inventée par un homme à l’imagination riche et pervers. Mais puisque la lecture m’avait plu – oui moi aussi je suis exempte de toute honte – je la partageais autant que possible pour que d’autres en profitent autant que moi.

Beaucoup d’années plus tard je tombais tout à fait par hasard sur l’article de presse suivant, qui portait une autre lumière sur les mémoires que le soi-disant Bertrand De Montrichard m’avait envoyés.

Le Mexique découvre horrifiée son “affaire Fritzl”

Le Monde.fr avec AFP et AP |

Quand le capitaine Enrique Sanchez et les hommes de son unité spécialisée dans la lutte « anti-narcotrafiquantes » faisaient irruption dans une hacienda isolée dans l’état de Guerrero ils n’étaient pas préparés à ce qu’ils allaient découvrir.

Ils y trouvaient GH, homme de 65 ans, et sa compagne FM de 40 ans, entourés de leurs 8 filles, âgées entre 24 et 2 ans. Ils avaient rassemblés toute la famille dans la même pièce et ne tardaient pas à comprendre qu’il y avait quelque chose d’étrange dans cette famille. Les enfants, y compris l’ainée, n’avaient manifestement pas l’habitude des contacts avec des étrangers, et se refugiaient dernière leurs parents.

Mais le capitaine Sanchez et ses hommes étaient complètement déroutés quand ils se rendaient compte que toutes les filles, même les plus âgées, portaient des couches sales en dessous de leurs très courtes robes, expliquant l’odeur d’urine et de caca répandu dans toute la maison.

Bien que Sanchez se rendait compte qu’ils étaient sur une mauvaise piste et qu’ils n’allaient pas trouver des drogues ni des liens entre GH et les cartels de la drogue, il n’arrêtait pas ces hommes quand, suivant la routine, ils essayaient d’engager les enfants dans des conversations. Mais ils découvrirent que les filles ne parlaient pas d’espagnol, et que même en anglais elles ne disposaient que d’un vocabulaire fort réduit, pleins de mots infantilisés ou inventés, rendant toute conversation impossible. Concluant que les 8 filles étaient des handicapés mentaux Sanchez, fort mal à l’aise pour avoir fait irruption dans cette famille et par ce qu’il avait vu, ordonnait son équipe à sortir. Juste à ce moment il notait le ventre d’une des filles d’une 12zaine d’années. Incrédule il se tournait vers la mère et demandait si la fillette était enceinte. Celle-ci, après une seconde d’hésitation, confirmait que la fille attendait en effet un enfant, en y ajoutant « on soupçonne un des travailleurs journaliers ».

Le capitaine, ne laissant pas apercevoir son choque, exprimait sa sympathie, et prenait congé. Mais, persuadé que quelque chose n’était pas juste, il contactait immédiatement le service de protection de la jeunesse local. Par chance il tombait sur Carmen Martinez. Deux ans plus tôt, à l’occasion de la naissance du dernier enfant, celle-ci avait eu des contacts avec la famille de GH. A l’époque elle avait été préoccupée par ces parents dont tous les enfants souffraient d’un handicap mental, mais qui continuaient à mettre au monde des nouveaux bébés. Elle avait voulu investiguer mais avait été arrêté par ces supérieurs.

Cette fois ci elle ne perdait pas de temps et le jour même, armé d’un mandat et accompagné par la police locale, elle se rendait à la propriété.

Ce qu’elle y découvrait dépassait toute imagination.

Quand elle interrogeait GH et FM l’histoire du viol de la petite de 12 ans par un journalier ne tardait pas à perdre toute crédibilité. Carmen Martinez, se souvenait que deux ans plus tôt elle n’avait pas cru que FM, qui à l’époque avait eu presque 40 ans, était la mère de la plus jeune. Elle décidait sur le champ, sans disposer de preuves, de faire arrêter GH pour viol incestueux, et FM pour non-assistance à personne en danger.

Les 7 enfants mineurs étaient mis dans un centre d’accueil. Ne sachant pas quoi faire avec Marilyn, l’ainée de 24 ans, Carmen Martinez avait d’abord pensée à la faire arrêter sous le même chef d’inculpation que sa mère, jusqu’à ce qu’elle découvre que la jeune femme avait été mise sous statut de minorité prolongé, et qu’elle pouvait donc être placé dans le centre d’accueil avec ses sœurs.

La première surprise à surgir était que deux des enfants, Daniela de 16 ans et Manuela de 8, malgré leurs jolies robes et leurs cheveux longs – chez l’une portés en tresses, et chez l’autre avec un serre-tête à petits diamants de plastique – n’étaient pas des filles mais des garçons.

