Ciel ou enfer, chapitre 4

Descente au ciel (ou montée en enfer si vous préférez)

 

Voici mon histoire, dans laquelle je raconte comment je me suis embobiné de plus en plus dans  mes jeux de rôles au point de ne plus pouvoir m’en sortir

 

Chapitre 4  Perte de contrôle

 

Dans le premier chapitre je racontais comment à 18 ans je tombais amoureux d’un homme de 35 ans et comment nous aimions faire des jeux de rôles. Des jeux ou initialement je jouais le rôle d’une adolescente mais qui m’emmenaient à accepter d’être traité comme un bébé par l’ex de mon copain. Dans le second chapitre je racontais comment nous aimions jouer en public et comment ces jeux devenaient  de plus en plus compulsifs. Dans le troisième chapitre je racontais comment j’étais devenu accroc aux jeux de bébés et aux couches. Dans ce 4ieme chapitre je raconte comment je perdais graduellement tout contrôle.

 

La première fois que je réalisais vraiment que je ne contrôlais plus mes jeux allait arriver un ou deux mois après la semaine de vacances à la côte avec ma mère.

 

Un vendredi soir j’étais invite à une petite fête de Halloween chez une copine de l’uni. C’était une fête costumée et il va de soi que je m’habillais en petite fille. Le début de la fête se passait à merveille. Tout le monde adorait mon costume et j’adorais jouer mon rôle de petite fille en public. C’était une sorte de « coming out » pour moi, finalement j’osais montrer cet aspect de ma personnalité à mes amis. Mais après un certain temps mon jeu commençait à les agacer. A un moment une amie en avait tellement mare qu’elle me disait que puisque je voulais absolument jouer la petite fille je n’avais qu’a jouer tout seule et ne plus embêter les grandes personnes. Tout le monde éclatait de rire mais à leur grande surprise j’obéissais et j‘allais m’asseoir par terre dans un coin. On se moquait un peu de moi mais puis on m’oubliait.

 

Un quart d’heure plus tard je mourrais d’ennui et, réalisant que je devais aller à la toilette, j’approchais la même copine et je lui disais que je devais faire pipi. Elle me regardait d’une manière incrédule et avec une voix irritée elle me disait de la laisser tranquille avec mes bêtes jeux. Son ton fâché m’impressionnait et je rentrais tout à fait dans mon rôle de petite fille. Je retournais dans mon coin, ou j’essayais de me retenir en sautant d’un pied sur l’autre, mais sans succès. Un petit jet de pipi se répandait dans ma culotte et coulait le long de mes jambes, faisant des goûtes par terre. Les larmes aux jeux j’hésitais un moment mais puis je me levait et timidement je racontais ce qui venait d’arriver à Emilie, la copine chez qui la fête était organisée. Elle me regardait très étonnée évidemment, mais elle m’emmenait discrètement dans sa chambre ou elle me donnait une culotte propre. Gentiment elle me demandait si j’avais souvent ce genre d’accidents. Timidement je regardais par terre et répondais tout doucement que, « non, cela n’arrivait pas souvent ». Je sentais son regard surpris se poser sur moi mais elle ne disait rien. Elle me demandait si je voulais qu’elle m’aide pour me nettoyer, à quoi je répondais avec un petit sourire timide que je pouvais me laver tout seule. Elle me quittait en disant à tout de suite, mais quand je m’étais lavée et changée je quittais la maison discrètement sans dire adieu.

 

Je réalisais enfin que j’avais un problème. L’idée que j’étais en contrôle de mes jeux était une illusion. Ma copine d’Internet me disait qu’elle m’avait prévenu que si je ne suivais pas certaines règles ma « vrai » vie allait devenir un cauchemar. Elle me conseillait vivement de chercher de l’aide professionnelle. Pour la première fois je m’admettais que j’avais probablement besoin d’aide. Mais je ne savais pas à qui m’adresser. Guy, fort occupé par son job,  n’était pas au courant de ce qui m’arrivait. J’avais peur de lui raconter et j’attendais « un bon moment ». 

 

Le lundi après la petite fête je n’allais pas aux cours  puisque j’avais honte de rencontrer mes amis.  Malgré ma honte j’avais trop envie de recommencer. Je mettais des couches et jouais à la poupée. Mais jouer seul ne me suffisait plus du tout et je décidais d’aller chez Lucie. Quand je me présentais à sa porte sans prévenir elle paraissait embêté.

–         Ah, qui voilà.

–         Je peux rentrer ?

–         Bien sûre. Je t’attendais depuis long temps.

