Lolita revisitée 12

Et puis l’inévitable arrivait. Un jour elle rentrait avec l’entrejambe de sa salopette toute mouillée et noire. Louise voyait  tout de suite ce qui était arrivé et savait qu’elle l’avait fait exprès. Elle hésitait un moment  comment réagir et puis demandait pourquoi elle avait fait ça. Lo la regardait avec ses grands yeux innocents et, ouvrant légèrement ses jambes, laissait couler un grand flot, faisant une grande flaque sur le sol de la cuisine. Louise la giflait pour la deuxième fois et la prenant par la main l’entrainait à la salle de bain ou elle l’enfermait.

 Vous trouverez les chapitres précédents  dans le “topic”  “Lolita” en ordre renversée, le premier chapitre se trouvant tout à fait en bas.

 

Chapitre 12

 Arrivé au bout du continent nous hésitions quelques semaines, mais vers la fin d’octobre nous repartions direction est, mais avec l’hiver qui allait bientôt commencer on choisissait de rester dans le sud.  

C’est alors que nos problèmes financiers commençaient. Puisque je ne travaillais plus il est évident que je n’étais plus payé, et je continuais de payer le loyer de la grande maison que nous avions abandonné y laissant tous nos meubles et affaires. Mais avec le loyer du « White Cottage » et l’argent du trust de Concha on avait eu assez pour financer notre vie itinérante. Les séjours dans les 5 étoiles dépassaient largement nos moyens mais Concha avait eu quelques réserves qui y passaient doucement. Je me souciais évidemment du conseil de famille qui allait tôt ou tard me demander des explications de ma gestion, mais je ne savais rien refuser au petit diable.

Et puis le désastre s’abattait sur nous. Je recevais un message que les locataires du White Cottage étaient partis en ne plus payant les deux derniers mois de loyer. Et en plus ils avaient laissé la maison dans un état désastreux. Si je voulais trouver des nouveaux locataires je devais remettre tout en état, ce que l’agence immobilière estimait à un coût de presque 10.000 dollars.

A mon irritation qu’ils n’avaient pas mieux vigilé et mon incrédulité du montant des frais l’agence me suggérait de venir voir moi-même, ce qui était exclus évidemment. Je ne voulais pas que toute la petite communauté commence à se poser des questions concernant les relations entre moi et ma belle-fille, et son changement physique. Je payais l’avance sur les frais des travaux avec nos dernières réserves. Et aussi long temps que le cottage n’était pas loué on devrait se contenter des motels les meilleurs marché. Lolita le prenait avec son insouciance habituelle et se moquait de « son papa snob » qui devait dormir dorénavant dans des établissements en dessous de son niveau acceptable.

Vers la fin du mois on n’avait même plus assez d’argent pour un motel bon marché et il n’y avait pas d’autre option que de dormir dans la voiture pour quelques nuits. Lo trouvait cela une aventure excitante.

Pendant ces nuits elle dormait comme une rose pendant que moi j’attendais la levée du jour. Un jour ou je m’étais finalement endormie vers le matin je me réveillais et trouvait la voiture vide. Je sortais mi-endormi et voyais un peu plus loin la boule qui jouait au bord de la route avec deux gamines noirs de 4 ou 5 ans, aussi grosses qu’elle.

On était arrivé là en pleine nuit et je regardais autour de moi découvrant le quartier ou nous avions passé la nuit. C’était un cul de sac en terre battue avec quelques maisons de bois délabrées. Dans les jardins il y avait des carcasses de voitures rouillées et autres déchets. Pas vraiment le quartier huppé de la ville.

Au moment que j’appelais Lo pour lui annoncer qu’on allait partir j’entendais une porte qui se fermait derrière moi. Je me retournais et me trouvais en face d’une grande femme de couleur d’une quarantaine d’années. Elle était forte sans être grosse, et on pouvait imaginer que quand elle avait été plus jeune elle avait été une vraie beauté. Elle me regardait une seconde et puis, s’adressant à moi avec un sourire gentille, me demandait si nous avions dormi là. Surpris par sa question directe je l’admettais et elle demandait si nous avions déjà mangé. De nouveau je disais la vérité mais quand elle demandait si nous voulions rentrer pour manger un bout je déclinais l’invitation. Mais à ce moment Lo arrivait et elle acceptait l’invitation tout de suite.

Quelques minutes plus tard nous nous trouvions installés à une table avec des céréales et un bol de café. Notre hôte regardait la petite cochonne avec un regard plein de pitié, pendant qu’elle mangeait ces céréales comme si elle n’avait plus mangé depuis des semaines.

Avec sa salopette courte jaune, pleine de taches, dont un coin de la bavette pendait sur son gros ventre à cause d’un bouton manquant, elle avait l’air d’une vraie clocharde. Mais avec ma figure non rasée depuis plusieurs jours je n’avais probablement pas meilleur aspect.

Pendant le repas nous apprenions que notre hôte s’appelait Louise et vivait seule. Elle racontait qu’elle était divorcée et que sa fille de 20 ans était à l’université. Répondant à ses questions directes je racontais que j’étais à sec mais que j’attendais un transfert d’argent dans quelques jours.  Louise hochait gravement mais ne réagissait pas plus. Après quelques minutes elle nous demandait si nous voulions prendre une douche. Nous n’avions plus prise une douche depuis 3 jours et donc cette offre était acceptée avec enthousiasme.  Quand après la douche Lo remettait les mêmes habits sales Louise demandait si elle n’avait rien d’autre à mettre. Lo expliquait que tous ces habits étaient aussi sales. Cette fois ci Louise n’hésitait plus. Elle décidait qu’on resterait jusqu’au lendemain ce qui nous permettrait de laver et sécher nos vêtements. Cette offre était le bienvenu et nous déchargeâmes une partie de nos bagages et nous nous mettions à travailler.

