Ciel ou Enfer chapitre 11

Dans cette histoire Claire raconte comment elle s’est embobinée de plus en plus dans  ses jeux de rôles au point de ne plus pouvoir s’en sortir. Petit à petit le lecteur comprend  que ces jeux, compulsifs et humiliants, trouvent leur origine dans une personnalité sérieusement endommagée par le trauma dans son enfance de la mort de son père, avec qui elle était très intime, et par la maltraitance psychologique par sa mère.

Vous trouverez les chapitres précédents  dans la “catégorie”  “Ciel ou Enfer” en ordre renversée, le premier chapitre se trouvant tout à fait en bas.

 Dans le premier chapitre je racontais comment à 18 ans je tombais amoureuse de Guy, un homme de 35 ans,  et comment nous aimions faire des jeux de rôles. Des jeux ou initialement je jouais le rôle d’une adolescente mais qui m’emmenaient à accepter d’être traité comme un bébé par Lucie, l’ex de Guy. Dans le second chapitre je racontais comment nous aimions jouer en public et comment ces jeux devenaient  de plus en plus compulsifs.

Dans les chapitres 3 et 4  je racontais comment j’étais devenu accroc aux jeux de bébés et aux couches et comment  je  perdais graduellement tout contrôle.

Dans le 5ième chapitre je racontais mon séjour en hôpital psychiatrique, ou les psychiatres avaient essayé de me « guérir ».

Dans le 6ième chapitre je racontais  que Guy  me trouvait une « nanny », Maria, une jeune philippine, pour prendre soin de moi, et de la visite de Carlotta, la fille de 12 ans de Guy. Et dans le 7ième chapitre je racontais de la double visite d’Emilie, ma copine d’uni, avec sa nièce Sophie de 9 ans.

Dans le 8ième chapitre je racontais comment Guy, Maria et moi, petit à petit, formaient une petite famille. Avec des relations un peu tordues, mais une famille quand même. Et dans le 9ième chapitre je racontais comment après la courte période de bonheur familial je redescendais dans un enfer permanent de couches sales et de dépendance absolu.
Dans le 10ième chapitre Guy m’abandonnait et je rentrais chez ma maman qui triomphait et me remettait sous sa jouge J’y racontais également comment pendant mon enfance ma mère m’avait toujours humilié et soumise

 Chapitre 11: Et à partir d’ici?

Le lendemain, comme convenu, j’accompagnais ma mère à son bureau à la commune. Quand j’arrivais ces collègues me recevaient super gentiment. Elles s’étonnaient que je n’avais pas changé depuis l’époque que je venais souvent chez elles. C’est vrai que j’étais habillée de la même façon qu’à cette époque. Je portais une jupe écossaise rouge et bleue, avec un cardigan rouge et un chemisier blanc. Comme quand j’avais 13, 14 ans ma mère avait insisté que je mette des petits chaussettes blanches avec des chaussures plates. Exactement le type de vêtements qui à l’école m’avait mérité les moqueries de mes copines, mais qui des années plus tard, avait tellement excité Guy.

En dessous de ma jupe je portais une couche. Quand ma mère me l’avait ordonné j’avais protesté mais elle avait été impitoyable : « Je ne vais pas me laisser embarrasser par ma fille qui pisse dans sa culotte devant mes collègues. ».

Après avoir salué les anciennes j’étais étonné de me trouver face à face avec Muriel. Muriel avait été dans ma classe. Elle avait toujours été gentille avec moi, mais les dernières années d’école je l’avais un peu ignorée parce que je trouvais qu’elle était trop bête. Je me souvenais que ma mère m’avait raconté qu’il y avait une fille de ma classe qui avait été acceptée comme aide de bureau dans son service, mais j’avais complètement oublié. Maintenant elle me regardait rentrer avec ma mère avec des grands yeux étonnés.

«Bonjour Muriel, tu connais Claire, non ? » « Euh, oui, bien sure ». « Claire vient nous aider un peu ». Encore plus étonnée, elle me regardait de haut en bas, et puis m’adressait la parole avec un petit sourire gêné : « Mais tu n’es plus à l’uni ? ». Avant que je puisse réagir ma mère répondait que l’uni n’était rien pour moi. Qu’elle m’avait laissé essayer parce que j’avais tellement insistée, mais comme elle avait bien prévue ça avait été trop dure, et maintenant j’avais abandonné l’uni et étais revenu avec mes pieds par terre.

Muriel me regardait comme si elle était déçue mais ma mère ne la laissait pas le temps de répondre. « Claire s’embête à la maison et donc elle vient nous aider, le temps de lui trouver un job. Tu peux bien lui donner des petites choses à faire? ». Muriel me regardait et, un peu hésitante, elle disait que bien sûre il y avait des choses avec quoi je pouvais l’aider. Ma mère insistait que puisque je n’avais encore jamais travaillé dans un bureau, pour commencer elle devait me confier des tâches simples. De plus en plus gênée, Muriel acquiesçait.

Au début quand elle m’expliquait des tâches super-faciles et répétitifs elle était fort embêtée de devoir expliquer ces choses simples à celle qui avait été une des meilleures de sa classe, et qui avait été à l’uni. Mais quand elle voyait que je ne me formalisais pas, mais au contraire que j’étais très attentif, elle prenait de l’assurance. Et quand parfois je revenais vers elle pour demander si elle pouvait me réexpliquer certains détails, elle était tout à fait rassurée.

Les jours et semaines suivantes passaient très bien. Je m’entendais de mieux en mieux avec Muriel qui était super gentille avec moi. Un jour pendant le break de midi elle disait qu’elle devait m’avouer quelque chose. Je sentais qu’elle était très mal à l’aise et cela m’inquiétait. C’est là qu’elle me racontait que depuis bientôt un an elle sortait avec Jérôme, mon ancien petit ami d’école. J’étais sincèrement heureuse pour tous les deux et quand elle s’en rendait compte elle était tellement contente qu’elle m’embrassât. Notre amitié en fût renforcée.

Ma mère m’apprenait que bientôt une des collègues allait prendre une année de pause-carrière et qu’une intérimaire allait être engagée. Puisque tout le service voyait que je travaillais bien elle allait suggérer que Muriel remplace la personne qui partait et moi je pouvais remplacer Muriel comme intérimaire. Et puis, si dans quelques mois la commune organisait un examen d’aptitude général, je n’avais qu’à participer, et si j’arrivais à ne pas trop mal me placer, il y avait une bonne chance que je serais nommée. Elle ajoutait qu’elle ne voyait pas pourquoi je n’arrivais pas à me placer aussi bon, ou presque, que Muriel avait été placée. Bref, un plan de carrière. Mais cela ne me déplaisait pas.

A la maison c’était toujours la même routine. Quand on rentrait du bureau je montais pour enlever mes vêtements et pour changer ma couche. Parce que bien-sûre je portais toujours une couche. Puis je descendais en chemise ou T-shirt et ma mère m’aidait à me mettre mon éternel tablier. Je l’aidais avec le ménage, on regardait la télé, et puis un peu passée 9 heures je montais me coucher. Et à 9.heures et demie ma mère venait éteindre la lumière.

Le matin aussi c’était toujours la même routine avec ma mère qui me réveillait à 7 heures et inspectait ma couche. Je la mouillais chaque nuit. En général cela se passait avec un simple constat, mais de temps en temps j’avais droit à des remarques. « Ah, la sale pisseuse. Est-ce que tu n’apprendras jamais à rester sèche ? Ou est ce que j’ai mérité ça ? ». A ces moments je courbais la tête en silence.

