Lolita revisitée 7

Chaque soir je lui mettais sa couche, ce qui devenait très vite un acte très érotique. J’adorait lui mettre le gel anti-érythème, et elle gémissait de plaisir quand je repartait la crème entre ses cuisses.

 On aimait tout les deux de monter lentement la culotte en plastic en faisant sauter les élastiques autour de ces jambes et sa taille.  Et puis la voir monter l’escalier en sautillant, découvrant sa culotte à chaque marche, me coupait le souffle chaque soir.

Vous trouverez les chapitres précédents  dans la “catégorie”  “Lolita” en ordre renversée, le premier chapitre se trouvant tout à fait en bas.

 Chapitre 7

 Le lendemain matin je me réveillais émerveillé de trouver mon petit ange à côté de moi. Doucement je me laissais glisser du lit et pour ne pas la réveiller pris ma douche dans la salle de bain de mon bureau. Puis je descendais et préparais le petit déjeuner.

Je l’attendais en lisant le journal avec une tasse de café. Je ne devais pas attendre long temps avant de l’entendre descendre l’escalier. Elle rentrait à la cuisine encore a moitié endormis. Distraitement elle me donnait une bise sur le front et puis, automatiquement, levait sa chemise de nuit. Je comprenais qu’elle continuait la routine journalière avec sa maman et qu’elle voulait que je contrôle sa couche. Je mettais ma main entre ces jambes et soulevant sa culotte en plastic je sentais qu’elle était sèche. Je la complimentais et recevait un grand sourire en retour.

Elle s’installait à table, et semblait se réveiller un peu. Elle se levait et partait chercher un bavoir qu’elle me donnait avec un petit sourire triste. Comprenant que sa maman lui manquait je la faisait se tourner avec son dos vers moi et nouait le bavoir autour de sa nuque. Puis je lui préparais un « sous-marin » au chocolat qu’elle dévorait avec le lait dégoulinant de sa bouche et de ces mains. Oh, comme je l’aimais.

Après le repas elle mettait une tétine en bouche et me prenant par la main m’emmenait à la salle de bain ou elle se faisait déshabiller et laver. Elle choisissait une autre petite robe enfantine et voulait que je la lui mette. J’expliquais qu’on devait aller en ville. Il y avait plein de choses à régler pour l’enterrement et puis on avait rendez-vous au service de la justice de jeunesse pour organiser notre vie. A mon grand soulagement elle avait l’air de comprendre l’importance de ces rendez-vous et, hochant gravement la tête, partait s’habiller en jeans.

Les jours suivants elle faisait preuve d’une maturité inattendue. Et la vitesse avec laquelle tout s’arrangeait nous laissait perplexe et émerveillé.

Tout d’abord évidemment il y avait eu l’enterrement. Suivant le cercueil de ma femme tenant ma belle-fille par la main était très émouvant. Lolita, habillée d’une jupe grise plissée sous un chemisier blanc et un jersey bleu marin, – elle avait choisit elle-même cet ensemble parfaitement adaptée aux circonstances sans que j’avais intervenu – essayait de se tenir bien. Mais à l’église elle pleurait presque sans arrêt en se blottissant contre moi. Cela ne surprendra pas les lecteurs de ce récit que toutes les femmes du village, et un nombre d’hommes, pleuraient à grandes larmes pendant la plus grande partie du service.

Après l’enterrement on avait eu des rendez-vous avec un juge de la famille et une assistante sociale. Et une semaine après le décès de Concha je me voyais attribué la tutelle provisoire de ma Lolita bien aimée. J’étais impressionné par l’efficacité du système américain.

Bien sûre ce n’était qu’un arrangement provisoire. La tutelle définitive ne serait pas décidée avant un nombre de mois, voir un an. Pendant cette période je recevrai le montant mensuel du trust  duquel Concha avait vécu. Je devrai garder des reçus de toutes nos dépenses, et je serai tenu à rendre toutes dépenses jugées non approprié par le juge de la famille.

Ce soir-là on ouvrait une bouteille de champagne. Même si toutes les deux nous nous sentions coupable, nous étions trop contents.

Chaque soir je lui mettais sa couche, ce qui devenait très vite un acte très érotique. J’adorait lui mettre le gel anti-érythème, et elle gémissait de plaisir quand je repartait la crème entre ses cuisses. On aimait tout les deux de monter lentement la culotte en plastic en faisant sauter les élastiques autour de ces jambes et sa taille.  Et puis la voir monter l’escalier en sautillant, découvrant sa culotte à chaque marche, me coupait le souffle chaque soir.

Evidemment je la trouvais chaque jour à m’attendre dans notre lit ou elle me suçait comme une pro. Bien que je l’aidais à se masturber dans sa couche je me sentais coupable de me faire jouir de cette manière sans lui donner une récompense adéquate, mais elle ne se plaignait jamais.

Le matin elle arrivait à la table du petit déjeuner, tétine en bouche, pour se faire inspecter sa couche. Après quelques jours je lui disais en riant que bientôt elle pourrait se coucher sans couche puisqu’elle était sèche tous les jours. A partir de ce jour elle prenait soin de ne plus jamais se présenter sans une couche trempée.

Les jours qu’on restait à la maison elle s’habillait de sa manière créative habituelle: des petites robes ou une salopette courte sans shirt en dessous, ne couvrant ces petits seins naissants rien qu’avec la bavette de sa salopette. Ceci combiné avec des chaussettes courtes coloriés, et des sneakers non assortis. Et toujours avec sa tétine en bouche.

