Lolita revisitée 1

Introduction

 “Lolita de Nabokov revisitée” ou “Confessions d’un fétichiste non- repenti”, tels étaient les titres sous lequel l’auteur de cette intro recevait le manuscrit qui suit ci-dessous.  

 Bertrand de Montrichard, son auteur,  me l’envoyait, parce qu’il pensait, avec bonne raison, que cela m’intéresserait. J’ai surfé le net visitant des sites concernant des sujets comme Lolita, Lewis Caroll, Alice, AB/DL, Cross dressing, submisif, travesti, dom, couches, schooluniforms,  etc., publiant des commentaires sur des forums, laissant des traces évidentes  des mes visites. Basé sur ces traces l’auteur faisait la supposition mentionnée.

Je recevais le manuscrit par courrier électronique mais sans la moindre indication à ce que je devais en faire. J’insistais et après maints messages l’auteur finalement me répondait que je pouvais faire tout ce qui me semblerait bon à fin de faire lire cette histoire édifiante au plus grand nombre. Je saurai trouver les personnes ciblées. Je répondais que je n’avais pas idée, mais l’auteur ne répondait plus jamais à mes messages.

Depuis lors je suis à la recherche de personnes d’esprit ouvert à fin de les inviter à lire cette mémoire unique. La combinaison de fétichismes qu’affectent Bertrand De Montrichard – et moi-même j’avoue immédiatement – a l’air d’être très rare. Cela signifie qu’en général je reçois des réactions offusquées des lecteurs, bien qu’ils admettent toujours  d’être affectés par au moins une des « perversités » en commun avec Bertrand de Montrichard (et moi-même), mais trouvant généralement les autres indécents

Je recommande de lire cette mémoire donc avec un esprit ouvert et de se laisser emporter par l’histoire.  Mais pour ceux qui voudraient y porter des conclusions d’ordre morale je voudrais suggérer le suivant: Ce qui pour l’un (ou une ) est sa façon particulière d’aimer, c’est la perversité pour l’autre

C. 0’Donell

Pudencourt,

Eté 2010

PS Je n’ai rien change au manuscrit. Je n’ai pas changé l’histoire, ni même les noms, parce que je suppose que l’auteur les a déjà changé (incluant le sien ?). Pour le nom du caractère principale il est évident que ce n’est pas son vrai nom puisqu’il serait demander trop de coïncidence pour avoir une seconde Lolita dans des circonstances tellement similaires.

Chapitre 1

 Lolita, a été, et sera pour toujours le grand amour de ma vie. Elle m’appartient comme je l’appartiens. Et ceci pour toujours, rien ne peut le changer.  

Elle était ma Lolita mesurant 1.45m  dansant sur un pied chaussée d’une chaussette pendant qu’elle cherchait l’autre en évitant de mettre son pied nu sur le sol froide. Elle a grandit, mais elle est toujours ma Lolita.

Lolita c’est le caractère central de cette unique histoire d’amour, ou de cette histoire d’un amour unique, si vous préférez. C’est d’elle que je vais donc parler.  Mais avant ça je me vois obligé de me présenter rapidement.

Je suis né en 1966, à Gand, une petite ville bourgeoise en Flandres. Ma jeunesse se passait sans histoires en toute tranquillité. Il y a un seul incident qui vaut la peine d’être raconté  puisqu’avec rétrospection je comprends que cet incident a marqué ma vie.

Quand j’avais 13 ans je passais comme chaque année mes vacances avec mes parents à la mer. La villa avoisinante était louée par une famille Américaine, et je tombais éperdument amoureux d’une de leurs filles, Melody. Elle avait 10 ou 11 ans, fine, jolie, joyeuse, aux cheveux châtaignes et des immenses yeux bruns très foncés. En bref, un ange.  

Pendant tout l’été Melody et moi aspiraient d’être seul à nous deux. Mais elle était en permanence entourée de ces frères et sœurs. Notre journée était bonne quand on avait su se coucher à la plage l’un à côté de l’autre et que j’avais su toucher ces doigts du bout de mes doits. Mais à chaque fois elle retirait sa main immédiatement de peur d’être vu par quelqu’un de notre entourage.  Ces contacts incomplets mettaient nos corps dans un tel état d’exaspération que même l’eau froide de la Mer du Nord n’arrivait pas à nous calmer.