Puis on passait à la salle de bain ou je devais faire poopoo pendant qu’elle fasse sa toilette. Si je suppliais que je ne devais pas elle répondait qu’on ne partirait pas avant que je n’avait fait. « Si non, si tu dois aller au bureau je dois venir t’aider à mettre ta couche. Tu ne voudrais quand même pas que tout le monde sache que tu portes des couches ? ». J’avais bien dire que je pourrais remettre une couche moi-même il n’y avait rien à faire. Seulement quand j’avais fait elle me laissait seule pour me laver et pour mettre les habits qu’elle avait préparés. Quand j’arrivais à la cuisine elle avait dressé la table et préparée ma tartine et un grand bol de lait. Le café avait été défendu («Ca t’a toujours rendu trop nerveuse.») et elle avait repris l’habitude de couper ma nourriture en petits bouts.

Je me plaisais dans cette petite vie facile et vivais uniquement dans le présent. Penser à mon passé, à mes périodes de bonheur absolu avec Guy, faisait trop mal. Et pourquoi penser à mon future puisque ma mère avait tout planifié.

La première fois que Muriel passait chez nous j’étais horriblement gênée qu’elle me voyait en petit tablier tout sale, mais elle n’en disait rien, faisant semblant de trouver ça normale. J’avais évidemment aussi peur qu’elle découvre mes couches, mais elle venait de plus en plus régulièrement et bien vite je me rendais compte qu’elle savait que je portais des couches. Mais de ça non plus elle ne disait rien.

Souvent ma mère profitait des visites de Muriel pour partir. Je comprenais qu’elles s’étaient arrangées pour que Muriel vienne faire du « babysit ». Mais elle était tellement gentille que cela ne me gênait pas, au contraire.

Un jour, quand ma mère venait de partir, elle me disait qu’elle avait une surprise pour moi. Elle m’entrainait dans ma chambre, et disant de me dépêcher, elle me faisait enlever le tablier et la couche, et demandait de mettre « une jolie robe ».  A peine de retour en bas on sonnait à la porte. C’était Jérôme, que je n’avais pas revu depuis mon retour dans le village.

Il avait finalement terminé son école et il travaillait dans l’entrepôt d’une petite entreprise locale. Nous commencions à évoquer des souvenirs, et je me sentais heureuse. A moitié pour taquiner, à moitié parce que je le pensais, je disais que les années quand Jérôme et moi étions un couple avaient été les meilleures années de ma vie. A ma surprise Jérôme tournait tout rouge et balbutiait que pour lui aussi c’étaient les années les plus heureuses. Je tournais automatiquement ma tête vers Muriel qui me donnait un regard meurtrier.

Un silence gêné s’installait pendant quelques secondes. Pour dire quelque chose je proposais de sortir et d’aller au « Nid d araignée », le club des jeunes qu’on fréquentait avant. Depuis que je vivais chez ma mère je ne sortais jamais et je n’avais donc plus mis un pied dans le club. J’étais un peu surprise de ma propre suggestion, mais Jérôme, probablement pour faire quelque chose, se mettait debout en disant que c’était une excellente idée.

Muriel hésitait une seconde et puis elle acquiesçait. Mais se tournant vers moi elle me prenait par la main en me disant « viens que je te prépare ». Surprise je la suivais. En m’entraînant elle continuait sa pensée. « Viens que je te mette ta couche. Tu ne voudrais pas que t’aie un accident au club, non ? » Je restais figé sur place. Muriel ne m’avait jamais changé,  elle avait toujours respecté mon intimité. Sa remarque maintenant instantanément activait toutes mes insécurités. Je la suivais docilement.

Elle insistait : « T’es d’accord que c’est mieux non ? » Je murmurais un petit oui pendant que je me couchais sur mon lit. Muriel montait ma jupe, enlevait ma culotte. A ma surprise elle savait très bien où ma mère gardait mes couches. Elle glissait une en dessous de mes cuisses et la refermait sur moi.

Elle m’aidait à me redresser et en sortant de la chambre elle voyait ma collection de poupées.

Elle en prenait une et me demandait son nom. Je répondais timidement qu’elle s’appelait Mimi. « Tu ne veux pas que Mimi nous accompagne ? ». Prenant la poupée je hochais de la tête. En quelques minutes j’étais redevenu une petite fille peureuse.

En route pour le club nous passions par le jardin d’enfants. Je m’arrêtais pour regarder les enfants qui jouaient, et quand Muriel me demandait si je ne préférais pas jouer au parc au lieu d’aller au club des jeunes je répondais que j’avais envie d’aller sur la balançoire.

 

A partir de ce jour l’attitude de Muriel envers moi au bureau changeait. Elle critiquait tout ce que je faisais. Elle disait que je ne collais pas les étiquettes tout droites ou me faisait d’autres reproches idiots similaires. Quand un jour elle découvrait une erreur dans le classement elle en faisait tout un drame, alertant tout le bureau. Bientôt j’avais peur pour tout ce que je faisais et refusais les tâches que je trouvais trop difficiles. Alors elle me demandait à quoi bon de venir si je n’étais pas capable de faire des choses aussi simples

 

Jérôme passait souvent à la maison, mais jamais ensemble avec Muriel. La première fois il était étonné de me voir en tablier. Je l’expliquais que ma mère me faisait porter un tablier pour éviter que je salisse mes vêtements il me regardait d’abord étonné, mais puis me disait que ça m’allait bien. Sans me sentir gêné je faisais une pirouette, découvrant ma couche, ce qui le faisait rire.

C’était clair qu’il était encore amoureux et de mon côté j’étais de nouveau attiré par son caractère joyeux et inconscient. Comme avec Muriel ma mère prenait l’habitude de sortir quand Jérôme était là. Un jour il me disait qu’il trouvait ça mignonne que je portais un tablier et des couches.  Un peu timide je le demandais s’il avait envie de me changer. Il n’hésitait pas une seconde. Quand on était dans la salle de bain je me laissais complètement déshabiller et rentrait dans le bain pour me faire laver. Un peu plus tard on se trouvait ensemble tout nu dans le bain. Quand je voyais son zizi en érection je n’hésitais pas pour le mettre en bouche et de le sucer, quelque chose que je n’avais jamais fait avec Guy.

A partir de ce jour à chaque fois qu’il venait on avait hâte pour que ma mère parte pour pouvoir se déshabiller et se mettre au bain. Un jour l’inévitable arrivait. Ma mère rentrait inattendue et nous trouvait en flagrant délit dans le bain. J’étais agenouillé devant Jérôme qui était debout et je tenais son joujou dans ma main prêt à le mettre en bouche.

J’ai cru d’abord qu’elle allait s’évanouir. Elle devenait tout pâle, et devait s’asseoir sur le tabouret à coté du bain. Elle avait des difficultés à respirer pendant plusieurs secondes. Entre temps nous étions sortis du bain et Jérôme, tout honteux, enfilait ces habits sans se sécher, tandis que moi je mettais un peignoir de bain. Etre pris en flagrant délit par sa mère quand on suce le sexe d’un copain est assez embarrassant, mais les premières minutes je ne me sentais quand même pas trop préoccupés.

