Ciel Ou Enfer 11 bis

Vous trouverez les chapitres précédents  dans la “catégorie”  “Ciel ou Enfer” en ordre renversée, le premier chapitre se trouvant tout à fait en bas.

  

  Chapitre 11 bis:

Dans le 11ième  et dernier chapitre je racontais comment d’abord je me réhabituais à vivre soumise à ma mère, et puis à la fin les choses prenaient une tournure que certaines de mes lectrices trouvaient trop triste. Pour elles je propose une fin alternative. Le début du chapitre est le même, ça change à partir de la mention, en gras, “fin alternative”

 

Le lendemain, comme convenu, j’accompagnais ma mère à son bureau à la commune. Quand j’arrivais ces collègues me recevaient super gentiment. Elles s’étonnaient que je n’avais pas changé depuis l’époque que je venais souvent chez elles. C’est vrai que j’étais habillée de la même façon qu’à cette époque. Je portais une jupe écossaise rouge et bleue, avec un cardigan rouge et un chemisier blanc. Comme quand j’avais 13, 14 ans ma mère avait insisté que je mette des petits chaussettes blanches avec des chaussures plates. Exactement le type de vêtements qui à l’école m’avait mérité les moqueries de mes copines, mais qui des années plus tard, avait tellement excité Guy.

En dessous de ma jupe je portais une couche. Quand ma mère me l’avait ordonné j’avais protesté mais elle avait été impitoyable : « Je ne vais pas me laisser embarrasser par ma fille qui pisse dans sa culotte devant mes collègues. ».

Après avoir salué les anciennes j’étais étonné de me trouver face à face avec Muriel. Muriel avait été dans ma classe. Elle avait toujours été gentille avec moi, mais les dernières années d’école je l’avais un peu ignorée parce que je trouvais qu’elle était trop bête. Je me souvenais que ma mère m’avait raconté qu’il y avait une fille de ma classe qui avait été acceptée comme aide de bureau dans son service, mais j’avais complètement oublié. Maintenant elle me regardait rentrer avec ma mère avec des grands yeux étonnés.

«Bonjour Muriel, tu connais Claire, non ? » « Euh, oui, bien sure ». « Claire vient nous aider un peu ». Encore plus étonnée, elle me regardait de haut en bas, et puis m’adressait la parole avec un petit sourire gêné : « Mais tu n’es plus à l’uni ? ». Avant que je puisse réagir ma mère répondait que l’uni n’était rien pour moi. Qu’elle m’avait laissé essayer parce que j’avais tellement insistée, mais comme elle avait bien prévue ça avait été trop dure, et maintenant j’avais abandonné l’uni et étais revenu avec mes pieds par terre.

Muriel me regardait comme si elle était déçue mais ma mère ne la laissait pas le temps de répondre. « Claire s’embête à la maison et donc elle vient nous aider, le temps de lui trouver un job. Tu peux bien lui donner des petites choses à faire? ». Muriel me regardait et, un peu hésitante, elle disait que bien sûre il y avait des choses avec quoi je pouvais l’aider. Ma mère insistait que puisque je n’avais encore jamais travaillé dans un bureau, pour commencer elle devait me confier des tâches simples. De plus en plus gênée, Muriel acquiesçait.

Au début quand elle m’expliquait des tâches super-faciles et répétitifs elle était fort embêtée de devoir expliquer ces choses simples à celle qui avait été une des meilleures de sa classe, et qui avait été à l’uni. Mais quand elle voyait que je ne me formalisais pas, mais au contraire que j’étais très attentif, elle prenait de l’assurance. Et quand parfois je revenais vers elle pour demander si elle pouvait me réexpliquer certains détails, elle était tout à fait rassurée.

Les jours et semaines suivantes passaient très bien. Je m’entendais de mieux en mieux avec Muriel qui était super gentille avec moi. Un jour pendant le break de midi elle disait qu’elle devait m’avouer quelque chose. Je sentais qu’elle était très mal à l’aise et cela m’inquiétait. C’est là qu’elle me racontait que depuis bientôt un an elle sortait avec Jérôme, mon ancien petit ami d’école. J’étais sincèrement heureuse pour tous les deux et quand elle s’en rendait compte elle était tellement contente qu’elle m’embrassât. Notre amitié en fût renforcée.