Le dernier jour de son séjour ces parents la demandaient de vider la cabine de plage. Je proposais de l’aider et finalement nous nous trouvions seul dans la privacité d’une cabane de plage. Je la prenais dans mes bras et pressait mes lèvres sur sa bouche. Elle réagissait immédiatement en mettant ces bras autour de mon cou. Elle était vêtue d’une petite robe d’été courte, et moi d’un short. Quand nos jambes nues se touchaient c’était comme un choc d’électricité. Je laissais glisser ma main vers ces jambes mais juste au moment que je voulais remonter sa jupe elle croyait entendre des voix et sautait en arrière. Il n’y avait personne mais la magie du moment était rompue. Chargée de jouets de plage, de parasols et de paravents on remontait à la maison. C’était la dernière fois que je l’ai vue.

J’ai eu plein d’autres amours depuis lors, comme adolescent et comme adulte,  mais il n’y a aucune raison de les raconter ici. L’amour avorté avec Melody était unique. Cet amour estivale m’a poursuivit depuis lors. Sans le savoir toute ma vie j’ai été à la recherche de Melody. Jusqu’au moment que j’ai trouvé ma Lolita.

Je décidais de devenir professeur de collège. Probablement parce que cela me mettrait en contact avec des jeunes filles, espérant sans doute qu’un jour je trouverais une nouvelle Melody.  Et c’est vrai que le contact permanent avec des filles  – et des garçons – entre 11 et 14 ans est ce qui a rendu ma vie supportable pendant toutes ces années. Quelques unes sont tombées amoureuses de moi, le beau, jeune professeur, et j’ai alors flirtée avec elles. Les taquinant, donnant un bisou sur la joue, les caressant les cheveux. Conquêtes faciles, mais aucune n’a jamais réellement suscité mon intérêt.

Après une dizaine d’années je décidais que je voulais changer ma vie. J’ai sollicité pour un job de professeur de français dans une école Américaine, sans beaucoup d’espoir. Mais après un long interview par téléphone, j’apprenais à ma grande surprise que j’étais acceptée.  J’ai quitté mon job, la Belgique, et la compagne avec qui je vivais depuis 3 ans, sans regret.

Donner cours dans une école catholique Américaine était un vrai nouveau début. Tout d’abord c’était une high school et donc mes élèves étaient plus agés – entre 14 et 18 ans – que les élèves auxquels j’avais donné cours en Belgique. Et deuxièmement la discipline y était beaucoup plus grande. Au début cela me paraissait un peu opprimant, mais très vite je comprenais que cela aidait énormément les élèves qui pouvaient se concentrer plus sur leurs études et autres activités.  Voir tous les jours ces garçons et files dans les mêmes uniformes identiques et impeccables était un choc et je regrettais la créativité multicolore des habits de mes élèves en Belgique.  Mais très vite j’appréciais l’effet des uniformes sur la classe.

Les uniformes aidaient à maintenir la discipline en mettant les élèves à part des adultes, confirmant en permanence leur position de dépendance.  A plusieurs reprises j’ai pu constater clairement l’effet du port de l’uniforme sur le comportement de filles de 16, 17 ans. Je les rencontrais par hasard le week-end, et elles se comportaient en jeunes adultes, me traitant d’égal à égal. Mais le lundi matin quand on se retrouvait à l’école, et elles portaient leurs uniformes, très naturellement elle se remettaient dans leurs rôles de filles obéissantes, se tenant debout avec les mains dans le dos quand elles m’adressaient la parole, comme le règlement le prévoyait.  

 En même temps je prenais beaucoup de plaisir d’observer  comment elles  essayaient de porter leurs uniformes chacune de sa manière. Bien que le règlement ne laisse pas beaucoup de libertés, elles arrivaient quand même à faire percer leurs personnalités. Surtout en dehors des murs de l’école ou à des moments qu’elles croyaient ne pas pouvoir être vue les uniformes étaient métamorphisés. Les jupes étaient raccourcies en les enroulant à la taille, les chemises sorties des jupes, parfois même complètement déboutonnées et refermées avec un nœud sur le ventre, les cravates portées dans les cheveux comme des bandeaux d’indiens…

Bien que je fusse nettement moins jeune que quand je commençais mon premier poste,  j’étais de nouveau un prof populaire. Le fait d’être Européen me donnait certainement un aspect « exotique »  pour ces jeunes Américains qui pour la plupart n’avaient encore jamais sortie de leur pays. Et je n’hésitais pas à afficher un air « libertin » que ces enfants éduqués dans des familles très strictes adoraient comme un fruit défendu. Je les suivais dans les endroits ou ils allaient après l’école et feignait les surprendre dans leurs uniformes altérés. « Nuire au prestige de l’école » portait une sévère sanction donc d’abord elles me regardaient d’un aire effrayé, mais quand je riais, les félicitant avec leurs « looks » et assurant que je ne dirai rien à l’école, je devenais leur héros. Parfois ils m’invitaient même de les accompagner lors de leurs sorties.