Quand ma mère avait repris ces esprits elle hissait à Jérôme de partir, en ajoutant qu’elle ne voulait plus jamais le revoir. Jérôme s’éclipsait tout de suite mais je trouvais cela complètement exagérée et j’essayais de protester. Elle ne me laissait  pas parler.

«Encore toujours la même salope! T’es né pute !  Tu ne respectes vraiment rien. Au moins j’aurai cru que t’aurais respecté la mémoire de ton salaud de père. »

L’évocation de mon père me transperçait le coeur, et je regardais ma mère avec des grands yeux étonnées et effrayés « Quoi mon père ? » A son tour elle me regardait étonnée. « Tu ne vas pas me dire que tu t’en souviens pas,  sale petite garce? »  Quand je ne réagissais pas elle me prenait par le bras et en tournant mon bras derrière mon dos elle me forçait à rentrer dans le bain et à m’agenouiller. « Alors tu ne sais pas que c’est exactement comme ça que je t’ai trouvé avec ton père le jour qu’il s’est tué ? Sale petite pute, avec son propre père et maintenant avec le copain de sa meilleure copine.». C’était mon tour de ne plus pouvoir respirer. Elle me lâchait et  me laissait seule pendant que les mémoires de cet horrible jour me revenaient.  

Maintenant ma maman m’emmène tous les jours chez madame Julie. Il y a beaucoup d’autres petits enfants chez madame Julie. Madame Julie dit que je suis déjà une grande fille et je peux l’aider. Je donne le biberon pour les petits bébés quand madame Julie  donne à manger aux grands. Et quand  madame Julie change les pampers je joue avec les grands avec les poupées et les blocs et les livres pour colorier, et j’aime beaucoup peindre.

Quand ma maman ne va pas travailler elle m’attache au chauffage parce que elle dit que je casse tout et que je suis une sale petite fille. Parfois Muriel vient me chercher pour aller au parc de jeux. J’aime ça. Et avec Muriel je vais parfois au café ou y à plein d’amis de Muriel. Ils trouvent que je suis gentille parce qu’ils rient beaucoup avec moi. Muriel montre toujours ma couche et parfois quand elle est très mouillé elle m’emmène derrière pour me changer  pendant que ces copines regardent et rient très forts. Mais je reçois toujours un jus et ils me laissent jouer avec ma poupée.

Mais je préfère aller chez  madame Julie. Parce que je suis déjà grande je ne dois pas porter un tablier en plastic comme les petites. J’ai mon tablier à moi avec deux grandes poches. Je peux le mettre tout seul parce qu’il ferme avec des boutons devant, pas comme mon tablier à la maison que ma maman doit toujours fermer. 

Et quand les petites font dodo madame Julie me  raconte des histoires d’un livre. Parfois elle me laisse lire tout seul ou elle demande que moi je lui lise l’histoire pour elle. Elle dit que je lis très bien. J’aime très fort madame Julie.

Quand je vais être grande je veux soigner les petits bébés comme madame Julie. Elle dit que je dois beaucoup étudier pour devenir puéclu…,  puécultisse, …, j’ai oublié le nom, mais c’est ça que je veux devenir quand je serai grande

Quand je dis ça à ma maman elle rit très fort et elle dit que je vais jamais devenir grande, que je suis son petit bébé pour toujours. J’aime pas ma maman.

Master of the universe 4

What happened before.

You will find the preceding chapters of this story in “categories”  under “Master of the Universe”, with the different chapters in reversed order. To find the first chapter you just have to scroll down to the bottom.

 Chapter 1: For 32 year old Anthony, a very successful Wall Street executive, the world starts to change when he suddenly develops a bedwetting problem, and his wife Martha insists he wears diapers to bed until the doctors determine the cause. Without giving a final verdict pending the results of examinations the specialist suggests there is no physical cause, which makes Anthony wonder if the relaxation exercises Alice, Martha’s friend who temporally lives with them, gives him, aren’t making him sleep too deep, causing the loss of control.

 Chapter 2: Anthony, convinced that his problem was caused by the relaxation cessions with Alice, stopped them, but  immediately his insomnia’s came back, he felt tired again and lost his confidence. And even worse it didn’t stop his bedwetting, so he resumed the cessions. The specialist, not finding any cause, referred him to a specialized clinic. He postponed going there and they got used of him wearing diapers at night. But then he had a day-time accident. Prompted by his wife Martha he went to the clinic. He didn’t like the pseudo-psychological approach, -insisting he first had to accept his condition as an incontinent person before he would be cured -, but, agreeing with the therapist that he had nothing to lose, he accepted to begin the treatment

 Chapter 3:  In the taxi driving from the incontinence clinic to work he decided to cancel the treatment but when he wetted his diapers again he changed opinion. At the office he found someone had placed a stack of diapers in his private bathroom. Was it Caroline his young assistant? If so, how did she know? Martha went along to the second cession at the clinic, as the therapist had requested, where she had a private talk with the therapist. From then on she became more affectionate than she had been for a long time. Anthony started to enjoy being diapered by his wife as this led to great sex.

  Chapter 4

 The next couple of days the 3 of them got used at having Anthony walk around the house in his diapers. He wore now a “onesie” all the time and found it quiet comfortably. Also to go to the office he wore it underneath his business clothes as it concealed his diapers in case his shirt came out of his pants again.

From time to time Caroline would make a remark that made him blush. He “knew” she knew, – it had to be she that put the diapers in his bathroom -, but neither of them ever made an open remark about it. And at home Alice even stopped using making mocking remarks. As for Martha she was as much in love again as she had ever been. She was incredibly affectionate but at the same time making all the time provocative suggestions, so much that Alice would jokingly tell her to stop it, as she was getting jealous.

This last kind of remarks rekindled Anthony’s hope to seduce his wife’s best friend, because despite the renewed passion in his marriage he still hadn’t put Alice out of his mind.

One evening, Martha had gone to one of her meetings again, he found himself alone with Alice. They exchanged their usual flirting remarks. Alice didn’t mean anything with it but Anthony felt encouraged. His suggestive remarks became more and more explicit. Alice sensed the danger coming and tried to stop him without hurting his feelings, but he didn’t hear her. She got irritated and decided to make him feel he had gone out of line again.

She changed the subject to his diapers, asking if he didn’t feel awkward sitting with his diapers in front of her. Anthony completely misread this remark. He responded by jumping on his feet and saying enthusiastically that it didn’t embarrass him at all, on the contrary, it was a great way to show off his sexy legs. Although he did have sexy legs Alice couldn’t imagine why anybody would think a man in diapers to be sexy. She burst out laughing and told him not be ridiculous. Again he thought she was just playing hard to get so he responded by saying he knew she found him sexy wearing diapers as she had told him before.

Incredulous she corrected him saying he was confusing cute with sexy. Taking this as further encouragement Anthony walked over to her, took her hand and pressed it to his crotch: “I’m sure Martha has told you how incredibly erotic changing my diapers can be”. She was shocked by this direct invitation from her best friend’s husband. On top of that the feeling of the heaviness of his wet diapers was off-putting.

But she decided to conceal her anger. She pressed his diapers harder and whispering in his ear asked if the little baby wanted to be changed by “aunt Alice”. Anthony couldn’t hide his excitement. Finally she was falling for him. So he whispered back he couldn’t wait.