Elle vacillait entre l’insouciance et la mélancolie. Mes propres sentiments aussi étaient fort mélangés. Ma maîtresse me manquait. Comment j’allais faire pour vivre sans sa guidance ? Bien que juste avant l’accident je l’avais haït de tout mon âme à cause de la façon qu’elle m’avait humilié, et j’avais rêvé de sa mort, maintenant qu’elle n’était plus là, elle me manquait.

Très vite les bons souvenirs prenaient le dessus. Comment j’allais pouvoir continuer sans elle ? La dernière année je m’étais senti tellement protégé, elle m’avait pris en main, et pour la première fois de ma vie, j’avais été heureux. J’avais adoré être soumis, sans responsabilité, mené par ma maîtresse sévère et exigeante, mais bienveillante.  Maintenant je me sentais seul, malgré la présence de la petite, que j’aimais encore beaucoup plus que sa mère.

Ou justement à cause de sa présence. J’avais peur et je me sentais coupable. Sentant mon désarroi elle s’installait de plus en plus souvent sur mes genoux, avec ces bras autour de moi, et on restait comme ça pendant des longs moments, sans parler, en se caressant et se donnant des baisers, les larmes aux yeux.

A plusieurs reprises on était surpris ainsi par la voisine. Elle feignait ne rien avoir vu, pensant sans doute – à juste titre – qu’on se consolait mutuellement. Mais je comprenais que petit à petit elle ne trouverait plus normale de me trouver avec ma main entre les jambes de la petite avec son rouge à lèvres – parce qu’elle continuait à adorer de se maquiller- répandu sur toute ma figure.

C’est alors que l’idée nous est venue de partir de là, loin des yeux indiscrets, loin des souvenirs douloureux. Je prenais contact avec mon ancienne école et était surpris d’apprendre qu’ils avaient une place pour moi. Pas un horaire complet, mais un petit mi-temps, de cours de français. Et quand l’école, apprenant notre situation, acceptait tout de suite d’inscrire Lolita, la décision était prise.  L’école commençant à peine 3 semaines plus tard, on partait le lendemain pour aller signer les papiers, et, surtout pour trouver une maison.

L’idée de quitter le cottage ou j’avais passée l’année la plus merveilleuse, et la plus terrible, de ma vie, me redonnait du courage. Et  Lolita aussi retrouvait sa joie de vivre naturelle. Elle adorait l’école, et le fait qu’elle devrait porter un uniforme l’enchantait. Est-ce qu’elle soupçonnait l’effet que les uniformes d’école ont sur moi ? Et je dois avouer, l’idée de voir bientôt ma Lolita, ma bien aimée, tous les jours en jupe écossaise, m’excitait.

La maison par contre posait un grand problème. Pendant deux jours on visitait des dizaines d’appartements avec toutes les agences de la ville. Rien ne plaisait à la petite. Chaque fois que j’essayais de lui convaincre des qualités d’un appartement elle piquait une crise. Elle se mettait à pleurer en criant que c’était déprimant, qu’elle se sentait enfermée, qu’il faisait trop sombre…..

Le fait qu’après ces journées calmes ou elle avait été mature et responsable, je retrouvais la petite capricieuse d’abord m’irritait. Mais je comprenais qu’elle avait toujours vécue dans ce petit cottage charmant avec son splendide jardin et sa grande piscine, en pleine campagne. Un appartement devait lui déplaire.

Une agence nous proposait alors de nous montrer des maisons au bord de la ville. C’était loin de l’école mais l’école organisait des autobus qui cherchaient les élèves dans certains quartiers résidentiels. Résigné nous acceptions d‘aller voir. C’est en partant vers le rendez-vous, et étant trop tôt on faisait encore un petit détour dans les environs du collège, qu’on repassait par un petit quartier charmant, très vert, avec des belles maisons, entourés de jardins. La plus part étaient des grosses villas appartenant aux industriels locaux ou occupés par des banques privés. Mais tout d’un coup Lolita poussait un grand cri. Elle avait trouvé une petite villa charmante avec une affiche indiquant qu’elle était en location.

On fixait rendez-vous pour la visiter tout de suite. Quand on rentrait on se rendait compte qu’elle n’était pas tellement petite. Bien que vieille, elle était en assez bon état, et était en effet très charmante, aussi bien l’intérieur que le jardin. Mais comme il fallait s’y attendre, elle était fortement au dessus de nos moyens.

J’essayais de convaincre Lolita que ce n’était pas possible, mais évidemment il était trop tard. Elle avait mis ces idées sur cette villa, et rien n’allait plus la faire changer d’idée.

Je calculais que si on mettait le cottage en location, et j’ajoutais mon petit salaire, le surplus qu’on devrait mettre tous les mois ne serait pas exorbitant. On pourrait survivre. Lolita me sautait au cou, ce qui me consolait d’avoir prise la décision irresponsable

Les deux semaines suivantes étaient occupées par les préparations du déménagement et l’installation de notre nouvelle maison. Nous étions excités comme deux enfants. Pour travailler Lolita était habillé en rien qu’une combinaison bleue d’ouvrier dont elle avait enroulés les pipes et les manches, insistant d’aller au restaurant d’hamburgers à côté de l’école, sans se changer. Elle ne passait pas inaperçu, et rayonnait.

Notre premier petit déjeuner, sur la terrasse couverte, était magique.  Lolita s’installait sur mes genoux pour se faire nourrir. Cela devenait sa façon normale pour manger. Je ne pouvais résister de mettre ma main entre ces jambes pour pousser légèrement sur sa couche trempée. Elle riait de plaisir, mettant sa main sur la mienne et pressant plus fort. Et bien sûre nos bouches se trouvaient. Finalement nous étions à nous deux, protégés de la vue du monde extérieur. Notre royaume privé.