 

Mon cœur faisait un petit saut et je lui souriais. Mais elle ne me rendait pas mon sourire. Elle ouvrit grandement la porte et m’ordonnait sur un ton sec de monter à la salle de bains et de me déshabiller. Elle arriverait tout de suite. Un peu déçue pas cet accueil peu chaleureux j’exécutais. Quelques minutes plus tard elle arrivait les bras chargés. Cette fois ci elle était préparée. Elle me mettait une couche complète en y ajoutant une serviette carrée, et m’enfilait une culotte en plastic au dessus. Puis elle me mettait un harnais de bébé qu’elle avait dû commander sur un site AB. Il y avait des bracelets en cuir doublé qu’on pouvait attacher au harnais pour ainsi empêcher le « bébé » d’utiliser ces mains, mais elle mettait ces bracelets à mes chevilles et attachait mes chevilles l’un à l’autre. Quand elle m’ordonnait de la suivre  je pouvais seulement le faire en avançant demi pied par demi pied. Quand finalement j’arrivais dans la chambre ou elle m’attendait elle me disait de me dépêcher puisqu’elle avait encore autre chose à faire. Elle me mettait une tétine en bouche. La tétine venait également du même site et était attaché à une  ceinture en élastique qu’elle attachait autour de ma tête m’empêchant de l’enlever de ma bouche. Puis elle me laissait seul en disant qu’elle descendait pour travailler et que je devais être sage.

Tout avait été très vite et me trouvant seul avec une grosse couche entre les jambes et une tétine en bouche me remplissait avec un sentiment d’immense bien être. Je n’hésitais pas à laisser couler mon pipi dans la grosse couche ce qui comme toujours augmentait le sentiment de bonheur. Mais puis je réalisais que je me trouvais seul comme quand je me mettais mes couches tout seul chez moi. Je décidais de rejoindre Lucie. Arrivé à l’escalier je me rendais compte que je ne pouvais pas descendre avec mes pieds attachés. Ni un moment je pensais à détacher mes pieds ni à enlever la tétine de ma bouche pour appeler Lucie. D’abord j’avais envie de pleurer devant cet obstacle imprévu, jusqu’au moment ou je réalisais que je pouvais descendre assise en me laissant glisser de marche en marche.

 

Cela me prenait une éternité pour arriver en bas et puis pour avancer jusqu’ au bureau de Lucie. Quand j’arrivais je le trouvais vide. Entendant du bruit à la cuisine je me dirigeais à cette nouvelle destination, prenant à nouveau un temps fou. Quand finalement j’arrivais Lucie m’attendais souriant. Le premier sourire depuis que j’étais là. Elle demandait si le petit bébé avait faim. Ayant mangé avant de venir je faisais non de la tête puisque la tétine m’empêchait de parler. Mais elle feignait pas le voir. Elle m’ordonnait de m’asseoir  et elle attachait le harnais au dossier de la chaise, puis elle mettait un immense bol d’une purée de légumes devant moi, et nouait une grande bavette au tour de mon cou. Quand elle enlevait la tétine je protestais que je n’avais pas faim, mais sans m’écouter elle forçait  une grande cuillère dans ma bouche. Voyant qu’elle n’abandonnerait pas j’ouvrais docilement ma bouche pour les cuillerées suivantes.

 

Voyant que je ne résistais pas Lucie se mettait debout et disait que je pouvais continuer tout seul, mais elle emmenait la cuillère avec elle. Je demandais de me laisser la cuillère mais elle répondait que les petits bébés adorent manger avec les mains, et revenant vers moi elle plongeait ma main dans le bol et la rapportait plein de purée à ma bouche. J’étais surpris mais je trouvais ça adorable et donc je continuais à fourrer la purée dans ma bouche avec mes mains. Bientôt j’en avais plein la figure, et la table et ma bavette étaient couvertes de nourriture. J’avais du mal à finir le bol mais Lucie insistait que je le finisse complètement. Puis elle me nettoyait les mains et la figure avec un essuie mouillé, remettait la tétine en bouche malgré mes protestations, et me détachant de la chaise, m’ordonnait de la suivre.

 

Elle allait dans son bureau et quand j’y arrivais elle avait mis un pot de toilette au plein milieu de la pièce. Elle enlevait la culotte en plastic et la couche et m’ordonnait de me mettre sur le « trône » pour faire un grand « pou pou ». Je voulais protester que ce n’était pas mon heure mais la tétine m’empêchait de parler. De nouveau j’obéissais mais quand je me trouvais assise sur le pot je me sentais tout d’un coup fort humilié. Pas question que j’allais faire « pou pou » dans la présence de Lucie. Mais elle avait  repris son travaille et ne me prêtait plus d’attention. Après avoir été assise pendant une dizaine de minutes sur un petit pot de bébé cela devenait très inconfortable. Quand je me levais avec l’intention d’expliquer à Lucie que je n’arrivais pas à faire elle se retournait immédiatement vers moi. D’un ton fâchée elle demandait ce que je croyais que je faisais, et me prenant par le poignet elle me reconduisait vers le pot et d’une manière brusque elle me disait que j’y resterait jusqu’à ce que j’avais fait kk. Sa colère m’effrayait. Je rentrais de nouveau pleinement dans mon rôle et me mettais à pleurer, et en même temps à pousser autant que je pouvais. Lucie m’encourageait en disant que maintenant j‘étais un bon bébé. Mes efforts étaient couronnés de succès et Lucie me félicitait. Le changement de ton me rassurait et je me sentais tout heureuse et protégée. Lucie me prenait par la main et me conduisait à la toilette ou elle m’essuyait les fesses. Quand je me penchais en avant et qu’elle prenait ma tête entre ces jambes pour essuyer mon derrière cela me rappelait mon tout petit enfance quand mon père le faisait de la même façon. Cela me rendait tout chaud à l’intérieur. Mais comme toujours Lucie ne me laissait pas profiter de la tendresse d’être un petit bébé. Elle m’ordonnait d’aller chercher mon pot pour le vider et le nettoyer. J’obéissais mais quand j’avançais toujours avec mes pieds attaché l’un à l’autre je sortais de mon tôle. Réalisant ce que j’avais fait je détachais mes pieds et enlevait la tétine de ma bouche. Je me changeais et quand je passais dans son bureau pour prendre congé, Lucie me demandait si j’avais passé un bon après-midi. Je ne savais pas trop mais je ne disais rien. Tout les deux on savait que j’allais revenir. Et vite.