At that moment, having him where she wanted him to be, Alice pulled back. “Anthony we shouldn’t do this.” He was surprised and disappointed with this sudden reversal. He insisted, adding that he had longed for her for ever, that he really loved her, that he loved Martha very dearly too, but that it was not his fault that he loved two women , that he knew Alice loved him too, that Martha didn’t need to know,…

As Anthony got more and more excited Alice got madder with every word, but continued to perfectly hide her feelings. Finally she seemed too give in, but she put a condition: She wanted her lover to be very gentle and sweet. All excited he agreed immediately but that was not enough. Alice told him that he had himself worked up all too much; it didn’t seem he was going to be able to calm down so easily. So she proposed they would have first the relaxation cession they had planned to have later that night anyway. Anthony, disappointed again, first insisted that he couldn’t wait, but that of course was adding arguments to her suggestion. Understanding that it was non-negotiable Anthony agreed.

The relaxation cession went perfect as always. Her soothing voice calmed him down immediately, he felt his mind leaving his body and came out of the cession completely fresh and reposed. And as always he didn’t remember anything of what had happened or being said during the cession.

Feeling great, he jumped up, took Alice’s hand and pressing it again to his diapers, told her to follow him to his room. When they got to the bathroom he slightly opened his legs waiting for her to open the buttons in the crotch of his “onesie”. She gave him an amused smile, but then did what he was waiting for. After she had made the diapers drop to the floor she went to the washing table, took a hanky, put it under warm water and came back to him to wash his private parts.

When Martha did that he always got a huge erection which excited them both. Martha loved to have the anticipation last and would wash for ever. She would completely undress him and wash him from top to toes. She had discovered that washing his ass, pushing her finger into his rectum, got his erection even bigger.

But when Alice came up to him he noticed to his huge embarrassment that his penis was about an inch long, dangling between his legs. She looked at him in an inquisitive way. Taking the little thing between her fingers she began washing it. “Is this the thing with which you make Alice so happy?” she asked with a mocking smile.

Anthony was too confused and embarrassed to speak. He stammered that that had never happened before. Alice responded with a single “Sure”; put the hanky back on the washing table and touching his little thing with her finger making it dangle, she told him to follow her to the bathroom. “Let’s get our little baby diapered again before he pisses all over the floor”.

At that moment Anthony got out of his freeze. He told her to stop it. When she looked at him with a mocking smile, curious about what would follow, he looked at her in a furious way. “I’m sure it is because of the relaxation cession, you made me too relaxed. And I’m sure you knew that this would happen.”

She stopped smiling and gave him a long look. “Oh I see. I had forgotten. It’s also because of those cessions that you became a piss-boy no?” Anthony, all worked up, wanted to confirm, but she stopped him immediately. “Oh yeah? You haven’t forgotten that when we stopped the exercises you didn’t stop pissing in your pants, have you?”

He looked confused and distressed, but she was not going to stop there. “You know, I think you are just a little boy who has not been potty-trained”. This was so unfair. Until a couple of months ago he had never wet his pants or his bed. But before he could protest she took him by the hand and pulled him in the direction of the bathroom again. “Let’s start the potty training right now. You are going to take a leak before I put you back in diapers”.

Anthony stopped, and told her she had to be out of her mind to think he was going to do that. She turned to him and in an icy voice she asked him if he wanted her to tell Martha how he had begged her to have her change him, and how he had told her he loved her, and that Martha didn’t have to know ?

Defeated he looked at his feet and in a small voice said no, that he didn’t want that, that he would do as she asked. Triumphing she took him by the hand again, led him to the toilet, waited until he had peed, wiped his little birdie clean, and then led him to the bed again to be diapered.

He lay down on the large towel that she had spread out on the bed, and she began applying the ointment very delicately. With Martha this was a very sensual massage and he always got another erection, and felt proud of his manhood standing tall and stout. Now with his little thing dangling between his legs it felt different. He felt vulnerable and naked. But when Alice took hit tiny penis gently between her fingers and started rubbing the ointment in, he felt immediately strangely aroused. Although he didn’t have an erection it felt heavenly and he wanted it to go on forever.

But that was not what Alice had in mind. After a mere 30 seconds she closed his diaper tightly around his legs and helped him stand up. He felt very disappointed and although he didn’t dare to say so she noticed it immediately. “Oh, come here my little baby, let auntie Alice help you”. She stood behind him and putting her arms around him put her hands on his crotch and helped him masturbate across the thick diaper. He was again aroused and almost immediately ejaculated without having an erection. She sensed instantly that he had come and stopped rubbing. .“Already?”  He didn’t want her to stop so he groaned softly “More, more.”  She hesitated for a second but then she grabbed the little thing through his diapers and started squeezing. His ejaculation went on for some 10 or 15 seconds more but then he sighted deeply. It had been short, very short, but somehow it felt as good, no better, as all the orgasms he had had in his life. Happy and satisfied in a strange way he followed her downstairs.

He didn’t know it at the time but this was the only kind of sexual satisfaction he was going to get from then on.

next chapter: https://clairodon.wordpress.com/2010/07/19/master-of-the-universe-chap-5/

Descente au ciel (ou montée en enfer si vous préférez) Chap 10

 Voici mon histoire, dans laquelle je raconte comment je me suis embobiné de plus en plus dans  mes jeux de rôles au point de ne plus pouvoir m’en sortir.

Chapitre 10  Retour chez maman

Vous trouverez les chapitres précédents  dans la “catégorie”  “Ciel ou Enfer” en ordre renversée, le premier chapitre se trouvant tout à fait en bas.

Dans le premier chapitre je racontais comment à 18 ans je tombais amoureuse de Guy, un homme de 35 ans,  et comment nous aimions faire des jeux de rôles. Des jeux ou initialement je jouais le rôle d’une adolescente mais qui m’emmenaient à accepter d’être traité comme un bébé par Lucie, l’ex de Guy. Dans le second chapitre je racontais comment nous aimions jouer en public et comment ces jeux devenaient  de plus en plus compulsifs.

Dans les chapitres 3 et 4  je racontais comment j’étais devenu accroc aux jeux de bébés et aux couches et comment  je  perdais graduellement tout contrôle.

Dans le 5ième chapitre je racontais mon séjour en hôpital psychiatrique, ou les psychiatres avaient essayé de me « guérir ».

Dans le 6ième chapitre je racontais  que Guy  me trouvait une « nanny », Maria, une jeune philippine, pour prendre soin de moi, et de la visite de Carlotta, la fille de 12 ans de Guy. Et dans le 7ième chapitre je racontais de la double visite d’Emilie, ma copine d’uni, avec sa nièce Sophie de 9 ans.

Dans le 8ième chapitre je racontais  comment Guy, Maria et moi, petit à petit, formaient une petite famille. Avec des relations un peu tordues, mais une famille quand même. Et dans le 9ième chapitre je racontais comment après la courte période de bonheur familial je redescendais dans un enfer de couches sales et de dépendance absolu permanent

Quelques jours après que j’avais dégouté Guy en souillant  mes couches quand j’étais assise sur ses genoux, mon monde s’écroulait.

Guy m’annonçait qu’il partait pour une longue période à l’étranger. Il allait lui-même lancer une filiale de son entreprise en Asie. Je ne voulais pas comprendre et j’attendais qu’il m’invite à l’accompagner. Mais il m’expliquait qu’il avait terminé le contrat avec Maria. Je ne voulais toujours pas comprendre. Il expliquait qu’il avait long temps hésité mais depuis quelques jours il savait qu’il ne pouvait plus continuer notre relation. Voyant ma panique il me disait  doucement que je ne devais pas avoir peur, qu’il avait tout réglé. Il avait pris contact avec ma maman et elle était ravie de me reprendre chez elle.

