Lolita revisitée Chap 2

Vous trouverez les chapitres précédents  dans la “catégorie”  “Lolita” en ordre renversée, le premier chapitre se trouvant tout à fait en bas.

Chapitre 2

Cette nuit là je n’arrivais pas à m’endormir. Mes sentiments oscillaient entre l’excitation de partager le même toit que cette petite perle, et le désespoir la sachant en dehors de mon atteinte à cause d’une différence d’âge insurmontable.

 Ce n’est qu’après des longues heures d’insomnie que j’arrivais à me calmer. Passer une année dans la maison de la petite Lolita était plus que ce que je n’aurais osé rêver. Je la verrai tous les jours, je pourrais même être seul avec elle pour lui donner cour. Au fond à quoi de plus pourrais-j’aspirer ?

Le lendemain matin quand je descendais une odeur de café et de toasts venait à ma rencontre. Conchita m’attendait à la cuisine avec un petit déjeuner parfait. Elle-même avait déjà mangé mais elle s’installait à la table avec moi avec une tasse de café.  Je n’osais pas demander ou était sa fille adorée,  mais je ne devais pas attendre long temps avant d’entendre les pas de Lolita qui descendait l’escalier à grand vacarme. Elle faisait irruption dans la cuisine en criant très fort « bonjour tout le monde, j’ai faim ». Elle allait tout droit vers Jo-Ann, la bonne, pour lui donner une bise, et puis venait à notre table pour embrasser sa mère.

Dans un geste automatique qui trahissait la routine, Concha mettait sa main en dessous de la chemise de nuit pour contrôler la couche de sa fille. Surprise, Cocha exclamait qu’elle avait fait un grand pipi, et qu’il serait peut-être indiqué d’enlever la couche avant le petit déjeuner.  Lolita, nullement honteuse, me regardait droit dans les yeux, et me souriait : « Bonjour Bertrand. »

C’était comme si je recevais un coup de massue sur ma tête : Elle savait ! Elle savait que j’aimais les couches ! 

Il n’y avait aucune évidence, et il n’y en toujours pas,  pour soutenir cette conviction mais j’en étais, et j’en reste, persuadé. Moi, un homme mature de 40 ans, devenait tout rouge. Elle, la fille de 13 ans, souriait d’avantage. Elle se penchait vers moi pour me donner également la bise, et puis s’asseyant à table elle répondait à sa mère : « Non, j’ai beaucoup trop faim ! »

Plus tard ce matin là, quand j’avais installé mon ordinateur portable avec connexion WIFI dans ma chambre, je ne pouvais plus attendre. La vue de Lolita en couche trempée au petit déjeuner m’avait donné trop envie de  visiter AB-Kingdom, mon site AB préférée. Comme d’habitude il n’y avait pas de message pour moi, et j’ouvrais la partie Media pour chercher les nouvelles photos, quand Lolita faisait irruption dans ma chambre

J’avais juste le temps de fermer mon écran avant de me tourner vers elle. – Je ne suis jamais arrivé à lui apprendre de frapper à la porte avant d’entrer, et finissait donc par tourner mon bureau afin que l’ordinateur se trouvait avec son dos vers la chambre –

Comme le jour précédant elle avait mis ces cheveux en deux petites nattes qui tenaient ensemble par des rubans roses, et elle portait une salopette courte, jaune imprimée, – jaune était clairement sa couleur préférée à l’époque -, sur un T-shirt  vert pale, et des chaussettes blanches dans des baskets bleues. Une cacophonie de couleurs merveilleuse. Elle faisait le tour de la chambre en inspectant mes affaires. Elle s’embêtait et avait mis son pouce dans sa bouche. Je lui demandais, pour dire quelque chose,  si elle ne devait pas étudier. Sortant le pouce de sa bouche elle éclatait de rire : « Mais non, c’est samedi ».  Je ne réagissais pas puisque c’était évident que ma question avait été trop bête, et elle s’approchait de moi : « Est-ce vrai que tu vas me donner des leçons ? »

Elle me surprenait avec cette question et je croyais détecter une excitation ou une inquiétude. « En effet, ta mère me l’a demandé. Ca t’embête? » .  Ces grands yeux perçaient de nouveau les miens: “Non pourquoi cela m’embêterait ? » . Bonne question à laquelle je n’avais pas de réponse. Mais heureusement elle n’attendait pas la réponse. « Tu veux voir ma chambre ? »

Quelques secondes plus tard je me trouvais dans une chambre qui était un mélange de chambre d’enfant et chambre d’adolescente. Son couvre lit et ces murs étaient roses, avec au dessus de son lit un mousquetaire en forme de baldaquin de princesse. Mais les murs étaient décorés avec des posters d’Avril Lavigne, du groupe Tokio Hotel avec leur look androgyne, et d’autres idoles que je ne connaissais pas.

Dans le coin de la chambre il y avait une étagère avec une grande collections de poupées – des Barbies, des Bratz, mais surtout  des « poupées bébés » traditionnels –  et leurs accessoires : la poussette,  la chaise haute, le berceau  … Lolita, suivant mon regard, souriait, mais d’une manière différente. Est-ce que je discernais pour la première fois une sorte de gène ?

Je continuais ma visite de la chambre sans faire de remarque.

Il y avait une bibliothèque bien remplié, avec une collection de livres aussi éclectique que la chambre : des livres de première lecture, des bandes dessinées et des livres à colorier, toute une collection de livres de nature et d’animaux – surtout chevaux et chiens-. Mais tout à fait en bas je trouvais les vrais trésors : des livres de Geronimo Stilton, des Harry Potter, des livres du Club des Babysitters, et Le Journal d’une Princesse par Meg Cabot. Mais il y avait aussi la collection complète de Crépuscule par Stephenie Meyer.

Quand je la félicitais avec son choix de livres elle rayonnait, et quand je lui disais que je les avais tous lus – ce qui était vrai -, elle me regardait avec ces grands yeux étonnés. Elle était comme émerveillé et me demandait lesquels j’avais préférés, et quand je répondais sans hésiter « Crépuscule » je savais que j’étais au plein milieu de la cible

Elle branchait son iPod à des boxes, et la chambre se remplissait d’une musique horrible – plus tard j’apprendrai que c’était le sound track du film Crépuscule – mais heureusement qu’à ce moment j’entendais la voix de Concha : « Elle ne t’embête pas trop ? » Pendant qu’elle me posait cette question elle se rapprochait de sa fille et d’un geste automatique, sans commentaire, elle enlevait le pouce de sa fille de sa bouche. C’est seulement à ce moment là que je réalisais que depuis deux jours je l’avais vu faire ce geste à plusieurs reprises. Je niais bien sûre que Lolita m’importunais mais je me laissais quand même entrainer par la mère laissant la fille seul, dandinant sur le rythme de la musique. Elle avait remis son pouce dans sa bouche et me suivait d’un regard admiratrice.

Au repas de midi j’étais de nouveau étonné de la façon naturelle que la fille de 13 ans tournait son dos vers sa mère pour se faire mettre le bavoir et que Concha coupait la nourriture de sa fille que celle-ci mangeait alors en employant une fourchette, une cuillère et, quand sa mère ne regardait pas, ces doigts. 

L’après- midi je retournais dans ma chambre et écrivais les premières lignes de mon grand roman. Vers la fin de l’après midi je m’installais à la terrasse avec un livre, ou après un moment Concha venait me rejoindre.  Quand Lolita arrivait nous ne pouvions pas supprimer nos rires surpris. Elle était partie jouer avec ces copains à la ferme avoisinante et je ne sais pas ce qu’ils avaient fait, mais sa salopette jaune était couverte de boue et ces bas blancs étaient noirs. Mais ce qui provoquait mon rire était sa figure noir de sable, surtout autour de sa bouche. Après son rire initial Concha faisait approcher sa fille, et prenant sa main dans sa main elle exclamait sur un ton désespéré : « T’as encore sucé ton pouce. T’as 13 ans, mon dieu, quand est ce que tu ne vas plus te comporter en bébé ? ». Lolita regardait son pouce et puis, haussant ces épaules, disait qu’elle allait se laver.