 

Les premiers mois tout ce passait bien. Lolita s’intégrait rapidement dans son nouvel environnement, et son comportement naturel et spontané la rendait très populaire aussi bien avec les autres élèves qu’avec les profs. Grâce à sa beauté elle attirait évidement l’attention des garçons, mais, au moins au début, cela ne semblait pas l’intéresser.

Moi-même j’étais très heureux de me retrouver devant mes classes. J’étais toujours très populaire parmi les élèves féminines avec qui j’adorais flirter comme avant. Au début je me retenais un peu par crainte de provoquer la jalousie de Lolita, mais je comprenais vite que ce n’était pas nécessaire. Lolita adorait que son « papa » était tellement populaire, elle en était fière.

A la maison aussi tout se passait à merveille. Lolita montrait un côté mature, responsable, et discipliné, complètement inespéré. Elle aimait m’aider dans le ménage, et se découvrait un vrai talent comme cuisinière. Elle adorait mijoter des petits plats et puis se les faire nourrir assise sur mes genoux.

Puisque la maison était grande, et tout proche de l’école, elle devenait très vite un lieu de rencontre de ses copines après les classes. Et moi évidemment j’adorais être entourée toute la journée de ces beautés insouciantes et jeunes, en jupes plissées écossaises. Et elles aussi aimaient me taquiner et m’entraîner dans leurs jeux. Quand elles apprenaient une nouvelle danse elles insistaient que je l’essaie aussi, et évidemment elle se tordaient de rire quand je n’arrivais pas à retenir les quelques pas simples à exécuter. Ou elle me demandaient d’être le jury des petits concours qu’elles organisaient entre elles. Comme par exemple quand je devais juger laquelle faisait le meilleur poirier. Quelle aubaine d’avoir 5 jolies filles qui se mettaient devant moi avec leurs mains par terre et les jambes en l’aire laissant tomber leurs jupes d’uniformes dévoilant leurs petits slips.

Il va de soit qu’aucune de ces copines ne portait son uniforme avec tellement de beauté et d’innocence, que ma Lolita. Elle avait tout de suite compris que j’adorais la voir en uniforme et souvent le gardais après l’école, pour m’accompagner faire du shopping, et même pour aller au restaurant ou ciné. Mettre ma main en dessous de sa petite jupe d’uniforme pendant qu’on regardait un film devenait un de mes jeux dangereux préférés.

Mais je suis bien forcé d’avouer que notre idylle ne durait pas. Très vite l’immoralité de la petite redevenait manifeste. Sa vertu n’avait jamais été très grande mais Concha la tenait quand même sous contrôle de sa manière particulière. Tandis que moi j’étais trop faible, ou dit d’une manière positive, je l’aimais trop, et elle en profitait

Si au début je lui payais 20 dollars d’argent de poche par semaine, très vite on était passé à 40 et puis à 60. Si on ajoute à ça qu’elle m’arnaquait constamment pour des petits cadeaux, qu’elle me remboursait par des bises et de caresses, c’était plus que généreux.

Mais elle ne s’arrêtait pas là. Un soir elle m’annonçait que dorénavant elle demandait 5 dollars pour me sucer. Je n’en revenais pas. D’abord je refusais, la traitant de pute. Mais comme elle avait su, je ne pouvais pas résister, ce qui lui donnait un revenu supplémentaire de 35 dollars par semaine.

Et puis il y avait les garçons. D’abord ils venaient en groupe, ensemble avec les filles. Entrant dans la pièce je trouverais mon petit diable avec sa tête reposée sur les épaules d’un gamin de son age, nullement gênés d’être surpris ainsi. Sur un ton irrité je lui demanderai de s’asseoir droit. Tout le monde me regarderait d’un air surpris. Ou était partie le sympa Bertrand, le prof cool ? C’était qui ce vieux irritant ? Lolita se redresserait tout de suite en me donnant un sourire gentille et sage, mais quelques jours plus tard je la retrouverais dans une situation similaire. Cela m’irritait profondément. 

C’est alors que je commençais une relation avec Margot. Margot était sortie de l’école deux années avant. Elle avait toujours été une de mes favorites. Jolie, intelligente, gai, anti-conventionnel, c’était toujours un plaisir d’être avec elle. Elle avait appris que j’étais de retour, et venait me voir pour que je l’aide avec une étude qu’elle faisait sur la guerre de cent ans.

 

Très vite elle devenait une visiteuse régulière. Et puis on commençait à sortir ensemble. Je laissait alors Lolita seul à la maison mais l’appelait plusieurs fois en une soirée pour contrôler si elle était toujours là. Margot était toujours très gentille avec la petite, bien qu’un peu condensent comme quelqu’un de 19 ans le peut être avec une fille de 14 ou 15 ans. Au début Lo l’aimait bien, mais petit à petit,  comprenant la place qu’elle commençait à occuper dans ma vie, devenait plus hostile. Ce qui lui valait des réprimandes, même des punitions, qu’elle acceptait d’une manière stoïque.

Et puis arrivait l’incident qui allait tout bousculer. Un soir j’avais rendez-vous avec Margot au restaurant. Arrivé au rendez-vous elle m’appelait pour s’excuser en expliquant qu’elle avait un devoir à terminer pour le lendemain dont elle avait méchamment sous-estimé le travail. Je l’assurais qu’elle ne devait pas s’en faire, qu’on se verrait un des jours suivants. Je rentrais calmement à la maison, convainque que mon retour anticipé allait faire plaisir à Lolita qui avait fait une petite scène quand je partais.