Ma mère m’apprenait que bientôt une des collègues allait prendre une année de pause-carrière et qu’une intérimaire allait être engagée. Puisque tout le service voyait que je travaillais bien elle allait suggérer que Muriel remplace la personne qui partait et moi je pouvais remplacer Muriel comme intérimaire. Et puis, si dans quelques mois la commune organisait un examen d’aptitude général, je n’avais qu’à participer, et si j’arrivais à ne pas trop mal me placer, il y avait une bonne chance que je serais nommée. Elle ajoutait qu’elle ne voyait pas pourquoi je n’arrivais pas à me placer aussi bon, ou presque, que Muriel avait été placée. Bref, un plan de carrière. Mais cela ne me déplaisait pas.

A la maison c’était toujours la même routine. Quand on rentrait du bureau je montais pour enlever mes vêtements et pour changer ma couche. Parce que bien-sûre je portais toujours une couche. Puis je descendais en chemise ou T-shirt et ma mère m’aidait à me mettre mon éternel tablier. Je l’aidais avec le ménage, on regardait la télé, et puis un peu passée 9 heures je montais me coucher. Et à 9.heures et demie ma mère venait éteindre la lumière.

Le matin aussi c’était toujours la même routine avec ma mère qui me réveillait à 7 heures et inspectait ma couche. Je la mouillais chaque nuit. En général cela se passait avec un simple constat, mais de temps en temps j’avais droit à des remarques. « Ah, la sale pisseuse. Est-ce que tu n’apprendras jamais à rester sèche ? Ou est ce que j’ai mérité ça ? ». A ces moments je courbais la tête en silence.

Puis on passait à la salle de bain ou je devais faire poopoo pendant qu’elle fasse sa toilette. Si je suppliais que je ne devais pas elle répondait qu’on ne partirait pas avant que je n’avait fait. « Si non, si tu dois aller au bureau je dois venir t’aider à mettre ta couche. Tu ne voudrais quand même pas que tout le monde sache que tu portes des couches ? ». J’avais bien dire que je pourrais remettre une couche moi-même il n’y avait rien à faire. Seulement quand j’avais fait elle me laissait seule pour me laver et pour mettre les habits qu’elle avait préparés. Quand j’arrivais à la cuisine elle avait dressé la table et préparée ma tartine et un grand bol de lait. Le café avait été défendu («Ca t’a toujours rendu trop nerveuse.») et elle avait repris l’habitude de couper ma nourriture en petits bouts.

Je me plaisais dans cette petite vie facile et vivais uniquement dans le présent. Penser à mon passé, à mes périodes de bonheur absolu avec Guy, faisait trop mal. Et pourquoi penser à mon future puisque ma mère avait tout planifié.

La première fois que Muriel passait chez nous j’étais horriblement gênée qu’elle me voyait en petit tablier tout sale, mais elle n’en disait rien, faisant semblant de trouver ça normale. J’avais évidemment aussi peur qu’elle découvre mes couches, mais elle venait de plus en plus régulièrement et bien vite je me rendais compte qu’elle savait que je portais des couches. Mais de ça non plus elle ne disait rien.

Souvent ma mère profitait des visites de Muriel pour partir. Je comprenais qu’elles s’étaient arrangées pour que Muriel vienne faire du « babysit ». Mais elle était tellement gentille que cela ne me gênait pas, au contraire.

Un jour, quand ma mère venait de partir, elle me disait qu’elle avait une surprise pour moi. Elle m’entrainait dans ma chambre, et disant de me dépêcher, elle me faisait enlever le tablier et la couche, et demandait de mettre « une jolie robe ».  A peine de retour en bas on sonnait à la porte. C’était Jérôme, que je n’avais pas revu depuis mon retour dans le village.

Il avait finalement terminé son école et il travaillait dans l’entrepôt d’une petite entreprise locale. Nous commencions à évoquer des souvenirs, et je me sentais heureuse. A moitié pour taquiner, à moitié parce que je le pensais, je disais que les années quand Jérôme et moi étions un couple avaient été les meilleures années de ma vie. A ma surprise Jérôme tournait tout rouge et balbutiait que pour lui aussi c’étaient les années les plus heureuses. Je tournais automatiquement ma tête vers Muriel qui me donnait un regard meurtrier.

Un silence gêné s’installait pendant quelques secondes. Pour dire quelque chose je proposais de sortir et d’aller au « Nid d araignée », le club des jeunes qu’on fréquentait avant. Depuis que je vivais chez ma mère je ne sortais jamais et je n’avais donc plus mis un pied dans le club. J’étais un peu surprise de ma propre suggestion, mais Jérôme, probablement pour faire quelque chose, se mettait debout en disant que c’était une excellente idée.