Je me suis littéralement écroulée par terre. Maria, qui attendait derrière la porte, est venu me calmer, et ensemble avec Guy  ils m’ont mis au lit après m’avoir fait prendre un calmant.

Je n’ai plus beaucoup de souvenirs des jours suivants, probablement à cause des calmants qu’ils ont continué à me donner. Mais le jour J était arrivé très vite.

Avec une voiture chargée à mac avec mes vêtements, mes jouets et mes couches, Guy me conduisait chez ma mère qui m’attendait en effet toute ravie. Elle m’accueillit presque chaleureusement, et quand après que la voiture fût déchargée Guy ne savait pas très bien s’il devait prendre ces adieux immédiatement ou encore rentrer dans la maison, elle avait la délicatesse de sentir qu’il fallait mieux couper court. Quand il était partie je retenais avec beaucoup de peine mes larmes mais elle m’aidait gentiment à m’installer dans mon ancienne chambre en ajoutant qu’on rangerait le reste de mes bagages le jour suivant.

Quand elle me laissait seule je me sentais abandonné par Guy et bien que je le comprenne j’étais fâchée sur lui. Et me retrouver dans cette chambre ou j’avais passé mon enfance et adolescence, ou je m’étais sentie tellement opprimé et prisonnière, me donnait des frisons dans le dos. Mais en même temps je m’y sentais en sécurité et je me laissais tomber sur mon lit avec un grand soupir de soulagement, essuyant mes larmes. .

Ma mère et moi passions la soirée ensemble en regardant la télévision et montions nous coucher assez tôt. Je m’étais installé dans mon lit avec un livre d’enfance que j’avais retrouvé quand ma mère rentrait dans ma chambre.

« Guy m’a dit que tu fais pipi presque tous les nuits, j’ai mis une alèze sous ton drap, mais est-ce que tu ne ferais pas mieux de mettre une couche ? »

Je devenais tout rouge. Evidemment je savais que Guy avait longuement parlé avec ma mère mais néanmoins j’étais gêné par le fait qu’elle savait que je portais des langes. En plus j’avais décidé de reprendre contrôle de ma vie et très consciemment je n’avais pas mis de couche. Je voulais l’expliquer mais ma mère m’interrompait : « Ecoute fillette, t’es revenu ici parce que tu n’étais pas capable de vivre tout seul. Alors je crois que tu ferais mieux de suivre mes conseils, tu ne crois pas ? »

Je ne voulais pas avoir des mots dés le premier jour et j’acquiesçais. Ma mère, voyant que ne ripostais pas, demandait ou j’avais mis mes couches. Je lui indiquais l’armoire ou je les avais cachées. Elle en sortait une et me demandait si je nécessitais de l’aide. Avec une petite voix je répondais que je pouvais me débrouiller tout seul. Elle me donnait la couche et puis attendait en me regardant. Quand je répétais que je me débrouillerais toute seule elle répondait qu’elle préférait attendre. Tout honteuse je dépliais la couche, descendais mon pantalon de pyjama, glissait la couche en dessous de mes fesses, et la renfermait en ajustant les adhésifs, pendant qu’elle regardait.

En me rassurant que c’était quand même mieux que de mouiller son lit elle me souhaitait bonne nuit. Arrivé à la porte elle se retournait pour me dire sur une ton gentille que j’avais eu une journée éprouvante et que je ferais mieux de dormir tout de suite. De nouveau j’acquiesçais mais elle attendait que je mette le livre sur mon chevet de nuit avant d’éteindre la lumière.

« Bonne nuit fillette » « Bonne nuit maman »

Le lendemain matin quand je me réveillais j’entendais du bruit en bas à la cuisine et je savais donc que la salle de bain était libre. J’enlevais ma couche  – toute sèche – et je prenais ma douche avant de descendre. Puisque c’était un dimanche de printemps radieux je mettais une petite robe d’été. Quand je rentrais à la cuisine ma mère me recevait avec un sourire un peu forcée : « Ah te voilà enfin. Tu sais que je n’aime pas qu’on reste trop long temps au lit, il faudra te réadapter aux horaires de la maison.». J’aurais préféré un autre accueil mais je n’étais pas vraiment surprise et je m’excusais pour mon retard. Cela avait l’air de la remettre de bonne humeur parce que sur un ton plus gentil elle m’indiquait que mon petit déj m’attendait. Quand je voulais m’asseoir elle me retenait : « Attend, tu ne veux pas ruiner ta jolie robe.». Et sur ça elle sortait d’une armoire un des tabliers d’école en vichy bleu qu’elle m’avait fait porter jusqu’à mes 15 ans.

Je réalisais immédiatement  que si j’acceptais de mettre ce tablier je retournais 5 ans en arrière et que je redevenais la petite fille soumise et anxieuse que j’avais abandonné avec beaucoup de difficultés quelques années auparavant. Mais, las et soulagé en même temps, j’étirais mes bras devant moi pour l’aider à m’enfiler le tablier, puis je me retournais pour qu’elle puisse le boutonner dans le dos et fermer les lanières avec un nœud  dans la taille. Quand elle avait terminé elle me prenait par les épaules et me retournait de nouveau vers elle : «  Voila ma petite Claire de retour. »

Cette remarque me transperçait le corps comme une épée, mais en même temps je me sentais plus calme que je ne m’étais sentie depuis des années. En effet j’étais de retour, sain et sauf, au havre, protégé du grand monde sauvage ou les petites filles se perdent. Je souriais timidement à ma mère et je m’asseyais pour prendre mon petit déjeuner.

Quand j’avais terminé ma mère décrétait qu’on allait ranger  mes affaires. Le restant du jour était consacré à ça. Evidemment il n’y avait pas moyen de tout garder dans ma chambre. Donc il fallait décider les choses à garder, à vendre, à jeter, à mettre à la cave.

Ma mère avait vite repérées mes belles robes et autres vêtements de grandes marques, et décidait qu’on allait les vendre : « Ce n’est pas le genre de chose que tu voudrais porter ici au village. Et en plus je ne crois pas que ces vêtements te vont, elles ne sont pas conçues pour quelqu’un de ta taille ».

Quand elle voyait ma collection de bijoux elle ne voulait pas croire que c’étaient des vrais. Mais quand j’insistais elle disait qu’elle allait les mettre en sécurité « pour le jour qu’on aura besoin de les vendre ».

Quand aux habits et accessoires de Lo, elle se demandait comment c’était possible de porter des trucs aussi vilains et ordinaires, et tout passait à la poubelle. Il me restait donc les vêtements de Pupuce, qu’elle trouvait adorables, et les salopettes et gros pulls « bien pratiques » de Petite Claire.

Ma chambre se remplissait vite de mes poupées, jouets et livres d’enfants. Puisqu’il n’y avait pas assez de place une partie trouvait un rangement à la cuisine. Quand à mes livres et cours d’université, ils étaient descendus à la cave: « J’ai toujours su que l’uni était trop dure pour toi. Cela t’a même menée à l’asile de fous. J’espère que t’as appris ta leçon ? » C’était sa grande victoire.