Quand je rentrais au salon je la trouvais en camisole et slip, essayant d’enfiler son pantalon, en présence de Michael, un garçon de l’école, deux années au dessus d’elle, en un situation vestimentaire similaire. Mes pires craintes venaient de se confirmer. Sous leurs aspects angéliques c’étaient tous des dépravés.

Le garçon était bien sûre embêtée, ou au moins il faisant semblant. Sous mon regard réprobateur il disparaissait le plus vite possible. Seul avec Lolita je la regardais froidement : « Je savais bien que je ne pouvais pas te faire confiance. A partir de maintenant les règles vont changer ma petite pute ! »

A partir de ce moment je resserrais les boulons. Je dressais une liste de choses permit. Tout ce qui ne se trouvait pas sur la liste étant donc défendu.

Etaient permit par exemple:

–         Les sorties au centre commercial en groupe d’au moins 5 personnes, ou aller au cinéma entre filles. Toujours à condition que c’était l’après midi et que je les conduisais personnellement, restant tout le temps discrètement dans les parages

–         organiser une fête de Noël ou de carnaval chez nous. De nouveau l’après-midi et quand j’étais à la maison.

–         les conversations téléphoniques entre filles dans ma présence

Donc pas sur la liste, et donc absolument défendus, étaient entre autres les fêtes privées qui ne se passaient pas chez nous, toute sortie de soir, aller loger chez une copine, et évidemment les « pyjama parties ».

Lolita prenait connaissance des nouvelles règles de sa manière stoïque habituelle. Elle me regardait avec des grands yeux tristes et, haussant les épaules, disait simplement : «Rien de neuf ». Elle avait raison que ce n’était qu’une « officialisation » des règles en vigueur. Pour me sauver la face j’ajoutais une nouvelle règle : « Et il est évident que je ne te laisserai plus jamais tout seule à la maison ! ». En entendant cette nouvelle règle elle levait des yeux plein d’espoir vers moi : « Tu ne sortiras donc plus avec Margot ? » Je n’avais pas pensé à ça, mais sans hésitation je répondais que Margot viendrait donc plus souvent chez nous. Lolita me jetait un regard plein de reproches et de déception mais ne disait plus rien.

Maintenant je réalise évidemment que mes tentatives idiotes de prévenir tout contact non chaperonné avec les garçons de son age – et pourquoi pas avec les filles ? – auraient étés voués à l’échec si elle l’avait voulu. Mais je sais aujourd’hui qu’elle n’était pas intéressée par les garçons de son age, puisqu’elle n’était amoureuse que de moi ! Et ces contacts avec ces amis – garçons et filles – n’étaient rien d’autres que ça, des manifestations d’amitié. Au moins jusqu’au moment ou je l’avais poussé à la provocation. Aujourd’hui je comprends qu’elle avait voulu être surprise avec Michael. C’était sa manière de crier son désespoir. Maintenant je le sais, mais –sans l’avouer ni à moi-même,-  je le savais aussi à l’époque.

Elle n’était vraiment pas  intéressée par les garçons de son école, elle n’aspirait que d’être à moi. Comment si non j’aurais pu expliquer le fait qu’elle acceptait mon espionnage permanent sans se révolter. Par exemple quand elle parlait avec le beau Greg devant l’entrée de notre maison, tenant ces livres contre sa poitrine, faisant des dessins dans le sable avec son pied, jetant des regards réguliers au dessus de son épaule, vers la fenêtre indiquant ainsi qu’elle savait que j’étais là en train de les regarder, pour finalement, après une éternité, rentrer et se jeter à mon cou.

Ou comment expliquer si non le plaisir qu’elle trouvait à monter et descendre notre rue en vélo, montant la pente debout sur les pédales, et  descendant assise avec ces jambes horizontalement droit devant elle, faisant un grand geste vers la fenêtre ou elle savait que je me tenais à chaque fois qu’elle passait la maison. Et ceci pas une ou deux fois, mais des dizaines de fois, sans une fois s’échapper de ma vue.

Elle était à moi, et à moi seul. Je n’avais aucune raison d’être jaloux, mais néanmoins je l’étais. J’étais jaloux de chaque minute qu’elle passait sans moi. A tel point que je cherchais tout le temps des moyens à mettre en évidence le faite qu’elle était à moi, qu’elle m’appartenait, qu’elle dépendait complètement de moi, qu’elle ne pouvait aller nulle part, que je pouvais lui imposer arbitrairement n’importe quoi.

Je trouvais un plaisir diabolique à lui demander d’être gentille avec Margot. En général elle ne réagissait pas mais puis un jour elle fondait en larmes, et me demandait comment j’osais exiger qu’elle soit gentille avec sa rivale. J’éclatais de rire, en répétant le mot « rivale » sur un ton moquant. «Ta rivale ? Pour qui tu te prends ? Tu n’es qu’une petite môme, comment tu voudrais te comparer à une belle femme comme Margot ? »

Elle me regardait en silence, les larmes coulant sur ces joues : « Mais je suis ta maîtresse ! » De nouveau je riait : « Ce n’est pas parce qu’un jour, par pitié, j’ai fait l’amour avec toi que tu es devenue ma maîtresse. T’es une petite fille adorable, et j’adore de t’avoir près de  moi, mais une maîtresse c’est autre chose ! »