Le lendemain je faisais connaissance de l’autre Lolita. La petite emmerdeuse, la pourrie gâtée adorable.

C’était dimanche et au petit déjeuner Concha s’impatientait avec Lolita  parce qu’il était temps pour se préparer pour aller à la messe. – J’avais décliné l’invitation de les accompagner étant athée convaincu depuis mes jours à l’université -.  Lolita prenait un plaisir à trainer. Comme tous les jours après le petit déjeuner  Conchita demandait à sa fille de monter à la salle de bains ou elle allait la rejoindre. Plus tard j’apprendrai que la routine journalier était que Lolita enlevait sa couche et, se mettant toute nue debout dans le bain, se faisait laver par sa mère. Concha m’expliquerait que c’était une routine qui créait une telle intimité entre mère et fille qu’aucune des deux ne pourrait envisager de l’arrêter.

Mais ce jour-là Lolita n’était pas pressée. Elle se faisait gronder, supplier, menacer. Finalement elle cédait et suivait sa mère à la salle de bains. Un quart d’heure plus tard j’entendais des grands cris, des sanglots et des portes qui claquaient. Après quelques minutes elles descendaient toutes les deux. Lolita, en pleurs, était en sous vêtements – petite camisole et culotte. La mère, tout excitée s’adressait à moi : «  Oh celle là, quand elle a envie d’embêter son monde elle ne se retient pas. Figure toi qu’elle c’est mis en tête de mettre un short pour aller à la messe ! ».

Lolita cessait de pleurer et répondais immédiatement : « C’est pas vrai, tu sais bien que c‘est pas vrai, je ne veux pas un short, juste quelque chose un peu plus à la mode ! ». Conchita répondait qu’elle porterait des vêtements appropriés pour des filles de son âge ou elle resterait à la maison : « Tu n’as qu’à rester ici avec Bertrand pendant que je vais tout seul à l’église ». Mon cœur faillit s’arrêter. Je rêvais, j’allais passer au moins deux heures seul avec le petit diable. Mon regard croissait celui de Lolita et je croyais y percevoir la même excitation. Oui, c’était clair, elle aussi se réjouissait de se trouver seul avec moi.

Mais Conchita n’avait pas terminée. « Mais alors cet après-midi tu resteras ici aussi. Pas question de retourner chez les Bowers. Ils termineront la fameuse cabane de bois au bord de l’étang sans toi ». La réaction de Lolita était féroce. Elle jetait un  regard plein de haine à sa mère, suivit d’un cri – « Nooooooooon !!!! » – qui perçait mon cerveau.

Une seconde plus tard elle était en sanglots de nouveau, et à ma grande surprise se jetait autour de mon cou. Je jetais au dessus de sa tête un regard inquiet à Concha, mais celle-ci me faisait un sourire en haussant les épaules,  indiquant qu’elle avait l’habitude de ces crises d’hystérie, et qu’il ne fallait pas prêter trop d’attention à ça.

Lolita essayait de me dire quelque chose entre ces sanglots. Je finissais par comprendre  qu’elle me demandait de l’emmener loin de là. Je la caressais les cheveux, puis quand elle s’était calmée j’essuyais ces larmes avec mon mouchoir. A ce moment sa mère revenait et, sur un ton calme et gentil,  demandait ce qui allait se passer. Doucement je la persuadais qu’elle ne devrait pas se punir elle-même et si elle ne voulait pas gâcher sa journée elle n’avait qu’à aller s’habiller de quelque chose adapté à l’église.

Avoir le petit ange blottie contre moi me remplissais évidemment de bonheur et secrètement j’espérais de ne pas pouvoir la convaincre, qu’elle resterait avec moi pendant que sa mère aille à la messe. Mais presqu’aussi tôt elle me regardait dans mes yeux et disait qu’elle irait à l’église si je venais aussi.

Comment refuser ? Un quart d’heure plus tard elle avait mise une robe en vichy rose, avec une jupe courte qui tombait large, des manches courtes bouffantes et un petit col blanc. Le bustier serrait très fort faisant ressortir ces petits seins, et la taille, avec un ruban noué avec un grand nœud dans le dos, était très haute, accentuant la longueur de ces jambes.  Je comprenais que c’était une robe qu’elle avait porté quand elle avait été plus jeune. Quand elle avait descendu de l’escalier portant cette robe, jetant des regards défiants, sa mère avait haussé les yeux, mais n’avais rien dit.

En rentrant de l’église elle c’était précipité dans sa chambre et avait mis un short en jeans très court, et un T-shirt blanc. Mais puis, au lieu de se dépêcher chez les voisins, elle s’installait par terre au bord de la terrasse et me regardais sans bouger, avec son pouce dans sa bouche. J’essayais de lire mais je n’arrivais pas à me concentrer et levais tout le temps ma tête pour la regarder. Concha était occupé à faire je ne sais pas quoi, et passait quelque fois par la terrasse. Je comprenais tout de suite  que voir sa fille qui me fixait l’irritait. Quand elle revenait elle tenait une tétine dans sa main, et la mettait dans la bouche de sa fille : « Voilà petit bébé, c’est plus propre que de mettre ton sale pouce dans ta bouche ».

Lolita et moi la regardaient étonnés, mais puis Lolita me souriait et me donnait un clin d’œil en suçant sur la tétine. J’étais porté aux cieux : nous étions devenus complices, j’étais son complice dans la guerre avec sa mère.

Je ne sais pas comment cette journée c’est terminée. Etant au paradis je n’arrivais plus à penser clairement.

Le lendemain on commençait à mettre en place la routine qui allait se perfectionner au cours des mois suivants. Les matins Lolita étudiait sous la guidance de sa mère.  Trois jours par semaine les petits des voisins se joignaient à eux, et une fois par semaine c’était l’inverse, Lolita se rendait chez la voisine qui s’occupait des études ce jour la. Le déjeuner était pris ensemble ou bien chez eux, ou bien chez « nous ». et les après midi les trois enfants jouaient ensemble.

Comme convenu j’étais mis en charge d’une partie des cours et pour le reste je m’enfermais dans ma chambre ou j’essayais de travailler à mon roman.

Les samedis et dimanches les enfants n’avaient pas de cours mais néanmoins étaient presque tout le temps ensemble. Moi non plus je ne travaillais pas le week-end et Concha, qui pendant la semaine était toujours occupé à quelque chose,  non plus. Je m’entendais très bien avec cette femme aux idées originales et on passait tout les week-ends ensembles.

Quand on était à la maison on observait souvent les jeux des enfants. J’étais toujours émerveillé de voir comment Lolita, à 13 ans, s’amusait en jouant avec des enfants de 9 et 6. Elle était évidemment le chef de la petite bande, qui décidait ce qu’ils allaient jouer, et comment, mais elle organisait les jeux de tel manière que la petite de 6 ans s’y retrouvait. Un des jeux préférés était les poupées et c’était étonnant de voir comment le garçon de 9 ans s’y intégrait. Par contre le jour suivant Lolita pouvait être Robin des Bois et, armées de arcs et flèches improvisés,  les trois s’attaquaient aux soldats imaginaires du sheriff.

Bien que je participe dans le programme d’enseignement à la maison, cela ne me donnait donc aucun moment seul avec le petit ange. Sauf les jeudis ! Les jeudis étaient à nous, ma chère Lolita et moi, juste nous deux.

