La revanche Chap 1

 

« Il se retournait et voyait la maitresse de la maison dans l’ouverture de la porte avec un grand sourire : « Viens ici mon grand, que je t’aide à mettre ta couche ! » C’est seulement à ce moment qu’il voyait qu’elle tenait un pacquait de couches jetables en main. Le monde s’arrêtait de tourner. Il regardait de la mère à la fille et vice versa. Mais toutes les deux avaient l’air de trouver la situation normale, et quand Muriel le prenait par la main il se laissait conduire à son lit ou il se couchait sans un mot. Muriel lui enlevait le short, et pendant qu’Emilie se mettait à côté de son lit pour regarder le spectacle, elle glissait une couche en dessous de ces fesses. Alex se laissait faire, sentant la couche se refermer autour de ces cuisses. Tout cela ne prenait qu’une minute et Alex ne réalisait vraiment ce qui venait de lui arriver quand Muriel le prenait par la main et l’aidait à se mettre debout : « Te voila bien protégé pour la nuit. » »

 

Chapitre 1

 Alex n’arrivait pas à s’adapter à la vie en pensionnat. Jusqu’il y a un an il vivait seule avec son père George et ils menaient leur petite vie à deux, bien protégé du reste du monde. Il était fort  timide et avait très peu de confiance en soi. Sa mère les avait quittés peu après sa  naissance et Georges mettait la timidité de son fils au dos de l’abandon maternelle. Il essayait de compenser au mieux en l’entourant de son affection et son amour. Georges était un type jovial, un peu rude, avec un grand cœur. Sa façon de montrer son amour était de traiter son fils comme un ami, l’emmenant aux jeux de foot, suivi des sorties avec les copains. Il ne comprenait pas que cela intimidait son fils qui devenait de plus en plus timide.

George était un bon vivant, extroverti, qui aimait la bonne bouffe, les buveries avec les copains, mais surtout il aimait les femmes. Avant de connaître la mère d’Alex il avait déjà été marié et avait eu une fille avec sa première femme. Quand son épouse avait appris qu’il avait fait un gosse avec une autre femme elle l’avait immédiatement divorcé.

La mère d’Alex avait été très jeune et après la naissance elle avait été prise de panique. Georges et elles s’étaient installés dans un petit appartement, mais Georges continuait de mener sa vie de vieux garçon, laissant sa maitresse prendre soin du bébé, comme il avait fait avec sa femme. Quelques semaines après avoir accouché elle laissait le bébé chez une voisine prétendant qu’elle avait une course urgente à faire. Georges et Alex ne la revoyaient plus jamais.

Au fond ce n’est pas vrai que Georges aimait les femmes, il adorait être dans leur compagnie, mais il ne les respectait pas. Après le départ de la mère de son fils il s’organisait en mettant son fils dans une crèche. Et les soirs ou les week-ends il emmenait le petit bébé partout ou il allait. Très vite il comprenait que le petit bébé mignon était une attrape gonzesse de format. Comme avant il courrait après chaque jupe qu’il rencontrait, mais maintenant il les emmenait chez lui, avec l’excuse que le petit devait aller au lit.

Il adorait cuisiner, donc souvent il laissait le bébé dans les soins de la conquête du jour, ou de sa compagne de quelques semaines ou mois, pendant qu’il préparait le repas. Avant, pendant et après le repas ils faisaient l’amour et  ils passaient la nuit ensemble. Mais jamais il faisait le ménage. Nettoyer sa cuisine et son appartement était le prix que ces conquêtes devaient payer pour partager sa table, son lit, et son bébé.

Ils vivaient ainsi pendant plus que 10 ans. Georges continuait à emmener son fils partout, et même s’il n’était plus aussi attendrissant que quand il était bébé, il était toujours mignon, et  le voir avec son père donnait confiance aux femmes.

Quand Alex avait 11 ans  George changeait de job et le nouveau boulot impliquait de nombreux voyages. Il décidait de mettre  son fils en pensionnat, pensant que cela lui ferait du bien d’être entouré des garçons de son âge, au lieu de passer tout son temps avec son père et ses amis et amies. Mais Alex n’arrivait pas à s’adapter, et était très vite la cible de beaucoup de moqueries.