Vers le soir Louise et Lo avaient lavées, séchées et repassées les quelques vêtements qui lui restaient encore et Louise se mettait à coudre le bouton de la salopette et à réparer quelques autres habits. Elle nous conseillait de faire une promenade pendant qu’elle travaillait indiquant le petit chemin de terre qui nous mènerait en 15 ou 20 minutes au fleuve.

Le paysage était magnifique. Quelques minutes après avoir sortie du quartier délabré de Louise nous nous trouvions dans une campagne ouverte et on apercevait de loin le fleuve majestueux. Le calme absolu et la vue splendide avaient un effet immédiat sur l’état d’âme de la petite boule et elle me prenait par la main. Marcher me faisait du bien et le fleuve m’attirait, ce que me faisait presser le pas. Très vite la grosse patate avait du mal à suivre. Elle commençait à soupirer  en trainant à ma main, ce qui m’irritait. Je me détachais et accélérant mon pas davantage lui disant que je l’attendrais au fleuve.

Arrivé au bord du fleuve je m’installais dans l’herbe et je contemplais le paysage paisible jusqu’à ce que je voie arriver la grosse boule, dandinant son petit corps de gauche à droite en soupirant et haletant. Elle portait une petite jupe avec une taille en élastique, sous un t-shirt court dévoilant son gros ventre qui pendait au dessus du bord de sa jupe. De sa jupe, trop courte, sortaient deux grosses cuisses.

Remplis d’horreur je la regardais s’approcher.  Elle portait ces cheveux toujours coupés courts comme un garçon, ce qui accentuait les rondeurs de sa figure  toute rouge. Pas seulement qu’elle était grosse mais depuis un certain temps la mal bouffe avait son effet sur sa peau aussi. Sa figure était plein de boutons et de taches rouges. Répugnante ! S’il y a une chose que j’ai encore plus en horreur que les grosses, c’est bien les filles avec une peau malsaine. Souvent Lo et moi on s’était moqué des filles ayant de l’acné, disant qu’elles devraient être isolées du reste du monde. Comment était possible que la nymphette splendide, élégante, vif, avait changé en cette adolescente, grosse, ordinaire et laide, en si peu de temps ?

Je triomphais. Je la voulais pour moi tout seule, et j’avais réussit. Elle voyait mon sourire et, l’interprétant comme un signe de tendresse et d’amour, me le rendait – découvrant son horrible appareil dentaire. Porté par une jolie fille un appareil dentaire peut être charmant, même sexy. Mais ce n’était pas – plus – le cas chez la grosse Lo, avec sa figure boursouflé, sa peau malsaine et ces cheveux mal coupés.

Le petit monstre me regardait avec ces grands yeux noirs, pleins d’amour et d’affection. Ah ces yeux ! Ils étaient toujours aussi splendides. C’était la seule chose qui rappelait la petite beauté que j’avais rencontré deux ans auparavant. Elle faisait vraiment pitié ! La savoir plus dépendante de moi que jamais m’adoucissait et je me mettais debout pour la prendre dans mes bras et l’embrasser sur le front.

Elle soupirait de bonheur et se laissait tomber sur l’herbe, en m’entrainant. S’asseyant avec les jambes écartées sa jupe était remontée, dévoilant son slip entre ces grosses cuisses. Vue très peu excitante !  Elle mettait ces bras autour de mon cou pour m’embrasser mais je me détournais. Cherchant une excuse je disais qu’on pourrait être vus par des passants. Pauvre excuse puisque de toute la promenade on n’avait encore vu personne. La pauvre comprenait tout de suite. Avec une vivacité étonnante elle m’enjambait et me regardait dans les yeux : « Tu ne peux pas me faire ça ! Tu voulais que je ne sois plus attirante pour me garder pour toi seul. Alors maintenant il faut assumer. T’es tout ce que j’ai, et tout ce j’aurai, au monde ! Je suis à toi pour toujours. S’il te plait ne me repousse pas,  mon amour ! »

Avant que je ne puisse réagir elle me poussait en arrière et, se couchant sur moi, plantait ces gros lèvres sur les miennes. Horrifié je détournais ma tête et j’essayais de me libérer. Ces yeux, tout proche de ma figure, se remplissaient de larmes : « Est-ce que je suis devenu tellement répugnante ? ». Elle m’apitoyait et j’allais lui mentir, quand nous entendions des voix, et tout les deux nous sautions sur nos pieds.

Nous rentrions, main dans la main, en silence,

Quand nous rentrions dans la petite maison Louise avait rangé nos vêtements dans la chambre de sa fille et elle nous attendait avec un diner simple mais succulent. Après le diner Lo disait qu’elle était fatiguée et allait se coucher. Elle nous embrassait et disparaissait dans sa chambre, ou, à  ma surprise,  Louise la suivait après quelques minutes.

En rangeant nos habits elle avait découverts les couches de Lolita, et de sa manière maternelle elle avait décidé à aider à les mettre. Elle avait eu un frère qui avait mouillé son lit jusqu’à l’âge adulte et elle l’avait souvent aidé à mettre ses couches. Elle savait qu’à quel point cela l’avait rassuré qu’au moins une personne trouvait cela normale, sans y porter jugement ou préoccupation.  Sa façon tout naturelle d’aborder le sujet avait tout de suite mis à l’aise ma grosse et elle c’était fait langer sans objection.  Je crois que se sentir protégé à nouveau par une figure maternelle lui faisait du bien.

Quand une ou deux heures plus tard j’allais également me coucher elle se réveillait. Il faisait chaud et elle dormait au dessus des couvertures en ne portant rien qu’un shirt au dessus des sa couche et une culotte en plastic. Cela me rappelait des bons souvenirs. Et malgré le fait qu’elle était grosse comme un sac à patates, je me rapprochais d’elle et lui donnait une bise. Elle ouvrit ces yeux, et je comprenais qu’elle ne dormait pas. Sans hésiter elle ouvrait mon pantalon et mettait mon arme dans sa bouche et me suçait de sa façon unique. J’éjaculais très vite et quand j’avais terminé elle  gardait mon membre dans sa bouche en continuant de sucer, poussant des petits soupirs et laissant couler le jus du coin de sa bouche.