Elle ne réagissait pas, donc je continuais : « Si tu restes sage, un jour je ferai de toi ma maîtresse, mais en attendant c’est Margot ma maîtresse ! » Elle me regardait à travers ces larmes : « Je t’attendrai Bertrand, mais pourquoi toi tu ne sais pas m’attendre ? »

Etonné je la regardais, et puis embêté par autant de sagesse je répondais sur un ton irrité : « Parce que moi je suis un homme, et toi qu’une petite fillette »

Cette nuit nous dormions seul pour la première fois depuis la mort de Concha. Le lendemain elle venait au petit déjeuner et s’installait en face de moi sans rien dire. Moi non plus je n’avais le courage d’aborder le sujet, croyant que la crise pourrait se terminer ainsi

C’est alors qu’arrivait le premier « accident ». Je rentrais dans la cuisine et je la trouvais debout dans une flaque avec son pantalon tout mouillé. Je comprenais immédiatement qu’elle l’avait fait express. Elle me regardait d’un air mi-triste et anxieuse, mi-défiante: « J’ai fait pipi dans ma culotte ». Je la trouvais tellement mignonne que  je décidais de jouer le jeu. Je la prenais dans mes bras et assurant que ce n’était pas grave, que cela pouvait arriver à n’importe qui, je la conduisais à la salle de bain, ou je l’aidais à se changer et se laver.

Mais le lendemain, quand elle était assise sur mes genoux portant sa jupe d’uniforme, elle faisait pipi de nouveau. Quand je sentais mon pantalon qui se mouillait j’étais hors de moi. Je lui hurlais que ce n’était plus drôle, que cela ne pouvait pas continuer. Elle me regardait avec ces grand yeux provocants : « Puisque tu me traites comme un petit bébé j’agis comme un petit bébé ».

Pendant un instant je ne savais pas comment réagir, mais puis je lui disais sur un ton sarcastique, que si c’était ça qu’elle voulait elle serait servit. Je la prenais par la main et la conduisait en haut, ou je la faisait s’asseoir par terre pendant que je changeais de pantalon, et puis j’enlevais sa jupe, la mettait une couche, et prenant quelques poupées de sa chambre – à ma surprise elle avait insisté à réinstaller l’étagère avec toutes ces poupées dans la nouvelle maison –  lui disait de jouer pendant que je travaillais.

Elle me souriait et se mettait sagement à jouer. Une ou deux heures plus tard il était temps de se mettre à préparer le souper. J’avais pris l’habitude qu’elle s’en occupait mais ce soir là, quand je lui suggérait qu’il était temps, elle me regardait en souriant mais ne bougeait pas. Je comprenais qu’elle continuait le jeu, et ne voulant pas lui accorder cette petite victoire, je décidais de m’en occuper moi-même. Je la prenais par la main et elle me suivait à la cuisine en emmenant sa poupée.

Elle s’installait de nouveau par terre et continuait à jouer pendant que je préparais tout seul le souper. Quand tout était prêt, je lui mettais son bavoir, et lui servait une assiette de pommes de terre et carottes avec un steak haché. Avant que je ne puisse l’empêcher elle avait mis ces deux mains dans l’assiette et apportait une poignée de nourriture à sa bouche.

Surpris, mi-amusé, mi-fâché, je l’ordonnais de s’arrêter. De nouveau elle me regardait avec des grands yeux feignant la surprise. J’éclatais de rire. Je nettoyais ces mains et, la prenant sur mes genoux, procédait à lui nourrir.

Après le repas je montais avec elle, pour la changer – sa couche était trempée – la laver, mettre sa robe de nuit, et pour la mettre au lit. Puisqu’il était au moins une heure plus tôt que les autres jours elle protestait encore plus que d’habitude qu’il était trop tôt. Cette fois c’était moi qui lui regardait défiant : « Puisque tu veux jouer au bébé je te mets au lit à l’heure des bébés ». Elle souriait et se couchait sans plus de réaction. Quand plus tard j’allais me coucher moi-même j’étais déçue de ne pas la retrouver dans mon lit. C’était la seconde nuit de suite sans qu’on fasse l’amour de notre manière particulière.

Le lendemain était jour d’école. Elle arrivait à la table du petit déjeuner et me faisait contrôler sa couche comme d’habitude. Je lui mettais son bavoir et elle procédait à manger la tartine que j’avais coupée en petits morceaux. Après, suivant la routine, je l’envoyais se changer et se préparer pour l’école pendant que je rangeais la cuisine. Quand elle redescendait je la faisais souffler dans ma figure pour contrôler si elle avait brossé ces dents. Cela avait toujours fait partie de la routine avec Concha. Je n’étais pas vraiment surpris de constater qu’elle ne l’avait pas fait. Je l’envoyais chercher sa brosse et le dentifrice et la faisait se brosser les dents à la cuisine.

Elle s’y mettait avec un peu trop d’enthousiasme laissant couler une longue traînée de dentifrice par son menton sur son pull, faisant une grande tache. Le temps commençait à presser et je cherchais donc son pull de rechange moi-même. Quand je l’aidais à enlever le pull taché je constatais qu’elle avait boutonnée son chemisier de travers. Comprenant qu’elle faisait tout ça pour m’exaspérer je décidais de ne pas rentrer dans la trappe. Calmement je re-boutonnait son chemisier et l’aidait à mettre son pull et son manteau, lui tendait ces livres, et la  prenant par la main, l’emmenait à l’école.