Mais d’où vient ce besoin permanent de ma mère de me réduire, d’empêcher mon épanouissement ? J’y ai souvent pensée et je crois que je comprends, au moins pour une partie.

Ma mère avait seulement 18 ans quand je suis né. Elle m’a toujours accusé d’être la cause du fait qu’elle n’avait pas eue de jeunesse, et qu’elle n’avait pas su faire des études. Mon père était un charmeur. Il avait séduit ma mère, et puis il avait fait « la chose décente » en la demandant en mariage après qu’elle était tombée enceinte. Mais il la trompait dés le premier jour. Et quand elle commençait à lui faire des reproches, pour rentrer tard, pour la laisser seule avec ce « foutu môme », pour la tromper, il s’absentait de plus en plus.

Moi je l’adorais. Quand il était à la maison il jouait avec moi pendant des heures, à la grande colère de ma mère.

 

Quand il était absent elle se vengeait. Je me souviens que quand j’étais encore toute petite elle menaçait qu’on allait partir à nous deux, sans laisser d’adresse, ainsi que mon père ne pourrait plus jamais nous retrouver. On peut s’imaginer l’effet de ce genre de discours sur une gosse de 3 ans. Ou quand mon père ne rentrait pas pendant plusieurs jours elle me disait que c’était de ma faute, qu’il en avait marre d’avoir un bébé qui pleurait tout le temps.

 

Une vraie torture psychologique. Elle ne me montrait presque jamais de l’affection, me prenant que très rarement dans ces bras.  Elle ne m’apprenait rien, ne m’encourageait jamais. A part pour me critiquer elle m’ignorait. Mais la critique était incessante et elle me traitait toujours comme un bébé. Prétendant que j’étais trop maladroite elle ne me laissait pas utiliser un couteau jusqu’à la l’âge de 9 ou 10 ans. Jusqu’à cet âge elle mixait ma nourriture et me faisait porter un bavoir.

 

Après la mort de mon père dans un accident de voiture quand j’avais 8 ans ma mère prétendait qu’il s’était suicidé parce qu’il avait honte de sa fille. Je criais que ce n’était pas vrai, mais elle insistait et la doute s’installait. Beaucoup d’années plus tard je saurai qu’il n’y avait pas eu le moindre indice pour soupçonner un suicide mais pendant toutes ces années j’ai toujours eu ce petit doute horrible.

Un peu de temps après le décès j’avais quelques “accidents” la nuit pendant quelques mois. Ma mère me faisait porter des couches ce que je trouvais horriblement humiliant. Même quand je ne mouillais pas mes couches pendant plusieurs semaines elle me les mettait chaque nuit. J’ai porté des couches pendant plus qu’un an, ce qui était une autre raison pour m’humilier (« Est ce que le bébé a été propre cette nuit ? »). Les jours de week-end elle me gardait dans ma couche pendant une bonne partie de la journée (« Non je n’ai pas le temps de te changer maintenant »). A plusieurs occasions je n’ai plus su me  retenir et j’ai souillé ma couche, ce qui me donnait évidemment droit à encore des insultes et des punitions.

 

Mon père me manquait énormément. Il me manque toujours aujourd‘hui. Mais la vie continuait. Et pour un petit moment il y avait même une amélioration. Mais puis, quand j’avais 10 ans, ma mère rencontrait ce veuf. Je ne sais pas comment ils se sont connus mais je crois par Internet. Il vivait avec sa fille de 9 et son fils de 6 ans dans une autre ville. Pendant une bonne année on a passée tous nos week-ends et vacances ensemble.

 

Avec recul il est évident qu’il ne cherchait pas une compagne mais une ménagère et une mère pour ces enfants. La façon que ma mère cherchait à être appréciée par cet homme distant était pathétique. Et moi il m’ignorait royalement, j’étais la fille de la bonne.

 

Chaque week-end ma mère devenait l’esclave des deux enfants, surtout de la fille. La petite garce de 9 ans était vraiment méchante. J’étais la victime permanente de ces moqueries et ma mère, essayant de monter dans ces grâces,  m’humiliait encore plus que d’habitude, croyant que la petite allait l’apprécier.

 

Elle ne tardait pas à dévoiler à ma nouvelle « famille » qu’il y a peu je portais encore des couches pour aller dormir. Utiliser des couteaux et des fourchettes étant tout neuf pour moi, à table on se moquait de ma maladresse. Prétendant de gagner du temps ma mère souvent prenait mon assiette et coupait ma nourriture en petits morceaux comme elle le faisait pour mon petit « frère ». Et elle me faisait porter systématiquement un bavoir au grand plaisir de ma « sœur ». 

 

Elle recevait souvent des nouveaux vêtements mais à moi on me disait que je n’en méritais pas puisque je ne les soignais pas assez. Bien que j’avais une année de plus j’étais nettement plus petite qu’elle. Donc de temps en temps ma mère demandait à ma « sœur » de chercher dans sa garde-robe des habits qui étaient devenus trop petits et de me les donner. La garce cherchait toujours les pièces les plus moches, usées ou enfantines, et puis quand je les mettais elle se moquait de moi.

 

Je devenais de plus en plus timide et mon passe temps préférée était de me mettre dans un coin avec un livre. Assez douée je lisais parfois des livres pour des enfants plus âgées.  Quand ma mère le remarquait elle me faisait lire tout haut, et quand je mal-prononçais un mot, ou quand elle soupçonnait que je ne le  comprenais, elle me le faisait répéter ou en expliquer la signification. Si je n’y arrivais pas le livre était déclaré encore trop difficile et confisqué. Très vite je n’arrivais plus à lire deux phrases cohérentes ou de prononcer des mots tout simples devant elle, sans bégayiez et sans m’embrouiller complètement, au grand plaisir de ma « sœur ». Je me résignais à lire des livres pour des enfants plus jeunes, afin qu’on me laissait tranquille.

 

Un autre sujet favori était mon écriture « illisible ». Elle me faisait faire des exercices sur le papier à double ligne qu’employait mon petit « frère » qui était en première classe. Elle me faisait même faire mes devoirs d’école sur ce papier jusqu’au moment que l’institutrice lui disait que ce n’était pas nécessaire.  

 

Tout ceci minait complètement le peu d’estime propre qui me restait. Je devenais très irritable et pleurait facilement, ou par pure frustration je piquais des colères ou je jetais par terre tout ce qui était à ma portée. A ces moments j’hurlais des méchancetés à ma « sœur » et essayait même de la battre. Ces réactions enfantines me méritaient d’autres punitions humiliantes comme devoir me mettre dans le coin ou aller dormir tôt. Mais la punition la plus humiliante était quand ma mère m’attachait les mains dans le dos, me forçant de demander de l’aide pour tout. La première fois était quand j’avais de nouveau jeté des trucs lors d’une colère. Mais cela devenait une punition fréquente. A chaque fois je me jurais d’être stoïque et de ne rien demander mais à chaque fois je n’avais pas assez de caractère et je finissais à demander un verre d’eau ou de changer la chaine de télévision. Le pire était quand je devais aller à la toilette et que ma mère demandait à ma « sœur » de m’aider. La petite garce ne cachait pas le plaisir qu’elle trouvait à m’humilier en baissant mon slip, d’attendre pendant que je me soulageais, et de remettre mon slip sans m’essuyer le pet.