Puis, tout contente, elle se blottit contre moi et chuchotait dans mon oreille qu’elle m’aimait. Je répondais sincèrement que je l’aimais aussi. Après un moment de silence elle annonçait doucement qu’elle voulait rester quelques jours chez mamy Louise. Quand je répondais qu’on n’avait pas d’argent pour payer notre séjour Lo me disait en souriant que je n’avais qu’à séduire Louise, que cela ne devait pas être trop difficile. Elle avait bien vu que nous nous entendions bien,  et puis elle ajoutait malicieusement qu’elle était sûre que Louise  n’avait plus eu un homme depuis long temps. Je feignais être choqué mais secrètement je devais admettre que la grande, belle femme noir, très maternelle, m’attirait. Evidement la petite l’avait compris avant moi, et elle n’objectait pas. Je lui donnais une bise et m’endormais pensant à Louise.

Le lendemain c’était un dimanche et Louise nous préparait un petit déjeuner copieux. Lo s’installait à table avec son appétit habituel. Etait-ce l’atmosphère familiale qui lui rappelait les petits déjeuners au White Cottage, je n’en sais rien, mais soudainement je la voyais préparer un « sous-marin » en mettant une tartine à la confiture dans une assiette rempli de lait. Quand elle la portait à sa bouche en couvrant sa figure et ces mains de lait et de confiture Louise l’arrêtait sur un ton sévère. Lo la regardait avec ses grands yeux innocents,  et j’éclatais de rire. Etonnée, Louise se tournait vers moi. Quand elle voyait que la façon de manger de la petite ne me scandalisait pas, elle haussait ses épaules, et sortait de la cuisine en disant à Lo d’attendre. Quand nous étions seules ma petite maitresse et moi échangeâmes un regard amusé, mais avant qu’on ne puisse dire quelque chose Mama Louise était déjà de retour en tenant une bavette en main, qu’elle procédait à mettre au cou de Lolita: « Si tu veux manger comme une cochonne c’est ton affaire mais je ne vais pas relaver et repasser tes vêtements ! »

Toute la scène plaisait clairement à Lo à qui ça devait évoquer pleins de bons souvenirs. Quand elle terminait son repas, elle essuyait ses mains pleins de confiture à son bavoir, essuyait sa bouche, et tournait sa chaise. En sortant du lit elle c’était contenté d’enfiler la même petite jupe à bord élastique qu’elle avait portée le jour précédent pendant notre promenade au dessus de sa couche mouillé. Je ne sais pas si elle l’avait fait exprès mais sa jupe était fort remontée, et en écartant ces jambes, elle exposait la culote en plastic, en s’adressant à Louise: « Mama Louise, tu viens m’aider à me changer ? » Louise  la regardait avec un air mi-apitoyé, mi-amusé, mais  elle se levait sans hésitation, en prenant Lo par la main : « Bien-sûre ma boule, viens ! »   

Elles disparaissaient à deux dans la salle de bains ou bientôt j’entendais couler l’eau du bain. J’en profitais pour faire un petit tour de la maison et découvrit partout des photos de Whitney, la fille de Louise. J’étais tout de suite frappé par sa beauté et son élégance extraordinaire. Il y avait aussi bien des photos de quand elle était toute jeune, que des photos très récentes, et à chaque âge on pouvait voir une fille splendide, plein de vitalité et d’assurance. Elle ressemblait fort à sa mère, mais il était évident qu’elle n’était pas à 100% noir. En poursuivant mon inspection des lieux, je trouvais un grand livre, relié de cuir, sans titre. En l’ouvrant je découvrais que c’était le « scrap book »  de Whitney, avec des diplômes,  des attestations et encore des photos, mais exclusivement de remises de prix et de médailles. Whitney était manifestement une fille pas seulement très jolie, mais aussi très talentueuse, aussi bien sur le plan académique que sportive.

Quand j’entendais les pas de Louise je me mettais devant une photo récente de sa fille, et me retournant je la félicitais avec la beauté de sa fille. Elle rayonnait en me remerciant. Je continuais en prenant la photo en main : « C’est fou comme elle te ressemble. Quand elle sera adulte elle sera certainement aussi jolie que sa mère ! » Louise protestait mais c’était évident que ma remarque avait touché sa cible. Lo qui se tenait derrière elle, comprenait que j’avais entamé mon offensif de charme, et m’encourageait avec des sourires et des clins d’œil

C’est à ce moment que Louise nous demandait si nous voulions l’accompagner à l’église pour le service de dimanche.  Comprenant que c’était important pour elle j’acceptais immédiatement, mais Lolita protestait qu’elle n’avait rien à se mettre. C’était vrai que les quelques habits dans lesquels elle rentrait encore n’étaient pas très habillés. Louise la regardait avec un regard plein de pitié et, la prenant par la main,  l’emmenait à la découverte de l’armoire de sa fille. Mais tout ce qu’elle trouvait était trop étroit  pour la petite cochonne. Louise n’abandonnait pas. Elle sortait en disant qu’elle serait tout de suite de retour.

Quand dis minutes plus tard elle rentrait elle affichait un grand sourire et portait un grand sac en plastic duquel elle sortait une robe rose. Elle présentait  la robe devant Lo et il était tout de suite évident que la gosse boule n’aurait pas de problème à rentrer dedans, mais je craignais qu’elle allait refuser de la porter la jugeant pas à son gout. Lo la prenait en main pour mieux la regarder et quand Louise l’encourageait pour l’essayer elle haussait ces épaules et disparaissait dans « notre » chambre.

Quand elle ressortait j’avais du mal à ne pas éclater de rire. C’était une robe ample qui enveloppait son corps corpulent et dont la couleur rose n’avait certainement pas un effet amaigrissant. Effet qui était renforcé par le fait que la jupe – assez courte – était doublé d’une sorte de sous-jupe dont la dentelle blanche sortait par en dessous et qui faisait que la jupe  restait grand ouverte ce qui évidemment ne l’élançait pas non plus. Ce qui valait également pour les manches à ballons. Et si tout cela n’était pas suffisant la robe venait avec  un ruban jaune dans la taille qui était fermée avec un tout grand nœud dans le dos. On aurait dit qu’elle  s’était déguisée en œuf de pâques.