Inévitablement de temps en temps une d’elles tombait amoureuse de moi. De nouveau je répondais en taquinant et flirtant. Sachant que les passions à cet âge sont très éphémères je savais que je devais entretenir les sentiments. Je m’aventurais donc un plus loin qu’avec mes élèves plus jeunes en Belgique, mais jamais plus qu’une étreinte ou un baiser rapide. Juste assez pour entretenir le feu.

Entre temps je m’étais fait un groupe d’amis, pour la plus grande partie d’expatriés comme moi. Un groupe en constante évolution donc suivant les départs et les nouveaux arrivés. La vie était une succession d’activités sociales : cinéma, théâtre, soirées littéraires, des bons diners, BBQ et autres, et de longues heures passées au café en discutant.  Souvent ces soirées se terminaient dans le lit de ma compagne du jour. Une fois j’avais une relation qui durait plusieurs mois, mais quand la fille commençait à suggérer qu’on pouvait vivre ensemble je le refusais immédiatement et la relation se terminait un peu plus tard. 

C’étaient des bonnes années, et je m’amusais bien sûre. Mais en même temps il  y avait toujours un sentiment que quelque chose manquait. Donc quand, après 7 ans, j’héritais une  somme d’argent de mon grand père maternelle, je n’hésitais pas long temps. Je décidais de prendre une année sabbatique et j’écrirai enfin ce roman qui me trottinait dans la tête depuis des années.

 

Pendant tout l’été j’avais parcourue la Nouvelle Angleterre dans tous les sens. Vers la fin de septembre je décidais qu’il était temps de trouver l’endroit, propice à l’écriture, ou j’allais passer mon année  sabbatique en écrivant mon grand roman.  Je retournais à une petite ville qui m’avait fort séduit au début de l’été. Je n’étais pas déçue. La ville, plutôt un grand village,  émanait un air champêtre sans être rustre. Il y avait un cinéma, une grande librairie ou on pouvait prendre un café parmi les livres, un endroit chaleureux ou on pouvait prendre son petit déjeuner en lisant son journal, et plusieurs restaurants, même un restaurant français. Je retournais au petit hôtel près du centre. Après quelques jours j’étais persuadé que c’était l’endroit idéal ou je pourrais enfin écrire.

Je me renseignais à l’hôtel s’ils ne connaissaient pas un endroit tranquille ou je pouvais louer une chambre à l’année, expliquant mon projet d’écrire.  Le directeur revenait vers moi le jour même avec le nom de Ms Conchita Richmond. Elle vivait en dehors du village et louait une chambre dans son « cottage ».  Il l’avait déjà appelé et par hasard la chambre venait de ce libérer quelques jours auparavant. Je décidais donc d’aller voir. Le directeur de l’hôtel me prévenait que l’endroit était assez isolé, mais puisque je cherchais la tranquillité pour pouvoir travailler en paix cela ne me gênait pas.

Je sortais de la ville dans la direction indiqué. Après avoir parcourue une 20aine de miles par une petite route sinueuse, dont au moins 15 sans rencontrer de maison, je commençais à avoir des sérieux doutes. Tranquille d’accord, mais pas autant. Mais puisque j’étais venu tellement loin et qu’on m’attendait je décidais de continuer par politesse.

A ce moment je passais la ferme dont on m’avait parlé à l’hôtel. Quelques centaines de mètres passés la ferme je trouvais les indications pour le « White Cottage ». Je prenais le petit chemin de terre battue et montait pendant quelques minutes une pente assez raide. Et puis tout d’un coup une  maison coquette s’exposait devant moi dans un havre de verdure et de fraicheur. 