 

Je la haïssais. Mais le petit garçon était très gentil et je m’entendais bien avec lui. Donc après quelques mois je prenais l’habitude  de jouer avec lui. Nos jeux préférées étaient le play-mobil, les livres à colorier, et … même les poupées. (ce qui nous méritait tout les deux les remarques moqueuses de la sœur). Je crois que c’est la que pour la première fois j’ai appris à me refugier  dans le rôle d’une personne plus jeune.

 

Après un peu plus qu’un an cela ce terminait brusquement. Je crois que ma mère avait finalement compris qu’elle n’était que la bonne, qu’il ne la demanderait jamais en mariage. D’une semaine à autre nos visites de week-end étaient terminées.

 

 

C’était à ce même moment que je commençais l’école secondaire et j’étais “sauvé” par mon nouvel instituteur. Malgré toutes mes insécurités j’avais terminé l’école primaire une année trop tôt. Dans la nouvelle école j’étais devenu toute suite l’objet de beaucoup de taquineries à cause de ma petite taille. Tout le monde me traitait de Petite et de Puce. Ma mère en profitait pour suggérer à l’école que je n’étais pas assez mûre et que je ferais mieux de retourner un an en primaire. Son insistance avait attiré l’attention de mon prof et il me payait spécialement attention. C’était lui qui découvrit en dessous de la petite fille timide, anxieuse, et maladroite, une personne intelligente, imaginative et sensitive. Il c’est acharné à faire surgir cette personne à la surface.

 

Si à l’école je sortais petit à petit de ma carapace, à la maison rien ne changeait. Au contraire. Ma mère continuait à critiquer tout ce que je disais et faisais, et à me traiter comme un petit gosse. C’est à cette époque qu’elle a commencé à me forcer à porter un tablier, tablier que j’ai porté jusqu’à l’âge de 15 ans. Et elle me faisait porter des vêtements qui me donnaient l’aspect encore plus jeune. Dans un autre chapitre j’ai déjà raconté des petites jupes plissés aux chaussettes blanches qu’elle me faisait porter ce qui me donnait droit a bien de railleries de la part de mes copines à l’école. Les interventions de l’école n’aidaient pas. Au contraire, elle me disait que si l’école voulait que je m’habille comme une petite pute il était peut-être temps de changer d’école.

 

Mais petit à petit je prenais mes distances. Graduellement je ne voyais plus ma mère comme l’adulte menaçant qui avait un pouvoir absolu sur moi, mais comme la personne frustrée et pathétique qu’elle était en réalité. Je devenais « normale » et mes résultats scolaires devenaient les meilleurs de la classe. Un jour, un peu après mon 15ième anniversaire, je décidais que je ne me laisserais plus intimider. A partir de ce jour j’ai commencé à faire ce que je croyais que je devais faire, et j’ai cessé d’obéir à ma mère d’un jour à autre.

 

La suite je l’ai déjà raconté. A 17 ans je suis partie de la maison pour  commencer l’univ. De nouveau j’étais la plus petite et la plus jeune. Je me forçais de me surpasser et d’impressionner les autres. Mais quand Guy est venu dans ma vie, je me suis laissé berner petit à petit dans une vie plus facile. Fatiguée la petite soldate a abandonné la lutte.

Et me voici rentrée. Comme ma mère l’avait dit : sa petite Claire était de retour.

L’idée était terrifiante mais en même temps tellement attirante. Elle avait eu raison, je ne pouvais pas me surpasser en permanence pour toujours. Au fond j’avais déjà abandonné il y a long temps quand je m’étais refugié dans les bras de « papa » Guy, ou quand  j’avais abandonné toute dignité en me soumettant à Lucie.

Alors c’était mieux de rentrer chez maman. Elle au moins ne m’abandonnerait pas comme les autres.

Ce soir là, un peu passé 9 heures, ma mère me disait qu’il était temps de monter. Surprise je protestais en riant que je voulais attendre jusqu’à la fin du programme. Mais elle insistait « puisque le lendemain la semaine recommençait ». Je montais donc et après une petite hésitation mettait une couche. J’avais bien fait parce qu’après un quart d’heure elle rentrait dans ma chambre et me demandait si j’avais mis une couche. Et elle ne se contentait pas de mon affirmation mais vérifiait en me faisant descendre mon pantalon.

Le lendemain elle me faisait sortir du lit vers 7 heures pour que je prenne le petit déjeuner avec elle avant qu’elle ne parte à son travail à l’administration communale. Avant de partir elle me donnait des instructions des choses à faire pendant son absence.

Les jours suivants se passaient tous d’une manière identique. Je passais une bonne partie de la journée faisant le ménage mais les après-midi je passais tranquillement principalement en relisant tous les livres que j’avais adorée enfant. Je me sentais plus-tôt heureuse.

Très vite quelques routines s’installaient, tous désignés à accentuer ma soumission. Chaque soir elle m’envoyait au lit vers 9 heures et quart et montait pour contrôler si j’avais mis une couche et pour éteindre la lumière à 9 heures 30 pile. Le matin elle venait me réveiller et attendait jusque je sortais du lit pour mettre sa main en dessous de la couche pour vérifier si je m’étais mouillé ou pas. Dans cette première période ma couche était sèche tous les jours et elle me répétait donc tous les jours que c’était bien. Ajoutant même un jour que si je continuais comme ça on pourrait envisager bientôt d’essayer de ne plus mettre de couche. J’étais tellement surprise de cette remarque positive venant de ma mère que je sentais des larmes de bonheur surgir dans mes yeux.

Et quand j’arrivais à la cuisine j’enfilais mon tablier et puis me tournait avec mon dos vers ma mère pour qu’elle le fermait. Je faisais fort attention à ne pas salir le tablier et ça aussi me méritait parfois des compliments de la part de ma mère qui me remplissaient également d’un sentiment de bonheur. 

Parce que pour le reste rien n’avais changé. Chaque soir j’avais peur du moment qu’elle allait rentrer parce que chaque jour j’avais droit à un nombre de critiques concernant la façon que j’avais exécuté les taches ménagères qu’elle m’avait demandé de faire. Le plus souvent cela se terminait avec un grand soupir : « La prochaine fois je m’en occuperai moi-même ». Mais j’avais appris que si à ces moments je m’excusais la paix se rétablit toute de suite. Souvent elle disait alors que ce n’était pas bien grave et qu’elle savait que j’essayais de faire de mon mieux.

J’avais l’impression que nous avions trouvé un équilibre et je me demandais pourquoi il y a quelques années j’avais eu tellement besoin de m’enfuir de là. A ma surprise je me trouvais bien sous les ailes de ma maman, pour moi rien ne devais changer.

Mais après quelques semaines un soir ma mère me prenait à part pour me dire que je ne pouvais pas continuer comme ça à ne rien faire pendant toute la journée, qu’il était temps qu’on me trouvait un job. Du coup toutes mes insécurités revenaient.

Le lendemain quand ma mère était partie au bureau je sortais mes poupées et rentrais dans le rôle de Pupuce. C’était la première fois que je jouais un rôle depuis que j’étais rentré à la maison. Me retrouver dans la peau de la petite fille joyeuse et heureuse, loin de la menace de nouveau devoir affronter le grand vilain monde, me soulageait énormément. Bien que Pupuce ait 5 ans elle fait encore souvent pipi dans sa culote. Et cela arrivait aussi ce jour là. J’étais assis dans le canapé du salon quand l’accident arrivait. Je sortais immédiatement de mon rôle mais le malheur était fait. Je mettais un nouveau slip et une nouvelle jupe mais je n’osais pas enlever le tablier qui lui aussi était mouillé par derrière. Et évidemment il y avait une grande tache mouillé dans le canapé.