Mais Louise  était dans les anges, exclamant qu’elle était adorable. Lo m’adressait un petit sourire que je n’arrivais pas à décoder. Est-ce qu’elle était fière, ou plutôt las, ou est ce qu’elle se  moquait de Louise? Celle-ci ne voyait rien de mal et reprenant ma petite maitresse par la main elle l’emmenait « pour le finishing ». Quelques  minutes plus tard Lo ressortait portant des bas blancs, des chaussures en tissu rose et blanc et tenant un petit sac à main bleu clair. Et pour terminer le tout elle portait un serre-tête jaune avec un nœud papillon dans ces cheveux courts, dégageant encore plus sa figure ronde.

A l’église, qui se trouvait à une vingtaine de minutes à pied,  Louise nous présentait à plusieurs personnes comme de la famille lointaine. J’en déduisais qu’elle n’était pas cent pour cent noir non plus, ce qui m’étonnait. Donc le sang mixte de Whitney venait peut-être déjà de là ? La congrégation était pour la grande majorité composée de noirs,  complété d’une minorité de personnes de descendance d’Amérique latine. Lo et moi étions les seuls blancs, ce qui attirait pas mal d’attention, mais tout le monde était sincèrement gentil et intéressée à faire connaissance. Le service, évangélique, était assez folklorique, avec beaucoup de chants, mais la sincérité me touchait.

En retournant à la maison de Louise au début de sa rue nous passions une maison très délabrée, devant laquelle se trouvaient deux grosses femmes noires. Quand elles nous voyaient arriver, une des deux venait à notre rencontre avec un grand sourire. Elle était immense. Elle  mesurait au moins 1,80 m, et devait peser presque 100 kg. Quand elle s’approchait je réalisais qu’elle était beaucoup plus jeune que je n’avais cru en la voyant de loin, néanmoins quand j’apprenais qu’elle n’avait pas 18 ans, et allait encore à l’école, j’avais du mal à le croire.

Elle s’appelait Maggie, et était la propriétaire de la robe que Louise avait emprunté pour Lo, et elle admirait la petite en la faisant tourner en rond, en exclamant que la robe lui allait à merveille et qu’elle avait toujours adoré cette robe. Quand elle apprenait que Lo avait 15 ans et demi elle s’étonnait en disant qu’elle avait portée la robe quand elle en avait eu 12 ou 13. Maggie nous accompagnait jusqu’à la maison. Lo et elle étaient tout de suite engagés dans une conversation animée comme si elles se connaissaient depuis toujours. Devant la porte Maggie prenait congé en disant qu’elle espérait revoir Lo bientôt.

Une fois rentré Louise suggérait que la cochonne aille se changer avant qu’elle ne salisse la belle robe de Maggie. Quelques minutes plus tard elle réapparaissait portant le short-salopette jaune, avec la bavette tendue sur son gros ventre, et les pipes serrant autour de ces cuisses. Plus surprenant était qu’elle avait cherché dans le fond de nos valises une vielle tétine, et qu’elle portait en main une poupée de Whitney qu’elle  avait déjà admiré le soir précédant.  Sans enlever la tétine de sa bouche elle demandait à Louise si elle pouvait jouer avec la poupée. Louise la regardait avec des grands yeux, puis se tournait vers moi cherchant une explication. Mais je ne réagissais pas, cachant parfaitement ma propre surprise. Louise répondait que bien-sûre elle pouvait jouer avec la poupée et sans hésiter elle s’installait par terre et commençai à déshabiller la poupée.

De nouveau Louise me regardait, et cette fois-ci je souriais en haussant les épaules, indiquant qu’elle ne fallait pas y prêter trop d’attention. Je comprenais que la petite cherchait à récréer l’atmosphère du White Cottage, et cela me rappelait ma mission d’obtenir une invitation de prolongation de notre séjour. Tournant mon dos vers Lo je m’adressais à Louise, exprimant ma surprise d’avoir appris qu’elle avait de la famille blanche.  Cette question lui faisait plaisir et elle se lançait à raconter avec enthousiasme son histoire familiale. Son grand-père avait en effet été blanc. C’était un ouvrier à Détroit qui avait marié un jeune noir, venue du sud chercher un meilleur futur dans le nord industriel. Toute leur vie le couple avait souffert de la non acceptation de ce mariage interraciale, ni du côté des blancs, ni du côté des noirs. Après le décès de son mari, la veuve était retourné dans le sud, emmenant avec elle ses enfants, dont donc la mère de Louise qui avait 19 ans à l’époque. La mère de Louise tombait amoureux d’un beau noir charmant, mais pas très doué pour garder un job. Ils vagabondaient un peu partout dans le sud, avec leurs trois enfants. Quand Louise avait eu 16 ans, elle à son tour était tombé amoureux d’un beau mec, de race mixte, étudiant d’université. Hélas au moment qu’il avait appris que sa fiancée était enceinte il avait disparu et Louise ne l’avait jamais revu.

Je n’avais pas de difficulté pour manifester mon intérêt pour cette histoire fascinante. Et Louise voyant cet intérêt cherchait les albums de photos de famille. Très vite je pouvais constater que Louise étant jeune avait été une vraie beauté, comme je l’avais soupçonné dès la première rencontre. Je n’hésitais donc pas de lui complimenter. Cette fois ci elle acceptait mon compliment avec grâce en répondant qu’en effet comme jeune femme elle avait eu un certain charme. Sans hésiter je continuais en disant qu’elle était toujours une femme fortement jolie et très sexy. Elle me regardait comme pour vérifier si je ne me moquais pas d’elle, et voyant que j’étais sérieux, paraissait un peu gênée, mais en même temps elle ne pouvait pas cacher le plaisir que ma remarque avait donné. Tout enjouée elle disait qu’il était grand temps pour préparer à manger.