Concha et moi avions convenus que les jeudis matins j’allais donner des classes privées. De français, bien sûre, et d’histoire. Très vite j’avais suggérée qu’on serait plus concentré si nous nous mettons dans ma chambre. Dans la privacité de ma chambre la complicité entre la petite et moi s’installait presque tout de suite. Elle pendait à mes lèvres, était énormément intéressé en tout ce que je lui enseignait. Elle devenait tout calme et concentré, contrairement à son comportement normal. Concha n’en croyait pas ces yeux. Après quelques semaines Concha décidait que dorénavant elle allait réserver les jeudis pour elle-même. Finalement elle avait l’opportunité de rayonner dans la région à la recherche d’antiquités et objets d’art pour continuer la décoration de sa maison. Et donc, si les matins Jo-Ann était dans la maison, les après midi nous nous retrouvâmes tout seul.

Au début tout se passait parfaitement honorable. On travaillait beaucoup sur mon ordinateur tous les deux installés dans une chaise, l’un à cote de l’autre, face à l’écran. Mais un jour, – est ce qu’elle ne voyait pas bien ou est ce qu’elle avait simplement envie de s’approcher de moi, je ne le sais pas, –  Lolita sans commentaire s’installait sur ma chaise entre mes jambes. Ce jour là elle portait un pantalon, mais très vite cela devenait notre position favorite aussi quand elle portait une petite jupe.

Elle cherchait de plus en plus le contact physique, mettant ces bras autour de mon cou, reposant sa tête sur mon épaule, donnant des bisous sur ma joue… On passait parfois des heures que je la tenais dans mes bras pendant que je lisais un livre d’histoire. Parfois cela me rendait tellement heureux que j’en avais les larmes aux yeux m’empêchant de continuer à lire. A ces moments elle me regardait, d’abord étonné, mais puis elle comprenait et me souriait. Et puis un jour elle ne souriait pas mais mettais ces bras autour de mon cou et  sa bouche sur la mienne et on s’est embrassé pendant une éternité. Elle a toujours maintenue que c’était son premier baiser, mais elle était complètement à l’aise. Pour moi c’était  comme si finalement je terminais le baiser interrompu 27 ans plus tôt.

Plus loin je reviendrai sur ces jeudis émerveillés. Les autres jours de la semaine évoluaient suivant les sauts d’humeur de Lolita.

Quand les choses ne se passaient pas comme elle le voulait la petite fille adorable pouvait changer d’un moment à l’autre en une furie haineuse. Comme fille unique elle avait l’habitude d’être le centre d’attention de sa mère. Maintenant elle exigeait la même chose de moi, cherchant publiquement le même contact physique que les jeudis en privé. Au début quand elle m’approchait par derrière et me cachait les yeux avec ces mains,  sautait sur mon dos, ou me donnait un bisou sur la joue dans la présence de sa mère je m’inquiétais que celle-ci allait se poser des questions. Mais au contraire, la mère adorait notre complicité évidente. Le fait que j’appréciais sa fille adorée la rapprochait de moi. Je crois même que c’est pour ça qu’elle tombait amoureuse de moi.

Le long des mois Lolita devenait de plus en plus jalouse. Elle avait détecté immédiatement l’intérêt que sa mère avait pour moi, et je dois avouer que cette belle femme ne me laissait pas indifférente non plus.  Quand Conchita et moi parlions trop elle venait nous interrompre pour me montrer quelque chose, et si je ne la suivais pas tout de suite elle m’entrainait par le bras.

En général je la suivais en haussant les épaules et donnant un sourire à sa mère qui me rendait le sourire. Un jour Concha et moi étions engagés dans une discussion politique passionnée, quand Lolita trouvait que cela avait duré assez long temps. Ce jour là j’eu la mauvaise inspiration de lui demander de patienter un peu, que je viendrais jouer avec elle un peu plus tard.

Je ne me souviens pas d’avoir employé un ton plus condensant qu’à d’autres occasions mais Lolita explosait. Elle criait que je ne devenais pas la traiter comme une gosse, qu’elle avait 13 ans et demie, qu’elle n’avait pas besoin de moi pour jouer, si je ne l’aimais plus je ne devais pas simuler, elle voyait bien que je préférais la vieille crocodile à la peau recroquevillé, …

Puis elle courait à sa chambre en renversant – exprès ?- une bouteille d’eau en passant. Je regardais alarmé la mère mais celle-ci restait tout calme : « Voilà notre petite Lo en plein puberté ».

Un peu plus tard elle montait mais elle se trouvait devant une porte fermée. Je proposais d’essayer ce qu’elle acceptait. En entendant ma voix Lolita ouvrait la porte et quand je rentrais elle sautait à mon cou pour m’embrasser. A partir de ce jour là les scènes de colères devenaient de plus en plus fréquentes. Je les adorais parce que, excepté que voir ma Lolita changer en une chatte dangereuse m’amusait, j’anticipais la fin. Parfois elle me laissait supplier devant la porte de sa chambre pendant 15 minutes ou plus mais la réconciliation valait toujours la peine.

Malgré le fait qu’à ces moments là elle réclamait de ne plus être une gosse, à d’autres moments elle n’avait aucune honte d’être une petite fille. Avec la venue du mauvais temps le jeu des enfants avait changé. Le jeu préféré était de jouer «famille », des jeux de rôles plein d’imagination. Et Lolita acceptait souvent de jouer le rôle de la petite fille pendant que la voisine de 6 ans était la maman, et son grand frère le papa. A d’autres moments Lolita et la petite voisine s’habillaient en princesses, et le garçon devenait leur valet. Comme j’aurais voulu participer à ces jeux mais ils ne m’invitaient jamais.

C’est aussi à cette époque que l’orthodontiste plaçait un appareil dentaire dans sa bouche, ce qui la rendait encore plus adorable. Elle parlait avec un léger zézaiement et quand elle souriait les deux rangés de plaques métalliques rendaient son sourire encore plus éblouissant. L’orthodontiste avait hésité à mettre l’appareil puisqu’aussi long temps qu’elle suçait son pouce il ne pouvait pas arriver à des résultats. Ce n’est que quand Conchita avait assuré qu’elle ferait de sorte que sa fille cesserait de sucer son doigt qu’il avait accepté. Conchita achetait une série de tétines « anatomiques » et en pendait un avec un ruban au cou de sa fille à tout moment. Chaque fois qu’elle voyait sa fille avec son pouce dans sa bouche elle y mettait la tétine. Si Conchita avait espéré que sa fille cesserait son habitude de sucer elle s’était trompé. Bientôt Lolita avait une tétine en bouche en permanence libérant ces deux mains pour ces activités.

Et puis il y avait les couches bien sûres.

Chaque soir avant d’aller au lit Lolita se couchait dans le canapé pour se faire langer par sa mère. Bien que dés le début je croyais détecter une forme de provocation chez Lolita comme si elle savait que cela m’excitais, cela se faisait d’une manière complètement naturelle sans aucun gène.

Et le matin à la table du petit déjeuner sa couche était inspectée. Quand le temps était devenu plus frais  les chemises de nuit étaient changées pour des pyjamas. Un jour elle arrivait au petit déjeuner ne portant rien que sa veste de pyjama au dessus de sa couche. Quand sa mère s’interrogeait ou était passé son pantalon, elle répondait sans hésiter ni rougir, qu’elle avait eu des fuites et que son pantalon était mouillé. Concha, surprise, s’informait pour le lit et Lolita confirmait que le lit aussi était mouillé. A partir de ce jour la tenue de nuit était complémentée d’une culotte en plastic.