 

Les jours, semaines qui suivaient j’allais de plus en plus souvent chez elle.  Jamais elle ne me montrait que cela lui plaisait mais je savais qu’elle adorait m’humilier, et petit à petit je détectais aussi un côté tendre dans la façon qu’elle me traitait. Au début elle ne s’occupait jamais beaucoup de moi, mais elle trouvait toujours de nouvelles manières pour m’humilier. Un jour elle avait attaché un grand morceau de cuir à l’harnais qui s’attachait à la ceinture de la taille, passait entre les jambes et s’attachait de nouveau à la taille en arrière. Cela me forçait de garder les jambes ouvertes et ensemble avec le fait que mes pieds étaient attachés l’un à l’autre cela rendait impossible de marcher. Je m’habituais vite à me déplacer uniquement en rampant.

 

Mais au fil des semaines elle devenait plus tendre,  prêtant de  plus en plus de temps à moi. Elle jouais avec moi avec des blocs, des puzzles et des poupées, et elle m’apprenait à dessiner. Mais surtout elle adorait me lire des histoires dans des livres d’enfants.

 

J’adorais et je rentrais de plus en plus facilement dans mon rôle. Du moment que je franchis sa porte je devenais complètement un petit bébé. Je n’avais plus aucune inhibition. A tel point que je demandais sans honte à être mis sur le pot quand j’avais besoin de me soulager. 

 

Un jour je franchissais une autre limite. Lucie travaillait et m’avait laissé seule à colorier. J’étais tellement absorbé par ça que quand je sentais le besoin de me soulager je ne voulais pas m’arrêter et je remplissais mes couches. Quand Julie le découvrit elle était furieuse. Elle me traitait de petit bébé dégeu, et me mettais dehors puisque « toute la maison  va puer ». Complètement dans mon rôle, je me cachais dans un coin de la terrasse en pleurant. Petit à petit je me calmais et me mettais à jouer avec le sable des bacs à plantes. J’étais assise sur ma couche pleine et j’aimais le sentiment de la masse chaude qui se répandait sous mes cuisses. Quand Lucie venait me chercher elle réalisait immédiatement l’étendu du désastre. Elle m’ordonnait de me mettre debout dans l’herbe et de me déshabiller complètement. Puis elle me nettoyait à l’aide du tuyau de jardin. En partant je jurais que c’était la dernière fois.

 

Les prochains deux semaines je résistais non seulement la tentation d’aller chez elle mais j’arrivais même à ne plus jouer le petit bébé tout seul. Mes jeux avec Lucie m’avaient un peu éloigné de Guy, qui fort absorbé par son travail comme toujours, n’avait même pas réalisé cet éloignement. Mais retrouvant la petite adolescente quand il rentrait du bureau remettait le feu dans notre relation. Je décidais que dorénavant j’allais me limiter au rôle d’adolescente.

 

J’attendais toujours le bon moment pour tout raconter à Guy dans l’espoir qu’il pourrait m’aider à trouver de l’aide. Mais le plus que j’attendais le plus que je croyais avoir récupéré le contrôle et donc la nécessité de chercher de l’aide était devenu moins urgente.

C’est alors qu’arrivait l’incident qui nous allait nous forcer à voir la réalité en face.

 

C’était un vendredi ou l’uni faisait “le pont” après un jour de fête. Guy, workaholic comme toujours était partie travailler. L’avant midi j’avais étudié mais l’après midi je commençais à jouer un rôle de petite fillette de 5 ans et je rentrais complètement dans mon caractère. Le résultat était que quand Guy rentrait tard le soir il me trouvait endormi sur le canapé avec la maison dans un état désastreuse. J’avais peint et après j’avais essayé de faire des crêpes. Les meubles étaient couvertes de peinture et dans la cuisine  tout était couvert de farine, sucre et beurre. Le samedi on avait finalement discuté et j’avais tout raconté. Il avait appelé Lucie pour l’engeuller. Le lundi Guy avait annulé tout ces rendez-vous pour rester avec moi – il n’osait plus me laisser seule -, et nous avions pris un rendez-vous chez un psychiatre qui pouvait nous recevoir le mardi à l’hôpital. Le début d’une nouvelle étape dans ma montée en enfer.

La suite : https://clairodon.wordpress.com/2009/09/24/ciel-ou-enfer-chap-5/

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