Le drame était complet quand à plusieurs reprises il mouillait son lit. Comme petit enfant il avait été prône à des accidents, et Georges l’avait périodiquement gardé en couches jusqu’ à l’âge de 6 ou 7 ans. Mais les 4 dernières années il n’avait plus eu d’accident. Quand ces copains découvraient qu’il mouillait son lit il devenait évidemment la cible de taquineries permanentes.

Et puis George apprenait qu’il devrait partir à l’étranger pour toute une année. Quand son père avait annoncé que pendant un an il devrait rester au pensionnat, même les week-ends et les vacances, Alex avait à peine réagit, disant que de toute façon la plus part du temps son père n’était pas là pendant les vacances et les week-ends, ce qui n’était pas totalement faux. Mais le jour avant le départ le garçon déprimait. C’était un dimanche et ils profitaient de leurs dernières heures ensemble. Installé à une terrasse, Alex pensant au départ et se souvenant que ce soir il devrait rentrer au pensionnat, il éclatait en sanglots. Georges, tout à fait désemparé, mettait son bras autour de son fils et petit à petit il se calmait. Georges ne sachant pas ce qu’il devait faire, regardait droit devant lui, avec son bras toujours autour d’Alex, qui avait reposé sa tête  sur l’épaule de son père, la figure encore toute mouillé de larmes. Tous les deux étaient tellement perdus dans leurs propres pensées qu’ils ne remarquaient pas la femme qui c’était arrêté devant eux et les regardait. Elle paraissait attendrie par la vision de ce père tenant son bras autour des épaules de ce grand garçon mignon, qui avait pleuré. « Bonjour Georges. Comment vas-tu ? » Georges sortant de ces pensées la regardait et ne reconnaissait pas immédiatement Muriel, sa première femme. Mais puis il la donnait un grand sourire «Muriel, quelle surprise. Et quel plaisir ! » 

Mais Muriel n’avait que des yeux pour Alex: « Toi, tu dois être Alex? ». Alex, timide comme toujours, essuyant ces larmes, hochait oui. « Que tu ressembles à ta mère ! »  Georges ne lui parlait jamais de sa mère, et il ne possédait que quelques rares photos d’elle. La référence à sa mère touchait le garçon qui ne savait pas comment réagir et rougissait davantage. Muriel voyant la confusion du garçon était aussi désemparé : « Mais excuse-moi. Je crois que je vous ai interpellé au mauvais moment. Je vais vous laisser ».

George, content de la diversion, et comme toujours content d’être en présence d’une belle femme, même une qui le méprisait, la retenait, et extroverti comme toujours, il la prenait en confidence : « Pas du tout. C’est vrai que nous avons un problème, mais justement, tu pourras peut-être nous donner conseil.» Muriel le regardait, avec un petit sourire méprisant: « Ce serait bien la première fois que tu demandes conseil à une femme! Alors tu aurais quand même changé ?»  Georges protestait et insistant qu’il apprécierait réellement son avis, l’invitait à se s’assoir avec eux.

Muriel, intriguée, acceptait et Georges racontait qu’il voyageait beaucoup et que maintenant il partait pour un long séjour à l’étranger. Que pour cette raison Alex était en pensionnat et qu’il n’arrivait pas à s’adapter à la vie du collège. Muriel regardait le beau garçon, avec sa figure douce, son corps maigre un peu efféminé, ces yeux tristes, et comprenait que sa vie dans un collège de garçons n’était probablement pas facile. Elle avait toujours refusé de rencontrer ce bâtard de son ex, mais dés la première seconde qu’elle l’avait vu, elle avait été intrigué. A ce moment le garçon du café venait demander si quelqu’un était garé sur la place en face, prévenant que la police était en train de donner des amendes. George, qui en effet s’était garé sur la place, se levait et annonçait qu’il allait changer sa voiture de place, laissant Muriel et Alex seul.