Quand ma mère le découvrit ce soir là c’était le grand drame. Elle croyait que je l’avais fait exprès, ce qui la rendait furieuse et sarcastique. Je ne sais pas pourquoi elle pensait que je l’avais fait express, mais peut-être qu’elle avait senti ma crainte de devoir aller travailler et qu’elle croyait que j’essayais d’y échapper de cette manière? De toute façon elle m’ordonnait de la suivre dans ma chambre ou elle me faisait enlever ma jupe et mon slip et remettre une couche. Puis elle me montrait une ceinture en me demandant de mettre mes mains dans le dos. Je comprenais tout  de suite ce qui allait suivre et je me mettais à pleurer et à plaider mais elle était impitoyable.

Quand mes mains étaient attachées elle me prenait par les épaules et riait: «Ca fait penser au bon vieux temps, non ? ».  Je ne réagissais pas et elle insistait « Non ? ». Je n’arrivais pas à répondre à cause des mes sanglots. Soulevant mon tablier elle donnait une petite tape sur la couche et continuait : « Mais à l’époque tu ne portais pas encore de langes,  ni même de tablier. T’en a fait du progrès tu ne trouves pas ? Alors tu croyais pouvoir t’échapper ? Tu vois ou ça ta emmené. Tu a toujours été incapable de t’occuper de toi-même et tu le seras toujours, tu sais ça, non ? » De nouveau je ne réagissais pas mais cette fois ci elle insistait jusque j’avais dit entre mes sanglots que je le savais. « Ne t’en fait pas la puce, calme toi, il ne faut pas avoir peur, je ne te laisserai plus jamais partir. Jamais ».

C’est seulement à ce moment là que je comprenais l’étendu de ma défaite. Mais en même temps j’avais envie de mettre mes bras autour de son coup et de lui donner un gros câlin de reconnaissance. Mes mains attachées m’en empêchaient, et je savais que de toute façon elle m’aurait repoussée, mais je me calmais et lui donnait un petit sourire timide.

Après elle m’avait emmené à la cuisine ou je la regardais pendant qu’elle préparait à manger. Elle mettait mes pommes de terre, viande et légumes ensemble et mixait le tout en une purée. « T’as faim ? ». Je n’osais pas dire non, et puis tout d’un coup j’avais envie que ma maman me nourrit à la cuillère, donc je hochais la tête. Mais avec un sourire sarcastique elle mettait mon assiette devant moi et poussant ma tête vers l’assiette elle m’ordonnait de manger.  Avec les larmes coulant sur mes joues je vidais l’assiette comme un chien.

Une fois terminée elle me nettoyait la figure avec un pan de mon tablier et annonçait qu’il était temps pour les petits bébés de faire dodo. Elle me mettait au lit sans me déshabiller et sans détacher les mains. Une fois au lit Pupuce venait à ma recouse et je m’endormais malgré l’inconfort des mains attachées dans le dos.

Le lendemain matin elle rentrait dans ma chambre, me libérait les mains et comme tous les jours vérifiât ma couche. Triomphante elle constatait que « le petit bébé a fait un gros pipi ». Elle m’ordonnait de la suivre à la salle de bain ou elle me disait de faire poo pendant qu’elle fasse sa toilette. Je protestais que je ne devais pas faire mais elle insistait que je ne descendrais pas avant d’avoir fait. Je m’efforçais et quand j’avais réussit elle venait vérifier, puis disait de me laver et de descendre sans m’habiller. Elle m’attendait à la cuisine avec une couche et deux serviettes rectangulaires. Une fois la couche mise, avec les serviettes supplémentaire dedans, elle me faisait enfiler une culotte en plastic et me remettait le tablier sale en m’annonçait que j’étais prête pour la journée. Cela faisait long temps que je n’avais plus porté une couche aussi grosse et malgré les circonstances j’aimais retrouver ce sentiment.

Après m’avoir donnée les instructions de ménage du jour elle partait à son travail. Je rentrais immédiatement dans le rôle de Pupuce. Au fond je n’avais pas vraiment sortie de mon rôle mais ma mère ne s’en était pas rendu compte. Et les désastres ne se faisaient pas attendre. Voulant faire les tâches ménagères ordonnées, je ne faisais que causer des accidents. Donnant de l’eau au plantes je les faisais déborder, voulant nettoyer la cuisine je renversais le seau et l’eau coulait jusqu’au living ou la tapis-plein était trempé, et à midi je renversais mon verre de jus d’orange sur mon tablier.

L’après midi je m’embêtais et décidais d’aller au magasin du coin. En me voyant entrer portant le même petit tablier sale d’il y a 5 ans le propriétaire me regardait avec des grands yeux. « Mais qui voilà ! Bonjour Claire, t’es en visite chez ta maman ? » Pupuce ne comprenait pas ce qu’il voulait dire. En visite ? Mais je hochais la tête. « Ah je suis sûre que cela la fait beaucoup de plaisir. Et avec quoi je peux t’aider ? ». Avec une petite voix je demandais une glace. Il ouvrait le frigo et je choisissais une glace au chocolat. « Cela fera 1 euro 75. » C’est seulement à ce moment là que je réalisais que j’étais partie sans argent. Toute confuse je m’excusais mais il me souriait qu’il l’aurait une autre fois de ma maman. Je le remerciais en balbutiant mais puis je lui demandais de ne pas dire à ma mère que j’étais venue. Il me regardait de nouveau avec des grands yeux quand j’expliquais que ma mère, n’aimait pas que je sorte de la maison.

Je me dépêchais à la maison ou je désemballais la glace et commençait à la manger lentement. Trop lentement, et elle commençait à dégeler. De nouveau j’étais maladroite et la glace faillit tomber. J’avais encore tout juste le temps de la rattraper dans ma main. Je la finissais en léchant dans ma main. Une fois terminé je nettoyais ma bouche à ma manche et j’essuyais mes mains au tablier.

Quand ma mère rentrait un peu plus tard et me trouvait avec ma figure plein de chocolat et mon tablier tout sale elle me grondait disant que j’étais une vrai disgrâce. Elle m’emmenait me regarder dans le miroir, et me demandait ou elle avait mérité d’avoir une fille dégoutante comme moi. Puis elle continuait en me demandant d’où venaient les taches de chocolat et je devais donc admettre que j’étais allé au magasin du coin, ce qui me méritait une autre avalanche de reproches. Mais quand elle découvrit les autres malheurs que j’avais causés elle ne se fâchait plus. Elle se contentait de soupirer.

Plus tard elle m’annonçait que le lendemain je l’accompagnerai à son travail à la commune. Quand j’avais été gosse je l’accompagnais souvent pendant les vacances. Je m’installais avec un livre dans un petit coin et je ne bougeais pas de toute la journée. Les collègues de ma mère me félicitaient toujours parce que j’étais si sage et tranquille. L’idée d’y retourner ne me déplaisait donc pas. C’était mieux que de rester toute seule à la maison.

Pour la fin :https://clairodon.wordpress.com/2010/04/21/ciel-ou-enfer-chapitre-11/

Certains lecteurs réclamaient une fin moins triste: https://clairodon.wordpress.com/2010/05/10/ciel-ou-enfer-11-bis/