Comme je suis un grand amateur de couches tout cela était un rêve. Et, convaincue que Lolita avait devinée ma passion pour les couches, un jour je la montrais ma collection de photos de jolies filles en couches. Elle était très étonnée, ou feignait l’être, mais elle confirmait qu’elles étaient trop mignonnes.

Je n’étais pas surprise qu’à partir de ce jour elle montait plus tôt pour ce mettre en pyjama et descendait avec la couche mise. Cela me privait de la vue de la fille étant être changé par sa mère mais cela était largement compensé par Lolita qui s’installait sur mes genoux portant sa couche et sa culotte en plastic. Spécialement les jours qu’elle prétendait avoir trop chaud et enlevait son pantalon de pyjama.

Concha, comme était de son coutume, ne faisait pas de commentaire sur cette dernière excentricité de sa fille.

La suite : https://clairodon.wordpress.com/2010/08/06/lolita-revisitee-chap-3/

Master of the universe chap 5

What happened before.

You will find the preceding chapters of this story in “categories” under “Master of the universe”, with the different chapters in reversed order. To find the first chapter you just have to scroll down to the bottom.

 Chapter 1: For 32 year old Anthony, a very successful Wall Street executive, the world starts to change when he suddenly develops a bedwetting problem, and his wife Martha insists he wears diapers to bed until the doctors determine the cause. Without giving a final verdict pending the results of exhaustive examinations the specialist suggests there is no physical cause, which makes Anthony wonder if the relaxation exercises Alice, Martha’s friend who temporally lives with them, gives him aren’t too effective, making him sleep too deep causing the loss of control.

 Chapter 2: Anthony, convinced that his problem was caused by the relaxation cessions with Alice, stopped the treatment, but almost immediately his insomnia’s came back, he felt tired again and lost his confidence. And even worse it didn’t stop his bedwetting, so he resumed the cessions with Alice, and the specialist, not finding any cause, referred him to a specialized clinic. He postponed going there and they got used of him wearing diapers at night. But then he had a day-time accident. Prompted by his wife Martha he went to the specialized clinic. He didn’t like the pseudo-psychological approach, -insisting he first had to accept his condition as an incontinent person before he could be cured -, but, agreeing with the therapist that he had nothing to lose, he accepted to begin the treatment

 Chapter 3.

In the taxi driving from the incontinence clinic to work he wanted to cancel the further treatment but when he wetted his diapers again he changed opinion. At the office he found someone had placed a stack of diapers in his private bathroom. Was it Caroline his young assistant? If so, how did she know? Martha went along to the second cession at the clinic -as the therapist had requested – where she had a private talk with the therapist. From then on she became more affectionate than she had been for a long time. Anthony started to enjoy being diapered by his wife as this led to great sex.

 Chapter 4

The next couple of days the 3 of them got used at having Anthony walk around the house in his diapers. His sex-life with his wife Martha was better than ever and she was very affectionate, but he continued to be attracted by Alice. One day when he made a pass at her she decided to put him on his place. After another relaxation cession she accepted to have sex. To his embarrassment he couldn’t get an erection. Alice enjoyed humiliating him by helping him masturbate without having an erection in his diapers.

 Chapter 5

 The next morning when he was getting dressed he had some difficulties closing the buttons, first of the onesie between his legs, and then from his shirt. He had to concentrate to get his shirt closed and when he was almost ready he noticed he had closed it unevenly and had to start all over. He thought this strange but assumed it was due to his anxiousness concerning certain developments on the financial markets which threatened to bring his whole investment strategy tumbling down.

At the breakfast table he had to concentrate on bringing his cup of coffee to his lips and had to grab it with both hands to avoid spilling it all over. Martha asked if he was alright and he shrugged her off. But then, when he took a large sip from his cup, he closed his mouth too late having the coffee drip all over his chin and shirt. He was so surprised by what happened, and, wanting to hold the dripping coffee with his hands, he tried to put down his cup as fast as possible and reversed the complete contents over the table in the process.

Martha looked astonished at the mess but Anthony didn’t wait for her comments. He bolted to his room to put on another shirt which took even more time. When he got back down Martha had cleaned up the table and poured him a new cup of coffee. She looked intently as he tried to lift the cup without dripping but this made him nervous and he couldn’t manage. She gave him a strange look, but probably not wanting to upset him more, she simply said:”Let me help you”.  She took his napkin, knotted it around his neck, and gently brought his cup to his lips and helped him drink.

He didn’t resist and drank the whole cup with her help, before asking in a plaintiff voice “What’s happening to me?” She gave him a reassuring smile telling him it was probably just the stress and nerves, but that maybe he should talk about it to Dr Bernstein, “Just to be reassured”. The prospect of having to explain his new symptoms to his therapist didn’t appeal to him. He didn’t react and Martha dropped the subject. .

He left for the office in taxi as he always did. When het got out of the lift and had to walk through the corridor and through Caroline’s, his assistant, office to reach his own office, he noticed he was walking somewhat hesitantly as if he was afraid of losing his balance. Caroline said good morning with her usual radiant smile, but he was rather self conscious about his walk and thought to detect some mockery in her smile.

He was glad to get to the privacy of his office and, but when he had started up his computer and began reading the latest extensive market analysis, he worried even more. Everything seemed to go the wrong way. He began drafting the usual short report to the executive board but noticed he missed more keys than usual. He really had to type very slowly, letter by letter. So even the short report took him the rest of the morning to finish.

At midday Caroline reminded him he had a lunch meeting with a colleague. With all the worries about what was happening to him he had completely forgotten, and, worse, he didn’t feel up to it. What if he dropped his drink and food again? So he asked Caroline to cancel the meeting as he had too much work. She looked surprised: “But Anthony, there are no eminent death-lines, as far as I know of”. He gave her an annoyed look and curtly told her he had quiet some reading to catch up with. Unfazed by his rudeness she smiled and said she was cancelling the appointment already, and asked if she had to fetch him something to eat, which he accepted.

When a little later she put a plate with a club sandwich and a coke on his conference table he thanked her but at the same time panicked. How was he going to manage?

He tried to cut a piece of the sandwich but he put way to much force in it and the sandwich jumped out of his plate, with the fries and salad flying in all directions. Luckily he was alone and he decided to eat with his hands, tearing the sandwich in pieces. He liked his French fries with Ketch-up but couldn’t manage to tear open the small plastic bag. He tried to tear it open with his teeth and the thing suddenly gave way spilling the Ketch-up all over his face and shirt.

He nevertheless managed to finish the plate and wanted to drink. When he looked at the glass, filled to the rim, he again realized this was going to be a challenge. He tried to lift it but immediately spilled a large amount on his desk. He bent forward and holding the glass with both hands drank from it without lifting it from the table.

When he had finished his lunch he looked with dismay at the state of his table. He went to his private bathroom and taking some toilet paper tried to clean up, but the only effect seemed to be that he spread the coke, the grease and the Ketch-up all over his desk. At that moment Caroline came in, and, after an initial surprised second, she burst out laughing. He looked again annoyed but she came over and taking him by the hand led him to the bathroom. When he looked at himself in the mirror with his face and shirt covered with Ketch-up he wanted to run away. But she wetted a towel and gently helped him clean up as well as possible.

But the humiliation was not over. She put her hand on his bottom and smilingly – this time there was no more doubt her smile was clearly mocking – asked if he didn’t need a change. It was the first time she openly acknowledged she knew he was wearing diapers. He blushed and answering in a low voice that he was alright, went to his office and put himself behind his desk. Ashamed he looked on as Caroline cleaned up his conference table. When she was ready she looked at him and said in a happy voice “OK, all clean again. We can start the afternoon”, and she left him alone.