Mais cela n’était qu’un détail dans la série de découvertes horribles. Quand les vrais liens familiaux étaient dévoilés c’était encore beaucoup plus grave que ce que Carmen Martinez avait soupçonné.

Tout d’abord elle découvrait que FM était la belle fille de GH, la fille de sa femme décédée. Puis son intuition que FM n’était pas la mère des 8 enfants était confirmée. Seulement 4 – Marilyn (24 ans), Daniel (16), Isabella (12) et Manuel (8) – des 8, étaient ces enfants. Les 4 autres – Anaïs de 12 ans, Paris (9), Léa (5) et Jade (2) – étaient des enfants que GH avait engendrés avec sa fille Marilyn. Et bien sûre c’était confirmé que l’enfant que la petite Anaïs portait était aussi un enfant du patriarche, son grand père.

 

Puis les examens démontraient que les enfants, bien que complètement analphabètes et avec très peu de maitrise de la langue, étaient normalement doués. Seulement on leur n’avait jamais rien appris. Et ils n’étaient non plus énurétiques ou incontinents, mais les toilettes leur étant défendus, ils étaient obligés à se vider la vessie et à se soulager les intestins dans leurs couches. Couches que les 2 ainées devaient changer une fois par jour l’un chez l’autre, et puis chez les petits.

 

Et l’histoire a encore une dernière tournure complètement inattendue : Pendant l’enquête, GH, pour éviter à être condamné à vie pour le viol répété de ses filles, prétendait avoir agi sur les ordres de FM, qui selon lui était le chef de famille. Non seulement c’était elle qui était la propriétaire de la fortune familiale, héritée de sa mère, mais elle aurait prise toutes les décisions, en se faisant servir par tout son clan, y compris GH, qui lui, comme ces enfants, aurait été obligé à porter des couches et des robes. Vrai ou faux cela ne l’évitera pas à être condamné à une lourde peine.

Redemption 8

 

“Putting the pacifier in my mouth, and carrying the doll to the bathroom, I looked in the mirror. For a moment I saw a frightened little girl, and anxiously listened if I didn’t hear my mother coming up the stairs. But then I remembered my mother smiling at me, saying I had become so pretty. I lifted my skirt and watched my diapers grow heavy while I peed, my eyes becoming gradually blurry as I began weeping.”

 

…………………

 

You will find the preceding chapters of this story in “topics” under “Redemption”, with the different chapters in reversed order. To find the first chapter you just have to scroll down to the bottom.

 

Or you can go to the English “index page” where you will find a link to the first chapter of Redemption and then at the end of each chapter a link to the following.

 

Chapter 8

 

When I had finished my master I went to work as a consultant with my former employer as we had planned. He never regretted having given me that chance as I was extremely good at my job. I became a partner in the company, paid him back my student loan in no time and earned good money. I went on to buy a magnificent flat with view on the bay. But this professional and financial success didn’t make me any happier.

 

I was still as guilt laden as ever. After my break up with Bobby it had become even worse.

I still felt responsible for the death of my father and for the way this had ruined my mother’s life. At the same time I was ashamed for not having been able to stand up to her, and for having fled her. I felt also guilty of never having tried to get back in contact with her. Sweet Bobby had often suggested I should do that, but I never did.

 

I had failed all relationships in my life:

After having fled from my mother I had thrown myself in the arms of Lewis and had followed him on his self-destructive trip, letting him pimp and beat me. Once again I had fled, this time in the arms of abusive pedophile Alistair, letting him degrade me even more than what my mother and Lewis had done.

 

I was horribly ashamed about having been a drug addict and a prostitute. But I was even more ashamed of not having been able to live up to the expectations of Jenny who had really loved me. I knew Jenny had found another girlfriend with whom she was very happy and she had finally “come out”. But still I felt I had led her down. At the time I had resented the fact that she had made me wear protection to bed and it had fed all my insecurities. But since then I had simply given up trying to be dry and wore diapers to bed every night. I also began wearing diapers to go on plane trips, long journey’s by car and even museum visits. This way I avoided having to look for public toilets all the time, having to queue up for them, and having to use those, often filthy, places.

 

I developed a kind of strange attraction to diapers. I would shop around for all kind of different models, having always a large collection at hand, choosing what kind to wear for each occasion, as other people stand in front of their wardrobe choosing what to wear that day. But of course I was ashamed of that too, and didn’t want anybody to find out.

 

And if all that wasn’t enough to loath myself forever there was what I had done to Bobby. I had found a person even more vulnerable than myself and I had abused my power over him, degraded him, undermined his self-esteem, and made him my little toy. How could I of all persons have done that?