Pendant tout ce temps la grosse boule avait été assise par terre en jouant avec sa poupée. Quand Louise tournait le dos pour aller à la cuisine Lo me souriait et, sortant la tétine de sa bouche,  formait un mot avec ses lèvres sans faire du bruit : « Bien joué ! »

Quand on s’asseyait à table Mama Louise présentait la bavette à Lo, qui toute heureuse laissait nouer le bavoir autour de son cou. Louise nous servait des grandes assiettes d’un hodgepodge préparé à base des restants du jour précédent, et dans chaque assiette elle mettait une côtelette de porc. Sans hésiter je prenais l’assiette de la petite et je coupais la nourriture en petit bouts. Une fois tout coupé je lui rendais son assiette et remplaçait son couteau et sa fourchette par une cuillère. Sous le regard étonné de Louise elle s’attaquait à sa nourriture en utilisant la cuillère et ses doigts.

Après le repas j’aidais Louise à faire la vaisselle pendant que Lo reprenait son jeu. C’est alors que Louise me demandait ce qu’étaient nos plans pour les jours suivants. J’expliquais qu’on allait reprendre le plus vite possible notre  route vers le nord-est pour rejoindre notre maison. Elle demandait ce que je voulais dire par « au plus vite », et je répondais, gêné,  que je devais attendre l’arrivé d’une somme d’argent sur mon compte puisque je n’avais plus d’argent pour payer l’essence.

Elle se taisait un moment et puis demandait si cela voulait dire que pendant tout ce temps Lo n’allait pas à l’école. Quand je répondais en affirmative elle se tournait vers moi, et regardait par dessus mon épaule vers la pièce avoisinante ou Lo jouait toujours : « Ca fait combien de temps que vous faites la route comme  ça ? »

Je répondais la vérité en disant que bientôt cela allait faire 5 mois.

« Oh la pauvre. Et elle a tellement besoin d’un foyer accueillant ! »

De nouveau elle se taisait un moment. Puis, comme je l’avais espérée, elle nous invitait de rester quelques semaines chez elle : « Le temps d’épargner un peu d’argent, et pour la petite de retrouver un peu son équilibre.» Je protestais un peu pour la forme, disant que je ne voulais pas abuser de sa gentillesse. Elle répondait qu’au contraire que cela lui ferait plaisir de nous avoir chez elle pendant un petit temps. Je la regardais un instant et puis j’acceptais « puisqu’elle insistait et que de toute façon pouvoir vivre sous le même toit qu’elle était une proposition que j’aurai eu très difficile à refuser. » Sur quoi je me levais et l’embrassait sur sa joue. Je regardais par dessus son épaule et voyais comment Lo me faisait un clin d’œil de loin.

Louise, un peu surprise par ma réaction, faisait un pas en arrière, et puis, voulant cacher sa confusion, se rendait dans l’autre pièce pour annoncer la bonne nouvelle à Lolita. Celle-ci feignait la surprise, mais toute heureuse se jetait d’abord au cou de Louise, et puis autour du mien, en me chuchotant des félicitations dans mon oreille.

Mais son plaisir était de courte durée. Mama Louise nous expliquait qu’elle pourrait arranger que pendant la durée de notre séjour la petite puisse aller à  l’école. Lo, qui avait seulement fréquenté une école pendant une année de sa vie, et cela n’avait pas été un succès, protestait. Mais Mama Louise, nous apprenant qu’elle avait un job à temps partielle come aide-cuisinière dans une école, ne se laissait pas changer d’avis, assurant qu’elle allait adorer cette école, qu’elle allait pouvoir faire pleins de copines.  Lo, cherchant des excuses, insistant que les enfants de son âge ne l’aimaient pas, disait qu’elle préférait rester seule.  Evidement cela ne convainquait pas Louise, bien au contraire.

Elle regardait la petite de nouveau avec plein de tendresse et de pitié : « Tu avais pourtant bien l’air d’aimer Maggie ?». Lo la regardait comme si elle se demandait comment on pouvait être tellement conne : « Je parle de lycéennes comme moi. » « Oui j’avais bien compris, Maggie va à la même école, elle est en dernière année. » A la tête de Lo Louise voyait qu’elle ne la croyait pas. Elle la prenait par la main et l’entrainait vers la porte : « Viens, on va lui demander. En même temps on peut voir si elle a encore un vieil uniforme que tu pourrais emprunter. »

Elles revenaient une demi-heure plus tard, portant un autre  grand sac en plastique dans lequel je soupçonnais se trouver un uniforme. Lo avait l’air résigné, et moi j’avais hâte de retrouver mon petit chou en uniforme.

 Le restant de la journée Lo avait une humeur forte capricieuse. Elle était trop contente qu’on restait chez Mamy Louise, mais en même temps je comprenais que l’idée d’aller à l’école la préoccupait. Quand Louise disait qu’il était temps pour aller se coucher elle répondait qu’elle n’était plus une gosse. Louise insistait, et Lo, devenant défiante, répondait que Louise n’était pas sa maman.  Il y avait une hésitation d’une fraction d’une seconde, mais puis la petite recevait une gifle cinglante en plein figure : « Dans cette maison les enfants font ce que je leur demande ».

Lo, ahurit,  la regardait, puis moi, larmes aux yeux. Aussi surprise qu’elle je ne disais rien, et sans un mot de plus, elle partait vers notre chambre. Après quelques secondes Louise la suivait, et bientôt j’entendais le bruit de gros sanglots. Une éternité plus tard elles sortaient de la chambre et je voyais comme elles disparaissaient dans la salle de bains ou j’entendais couler l’eau du bain.

Quand une ou deux heures plus tard je la rejoignis dans notre chambre elle m’attendait : « Tu vas la prendre comme maitresse ? » « Je peux ? » Elle y avait réfléchit et sans hésitation me répondait que je pouvais. « Mais comme avec maman, je veux te faire jouir aussi,  je ne veux pas que tu cesse d’avoir besoin de moi ! » Sans attendre ma réaction elle baissait mon slip et se mettait à me sucer.  Je ne voyais pas pourquoi je n’accepterais pas sa condition.