He tried to concentrate on his work but couldn’t. He felt very tired and after a few minutes decided not to resist anymore. He immediately dozed off in a healthy nap. When a couple of hours later Caroline knocked on his door he came out of a deep sleep. Automatically he called to come in but when she entered she immediately noticed he had been sleeping. She smiled once more. “Oh, we have had a refreshing nap, haven’t we?” He turned red once more and mumbled that he was not feeling very well. She looked at him amused and said that in that case he should go home. He decided to do just that, closed his computer and put on his jacket, and hesitantly walked towards the lifts.

When he got home he was looking for someone to comfort him but found nobody there. He sank into a chair thinking he should tell his therapist. But how was he going to explain what was happening to him? At that moment his mobile phone rang. It was Martha. She said that Caroline had called her to warn her that he had gone home not feeling well. She was sorry she wasn’t there but she was on her way. When she arrived she took him in her arms and he started sobbing feeling so utterly sorry for himself. Martha tried to console him and, noticing his stained shirt, took him by the hand to lead him upstairs.

She helped him out of his clothes, took of his diapers, which were soaked as he hadn’t had a change since that morning, and began washing him as had become there routine. But to his dismay he didn’t get an erection. Martha went on stroking him, but to no avail. She too was disappointed and, just at Alice had done, made his little bird waggle with her fingers: “I guess this little one is not going to do me any good.” But seeing Anthony’s distressed face she smiled, and taking him in her arms told him she loved him very much, and that she was going to take care of him.

While she took him by the hand to lead to the bedroom Anthony felt happier and more relaxed than he had in ages. She was going to take care of him. It was as if an immense weight was lifted from his shoulders.

As she slowly applied the ointment he closed his eyes and wanted her to go on for ever. But she closed the diapers and, then taking him by the hand, pulled him up. When he was standing next to her she took his hand in hers and brought it down to his crotch and pressing hard began to rub his little birdie through his diapers. As with Alice he liked that and almost immediately ejaculated without even having an erection. When Martha sensed he had come she smiled again and gave him a kiss on his cheek: “You see, I promised I would take care of you”.

He had indeed liked it but was ashamed of admitting it. He looked at her somewhat sheepishly as she went on in a friendly, soothing voice: “Baby, I ‘m sure that now that you have a problem getting your little thing up you will be somewhat less inclined to go after my friends? I think that will help your peace of mind, don’t you agree?”  He felt quiet insulted and wanted to protest that it was not because he failed that evening that that was going to repeat itself. But then he realised it was already the second time. And anyway he didn’t want to admit that he was indeed going after her friends. All those ideas jumbled in his head and he couldn’t seem to formulate a coherent phrase to answer:

 

“Wha- what, you- you mean, Ma-Ma,  …”. Martha burst out in laughter: “You call me mama? Oh, that’s so sweet!’ She gave him another kiss, and put her hand on his crotch: “I think that you are really sweet with your diapers and your little thing between the legs. Just let mama take care of her little baby.”  With that she turned around and left him alone

 

Anthony felt devastated but at the same time incredibly happy. Yes, ma-ma Martha was going to take care of him. No more worries. Finally he could relax. He put himself in bed and slept through the night

 

The next morning he felt completely refreshed and full of energy. He felt even better when he noticed that the coordination problems he had had the previous day had gone. Well not completely gone, but much better. When he opened his mobile phone and listened to his voicemail messages he found a message from Caroline, his assistant, telling him that he had an urgent meeting that morning at 8 am with his boss. Having an urgent formal meeting request from his boss was very exceptional. That wasn’t very reassuring. But he had always gone on well with his boss, and he was sure that whatever the problem was he would be able to fix it as always.

When he got to the office he felt on top of the world and went straight to his boss’s office. And ….  the ceiling came down on him. It seemed that the colleague with whom he had cancelled the lunch meeting the previous day had wanted to warn him he was going to report his positions that were way out of the acceptable practices. When Anthony had cancelled the meeting his colleague had suspected – not without reason – that this was another stalling manoeuvre, and he had decided to act.

Anthony got fired on the spot. A security guard escorted him to his office where he was asked to gather his personal things and then leave the office. It took him less than half an hour to put his things in a box. Just as he was ready to go the guard opened the door to his private bathroom and asked if there was nothing in there. Anthony froze, realizing he was in an impossible position. Either he answered there was nothing and when he would be gone they would discover his stack of diapers, or he had to go in there now, and put them in a box while the guard looked on. Unable to take a decision he stood still looking at the guard as if he had seen a ghost, when suddenly he heard Caroline answering in his place that there was nothing in the bathroom. He turned to her as she came up to him. She put her arms around him and wished him good luck. She kissed him and then whispered in his ear “I took care of it”. He understood that she was referring to the diapers. Gratefully he thanked her and then, as in a daze, followed the guard who was carrying his box to the taxi that was waiting for him.

In the taxi it downed on him what had happened. He felt devastated again, but at the same

time elated, relieved. He smiled and called Martha but got her voicemail. Still unable to think properly he left a message in which he told her he got sacked. At home he took the papers and, feeling for the first time in years that he was not in a hurry, he brewed himself a coffee and got out on the terrace to enjoy the spring sun.

He was unable however to concentrate and except for the comics couldn’t read a word. When a couple of hours later Martha came home he was sitting idle on the terrace. She took him in her arms saying “Poor baby”. This opened the flood gates. For the next half an hour he cried with big sobs as a little baby while she consoled him holding him tight in her arms. When he finally calmed down he felt empty but strangely light hearted and happy

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Lolita revisitée 1

Introduction

 “Lolita de Nabokov revisitée” ou “Confessions d’un fétichiste non- repenti”, tels étaient les titres sous lequel l’auteur de cette intro recevait le manuscrit qui suit ci-dessous.  

 Bertrand de Montrichard, son auteur,  me l’envoyait, parce qu’il pensait, avec bonne raison, que cela m’intéresserait. J’ai surfé le net visitant des sites concernant des sujets comme Lolita, Lewis Caroll, Alice, AB/DL, Cross dressing, submisif, travesti, dom, couches, schooluniforms,  etc., publiant des commentaires sur des forums, laissant des traces évidentes  des mes visites. Basé sur ces traces l’auteur faisait la supposition mentionnée.

Je recevais le manuscrit par courrier électronique mais sans la moindre indication à ce que je devais en faire. J’insistais et après maints messages l’auteur finalement me répondait que je pouvais faire tout ce qui me semblerait bon à fin de faire lire cette histoire édifiante au plus grand nombre. Je saurai trouver les personnes ciblées. Je répondais que je n’avais pas idée, mais l’auteur ne répondait plus jamais à mes messages.

Depuis lors je suis à la recherche de personnes d’esprit ouvert à fin de les inviter à lire cette mémoire unique. La combinaison de fétichismes qu’affectent Bertrand De Montrichard – et moi-même j’avoue immédiatement – a l’air d’être très rare. Cela signifie qu’en général je reçois des réactions offusquées des lecteurs, bien qu’ils admettent toujours  d’être affectés par au moins une des « perversités » en commun avec Bertrand de Montrichard (et moi-même), mais trouvant généralement les autres indécents

Je recommande de lire cette mémoire donc avec un esprit ouvert et de se laisser emporter par l’histoire.  Mais pour ceux qui voudraient y porter des conclusions d’ordre morale je voudrais suggérer le suivant: Ce qui pour l’un (ou une ) est sa façon particulière d’aimer, c’est la perversité pour l’autre

C. 0’Donell

Pudencourt,

Eté 2010

PS Je n’ai rien change au manuscrit. Je n’ai pas changé l’histoire, ni même les noms, parce que je suppose que l’auteur les a déjà changé (incluant le sien ?). Pour le nom du caractère principale il est évident que ce n’est pas son vrai nom puisqu’il serait demander trop de coïncidence pour avoir une seconde Lolita dans des circonstances tellement similaires.