Muriel hésitait une seconde et puis elle acquiesçait. Mais se tournant vers moi elle me prenait par la main en me disant « viens que je te prépare ». Surprise je la suivais. En m’entraînant elle continuait sa pensée. « Viens que je te mette ta couche. Tu ne voudrais pas que t’aie un accident au club, non ? » Je restais figé sur place. Muriel ne m’avait jamais changé,  elle avait toujours respecté mon intimité. Sa remarque maintenant instantanément activait toutes mes insécurités. Je la suivais docilement.

Elle insistait : « T’es d’accord que c’est mieux non ? » Je murmurais un petit oui pendant que je me couchais sur mon lit. Muriel montait ma jupe, enlevait ma culotte. A ma surprise elle savait très bien où ma mère gardait mes couches. Elle glissait une en dessous de mes cuisses et la refermait sur moi.

Elle m’aidait à me redresser et en sortant de la chambre elle voyait ma collection de poupées.

Elle en prenait une et me demandait son nom. Je répondais timidement qu’elle s’appelait Mimi. « Tu ne veux pas que Mimi nous accompagne ? ». Prenant la poupée je hochais de la tête. En quelques minutes j’étais redevenu une petite fille peureuse.

En route pour le club nous passions par le jardin d’enfants. Je m’arrêtais pour regarder les enfants qui jouaient, et quand Muriel me demandait si je ne préférais pas jouer au parc au lieu d’aller au club des jeunes je répondais que j’avais envie d’aller sur la balançoire.

 

A partir de ce jour l’attitude de Muriel envers moi au bureau changeait. Elle critiquait tout ce que je faisais. Elle disait que je ne collais pas les étiquettes tout droites ou me faisait d’autres reproches idiots similaires. Quand un jour elle découvrait une erreur dans le classement elle en faisait tout un drame, alertant tout le bureau. Bientôt j’avais peur pour tout ce que je faisais et refusais les tâches que je trouvais trop difficiles. Alors elle me demandait à quoi bon de venir si je n’étais pas capable de faire des choses aussi simples

 

Jérôme passait souvent à la maison, mais jamais ensemble avec Muriel. La première fois il était étonné de me voir en tablier. Je l’expliquais que ma mère me faisait porter un tablier pour éviter que je salisse mes vêtements il me regardait d’abord étonné, mais puis me disait que ça m’allait bien. Sans me sentir gêné je faisais une pirouette, découvrant ma couche, ce qui le faisait rire.

C’était clair qu’il était encore amoureux et de mon côté j’étais de nouveau attiré par son caractère joyeux et inconscient. Comme avec Muriel ma mère prenait l’habitude de sortir quand Jérôme était là. Un jour il me disait qu’il trouvait ça mignonne que je portais un tablier et des couches.  Un peu timide je le demandais s’il avait envie de me changer. Il n’hésitait pas une seconde. Quand on était dans la salle de bain je me laissais complètement déshabiller et rentrait dans le bain pour me faire laver. Un peu plus tard on se trouvait ensemble tout nu dans le bain. Quand je voyais son zizi en érection je n’hésitais pas pour le mettre en bouche et de le sucer, quelque chose que je n’avais jamais fait avec Guy.

A partir de ce jour à chaque fois qu’il venait on avait hâte pour que ma mère parte pour pouvoir se déshabiller et se mettre au bain. Un jour l’inévitable arrivait. Ma mère rentrait inattendue et nous trouvait en flagrant délit dans le bain. J’étais agenouillé devant Jérôme qui était debout et je tenais son joujou dans ma main prêt à le mettre en bouche.

J’ai cru d’abord qu’elle allait s’évanouir. Elle devenait tout pâle, et devait s’asseoir sur le tabouret à coté du bain. Elle avait des difficultés à respirer pendant plusieurs secondes. Entre temps nous étions sortis du bain et Jérôme, tout honteux, enfilait ces habits sans se sécher, tandis que moi je mettais un peignoir de bain. Etre pris en flagrant délit par sa mère quand on suce le sexe d’un copain est assez embarrassant, mais les premières minutes je ne me sentais quand même pas trop préoccupés.