Le lendemain matin,  après le petit déj qu’elle prenait en shirt et couches,  Louise l’aidait à s’habiller. Quand elles réapparaissaient c’était la déception de ma vie.  Dans l’école ou j’avais étés prof  j’avais adoré les filles avec leurs courtes jupes écossaises,  et Lolita, avait été la plus mignonne et sexy de tous. Mais l’uniforme de sa nouvelle école était une robe chasuble –  aussi en tissu écossais – ce qui n’était pas très flatteuse pour n’importe quelle fille de son âge, et pour une grosse c’était tout à fait horrible. En plus la robe de Maggie était trop longue,  tombant en dessous de ses genoux, ce qui n’arrangeait pas les choses.

Contrairement qu’avec la robe rose cette fois ci Lo réalisait que la robe ne lui allait pas, et elle protestait qu’elle ne pouvait pas sortir comme ça. Heureusement qu’à ce moment Maggie arrivait. Elle portait le même uniforme, – ce qui la rendait encore plus colossal – mais chez elle la jupe était assez courte. Difficile à savoir la quelle des deux était la plus ridicule. Mais la vu de sa nouvelle copine portant le même uniforme avait l’air de persuader ma petite maitresse. On montait tous dans ma voiture puisque j’avais proposé de les conduire, et Louise avait suggérée que je pouvais en profiter pour m’informer s’il n’y avait pas de job temporaire à l’école.

A l’école tout se passait sans problème. Lo pouvait rester quelques semaines, et je pourrais payer plus tard.  Il n’y avait pas de job en ce moment mais l’école me mettrait sur la liste des possibles remplaçants pour le cas ou.

Le soir quand Lo rentrait elle était toute contente de sa journée. C’était évident que Maggie l’avait pris en protection, et grâce à ça elle avait tout de suite fait des copines. Contrairement à son école précédente  ou, grâce à sa beauté et son humour, elle avait tout de suite été le centre d’attention aussi bien des garçons que des filles, et avait été coopté dans le groupe le plus « cool » de l’école, ici elle s’intégrait discrètement parmi les élèves qui se situaient au bas de l’échelle social : les grosses, les bêtes, les moches. Mais cela n’avait pas l’air de la gêner.

Les premières semaines tout se passait à merveille. Maggie et elle étaient devenues de très bonnes copines dés leur première rencontre. Chaque soir après l’école elles rentraient ensemble ou Maggie aidait la petite avec ces devoirs. Une fois terminées elles partaient ensemble. Très vite je trouvais  leur relation trop intime.  Elles s’embrassaient souvent, se mettaient  ensemble sur le canapé pour travailler, et sortaient main dans la main. Quand je partageais ma préoccupation avec Louise celle-ci éclatait de rire, expliquant que c’était tout à fait normal pour des filles de leur âge.

Et puis, d’un jour à autre, Maggie ne venait plus. Interrogée, Lo répondait qu’elle avait eu marre d’une copine qui voulait toujours la commander. Explication plausible qui me satisfaisait pleinement, surtout que j’avais été jalouse de la place que la grosse vache avait prise dans la vie de ma petite cochonne.

Plus tard j’apprendrais que Maggie avait fait des avances que la petite, surprise, avait refusées. La suite était que du jour au lendemain Maggie avait cessée tout contact, avec des  conséquences que j’ignorais complètement à l’époque. J’y reviendrai plus loin.

Entre temps, soucieux de consolider notre séjour, je continuais à faire la cour à Louise. Dés le début je savais que mes avances ne tombaient pas sur une terre infertile. Louise, belle femme forte, soignée à tout moment, mais d’habitude habillé assez sévère, commençait à sortir des robes fleuries, avec des décolletés mettant en évidence sa poitrine généreuse.

 Je ne cessais pas de la complimenter et un jour je faisais la remarque qu’elle devait raccourcir sa robe un peu puisqu’elle avait des jambes trop jolies pour les cacher. Elle me regardait avec un regard perturbé et je craignais que j’aie exagéré. Mais elle répondait simplement que les jupes courtes n’étaient plus pour son âge, à quoi je préférais ne plus réagir. Et le lendemain elle portait une robe nettement plus courte que d’habitude ! Un mois après notre arrivé on s’embrassait sur la bouche pour la première fois, et je savais que bientôt je me retrouverais dans son lit. Lo suivait mes avances discrètement et continuait à m’encourager.

C’est à cette époque que Whitney rentrait à la maison pour la fête de Thanksgiving. Elle était encore plus superbe que sur les photos. Elancée, avec une peau brune claire, portant ces cheveux très courtes, elle ressemblait à Hale Berry, mais en encore plus jolie.

Puisque Lo et moi occupâmes sa chambre elle devait partager le lit avec sa mère, mais cela n’avait pas l’air de l’embêter. Elle ne cessait de répéter qu’elle était trop contente que sa mère n’était plus seule et traitait Lo comme si elle était sa sœur cadette.

Whitney ne restait que quelques jours, mais l’approbation implicite que nous avions eu concernant notre relation encourageait Louise, et quelques jours plus tard nous dormions ensemble pour la première fois. Et encore quelques jours plus tard je déménageais joignant Louise dans sa chambre, laissant Lo seule dans la chambre de Whitney.

Louise et moi étions tellement occupés par notre romance que nous ne voyions pas que progressivement la petite régressait de plus en plus. C’est-à-dire, on le notait bien, mais n’y prêtions pas vraiment attention. Aux questions de Louise je répondais que ce n’était pas la première fois que la petite cherchait un peu d’attention, et que ça allait passer aussi vite que ce n’était venu.