Ils gardaient le silence pour un moment et puis, se surprenant à elle-même, Muriel demandait s’il voulait venir vivre chez elle. Alex la regardait avec des grands yeux horrifiés et protestait d’une manière véhémente : « Avec rien que des filles ? » Muriel ne s’attendait pas à telle réaction. D’abord elle était étonné du fait qu’il savait qu’ elle vivait seul avec ces 4 filles – Juliette la demi-sœur d’Alex de 13 ans, et puis, de son second mariage, lui aussi terminé en divorce, une fille de 8 et des jumeaux de 5,  – mais elle était surtout surpris par la véhémence de sa réaction. Elle le regardait et répondait sur un ton sec : « Alors tu n’aimes pas les filles ? » Le garçon, de nouveau timide, haussait les épaules : « Les filles sont ennuyeuses et faibles. »  La réponse enfantine faisait sourire Muriel: « C’est ton père qui t’a appris ça ? »  C’était le tour d’Alex pour être étonné : « Non, pas du tout, au contraire ! Mon père dit que les filles c’est ce qui rend le piment à la vie.» « Ah, j’entends qu’il n’a pas encore changé.» « Et il dit qu’on a besoin des filles pour s’occuper du ménage, que c’est facile parce qu’elles aiment nettoyer et ranger la maison». Muriel n’en croyait pas ces oreilles et voulait corriger le gamin, mais à ce moment George arrivait de nouveau.

Muriel, sans une seconde d’hésitation, racontait qu’elle avait proposé que le petit venait vivre chez elle, mais que l’idée de partager le toit rien qu’avec des filles n’avait pas l’air de l’enchanter. George était stupéfait par ce qu’il entendait. Muriel avait toujours refusé tout contact avec Alex, elle n’avait même jamais permis qu’il rencontre sa demi-sœur, et maintenant elle proposait qu’il vienne vivre chez elle. Mais spontané comme toujours, il ne réfléchissait pas trop, et se tournant vers son fils, demandait s’il était tombé sur sa tête. Vivre dans une belle maison entouré de 4 belles filles au lieu de retourner au collège qu’il haïssait, il ne devait quand même pas hésiter. À la mention du pensionnat la figure d’Alex s’assombrit de nouveau. Muriel le voyait et sur un ton gentille suggérait qu’il aille se laver la figure et ces yeux toutes rouges. Alex, gênée d’être rappelé au fait qu’il avait pleuré, et confondu par cette possibilité d’échapper au collège, se levait et se dirigeait vers les toilettes.

Pendant son absence George expliquait à Muriel que son fils avait des problèmes d’énurésie, et que c’était une des raisons des taquineries dont il était l’objet. Il ne remarquait pas le petit sourire sournois, et le ton moqueur avec lequel elle réagissait : « Oh le pauvre gosse. Georges, il ne faut pas le laisser rentrer dans cet internat ».  Quand il revenait des toilettes Alex aussi était venu à la décision que tout était mieux que de rentrer au collège. Mais il hésitait toujours à accepter l’invitation à cause de son énurésie. George comprenait ce qui se passait et, prenant son fils à part, expliquait qu’il avait mis Muriel au courant. Alex, rougissant se tournait vers la femme, gênée qu’elle connaissait son horrible secret. Mais Muriel lui souriait de loin, et Alex se sentait soulagée : S’il y avait un accident il ne devrait plus lui avouer son problème, elle s’en occuperait. Une demi-heure plus tard tout était réglé. Son sac était transféré de coffre en coffre, et après avoir longuement embrassé son père il montait dans la voiture de Muriel et partait vers sa nouvelle maison.

Dés le premier moment il commençait avoir des doutes sur sa décision. Déjà au moment de monter dans la voiture quand il avait voulu monter devant comme il avait l‘habitude avec son père elle l’avait dit que chez elle les gosses se mettaient derrière. Son père lui avait donné un clin d’œil et il s’était installé à l’arrière sans commentaire. Une fois en route elle l’avait rassuré qu’il allait vite découvrir que les filles n’étaient ni ennuyeuses ni faibles. Il n’avait pas su quoi répondre et elle avait continué disant qu’elle était sûre qu’il allait se sentir bien chez elle mais que bien-sûre il devrait un peu s’adapter puisqu’elle était assez stricte, certainement plus stricte que son père. Quand Alex répondait que le collège était très stricte, elle le regardait dans le rétroviseur, et souriant, hochait la tête : « Oui, sans doute. T’as donc l’habitude. Alors je suis sûre que tu t’adapteras très vite.»  Une petite conversation qui ne le rassurait point.