Fin alternative

Etre pris en flagrant délit par sa mère quand on suce le sexe d’un copain est assez embarrassant, mais je ne me sentais pas trop gênée.

Quand ma mère avait repris ces esprits elle éclatait de rire : « Alors ma fille, tu crois que c’est un biberon ? » Puis elle s’adressait à Jérôme. « Je vois que toi au moins t’es honteux ! Ce n’est pas bien ce que tu fais là. Ce n’est vraiment pas beau de profiter de l’innocence d’une petite fille. Allez filez !». Jérôme, étonné qu’il s’en tirait tellement facilement, s’éclipsait. Quand on était seule ma mère m’aidait gentiment à me sécher, à me mettre une propre couche, et à m’habiller.

Avant de descendre elle passait par ma chambre et en ressortant me mettait une sucette en bouche : « Si tu veux sucer ceci est quand même mieux ».

A partir de ce jour ma mère me traite comme un petit bébé. Et j’adore ça.

Tous les matins elle vient me réveiller comme avant, et elle m’emmène à la salle de bains pour enlever ma couche de nuit, et pour me laver debout dans le bain. Puis on retourne dans ma chambre ou elle me met une couche avec des serviettes complémentaires.et enfilant une culotte en plastic au dessus. Le gros pacquait me fait un peu dandiner comme un canard mais je me suis vite habitué. Après on choisit ensemble la robe que j’ai envie de mettre, ce que j’aime faire.

Une fois à la cuisine elle me prépare un biberon que je bois pendant qu’elle prend son petit déjeuner. Après elle m’emmène tous les jours à la crèche chez Julie. Julie est  sévère mais gentille. Elle refuse de me traiter en bébé me répétant que je suis une grande fille.  Elle me demande donc de l’aider à soigner les tous petits. Je donne le biberon pour les petits bébés quand elle donne à manger aux grands. Et quand  Julie change les pampers je joue avec les grands avec les poupées et les blocs et les livres pour colorier, et j’aime aussi beaucoup peindre.

Le W.E, quand ma maman ne va pas travailler, elle m’installe dans le jardin avec pleins de jouets. Pour que je ne m’encour pas elle m’attache avec une lanière. Souvent Jérôme et Muriel viennent me chercher pour aller au parc de jeux.  Parfois je prends ma trottinette, mais je préfère quand ils me prennent tous les deux par une main et que je me promène entre les deux.  Et j’aime quand ils m’emmènent au café ou y à plein d’amis. Au début j’étais un peu timide mais ils sont tous très gentille et le barman m’offre toujours un jus.

Le week-end passée ma maman devait partir et j’ai logé chez Jérôme et Muriel. Le soir ils regardaient un programme à la TV que je n’aimais pas. Je me suis installé sur les genoux de Jérôme et j’ai mis ma tête sur son épaule en suçant mon pouce. C’est ce que je faisais toujours avec mon papa. C’était trop bien.

Et j’aime de plus en plus aller chez Julie. Parce que je suis une grande je ne porte pas  un tablier en plastic comme les petits. J’ai mon tablier à moi avec deux grandes poches que je peux me mettre tout seul parce qu’il ferme avec des boutons devant, pas comme mon tablier à la maison que ma mère doit toujours fermer. 

Et quand les petits font dodo Julie me raconte des histoires d’un livre. Parfois elle me laisse lire tout seul ou elle demande que moi je lui lise l’histoire pour elle. Elle dit que je lis très bien. J’aime trop Julie.

Quand je vais être grande je veux soigner les petits bébés comme elle. Julie dit que ferai ça très bien mais que je dois alors étudier pour devenir puéricultrice. Quand je dis ça à ma maman elle aussi trouve ça une très bonne idée mais elle ajoute qu’elle espère que je ne vais jamais devenir grande puisqu’elle aime trop sa petite fille. Elle est tellement gentille ma maman.

2 comments on “Ciel Ou Enfer 11 bis

  1. jean_ says:

    meme si cette fin est tres bien ecrite, comme tout les autres chapitres, je prefere la “vraie fin” elle me parrait tellement plus logique, la continuation naturel et inexorable de la fin. Quand j’ai su qu’il y avait une fin alternative parceque l’autre fin etait trop triste, je dois avouer que je m’attendait a bien plus triste, la fin est juste parfaitement en accord avec le reste du recit.

    • clairodon says:

      Je suis d’accord avec toi, la “vraie fin” s’imposait, elle était inévitable. Merci pour ce commentaire !!

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