En rentrant de l’école elle se changeait, en mettant sa salopette courte ou un short, et puis dévorait le « sous-marin » que Louise ou moi avions préparé. Même portant une bavette elle  couvrait ces vêtements de confiture ou de chocolat, et très vite Louise abandonnait l’idée de la tenir propre, et la laissait en vêtements pleins de tâches. Elle faisait ces devoirs mais vite, sans trop d’application, et après une demi heure annonçait qu’elle avait terminé. Les jours de mauvais temps elle prenait ces poupées et jouait jusqu’au diner, tétine en bouche. Les autres jours elle avait hâte de sortir pour rejoindre Kim et Maddy les deux fillettes de 5 ans qu’elle avait rencontré le jour de notre arrivé. Quand elle rentrait elle était noir d’avoir joué dans la terre et Louise la mettait tout de suite au bain. Au diner on lui coupait la nourriture en petits bouts mais même ainsi elle refusait de manger, nous forçant à la nourrir à la cuillère.

Lo et moi revivames la situation du White Collège. Je vivais une relation amoureuse avec Louise, et la petite  l’acceptait sans problème. Mais en même temps elle continuait à m’adorer et chaque moment que nous étions seuls elle m’embrassait, ouvrait mon pantalon, et me suçait. La différence avec l’époque du  White College était que je lui rendais encore moins d’affection. Elle était là pour moi, inconditionnellement, et devait être heureuse que je daigne me faire jouir par une cochonne laide et grosse comme elle.

Et puis l’inévitable arrivait. Un jour elle rentrait avec l’entre jambe de sa salopette toute mouillée et noire. Louise voyait  tout de suite ce qui était arrivé et savait qu’elle l’avait fait exprès. Elle hésitait un moment  comment réagir et puis demandait pourquoi elle avait fait ça. Lo la regardait avec ses grands yeux innocents et, ouvrant légèrement ses jambes, laissait couler un grand flot, faisant une grande flaque sur le sol de la cuisine. Louise la giflait pour la deuxième fois et la prenant par la main l’entrainait à la salle de bain ou elle l’enfermait.

Quand Louise me demandait des explications  j’avouais que ce n’était pas la première fois. Apprenant les circonstances des précédents ma nouvelle maitresse concluait que la petite était jalouse. Je feignais partager son opinion et Louise  décidait qu’on devait s’occuper plus d’elle en attendant qu’elle s’habitue à notre relation. Mais même ainsi nous ne découvrions pas le cauchemar que la petite vivait tous les jours à l’école, comme je raconterai plus loin.

Evidemment les accidents se répétaient, mais si la petite avait espéré qu’on allait la langer tout le temps elle se trompait. Louise se contentait à lui dire d’aller se changer, persuadé que de cette manière elle abandonnerait bien vite. Mais ce n’était pas le cas, au contraire, bientôt Lo rentrait tout les jours avec l’entrejambe de son short mouillé et les deux gamines se mettaient à l’appeler Pissy. Louise, à qui cela préoccupait de plus en plus, ne pouvait pas se retenir de lui demander avant qu’elle ne sorte si elle avait fait pipi. La réponse standard était qu’elle ne devait pas, et évidemment, Louise rentrant dans le piège, insistait qu’elle ne pouvait pas sortir sans faire pipi d’abord. Lo, triomphante, allait à la toilette, et suivant les instructions, ne tirait pas la chasse pour que Louise puisse vérifier qu’elle avait bien fait. Scénario qui se répétait presque tous les jours

Et puis d’un jour à autre Maggie revenait, et les jeux de bébé s’arrêtaient. Cette fois ci c’était manifeste qu’elles avaient une relation amoureuse. La grosse vache prenait tout le temps la petite cochonne sur ces genoux, et quand on ne regardait pas, sa main partait en dessous de la jupe de la petite, et je les surprenais à plusieurs reprises avec les bras de la petite autour de cou du rhinocéros, s’embrassant sur la bouche, leurs langues enlacées.

Cela me donnait des sentiments très contradictoires. D’un côté regarder des jolies lesbiennes m’avait toujours excité, et à ma surprise je devait avouer que la vue de la grosse vache caressant ma petite cochonne m’excitait aussi. Mais en même temps j’étais horriblement jaloux. J’avais voulu qu’elle soit grosse et moche pour l’avoir pour moi tout seule. Voir qu’elle était quand même encore attirante pour d’autres, aussi peu attractive qu’elles soient, m’enrageait. 

Je rodais autour d’elles les surprenant dans des situations de plus en plus compromettantes. Un jour je décidais que c’était trop, qu’elle était à moi, et que je n’allais pas la partager. Je le prenais à part et j’exigeais qu’elle rompe avec la vache. Elle me regardait avec ces grands yeux noirs, qui se remplissaient de larmes, en soupirant. Elle mettait ces bras autour de mon cou et reposait sa grosse tête sur mon épaule. Il y avait quelques secondes de silence et puis sur un ton triste et fataliste, elle me répétait son mantra de toujours qu’elle ne voulait que moi, qu’elle m’appartenait, qu’elle n’avait pas d’autre aspiration que de me donner du plaisir.

Surpris, la traitait de sale menteuse, je demandais ce qu’elle faisait avec Maggie alors. De nouveau un silence suivi d’un grand soupir. Et puis elle me lâchait et se mettant à genoux devant moi, m’expliquait tout.

En échange d’être son amoureuse Magali la protégeait. Les premiers jours de l’école Maggie l’avait introduite dans la bande des grosses ou tout de suite tout le monde avait été super gentille, pendant que les autres élèves de l’école l’ignoraient. Quand quelques jours plus tard Maggie avait déclaré son amour Lo avait été surpris et l’avait décliné. Immédiatement tout le groupe l’avait laissé tomber et elle c’était trouvée toute seule. Habitué à être seule cela ne l’avait pas trop attristée, mais encore quelques jours plus tard elle était tombée dans les griffes de quelques arnaqueuses.