Je garais la voiture à la place prévue et quand je descendais il y avait une grande, belle femme que venait à ma rencontre.  Elle devait être dans la   mi-trentaine, et était très élégante, svelte, avec des longues jambes,  des cheveux châtaignes tirés vers l’arrière à la façon espagnole. Elle portait une jupe foncée, moulante, mettant en évidence son corps athlétique. Une femme éblouissante.

Elle m’accueillit chaleureusement. Après les présentations elle proposait de visiter les lieux. Elle m’emmenait d’abord à la chambre qu’elle mettrait à ma disposition. Une grande chambre, orientée vers le sud, décorée avec beaucoup de gout, elle était meublé d’un grand lit, un bureau, deux placards, un divan et un petit fauteuil et une petite table de salon. Il y avait une salle de bain privée qui donnait directement dans la chambre.

Le restant de la maison était aussi attrayant. Conchita, parce qu’on était déjà passé aux prénoms à la mode américaine, me montrait la salle de séjour accueillante avec une grande cheminée ou j’imaginais qu’en hiver on se mettait autour du feu pour lire. Elle expliquait que normalement on prenait les repas dans l’immense cuisine qui donnait sur le jardin, sauf si le temps le permettait de manger dehors.

Elle me précédait dans le jardin. Il y avait une grande terrasse qui menait jusqu’à une grande et belle piscine, entourée d’une belle pelouse. C’est là que je voyais pour la première fois ma Lolita.

Eblouit par le jardin magnifique je ne l’avais pas remarqué  de suite. Ce n’est que quand Concha annonçait comme si c’était encore un attribut de la maison  « Et voila ma fille Lo. » –  et la demandait de me saluer « Dit bonjour à Bertrand » –  que je la voyais couché sur son ventre à coté de la piscine.

Elle était magnifique.  Elle me parraissait avoir plus ou moins 15 ans, et surpassait sa mère en beauté. Elle avait des cheveux d’un ton un petit peu plus claire que celles de sa mère, tombant sur ces épaules, une peau lisse couleur olive, des bras et épaules exquises. Elle était vêtue d’un bikini jaune vif qui tranchait parfaitement avec la couleur de sa peau. Elle me regardait à travers une paire de lunettes solaires immenses sans dire un mot. Puis, probablement que ce qu’elle voyait lui plaisait, elle baissait ces lunettes et me regardant par-dessus, disait simplement « Bonjour ».

C’était comme un coup de foudre. La voix, mais surtout ces grands yeux marrons obscure qui perçaient les miens : j’avais retrouvé Melody.

Je voulais dire quelque chose mais je ne trouvais pas tout de suite des mots, et c’était trop tard. Lolita remettait ces lunettes et se penchait de nouveau sur le magazine qu’elle était en train de lire. Une seconde plus tard Conchita continuait la visite guidée, et je la suivais comme dans une transe.

Quand elle demandait si cela me plaisait je répondais sans hésiter que oui.  Pendant toute la visite j’avais été attirée par cette maison jolie, bien aménagée, confortable, et par sa propriétaire jolie et sympathique, mais tout le temps je m’étais dit que je n’allais quand même pas venir m’installer ici, que c’était beaucoup trop isolée du reste du monde. Mais après avoir rencontré Lolita je n’hésitais plus.

Une demi-heure plus tard on avait convenue les conditions de mon séjour et je me trouvais en route pour aller chercher mes affaires à l’hôtel.  Ni Concha ni moi n’avions vu des raisons pour lesquels je ne m’installerais pas le jour même.

Quelques heures plus tard j’étais de retour. Concha suggérait que je m’installe  dans ma chambre et qu’on se retrouverait plus tard à la terrasse pour un verre de bienvenu. En moins d’une demi-heure je me retrouvais en bas.

Quand j’arrivais dans le jardin je voyais de loin Lolita accroupi en fixant intensivement le sol. Elle était tellement concentrée qu’elle ne m’entendait que quand j’étais approché de 10 pas. Quand elle m’entendait elle se retournait en se redressant. Ce que je voyais me figeait sur place.

Elle était beaucoup plus petite que je ne pensais, 1,40 mètre maximum. Elle avait mis ces cheveux lisses ensembles en deux petites tresses, les lunettes solaires avaient disparus et elle portait une robe bleu claire à courtes manches et un petit col blanc, fermé avec une ceinture de rubans nouée dans le dos. Elle avait rajeunit de 5 ans en une après midi. Comme à la piscine elle me regardait avec ces grands yeux sans réaction.