Mais il n’avait pas beaucoup de temps pour réfléchir puisque Muriel s’arrêtait déjà devant une maison expliquant que c’était la maison des copains ou les filles avaient passés l’après-midi. Quand elles avaient tous montés dans la voiture –  l’ainée, Juliette, s’installant naturellement sur le siège du passager avant – il était présenté. L’annonce qu’il venait vivre avec eux était d’abord reçu avec un silence incrédule. Puis les trois plus jeunes devenaient toutes excitées et se  mettaient à pouffer de rire.  Juliette, se retournait et le regardait avec un air curieux, mais méfiant à la fois : «Alors c’est toi mon frère ? »  Intimidé par son regard scrutateur il avait rougit sans répondre. Elle haussait les épaules : « Frère ou pas frère tu n’as pas l’air plus intelligent que les autres garçons. » Puis, l’ignorant complètement, elle se dirigeait à sa mère pour demander pourquoi il venait vivre avec eux. Muriel expliquait seulement que son père partait pour long temps et qu’il n’aimait pas son pensionnat. Juliette la regardait d’un air étonné mais n’insistait pas.

Quelques minutes plus tard ils arrivaient à une grande villa entourée d’un grand jardin. Tout le monde voulait sortir de la voiture mais Muriel les retenait. Elle s’adressait d’abord à Emilie, sa fille de 8 ans, annonçant qu’elle devrait partager sa chambre avec Alex. Cela n’avait pas l’air de l’embêter, au contraire elle avait l’air content. Et Juliette, qui sans doute avait craint qu’il viendrait dans sa chambre à elle,  avait l’air d’être soulagé. Muriel entre temps s’adressait à son ainée en la demandant d’aider son frère à s’installer et à faire son lit. Puis elle se tournait vers Laure et Sophie, les deux petites : « Pendant ce temps nous 3 on va vite faire quelques courses, ok ? »

Alex sortait son sac du coffre et suivait Juliette et Emilie dans la maison. A l’intérieur elle paraissait encore plus jolie que de dehors, et Alex se rendait très vite compte qu’elle était très grande. Montant à l’étage Emilie lui faisait découvrir les lieux. Il y avait 4 grandes chambres à coucher, chacune avec une salle de bains. La plus grande, avec un grand lit double, était utilisée par Muriel. Les trois autres étaient fort similaires, chaque fois meublées avec des lits jumeaux. Une chambre était partagé par les jumeaux, et Emilie et Juliette avaient chacune leurs chambre propre. Emilie, tout excitée, montrait la chambre qu’elle allait dorénavant partager avec Alex. Juliette rentrait avec une paire de draps et demandait à Alex de l’aider à dresser son lit, en demandait à sa sœur de faire un peu de place dans son armoire pour qu’Alex puisse y ranger ces affaires.

Quand  le lit était fait et Alex avait vidé son sac Emilie s’étonnait du peu de vêtements qu’il avait. Alex, soucieux, expliquait que la plus grande partie de ces affaires était au collège, pensant qu’il devait demander à Muriel si c’était possible d’aller les chercher le plus vite possible. Une fois installé Emilie l’entrainait en bas ou elle montrait la « classe ». C’était une grande chambre avec 4 pupitres au milieu. Alex avait déjà appris que les filles n’allaient pas à l’école mais étaient enseignées à la maison. Il observait qu’il n’y avait pas de place pour lui, mais Emilie le rassurait en disant que sa mère ferait certainement placer un 5ième pupitre et qu’en attendant il pouvait se mettre avec elle à sa table. Sur quoi elle l’entrainait vers la pièce à côté. Jetant la porte grande ouverte elle la présentait à grande voix : « Et voilà la chambre de jeux ! ». C’était un très grand local, donnant avec des grandes baies vitrées sur le jardin, remplit de poupées et  de jouets. Il n’avait jamais vu autant de jeux en une pièce, sauf dans les magasins. Impressionné il avançait dans la pièce regardant au tour de lui: poupées, berceaux, vélos, patins, cuisine de jeu, théâtre de marionnettes, ….  D’abord il était émerveillé, mais après quelques instants commençait à réaliser qu’il y avait très peu de choses avec lequel un garçon de 11 ans pouvait s’amuser. Mais voyant la figure fière d’Emily il gardait cette réflexion pour lui, et au contraire, exprimait son émerveillement devant cette collection de jouets.