Chapitre 1

 Lolita, a été, et sera pour toujours le grand amour de ma vie. Elle m’appartient comme je l’appartiens. Et ceci pour toujours, rien ne peut le changer.  

Elle était ma Lolita mesurant 1.45m  dansant sur un pied chaussée d’une chaussette pendant qu’elle cherchait l’autre en évitant de mettre son pied nu sur le sol froide. Elle a grandit, mais elle est toujours ma Lolita.

Lolita c’est le caractère central de cette unique histoire d’amour, ou de cette histoire d’un amour unique, si vous préférez. C’est d’elle que je vais donc parler.  Mais avant ça je me vois obligé de me présenter rapidement.

Je suis né en 1966, à Gand, une petite ville bourgeoise en Flandres. Ma jeunesse se passait sans histoires en toute tranquillité. Il y a un seul incident qui vaut la peine d’être raconté  puisqu’avec rétrospection je comprends que cet incident a marqué ma vie.

Quand j’avais 13 ans je passais comme chaque année mes vacances avec mes parents à la mer. La villa avoisinante était louée par une famille Américaine, et je tombais éperdument amoureux d’une de leurs filles, Melody. Elle avait 10 ou 11 ans, fine, jolie, joyeuse, aux cheveux châtaignes et des immenses yeux bruns très foncés. En bref, un ange.  

Pendant tout l’été Melody et moi aspiraient d’être seul à nous deux. Mais elle était en permanence entourée de ces frères et sœurs. Notre journée était bonne quand on avait su se coucher à la plage l’un à côté de l’autre et que j’avais su toucher ces doigts du bout de mes doits. Mais à chaque fois elle retirait sa main immédiatement de peur d’être vu par quelqu’un de notre entourage.  Ces contacts incomplets mettaient nos corps dans un tel état d’exaspération que même l’eau froide de la Mer du Nord n’arrivait pas à nous calmer.

Le dernier jour de son séjour ces parents la demandaient de vider la cabine de plage. Je proposais de l’aider et finalement nous nous trouvions seul dans la privacité d’une cabane de plage. Je la prenais dans mes bras et pressait mes lèvres sur sa bouche. Elle réagissait immédiatement en mettant ces bras autour de mon cou. Elle était vêtue d’une petite robe d’été courte, et moi d’un short. Quand nos jambes nues se touchaient c’était comme un choc d’électricité. Je laissais glisser ma main vers ces jambes mais juste au moment que je voulais remonter sa jupe elle croyait entendre des voix et sautait en arrière. Il n’y avait personne mais la magie du moment était rompue. Chargée de jouets de plage, de parasols et de paravents on remontait à la maison. C’était la dernière fois que je l’ai vue.

J’ai eu plein d’autres amours depuis lors, comme adolescent et comme adulte,  mais il n’y a aucune raison de les raconter ici. L’amour avorté avec Melody était unique. Cet amour estivale m’a poursuivit depuis lors. Sans le savoir toute ma vie j’ai été à la recherche de Melody. Jusqu’au moment que j’ai trouvé ma Lolita.

Je décidais de devenir professeur de collège. Probablement parce que cela me mettrait en contact avec des jeunes filles, espérant sans doute qu’un jour je trouverais une nouvelle Melody.  Et c’est vrai que le contact permanent avec des filles  – et des garçons – entre 11 et 14 ans est ce qui a rendu ma vie supportable pendant toutes ces années. Quelques unes sont tombées amoureuses de moi, le beau, jeune professeur, et j’ai alors flirtée avec elles. Les taquinant, donnant un bisou sur la joue, les caressant les cheveux. Conquêtes faciles, mais aucune n’a jamais réellement suscité mon intérêt.

Après une dizaine d’années je décidais que je voulais changer ma vie. J’ai sollicité pour un job de professeur de français dans une école Américaine, sans beaucoup d’espoir. Mais après un long interview par téléphone, j’apprenais à ma grande surprise que j’étais acceptée.  J’ai quitté mon job, la Belgique, et la compagne avec qui je vivais depuis 3 ans, sans regret.

Donner cours dans une école catholique Américaine était un vrai nouveau début. Tout d’abord c’était une high school et donc mes élèves étaient plus agés – entre 14 et 18 ans – que les élèves auxquels j’avais donné cours en Belgique. Et deuxièmement la discipline y était beaucoup plus grande. Au début cela me paraissait un peu opprimant, mais très vite je comprenais que cela aidait énormément les élèves qui pouvaient se concentrer plus sur leurs études et autres activités.  Voir tous les jours ces garçons et files dans les mêmes uniformes identiques et impeccables était un choc et je regrettais la créativité multicolore des habits de mes élèves en Belgique.  Mais très vite j’appréciais l’effet des uniformes sur la classe.

Les uniformes aidaient à maintenir la discipline en mettant les élèves à part des adultes, confirmant en permanence leur position de dépendance.  A plusieurs reprises j’ai pu constater clairement l’effet du port de l’uniforme sur le comportement de filles de 16, 17 ans. Je les rencontrais par hasard le week-end, et elles se comportaient en jeunes adultes, me traitant d’égal à égal. Mais le lundi matin quand on se retrouvait à l’école, et elles portaient leurs uniformes, très naturellement elle se remettaient dans leurs rôles de filles obéissantes, se tenant debout avec les mains dans le dos quand elles m’adressaient la parole, comme le règlement le prévoyait.  

 En même temps je prenais beaucoup de plaisir d’observer  comment elles  essayaient de porter leurs uniformes chacune de sa manière. Bien que le règlement ne laisse pas beaucoup de libertés, elles arrivaient quand même à faire percer leurs personnalités. Surtout en dehors des murs de l’école ou à des moments qu’elles croyaient ne pas pouvoir être vue les uniformes étaient métamorphisés. Les jupes étaient raccourcies en les enroulant à la taille, les chemises sorties des jupes, parfois même complètement déboutonnées et refermées avec un nœud sur le ventre, les cravates portées dans les cheveux comme des bandeaux d’indiens…

Bien que je fusse nettement moins jeune que quand je commençais mon premier poste,  j’étais de nouveau un prof populaire. Le fait d’être Européen me donnait certainement un aspect « exotique »  pour ces jeunes Américains qui pour la plupart n’avaient encore jamais sortie de leur pays. Et je n’hésitais pas à afficher un air « libertin » que ces enfants éduqués dans des familles très strictes adoraient comme un fruit défendu. Je les suivais dans les endroits ou ils allaient après l’école et feignait les surprendre dans leurs uniformes altérés. « Nuire au prestige de l’école » portait une sévère sanction donc d’abord elles me regardaient d’un aire effrayé, mais quand je riais, les félicitant avec leurs « looks » et assurant que je ne dirai rien à l’école, je devenais leur héros. Parfois ils m’invitaient même de les accompagner lors de leurs sorties.

Inévitablement de temps en temps une d’elles tombait amoureuse de moi. De nouveau je répondais en taquinant et flirtant. Sachant que les passions à cet âge sont très éphémères je savais que je devais entretenir les sentiments. Je m’aventurais donc un plus loin qu’avec mes élèves plus jeunes en Belgique, mais jamais plus qu’une étreinte ou un baiser rapide. Juste assez pour entretenir le feu.

Entre temps je m’étais fait un groupe d’amis, pour la plus grande partie d’expatriés comme moi. Un groupe en constante évolution donc suivant les départs et les nouveaux arrivés. La vie était une succession d’activités sociales : cinéma, théâtre, soirées littéraires, des bons diners, BBQ et autres, et de longues heures passées au café en discutant.  Souvent ces soirées se terminaient dans le lit de ma compagne du jour. Une fois j’avais une relation qui durait plusieurs mois, mais quand la fille commençait à suggérer qu’on pouvait vivre ensemble je le refusais immédiatement et la relation se terminait un peu plus tard. 