La première fois c’était quand elle était en train de manger tout seule. Deux filles noires de sa classe c’étaient approchés d’elle en demandant si elle se sentait trop bien pour se mélanger aux noires. Elle n’avait pas tout de suite compris, mais les filles avaient expliqués que dans cette école c’étaient les noirs qui avaient le dessus, qu’ici  les blancs c’était tout de la “trailer trash” blanche, de la vermine. Lo, comprenant ce qui se passait, avait assuré qu’elle n’avait rien contre les noirs, qu’elle ne se sentait certainement pas mieux qu’elles. Les filles, souriantes, s’étaient assise à côté d’elles et avaient demandé de le prouver. Lo, toute innocente, demandait comment, à quoi les files avaient suggéré qu’elle aille les chercher une boisson dans la machine. Lo c’était mis debout, mais n’ayant pas d’argent avait demandé de lui donner les sous nécessaires. Les deux filles s’étaient offusqués mais quand Lo avait insisté qu’elle n’avait vraiment pas d’argent elles s’étaient mis à rire, avaient donné l’argent, mais en insistant que c’était un emprunt qu’elle devait le rendre avec intérêts le lendemain.

C’était le début d’un calvaire horrible. Elle avait volé des sous de Mamy Louise et croyait que tout allait se terminer comme ça. Mais les files avait insisté à des « intérêts » de 100% et exigeaient une autre boisson comme preuve de respect. Sa dette c’était donc doublé, et comprenant qu’elle ne s’en sortirait pas ainsi, elle avait décidé de les défier. Donc le lendemain elle rentrait à l’école sans argent pour payer sa dette. Quand elle confrontait ces arnaqueurs une d’elle versait le contenu de sa canette de Coke sur sa robe : «Si demain tu nous payes pas se sera plus grave. Et si tu dis quelque chose de ce qui t’es arrivé à n’importe qui tu verras ce qui se passe. » 

Le restant de la journée elle se demandait quoi faire et arrivait à la conclusion que la meilleure chose était d’en parler à moi et Louise. Juste au moment d’arriver à sa décision elle était appelée chez la directrice.  La directrice était une femme noire, qui gérait l’école avec une main de fer. Lo, ignorant complètement pour quoi elle devait s’y rendre, rentrait sans appréhension, mais était reçu sur un ton très sévère et fâchée. Cela lui prenait quelques minutes avant de comprendre qu’elle était accusée d’avoir traité des élèves de « négresses ».  Ahuri, elle niait immédiatement mais cela aggravait la situation puisqu’il y avait plusieurs témoins, et maintenant elle était une menteuse en plus. La directrice de plus en plus enragé, regardait sa robe sale et enchainait en disant qu’elle devait se regarder dans un miroir, que le respect des autres commençait par le respect pour soi même : « Avant d’insulter les autres tu ferais pas mal de te regarder toi –même ». Lo, comme toujours quand elle était attaqué, devenait défiante et avait haussées les épaules. Ce qui n’avait pas arrangé les choses : « C’est bien qu’on connait bien Louise et qu’elle t’a défendu en disant que tu passes par une période difficile, que maintenant que t’as retrouvé un foyer stable les choses vont s’arranger, qu’on ne te renvoi pas encore. Mais la prochaine fois c’est sans pardon ! »

Lo réalisant qu’elle n’avait personne à qui s’adresser décidait de se soumettre. Elle cherchait ces bourreaux, s’excusait de les avoir insultées, et puis demandait ce qu’elle devait faire puisqu’elle n’avait vraiment pas d’argent. Les filles s’étaient regardées et, éclatant de rire,  avaient répondues qu’elles trouveraient bien comment elle pouvait les payer, en attendant elle pouvait se rendre utile en portant leurs livres et en les suivant discrètement pour si elles avaient besoin d’elle.

Les jours après Lo apprenait à être leur servante. Elle les suivait partout, et si une d’elles avait besoin de quelque chose Lo était envoyé la chercher et le midi après le repas elle rangeait leur table et reportait les plateaux avec les assiettes sales. Très vite, ivre de leur pouvoir, elles escalaient. Un jour une d’elles avait marché dans une flaque et ces chaussures étaient éclaboussé de taches de boue. Elle enlevait une chaussure et demandait à Lo de la nettoyer. La grosse ne sachant pas avec quoi elle devait le faire hésitait. Son bourreau suggérait qu’elle pouvait utiliser sa robe, mais Lo, se souvenant de la punition que Louise lui avait infligé quand elle rentré avec sa robe couverte de Coke, ne voulait pas faire ça. Alors l’autre fille disait qu’elle n’avait qu’à employer sa langue, et Lo, haussant ces épaules, l’avait fait. Dès ce jour elle devait lécher les chaussures – semelles incluses –  de ces bourreaux tous les jours.

Et puis venait le jour ou elles avaient finalement trouvé le moyen d’obtenir les gains financiers qu’elles avaient cherchés dés le début : elles devenaient ses « macs », en  la faisant sucer les mecs de la dernière année. Elle devait s’asseoir sur le pot d’une des toilettes des filles, et pendant que ces  « macs »  montaient la garde,  elles laissaient entrer un garçon à qui Lo descendait le pantalon et, introduisant son membre dans sa bouche, le faisait jouir en quelques secondes. Ces années de pratique avec moi lui étaient venus à point.

C’est à ce moment que Maggie était intervenue en la proposant pour la seconde fois qu’elle devienne son amoureuse, et qu’elle la protégerait en échange. Et cette fois ci la grosse boule avait acceptée. Elle m’assurait qu’elle le faisait seulement pour être protégée, qu’elle n’aimait pas la grosse vache, quand même pas de cette façon, et elle répétait qu’elle n’aimait que moi. Et tout doucement elle suggérait qu’on devait peut-être repartir.

Cette histoire m’avait bouleversée, et la prenant dans mes bras je répondais que je devais réfléchir.

La suite: https://clairodon.wordpress.com/2012/01/02/lolita-revisitee-13/

2 comments on “Lolita revisitée 12

  1. Alan says:

    Wouhaou! On peut dire que la situation evolue et que lolita est en train de devenir definitivement soumise aux autres !

    Super idée l ilustration! Vivement la suite et encore bravo!

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