Je savais que j’avais eu raison quand à la fin de l’après midi je l’attendais à la sortie de l’école et la voyait arriver en conversation animée avec ces copines. Ce soir là elle s’excusait pour ce qui était arrivé, préparait un dîner succulent, et me suçait gratuitement « comme cadeau de réconciliation ».

Mais si pendant quelques semaines je croyais que tout était rentré dans l’ordre je me rendrais vite compte que je m’étais trompé.

Comme j’avais dit je ne voulais plus la laisser seul à la maison, mais puisque je ne voulais pas non plus me passer de la compagnie de Margot, et vice versa, la dernière venait de plus en plus chez nous. Je voyais qu’être confronté avec « sa rivale » rendait Lolita triste mais avoir mes deux filles chez moi était trop bon pour m’en passer.

Lolita réagissait en ayant des fréquents nouveaux «accidents». D’abord je me fâchais à chaque fois mais cela avait comme seul effet que les « accidents » se multipliaient. Donc je décidais de ne plus faire des remarques mais de lui mettre une couche dés qu’on rentrait à la maison, ce qui avait l’air de l’arranger (et moi aussi puisque j’adorais la langer et la voir en couches).

Mais cela ne se limitait pas à ça. Petit à petit elle se laissait aller. Avant peu je devais systématiquement la laver, l’habiller, la nourrir, lui brosser les dents et les cheveux. En général j’adorais le faire. Cela confirmait sa dépendance de moi, sa soumission absolue,  mais surtout nous aimions l’intimité de ces moments. Mais parfois cela m’exaspérait, et pour le souligner je demandais alors à Margot de « s’occuper du petit bébé ». A notre surprise elle se laissait faire sans réclamer, mais elle se « vengeait » en se comportant d’avantage en bébé, salissant la maison et ses vêtements, laissant tomber des assiettes, ou mangeait avec ces mains.

 C’est alors que je découvrit un trait de caractère de Margot inattendu : Elle était possessif et jalouse.  D’abord elle réclamait la place de « maîtresse de maison » et défendait Lolita l’entrée dans ma chambre. Ayant pitié de mon petit ange je protestait mais Margot était impitoyable et je cédait.

Pour rendre plus manifeste son autorité elle habillait la petite avec rien qu’un petit tablier au dessus de sa couche et culotte en plastique. Les tabliers étaient du modèle a longues manches  avec une grande poche devant et se fermant avec des boutons dans le dos. Les tabliers serraient très fort et couvraient à peine sa culotte en plastique, empêchant Lolita ainsi de sortir à la rue . Bien que je crois si Margot ou moi l’avaient dit de sortit habillé ainsi elle l’aurait  fait. Quand elle avait été « méchante » elle était punie à se mettre dans le coin de la chambre avec ces mains au dessus de la tête. Où Margot lui attachait ses mains dans le dos  pour le restant de la journée, la rendant tout à fait dépendante. Lolita sacceptait tout en silence, et je laissais faire.

Même quand nous étions à nous deux Lolita continuait dans son rôle de petite fille, ne m’aidait plus jamais dans le ménage, et négligeait ces devoirs scolaires. Elle passait son temps devant la télévision, et quand je l’encourageais à faire autre chose elle me regardait d’un air contrarié mais, obéissante, elle sortait ces poupées.

A l’école elle continuait à se comporter normalement mais elle avait l’air de s’isoler des autres. Pendant la récréation je la voyais souvent assise tout seule. Et les visites de ces copines chez nous devenaient de plus en plus rare. Au fond  cela m’arrangeait puisque ainsi je l’avais de nouveau tout seul pour moi comme je l’avais espéré après le décès de Concha. Et en effet les jours que Margot n’était pas chez nous, je retrouvais parfois le petit ange qui tournait autour de moi en chantant et dansant, qui ne pouvait pas s’arrêter de me caresser, de me donner des câlins et de bisous. Et évidemment elle continuait de me sucer chaque soir en échange de mon aide à se masturber. Elle ne demandait même plus à être payé.

Un jour, en avril où mai je crois, la directrice me convoquait. Je savais bien sure que le dernier rapport de « ma fille » avait été mauvais et je m’attendais donc qu’elle veuille m’en parler. La directrice était une belle femme fière et sévère. J’éprouvais une certaine attraction pour elle, mais elle m’intimidait. Je n’arrivais pas à lui adresser par son prénom, Rachel, préférant l’appeler Madame  Elle ne m’avait jamais vraiment encouragé à l’appeler par son prénom, bien qu’elle me tutoyait et m’appelait toujours Bertrand.

 

Je ne me sentais pas à l’aise. Rachel me priait de m’asseoir et puis sans beaucoup d’introduction me demandait si je ne trouvais pas que j’étais un père un peu vieux jeu ?

La question me surprenait. Vieux jeu n’était pas le mot auquel j’aurai pensé pour décrire ma relation avec ma « fille ». Je supprimais un sourire et protestait que j’étais peut-être sévère mais pas vieux jeu. 

« Dolorès est un enfant enchanteur »,  elle déclamait, « mais elle n’a pas encore atteint une maturité sexuelle correspondant à son age. »

Je tombais presque de ma chaise et regardait la directrice sans réponse.

« Elle facile entre les zones anales en génitales de développement sexuel.»

« Pardon ? » Je tournais tout à fait rouge.

« Oui, je comprend que comme beau-père cela ne doit pas être facile de discuter ces sujets concernant sa fille. Mais il est important d’en parler. »

Je hochais la tête. Quoi d’autre pouvais-je faire, et en plus j’étais amusé et me demandait ou cette conversation allait mener.