 

I was convinced I was unable to have a normal, healthy, relationship with anybody and fled even more in my job, my workload always a handy excuse whenever someone tried to get closer to me.

 

With all my time and energy devoted to my job, I was ever more successful. I became a renowned market intelligence guru giving frequent lectures, both in private venues as in university MBA programs. This of course increased the visibility of our company and new clients were queuing up. And the money followed.

 

But despite the frequency of my lectures I had to overcome myself every time again. I always remained an awkward speaker, stumbling over my words, delivering my lecture with a small, shy voice. Before every performance I was shaking on my legs and afterwards I was always convinced I had been a disaster. But the invitations to give speeches kept coming in, and people kept showing up for them.

 

One day at the end of a lecture a person came up to me to talk. It happened frequently that persons did that to talk about their specific situation, sometimes trying to get some free advice, but most of the time they became clients. So I was always very open for those kind of chats. But this time it was different. “Hi Katie.” I looked at him inquisitive: “We have met before?” He smiled, and something in that smile was vaguely familiar. “You don’t recognize me, do you? I am not surprised after so many years.”

 

He had a warm engaging voice but I still had no clue who he was. “I’m Denis, little Denis, your childhood neighbor, Tammy’s little brother?” For a moment it was as if all lights went out, but then I recovered and looked at him, still not really recognizing him. But this sudden confrontation with a person from my horrible childhood completely froze me up. Denis sensed my unease but didn’t led that disturb him. “When I saw your name on the list of lecturers I wondered if it was you. So I began looking around and when I saw your picture I knew it was you. Today’s date didn’t really suit me but I HAD to come, I really HAD to see you.”

 

Despite the professional surrounding where I have a kind of a star status, my deep inner insecurities surfaced: “Oh I see, you had to see if I was still the same little freak didn’t you?” He seemed hurt by my remark, but deciding he was just a good actor, faking his indignation, I continued, childishly: “I hope I didn’t disappoint you too much. Don’t worry, underneath this fairly normal appearance, I am still the same little freak peeing in her pants. You can go home and tell that to your nice family and have a good laugh.” I turned around and wanted to run away but he held me by the arm. Furiously I turned back to him to tell him to let me go, but when I looked at him I saw tears running down his face. He didn’t try to stop them and looked me straight in the eye: “I’m so sorry for what happened to you back then. I always liked you, I always was awed by how brave you were whenever people were hurting you. I always liked and admired you. I’m so sorry I never told anybody. But I was so small and afraid they were going to make fun of me too. The day you ran away was the saddest and the happiest day in my life. At last you had escaped that horrible place, but I thought I would never see you again.”

 

I was of course completed flabbergasted by this emotional outburst. For a moment I thought he was making fun of me, but when I realized he was sincere I didn’t know how to react. From the corner of my eye I saw a couple of my colleagues watching us from a distance not knowing what was going on. I took Denis by the arm and led him to the bar of the hotel where we choose a table in a far corner, and after an initial awkward silence we talked for a long time. His sincere interest in what had become of me impressed me and on his insistence I agreed to meet him again. Denis and I began dating and soon enough he was completely in love with me. He told me that in fact he had been in love with me since we were little kids, and had always continued loving me, often wondering what had become of me. He pretended that on several occasions when I had been made fun of by the other kids, having had to lift my skirt to reveal my wet diapers, he had tried to comfort me but that each time I had chased him away.

 

I became keen on his presence as he was kind, intelligent, funny and passionate about everything he did. Little by little I told him what my life had been after leaving my house. He never pressured me on telling anything but when I did he was always sincerely interested, non-judgmental, and supportive.

 

From my side however I didn’t allow me to fall in love with him, keeping up my protective carapace at all time. I reluctantly accepted he might be in love with me, but remained always anxious and unsure about my own feelings. I didn’t want to ruin another relationship. And of course my guilt feelings made me think I didn’t deserve this love. Denis however remained patient and understanding.

 

He tried of course to convince me that my father’s death was not my fault, that it had been an accident. But he had no argument against my conviction that I had caused the accident, and was responsible for everything that had happened afterwards.

 

Over the years I told him in detail my life after my father’s death, even the things that had happened when he was living right next door, of which he had only seen a small part. He was always sincerely awed, every time repeating how an unbelievable strong person I was for having overcome all what had happened to me.

He couldn’t convince me. I never saw the elegant, successful professional that other people seemed to see. When I thought of myself I still saw the shy, breast less, diaper wearing little girl, stumbling over her words, shaking on her match stick legs every time she had to speak in public.