Je me sentais tout d’un coup horriblement déçu. Je réalisais que cet après midi j’étais complètement tombé amoureux, et inconsciemment j’avais déjà calculé que je n’avais qu’attendre 2, 3 ans avant que je ne puisse consommer mon amour. C’était comme si je perdais Melody pour la deuxième fois.

Pendant que tout cela passait par ma tête elle avait un geste insolite, geste que plus tard  je la verrais répéter à maintes reprises. D’une manière automatique elle mettait ces mains en dessous de sa jupe des deux côtés, et prenant le bord de sa culotte elle la remontait haut dans sa taille. Ce geste était tellement enfantin que, sortant de mes rêveries, je ne pouvais pas supprimer un sourire. Et cette fois elle me répondait avec un sourire à elle. Un sourire magique, plein de gaité, de bonheur, mais en même temps un peu malicieux, moqueur même. Ou était ce seulement dans ma fantaisie? Ou est ce que je mets dans le souvenir de ce premier sourire mes souvenirs de tous les sourires à venir ?  Je ne sais pas, mais j’étais tellement séduit par ce sourire innocent et séducteur en même temps que, si à ce moment précis Conchita n’était pas sortie de la maison, j’aurai pris le petit ange dans mes bras.

Mais Concha m’invitait au verre de bienvenue promis et j’allais m’installer à la terrasse pendant que Lolita retournait observer l’agitation d’un ni de fourmis qui avait l’air de la fasciner. Pendant que je profitais d’une excellente coupe de champagne j’écoutais les histoires fascinantes de Concha qui avait voyagé – accompagnée de sa fille – un peu partout dans le monde, avant de s’installer dans ce petit havre de paix. Cependant je ne pouvais éviter que mes yeux se tournaient  en permanence vers Lolita qui c’était installé par terre et essayait de changer la routine des fourmis à l’aide d’un petit bâton. A un certain moment Concha suivant la direction de mon regard voyait sa fille assise par terre et avait l’air contrarié : « Dolores, qu’est ce que tu fais ? Tu vas salir ta belle robe. Viens ici!”

L’enfant, l’air surprise mais pas trop concernée, se levait et s’approchait de sa mère. Celle-ci la faisait tourner avec son dos vers elle, et tapant légèrement la robe pour enlever la poussière, constatait qu’il n’y avait pas de dégâts.  Sans hésiter elle défaisait le nœud de la ceinture, ouvrait les 3 boutons dans le dos et en un geste rapide enlevait la jupe par-dessus de la tête de sa fille. Lolita se trouvait en face de moi ne portant rien que son slip rose à bord brodé et une petite camisole à bretelles d’où pointaient ces seins naissants. Persuadée que la fille devait trouver la situation horriblement embarrassante je détournais mes yeux, mais j’avais encore juste le temps de voir qu’elle me souriait. Elle n’avait nullement l’air gênée. Sa mère lui donnait une petite tape sur le pet et elle repartit observer ces fourmis.

Une heure plus tard il était temps de passer à table. Les soirées en cette fin de septembre n’étaient plus chaudes et Concha avait dressé la table à l’intérieur. Elle appelait sa fille et constatant que son slip par derrière était tout noir et vert de sable et d’herbe, elle observait qu’elle avait eu bien raison d’enlever la robe. Elle ordonnait sa file d’aller changer de culotte et de remettre sa robe avant de se mettre à table.

Mes surprises n’avaient pas terminées. La table était mise pour trois. A coté de mon assiette et de l’assiette de la maitresse de maison se trouvaient des serviettes en lin dans un anneau à serviettes. Mais je n’en croyais pas mes yeux quand Concha sortait de l’anneau à serviette de Lolita un bavoir d’enfants qu’elle nouait autour du cou de sa fille. Elle nous servait tous les trois et puis se mettait à couper la nourriture de sa fille. Je constatais que la petite ne disposait pas d’un couteau.

Je ne savais pas comment interpréter tout ça, jusqu’au moment qu’une horrible idée passait par ma tête : la fille était handicapée, c’était une retardée mentale. Horrifié je regardais de la fille à la mère et de retour à la fille, cherchant une confirmation de mon hypothèse, toute en espérant le contraire. Mais toutes les deux me souriaient et me souhaitaient bonne appétit comme si tout était parfaitement normal.