« Tu vois, en classe elle demande constamment d’aller à la toilette. L’autre jour quand Mme Paulson refusait en demandant pour quoi elle ne faisait pas le nécessaire pendant les récrés, elle a répondu qu’elle avait une vessie petite et que pour ça elle portait des couches à la maison.»

Je faillis m’étrangler par une attaque de panique soudaine. Essayant de retrouver ma posture je feignais un petit rire : « Héhéhé, je sais, son sens de l’humour n’est pas très convainquant »

La directrice me regardait d’un air sérieux. « Ce n’est pas de l’humour Bertrand. » « Comment, comment, vous n’allez quand même pas croire ce qu’elle raconte ?! » « Bien sûre que non, mais je n’ai pas terminé. Quand Mme Paulson l’a interdit d’aller à la toilette, elle a d’abord fait toute une scène et puis finalement elle c’est assis sur sa chaise ou elle c’est mouillé !» « Oh non ! » « Si, je te l’assure ! Son obsession par l’urination et les toilettes est un signe claire qu’elle est encore dans la phase anale de son développement sexuel, ce qui n’est pas normale à son age ! »

La conversation me paraissait tellement absurde que j’avais envie de rire. Mais ma raison me disait que je devais continuer à écouter ce que Rachel avait encore à dire. Voyant que j’étais prêt à écouter la suite elle continuait, prenant un petit dossier en main : « Comme toujours dans des cas pareils j’ai demandé aux différents professeurs de ma faire un petit rapport. Ce qui en sort est troublant.»

Je me sentais de plus en plus mal à l’aise, mais gardait le silence. Elle commençait à feuilleter le dossier :

«Je vous fait un petit résumé… Dolorès est une fille attirante, intelligente, mais insouciante. Ces résultats sont en chute libre…

Elle a toujours été un peu indisciplinée mais récemment elle est devenue défiante, et même impoli avec plusieurs de tes collègues.  

Elle emmène son iPod en classe et croit pouvoir écouter la musique en secret mais tape la mesure avec son pied où même bouge sa tête au rythme….

Elle soupire fréquemment et emploi des mots vulgaires, même en s’adressant à des profs …

Elle a souvent des petits rires privés, et semble un peu absent.

Ah, ici une note positive : son niveau de tennis est très bon et elle joue avec enthousiasme. Bien qu’ici aussi on note un manque de concentration et de détermination.»

Jusque là je ne voyais rien de vraiment préoccupant. Je reconnaissais bien ma Lolita insolente, mais cela pourrait aussi être  n’importe quelle autre fille de son age. J’étais sur le point de faire une remarque en ce sens mais juste à ce moment la directrice levait la tête vers moi et faisait semblant de découvrir quelque chose : « Ah oui… c’est vrai, j’avais oublié. Il y des choses qui pris à part ne sont peut-être pas important mais quand on les met ensemble cela devient interpellant: Elle a souvent des chicklets en bouche bien qu’elle sait que ce n’est pas permis. Elle ne mord pas ces ongles, mais elle met constamment son bic en bouche. Et très souvent elle suce son pouce ! !»

Rachel me regardait avec une figure sérieuse, pour souligner la gravité de la situation. Cette fois ci je ne pouvais pas retenir un sourire : « Ah oui, habitude déplorable dont elle n’arrive pas à se défaire ».  « Bertrand, tu est aveugle ou tu ne veux pas le voir ? »

Je ne comprenais pas à quoi elle voulait en venir mais elle commençait à m’agacer. Je l’a regardait d’une façon irrité : « Voir quoi ? ». « Elle est fixée dans les phases anales et orales du développement sexuel ! »

Cette fois j’éclatais de rire. Mais Rachel ne me laissait pas le temps de réagir.

« Bertrand écoute, ta belle-fille a des problèmes, il est temps que tu le regarde en face. Nous savons qu’elle a ces règles bien établis, et, bien que ce seins ne sont pas encore fort développés, tout laisse supposer que physiquement elle a atteint une certaine maturité sexuelle. Je comprends qu’avant de venir ici elle n’a jamais fréquenté une école ? »

Je confirmais en haussant les épaules.

« Alors je voudrais te poser une question. Est-ce que sa mère ou toi, ou quelqu’un d’autre, lui a expliquée la technique de procréation des mammifères ? »

De nouveau la question me prenait complètement par surprise et j’avais du mal à supprimer un sourire. Je la regardais sans savoir quoi dire, et elle continuait : « Dolorès simule un manque d’intérêt dans tout ce qui concerne la sexualité, anormale à son age. Et encore plus troublant, elle a l’air de n’être nullement attiré par les garçons. »

(Mon cœur faisait un bond de bonheur : mon ange n’était pas attiré par les garçons de son école !)

« L’impression général est qu’elle essaie de dissimuler son ignorance ! »

Je ne savais vraiment plus comment réagir. La directrice  m’irritait avec son pseudo psychanalyse freudienne et j’avais envie de lui dire que je savais par expérience que Dolorès n’ignorait rien sur le plan sexuel, mais je me retenais évidemment, et laissait Rachel continuer sa tirade.

« Je comprend la difficulté de quelqu’un dans ta situation d’éduquer tout seul une fille de son age. Nous avons essayé d’en savoir plus, mais elle refuse de discuter sa situation familiale »

(De nouveau mon cœur bondit d’admiration pour la façon que mon ange gérait la situation)

«Mais nous avons parlé à ces copines et pour être franc Bertrand, nous pensons qu’il serait recommandable d’être un peu plus flexible sur les règles concernant sa vie sociale. Tu vois, nous croyons que la petite est obsédée par des pensées sexuelles pour lesquels elle n’a pas d’échappatoire et c’est pour ça que d’un côté elle embête ses copines et ses profs, et de l’autre côté manifeste des comportements non adaptées à son age révélant une fixation sexuelle orale et anale.»