 

 

Denis was still close to his family and flew back east very frequently. His two sisters had married. Tammy had 3 children and Lucy 2 and they all got together for every holiday and birthday. I knew he wanted me to come with him but he never asked me, sensing this was simply impossible for me to even consider. I had sworn to myself to never go back to that place. I learned my mother was still living in the house next door, but I never asked how she was doing, and he never told me. But then one day he said his mother has called him to tell him my mother was in the hospital and was going to die in the next couple of days. This time I reluctantly asked what had happened and learned she had been diagnosed with an advanced cancer a number of months before and had been in and out of hospitals ever since.

 

Denis looked at me silently while I was processing the fact that that awful person, my mother, was dying. I had always thought I would be relieved the day she died but I didn’t feel any relieve. After a long pause he asked me if I didn’t want to go to say goodbye. He knew of course that would ask an enormous amount of courage from me, but he also knew that bringing up that courage might redeem me in my own eyes. A way to make peace with myself, with my past, with all the things that I had done to myself and to the people that had tried to love me. For 24 hours I agonized about it but then told him to buy the tickets.

 

We went straight from the airport to the hospital. When I entered the room she was half asleep and didn’t recognize me. She looked very thin and pale, and when she tried to sit up she didn’t have enough strength. I couldn’t bring it up to kiss her or even to help her to sit up. I sat next to the bed on a chair and simply said hi. She stared at me for a fraction of a second and then, recognizing me, smiled. I think it was the first time I saw her smile in a non-sarcastic way. She whispered: “Oh Katie, you have come!” I nodded. She looked at me in silence for a few moments: “You have become so pretty” This was definitely the first time ever she complimented me, and it touched something inside me. I blushed, and felt tears welling up in my eyes. We remained silent again and when she tried to sit up again, I helped her. When she sat she looked at me very intently and began speaking haltingly: “Katie, I’m so glad you have come. I know I don’t deserve it after what I did to you as a child. I have been thinking about you often. I was afraid you were maybe death, or sick…” She went silent for a while, all the time staring at me, and then resumed her monologue: “I am glad to see you are doing great. You have been right to go away. You have done better on you own than if you had stayed with your terrible mother.” She closed her eyes and I noticed how her face had relaxed, looking much less haggardly than when I had come in.

 

I stayed at her bedside for most of the next 24 hours. She was heavily sedated and woke up only on a couple of occasions. Every time she smiled and tried to talk but was too weak. But one time I am pretty sure she asked me to forgive her. When she finally died I cried and kissed her goodbye.

 

Denis had stayed with me most of the time, and after we left the hospital we went to his parents’ home. I was glad Tammy wasn’t there, as I wasn’t ready to confront one of my childhood tormentors. I felt awkward enough meeting the woman who had reluctantly diapered me as a growing up child. But his parents were extremely nice and supportive. And Denis was so happy and proud to finally have me with him visiting his family. His mother served us a simple dinner and then, taking my courage in both hands, I said I wanted to go to my old house. Denis proposed to come along but for reasons I didn’t understand myself I told him I preferred to go alone.

 

When I got into my old home nothing had changed, and the past came flooding in. In my room the pee-stained matrass was still lying on the bed. And when I opened the wardrobe I found a stack of diapers and a couple jumper dresses hanging on a perch. Without thinking I undressed, put on a diaper and tried to put on one of the dresses. I was disappointed that I couldn’t get into the dress but then my eye fell onto another garment I had often worn in my youth but that I had forgotten about. It was a short denim skirt with an elastic waist closing with a row of buttons from waist to rim in the front. It fitted neatly around my waist, but was very short, barely covering the diapers. Next to the skirt I found a heavily used pacifier and on the bottom of the wardrobe the old rag doll that had been my only friend.

 

Putting the pacifier in my mouth, and carrying the doll to the bathroom, I looked in the mirror. For a moment I saw a frightened little girl, and anxiously listened if I didn’t hear my mother coming up the stairs. But then I remembered my mother smiling at me, saying I had become so pretty. I lifted my skirt and watched my diapers grow heavy while I peed, my eyes becoming gradually blurry as I began weeping.

 

Clutching my ragdoll I lied down on my bed, weeping. That’s how Denis found me hours later, still crying inconsolably. I fell into his arms unable to stop sobbing.

 

We married a couple of months later.

 

I still wear diapers but I’m not ashamed of it anymore. From time to time Denis will even diaper me, which is always a very tender moment. Sometimes, when I have had a bad day, I will put on the denim skirt and carry around my doll. Denis always immediately takes the clue and babies me. I love being washed, spoon-fed, and cuddled in his gentle way, finding the tenderness that I was denied as a child.

 

And I am pregnant. The baby, a little boy, is due in 3 months. I am a little scared but I know I will be a good mother.

 

  • The end –     

     

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