Pendant le repas, qui était délicieux, Concha m’engageait à nouveau dans une conversation animée et agréable. Lolita se taisait la plus part de temps, mais de temps en temps elle corrigeait sa mère, ou donnait un petit commentaire personnelle. Suffisamment pour me rassurer qu’elle n’était pas handicapée, mais en me laissant dans le noir sur ce qui se passait.

Après le repas Concha ordonnait sa fille à monter pour se préparer pour la nuit. Lolita d’abord protestait qu’il était encore tôt, mais sa mère ne se laissait pas amadouiez. J’aidais mon hôtesse à débarrasser la table. On se limitait  à tout mettre ensemble à coté de la machine à vaisselle, puisque le lendemain matin la bonne s’occuperait à tout ranger et à nettoyer la cuisine.

Nous arrivions au salon au même moment que Lolita. Elle avait mise une petite jupe de nuit, à dessin de princesse Disney.  Elle donnait à sa mère quelque chose de blanc, dont je n’avais pas le temps de voir ce que c’était, et se couchait sur le divan en soulevant sa jupe. A mon grand embarras je constatais qu’elle ne portait rien en dessous de sa jupe. Je voulais détourner mes yeux mais ces yeux à elle se plongeaient dans les miens et j’étais comme figée.

Concha s’agenouillait à côté de sa fille. Elle avait déplié le truc que Lolita venait de lui donner, et tout d’un coup je reconnais que c’était une couche.  Je ne savais plus détourner mes yeux.  La mère d’une main sûre glissait la couche en dessous de sa fille et la renfermait autour de ces jambes. Cela pris que quelques secondes, et quand elle se redressait elle tournait sa tête vers moi, qui n’avait toujours pas bougé : « Eh oui, notre petite Lo de temps en temps a des accidents, donc on préfère prendre des précautions, n’est ce pas fillette ? » Lolita se mettait en position assise et toujours en me regardant droit dans les yeux, me souriait : « Tu trouves ça grave ? » Je devais avaler deux fois avant que je puisse bredouiller que non, bien- sûre je ne trouvais pas ça grave. J’allais ajouter, qu’au contraire je trouvais ça très bien, mais su me retenir juste à temps.

Lolita était priée de me donner une bise et de monter se coucher. Sa mère l’accompagnait mais revenait après une minute.

Quand nous étions à nous deux Concha répondait aux questions que je n’osais pas poser. Elle m’expliquait simplement qu’elle préférait garder sa fille un peu plus jeune que son âge : « Elles grandissent trop vite, laissons les profiter de leur enfance le plus long temps possible, c’est quand même la plus belle période de la vie, tu ne trouves pas ? » Je ne pouvais pas le nier. Concha m’expliquait que Lolita n’allait pas à l’école,  elle s’occupait personnellement de sa scolarisation et elles ne sortaient que rarement de leur petit paradis.

A ma question si la petite ne se sentait jamais seule la mère expliquait qu’elle était très amie avec les deux enfants de la ferme à côté, un garçon de 9 et une fille de 6 ans, qui eux aussi n’allaient pas à l’école. C’est seulement à ce moment que j’osais demander l’age de sa fille. En apprenant qu’elle avait 13 ans je ne sais plus si j’étais déçue, ou au contraire rassuré. Quand Concha me demandais si je croyais qu’elle se trompait en traitant ainsi sa fille je la rassurais et j’offrais d’aider à enseigner les 3 enfants puisque j’étais professeur d’école de métier. Offre qui était accepté immédiatement avec enthousiasme, et mon hôte insistait qu’elle allait diminuer le loyer avec le prix des mes heures.

J’avais encore une autre question pressante. Quand je demandais si Lolita réellement se mouillait la nuit elle me répondait que cela arrivait assez régulièrement mais qu’elle soupçonnait qu’elle le faisait express. Cette réponse ne me surprenait pas vraiment et cela me rendait la délicieuse créature encore plus attrayante.

La suite : https://clairodon.wordpress.com/2010/07/22/lolita-revisitee-chap-2/

2 comments on “Lolita revisitée 1

  1. trezar says:

    Une belle histoire, malheureusement je crois que les ages pourraient être passés à 18 ans pour Lolita…
    Merci beaucoup pour toutes les traductions et pour la transmission de toutes ces histoires !

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