C’étaient des bonnes années, et je m’amusais bien sûre. Mais en même temps il  y avait toujours un sentiment que quelque chose manquait. Donc quand, après 7 ans, j’héritais une  somme d’argent de mon grand père maternelle, je n’hésitais pas long temps. Je décidais de prendre une année sabbatique et j’écrirai enfin ce roman qui me trottinait dans la tête depuis des années.

 

Pendant tout l’été j’avais parcourue la Nouvelle Angleterre dans tous les sens. Vers la fin de septembre je décidais qu’il était temps de trouver l’endroit, propice à l’écriture, ou j’allais passer mon année  sabbatique en écrivant mon grand roman.  Je retournais à une petite ville qui m’avait fort séduit au début de l’été. Je n’étais pas déçue. La ville, plutôt un grand village,  émanait un air champêtre sans être rustre. Il y avait un cinéma, une grande librairie ou on pouvait prendre un café parmi les livres, un endroit chaleureux ou on pouvait prendre son petit déjeuner en lisant son journal, et plusieurs restaurants, même un restaurant français. Je retournais au petit hôtel près du centre. Après quelques jours j’étais persuadé que c’était l’endroit idéal ou je pourrais enfin écrire.

Je me renseignais à l’hôtel s’ils ne connaissaient pas un endroit tranquille ou je pouvais louer une chambre à l’année, expliquant mon projet d’écrire.  Le directeur revenait vers moi le jour même avec le nom de Ms Conchita Richmond. Elle vivait en dehors du village et louait une chambre dans son « cottage ».  Il l’avait déjà appelé et par hasard la chambre venait de ce libérer quelques jours auparavant. Je décidais donc d’aller voir. Le directeur de l’hôtel me prévenait que l’endroit était assez isolé, mais puisque je cherchais la tranquillité pour pouvoir travailler en paix cela ne me gênait pas.

Je sortais de la ville dans la direction indiqué. Après avoir parcourue une 20aine de miles par une petite route sinueuse, dont au moins 15 sans rencontrer de maison, je commençais à avoir des sérieux doutes. Tranquille d’accord, mais pas autant. Mais puisque j’étais venu tellement loin et qu’on m’attendait je décidais de continuer par politesse.

A ce moment je passais la ferme dont on m’avait parlé à l’hôtel. Quelques centaines de mètres passés la ferme je trouvais les indications pour le « White Cottage ». Je prenais le petit chemin de terre battue et montait pendant quelques minutes une pente assez raide. Et puis tout d’un coup une  maison coquette s’exposait devant moi dans un havre de verdure et de fraicheur. 

Je garais la voiture à la place prévue et quand je descendais il y avait une grande, belle femme que venait à ma rencontre.  Elle devait être dans la   mi-trentaine, et était très élégante, svelte, avec des longues jambes,  des cheveux châtaignes tirés vers l’arrière à la façon espagnole. Elle portait une jupe foncée, moulante, mettant en évidence son corps athlétique. Une femme éblouissante.

Elle m’accueillit chaleureusement. Après les présentations elle proposait de visiter les lieux. Elle m’emmenait d’abord à la chambre qu’elle mettrait à ma disposition. Une grande chambre, orientée vers le sud, décorée avec beaucoup de gout, elle était meublé d’un grand lit, un bureau, deux placards, un divan et un petit fauteuil et une petite table de salon. Il y avait une salle de bain privée qui donnait directement dans la chambre.

Le restant de la maison était aussi attrayant. Conchita, parce qu’on était déjà passé aux prénoms à la mode américaine, me montrait la salle de séjour accueillante avec une grande cheminée ou j’imaginais qu’en hiver on se mettait autour du feu pour lire. Elle expliquait que normalement on prenait les repas dans l’immense cuisine qui donnait sur le jardin, sauf si le temps le permettait de manger dehors.

Elle me précédait dans le jardin. Il y avait une grande terrasse qui menait jusqu’à une grande et belle piscine, entourée d’une belle pelouse. C’est là que je voyais pour la première fois ma Lolita.

Eblouit par le jardin magnifique je ne l’avais pas remarqué  de suite. Ce n’est que quand Concha annonçait comme si c’était encore un attribut de la maison  « Et voila ma fille Lo. » –  et la demandait de me saluer « Dit bonjour à Bertrand » –  que je la voyais couché sur son ventre à coté de la piscine.

Elle était magnifique.  Elle me parraissait avoir plus ou moins 15 ans, et surpassait sa mère en beauté. Elle avait des cheveux d’un ton un petit peu plus claire que celles de sa mère, tombant sur ces épaules, une peau lisse couleur olive, des bras et épaules exquises. Elle était vêtue d’un bikini jaune vif qui tranchait parfaitement avec la couleur de sa peau. Elle me regardait à travers une paire de lunettes solaires immenses sans dire un mot. Puis, probablement que ce qu’elle voyait lui plaisait, elle baissait ces lunettes et me regardant par-dessus, disait simplement « Bonjour ».

C’était comme un coup de foudre. La voix, mais surtout ces grands yeux marrons obscure qui perçaient les miens : j’avais retrouvé Melody.

Je voulais dire quelque chose mais je ne trouvais pas tout de suite des mots, et c’était trop tard. Lolita remettait ces lunettes et se penchait de nouveau sur le magazine qu’elle était en train de lire. Une seconde plus tard Conchita continuait la visite guidée, et je la suivais comme dans une transe.

Quand elle demandait si cela me plaisait je répondais sans hésiter que oui.  Pendant toute la visite j’avais été attirée par cette maison jolie, bien aménagée, confortable, et par sa propriétaire jolie et sympathique, mais tout le temps je m’étais dit que je n’allais quand même pas venir m’installer ici, que c’était beaucoup trop isolée du reste du monde. Mais après avoir rencontré Lolita je n’hésitais plus.

Une demi-heure plus tard on avait convenue les conditions de mon séjour et je me trouvais en route pour aller chercher mes affaires à l’hôtel.  Ni Concha ni moi n’avions vu des raisons pour lesquels je ne m’installerais pas le jour même.

Quelques heures plus tard j’étais de retour. Concha suggérait que je m’installe  dans ma chambre et qu’on se retrouverait plus tard à la terrasse pour un verre de bienvenu. En moins d’une demi-heure je me retrouvais en bas.

Quand j’arrivais dans le jardin je voyais de loin Lolita accroupi en fixant intensivement le sol. Elle était tellement concentrée qu’elle ne m’entendait que quand j’étais approché de 10 pas. Quand elle m’entendait elle se retournait en se redressant. Ce que je voyais me figeait sur place.

Elle était beaucoup plus petite que je ne pensais, 1,40 mètre maximum. Elle avait mis ces cheveux lisses ensembles en deux petites tresses, les lunettes solaires avaient disparus et elle portait une robe bleu claire à courtes manches et un petit col blanc, fermé avec une ceinture de rubans nouée dans le dos. Elle avait rajeunit de 5 ans en une après midi. Comme à la piscine elle me regardait avec ces grands yeux sans réaction.

Je me sentais tout d’un coup horriblement déçu. Je réalisais que cet après midi j’étais complètement tombé amoureux, et inconsciemment j’avais déjà calculé que je n’avais qu’attendre 2, 3 ans avant que je ne puisse consommer mon amour. C’était comme si je perdais Melody pour la deuxième fois.