Arrivé à ce point elle se taisait et attendait ma réaction. Mon premier impulse était de lui rassurer en racontant le jour que j’avais surpris Lolita avec Michael, mais juste à temps je réalisais que cela serait probablement l’objet d’une nouvelle investigation, une chose que je devais éviter à tout prix. Donc après un moment de réflexion je répondais calmement que, ayant entendu des conversations avec sa mère,  je pouvais assurer avec certitude que Dolorès connaissait les faits de la vie. Que si elle agissait peut-être un peu jeune pour son age, cela était sans doute la suite de la volonté expresse de sa pauvre mère adorée, qui trouvait que de nos jours les jeunes grandissent trop vite. Opinion que j’avais tendance à partager.

La directrice, qui n’avait pas l’habitude d’être contredit, me regardait contrariée, et demandait si cela expliquait aussi l’incident ou Dolorès avait volontairement mouillé sa culotte en classe, et le fait qu’à 14 ans elle suçait son poux.

Je dois avouer que pendant quelques secondes j’étais perdu. Son ton accusatoire et dominant, m’intimidait encore plus que d’habitude. Pendant un instant j’avais envie de lui avouer que oui je me sentais seule avec la petite, que oui je ne savais pas comment la traiter, que oui je l’aimais probablement trop, mais que ce n’était pas comme elle l’imaginait. Et que si elle voudrait me donner des instructions je ferai tout ce qu’elle demanderait. Mais évidemment je me retenais. Oh, que Concha me manquait en ce moment.

Je me reprenais et de nouveau procédait à lui expliquer calmement la situation. Que l’accident en classe avait été un vrai accident, que Dolorès souffrait en effet d’une petite vessie. Qu’elle n’avait jamais été sèche la nuit. Et que oui, elle portait des couches la nuit.

Rachel me regardait d’abord incrédule, puis voyant que j’étais sérieux, était horriblement embêté. Elle s’excusait mille fois, en disant qu’elle était confuse, qu’elle n’avait pas eu d’idée, qu’elle se sentait coupable envers la petite, que maintenant elle comprenait évidemment pourquoi elle ne participait jamais à des activités qui impliquaient une nuitée.

Et puis juste au moment que je triomphais, persuadé que j’avais brillamment éludé le danger, elle repris son attitude normale, et me disait que j’aurais dû avertir l’école.

Je me défendais qu’elle n’avait jamais eu d’accidents pendant la journée. Rachel hochait la tête comme pour dire qu’elle comprenait. Puis après quelques secondes gênées elle revenait à l’attaque : « D’accord on c’est trompé, mais cela n’empêche qu’il y a quelque chose qui ne tourne pas rond chez Dolorès ! » « Mais non, pas du tout, elle me semble bien normale et heureuse. » Mais je réalisais qu’elle ne me lâcherait pas comme ça. «Avoue que c’est troublant qu’aussi bien ses profs que ses amies la trouvent querelleuse, absente, insatisfaite ! »

Je réalisais qu’on était de nouveau sur du terrain dangereux et je me taisais pour réfléchir. Elle en profitait pour enchaîner : « Si je peux me permettre un conseil ? Il faudrait un peu moins la traiter comme une gamine. J’entends qu’elle ne doit rien faire dans le ménage ? Donne lui quelques responsabilités à la maison, nettoyer sa chambre, faire la lessive. Et puis, comme récompense, tu pourrais la laisser participer dans quelques activités avec des amis de sa classe. »

Je respirais soulagé. Au moins elle n’insistait pas de l’envoyer chez un psychologue ou autre « expert ». Sans hésiter je la remerciait pour ce conseil plein de bon sens et promettait de le mettre en pratique le jour même. Ayant finalement gagné elle retrouvait sa position dominante,  souriait,  et ajoutait que si Dolorès aidait dans le ménage je gagnerais du temps que je pouvais alors passer avec ma fille, « Ce sera du « temps de qualité », pour employer un terme à la mode »

Oh la conne! Si elle avait su le “temps de qualité” que Lolita passait chaque soir dans mon lit ! Souriant je voulait sortir de son bureau, mais elle me retenait : « Bertrand, encore une chose : Il faut absolument que vous consultez un spécialiste pour son problème d’incontinence. ». Surpris et effrayé par ce nouveau danger je la regardais et voulait hocher la tête en acceptation, mais je me retenais juste à temps et mentais: « Mais Madame, c’est ce que sa mère à bien sûre fait depuis long temps ! » « Et ? ».  En  un moment d’inspiration géniale je répondais : « Il faut attendre qu’elle soit adulte et alors elle pourra probablement être opérée ». « Ah, je vois. La pauvre ! »

Cette fois j’avais gagné. Je sortais du bureau souriant et satisfait de moi-même.

La suite: https://clairodon.wordpress.com/2011/04/22/lolira-revisitee-8/

2 comments on “Lolita revisitée 7

  1. JANVIER says:

    J AI ADORER TON HISTOIRE JESPER QUE TU VA METRE LA SUITE J ADORE LES COUCHE AUSSI

    • clairodon says:

      merci pour ton comentaire
      Oui je continuerai l’histire mais en ce moment je n’ai pas le temps. Il faudra patienter un peu

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