A ce moment ils entendaient les voix de Muriel et des jumeaux dans le hall, et ils allaient  vers eux. Muriel lui souriait: « Alors ça te plait ? » Il répondait le plus enthousiaste possible que c’était une maison splendide. Pendant que Muriel le remerciait en répétant encore une fois combien il allait bien se plaire chez eux, il voyait d’un coin d’œil les petites qui, de nouveau excitées comme des puces, racontaient quelque chose à leur sœur. De la façon dont Emilie le regardait il comprenait qu’elles parlaient de lui, mais à ce moment Juliette entrait également dans le hall et Muriel, constatant qu’il se faisait tard, donnait ces ordres.

Juliette était chargée de vider le coffre de la voiture pendant qu’Emilie et Alex dressaient la table. Après ils devaient prendre une douche et se mettre en pyjama. Pendant ce temps Muriel s’occuperait à donner le bain aux jumeaux. Tout le monde était attendu à table en 20 minutes.

Alex, timidement, s’adressait à Muriel pour lui dire qu’il n’avait pas de pyjama. Elle avait clairement anticipé cette question et répondait qu’elle s’en occuperait.

Juliette se dirigeait vers le garage et Emily et Alex allaient à la cuisine ou la fille lui montrait l’emplacement des choses. Dresser la table prenait que quelques minutes, et ils montaient dans leur chambre. Juste au moment d’arriver en haut ils croisaient Muriel qui sortait de leur chambre  ayant laissé les deux petites dans leur bain : « Déjà la ?  Bravo, c’est bien! Alex, j’ai mis un drap de bain et un gant de toilette sur ton lit. Si tu prenais ta douche le premier Emilie peut tenir un œil sur les petites, pendant que moi je te cherche un pyjama, ok ? »

Avant qu’Alex puisse réagir elle partait dans la direction de la chambre de Juliette. Emily donnait un clin d’œil, comme pour dire, qu’il ne devait pas se laisser impressionner par la façon expéditif avec laquelle sa mère menait son ménage, et disparaissait dans la chambre des jumeaux.

Pendant sa douche Alex réfléchissait aux changements dans sa vie. Tout avait été tellement rapide. Mais jusque là il ne pouvait pas se plaindre. De toute façon c’était beaucoup mieux que le pensionnat. Même les filles n’avaient pas l’air d’être trop embêtante. Surtout Emilie il trouvait sympa, malgré le fait qu’elle n’avait que 8 ans. De sa demi-sœur Juliette par contre il ne savait pas trop quoi penser. Perdu dans ses pensées il oubliait le temps jusqu’à ce qu’il entendait ouvrir la porte et la voix d’Emilie : « Eh, tu voudrais te dépêcher? Tantôt moi je n’aurai plus le temps de prendre ma douche. ». Alex éteignait tout de suite le robinet et passait sa main par le rideau pour prendre le drap de bain quand brusquement le rideau s’ouvrait grandement. Dans un reflexe il couvrait ses parties privés quand il voyait Emilie le regarder avec un grand sourire. Riant plus fort elle protestait : « Je peux voir ton petit oiseau ? Je n’ai encore jamais vu un garçon nu en vrai.» Alex ne savait pas comment réagir et toujours couvrant son zizi avec une main il prenait le drap de bain avec l’autre et essayait de se couvrir. Mais Emilie était plus rapide. Elle arrachait le drap de ces mains et insistait : « Ne soyez pas idiot, je veux juste le voir ! »  Alex réalisant qu’il n’échapperait pas enlevait ces mains. Pendant un instant elle regardait intensivement son petit oiseau, et puis donnait son commentaire : « C’est moins moche que je ne croyais.» Sur quoi elle se mettait à se déshabiller comme s’il n’était pas la. Confus il s’enveloppait dans sa serviette de bain et sortait de la salle de bains.