Pendant que tout cela passait par ma tête elle avait un geste insolite, geste que plus tard  je la verrais répéter à maintes reprises. D’une manière automatique elle mettait ces mains en dessous de sa jupe des deux côtés, et prenant le bord de sa culotte elle la remontait haut dans sa taille. Ce geste était tellement enfantin que, sortant de mes rêveries, je ne pouvais pas supprimer un sourire. Et cette fois elle me répondait avec un sourire à elle. Un sourire magique, plein de gaité, de bonheur, mais en même temps un peu malicieux, moqueur même. Ou était ce seulement dans ma fantaisie? Ou est ce que je mets dans le souvenir de ce premier sourire mes souvenirs de tous les sourires à venir ?  Je ne sais pas, mais j’étais tellement séduit par ce sourire innocent et séducteur en même temps que, si à ce moment précis Conchita n’était pas sortie de la maison, j’aurai pris le petit ange dans mes bras.

Mais Concha m’invitait au verre de bienvenue promis et j’allais m’installer à la terrasse pendant que Lolita retournait observer l’agitation d’un ni de fourmis qui avait l’air de la fasciner. Pendant que je profitais d’une excellente coupe de champagne j’écoutais les histoires fascinantes de Concha qui avait voyagé – accompagnée de sa fille – un peu partout dans le monde, avant de s’installer dans ce petit havre de paix. Cependant je ne pouvais éviter que mes yeux se tournaient  en permanence vers Lolita qui c’était installé par terre et essayait de changer la routine des fourmis à l’aide d’un petit bâton. A un certain moment Concha suivant la direction de mon regard voyait sa fille assise par terre et avait l’air contrarié : « Dolores, qu’est ce que tu fais ? Tu vas salir ta belle robe. Viens ici!”

L’enfant, l’air surprise mais pas trop concernée, se levait et s’approchait de sa mère. Celle-ci la faisait tourner avec son dos vers elle, et tapant légèrement la robe pour enlever la poussière, constatait qu’il n’y avait pas de dégâts.  Sans hésiter elle défaisait le nœud de la ceinture, ouvrait les 3 boutons dans le dos et en un geste rapide enlevait la jupe par-dessus de la tête de sa fille. Lolita se trouvait en face de moi ne portant rien que son slip rose à bord brodé et une petite camisole à bretelles d’où pointaient ces seins naissants. Persuadée que la fille devait trouver la situation horriblement embarrassante je détournais mes yeux, mais j’avais encore juste le temps de voir qu’elle me souriait. Elle n’avait nullement l’air gênée. Sa mère lui donnait une petite tape sur le pet et elle repartit observer ces fourmis.

Une heure plus tard il était temps de passer à table. Les soirées en cette fin de septembre n’étaient plus chaudes et Concha avait dressé la table à l’intérieur. Elle appelait sa fille et constatant que son slip par derrière était tout noir et vert de sable et d’herbe, elle observait qu’elle avait eu bien raison d’enlever la robe. Elle ordonnait sa file d’aller changer de culotte et de remettre sa robe avant de se mettre à table.

Mes surprises n’avaient pas terminées. La table était mise pour trois. A coté de mon assiette et de l’assiette de la maitresse de maison se trouvaient des serviettes en lin dans un anneau à serviettes. Mais je n’en croyais pas mes yeux quand Concha sortait de l’anneau à serviette de Lolita un bavoir d’enfants qu’elle nouait autour du cou de sa fille. Elle nous servait tous les trois et puis se mettait à couper la nourriture de sa fille. Je constatais que la petite ne disposait pas d’un couteau.

Je ne savais pas comment interpréter tout ça, jusqu’au moment qu’une horrible idée passait par ma tête : la fille était handicapée, c’était une retardée mentale. Horrifié je regardais de la fille à la mère et de retour à la fille, cherchant une confirmation de mon hypothèse, toute en espérant le contraire. Mais toutes les deux me souriaient et me souhaitaient bonne appétit comme si tout était parfaitement normal.

Pendant le repas, qui était délicieux, Concha m’engageait à nouveau dans une conversation animée et agréable. Lolita se taisait la plus part de temps, mais de temps en temps elle corrigeait sa mère, ou donnait un petit commentaire personnelle. Suffisamment pour me rassurer qu’elle n’était pas handicapée, mais en me laissant dans le noir sur ce qui se passait.

Après le repas Concha ordonnait sa fille à monter pour se préparer pour la nuit. Lolita d’abord protestait qu’il était encore tôt, mais sa mère ne se laissait pas amadouiez. J’aidais mon hôtesse à débarrasser la table. On se limitait  à tout mettre ensemble à coté de la machine à vaisselle, puisque le lendemain matin la bonne s’occuperait à tout ranger et à nettoyer la cuisine.

Nous arrivions au salon au même moment que Lolita. Elle avait mise une petite jupe de nuit, à dessin de princesse Disney.  Elle donnait à sa mère quelque chose de blanc, dont je n’avais pas le temps de voir ce que c’était, et se couchait sur le divan en soulevant sa jupe. A mon grand embarras je constatais qu’elle ne portait rien en dessous de sa jupe. Je voulais détourner mes yeux mais ces yeux à elle se plongeaient dans les miens et j’étais comme figée.

Concha s’agenouillait à côté de sa fille. Elle avait déplié le truc que Lolita venait de lui donner, et tout d’un coup je reconnais que c’était une couche.  Je ne savais plus détourner mes yeux.  La mère d’une main sûre glissait la couche en dessous de sa fille et la renfermait autour de ces jambes. Cela pris que quelques secondes, et quand elle se redressait elle tournait sa tête vers moi, qui n’avait toujours pas bougé : « Eh oui, notre petite Lo de temps en temps a des accidents, donc on préfère prendre des précautions, n’est ce pas fillette ? » Lolita se mettait en position assise et toujours en me regardant droit dans les yeux, me souriait : « Tu trouves ça grave ? » Je devais avaler deux fois avant que je puisse bredouiller que non, bien- sûre je ne trouvais pas ça grave. J’allais ajouter, qu’au contraire je trouvais ça très bien, mais su me retenir juste à temps.

Lolita était priée de me donner une bise et de monter se coucher. Sa mère l’accompagnait mais revenait après une minute.

Quand nous étions à nous deux Concha répondait aux questions que je n’osais pas poser. Elle m’expliquait simplement qu’elle préférait garder sa fille un peu plus jeune que son âge : « Elles grandissent trop vite, laissons les profiter de leur enfance le plus long temps possible, c’est quand même la plus belle période de la vie, tu ne trouves pas ? » Je ne pouvais pas le nier. Concha m’expliquait que Lolita n’allait pas à l’école,  elle s’occupait personnellement de sa scolarisation et elles ne sortaient que rarement de leur petit paradis.

A ma question si la petite ne se sentait jamais seule la mère expliquait qu’elle était très amie avec les deux enfants de la ferme à côté, un garçon de 9 et une fille de 6 ans, qui eux aussi n’allaient pas à l’école. C’est seulement à ce moment que j’osais demander l’age de sa fille. En apprenant qu’elle avait 13 ans je ne sais plus si j’étais déçue, ou au contraire rassuré. Quand Concha me demandais si je croyais qu’elle se trompait en traitant ainsi sa fille je la rassurais et j’offrais d’aider à enseigner les 3 enfants puisque j’étais professeur d’école de métier. Offre qui était accepté immédiatement avec enthousiasme, et mon hôte insistait qu’elle allait diminuer le loyer avec le prix des mes heures.

J’avais encore une autre question pressante. Quand je demandais si Lolita réellement se mouillait la nuit elle me répondait que cela arrivait assez régulièrement mais qu’elle soupçonnait qu’elle le faisait express. Cette réponse ne me surprenait pas vraiment et cela me rendait la délicieuse créature encore plus attrayante.

La suite : https://clairodon.wordpress.com/2010/07/22/lolita-revisitee-chap-2/