Sur son lit il trouvait le pyjama que Muriel avait cherché. Sa première réaction était la stupéfaction complète. Elle ne pouvait pas s’attendre à ce qu’il porte ça ? Le top était un long T-shirt aux manches courtes,  bleu turquoise avec un dessin, bleu clair, d’une fille portant un parasol. Le dessous était un short en éponge, bleu claire assorti au dessin du top. Pendant un moment il ne savait pas quoi faire, mais puis il souriait à lui-même. A quoi il s’était attendu ? Pensant que cela aurait pu être pire  il haussait les épaules et enfilait le pyjama avant de descendre. En passant un miroir dans le hall il remarquait que le top de son pyjama couvrait presque tout à fait le short, donnant l’impression qu’il ne portait rien qu’une chemise de nuit. Il se sentait embarrassée mais il était trop tard pour faire marche arrière, et quand il rentrait à la cuisine il y trouvait Juliette qui souriait quand elle le voyait mais ne faisait aucun commentaire. Elle-même portait une chemise de nuit courte avec un dessin de Hello Kitty qui lui allait très bien. En ce moment les jumeaux et Emily rentraient. Comme Alex les jumeaux portaient des pyjamas consistant d’un shirt avec un short assorti, mais leurs tops étaient des chemisettes à bretelles fines.  Et Emily portait une magnifique chemise de nuit aux manches courtes, en coton blanc, brodé avec des papillons roses, et terminés avec des bords en dentelle.

Quand Muriel entrait elle regardait Alex, remarquait que la taille du pyjama était parfaite, et ordonnait tout le monde à se mettre à table. A coté des assiettes se trouvaient des anneaux de serviettes, mais quand il voulait sortir la serviette de l’anneau qui se trouvait à sa place Alex constatait que ce n’était pas une serviette mais une bavette. Ahurit il regardait les autres et voyait comment Juliette mettait des bavettes aux jumeaux mais que Emily déployait une serviette normale sur ces genoux. Croyant que la bavette qui se trouvait à sa place était une erreur, il la montrait à Muriel en riant. Mais celle-ci agissait comme si c’était tout à fait normale, et venait vers lui : « Tu veux que je t’aide ? »  Un instant il la regardait sans comprendre, mais puis, réalisant ce qu’elle venait de dire,  protestait fortement : « Mais non ! Quoi ? Pourquoi vous me donnez  une bavette ? ».

Muriel prenait calmement la bavette de ces mains et voulait la nouer autour de son cou, mais il se levait brusquement et hurlait: « Vous êtes cinglée. Je ne porterai pas ça ! » A ce moment la main de Muriel le giflait en plein figure : « Ici c’est moi qui fait les règles ! Je t’avais avertit ! Assied –toi ! ».  Complètement dérouté Alex, larmes aux yeux,  se remettait sur sa chaise, et laissait Muriel lui nouer la bavette autour du cou : « Tout le monde sait que les garçons sont maladroits. Ce n’est pas grave, mais je ne vais pas laver ton pyjama tous les jours, compris ? ». Alex timidement hochait la tête. Du coin d’œil il voyait les jumelles qui se moquaient de lui. Espérant trouver du soutien il regardait les deux autres. Comme toujours Juliette agissait come s’il n’était pas là, mais quand il rencontrait le regard d’Emilie, ou il avait espéré trouver de la sympathie, il trouvait dédain et pitié. Elle le regardait attentivement, et puis disait simplement : « Ca ne doit pas être gai d’être un garçon ». C’était comme une seconde gifle en plein figure.

Alex mangeait en silence. Il regardait la bavette et son pyjama de fille et pensait qu’il aurait préféré être au collège. Après le repas ils s’installaient dans le petit salon ou se trouvait la télévision pour regarder un DVD de Hannah Montana. Les 4 sœurs connaissaient le DVD par cœur mais néanmoins paraissaient fascinées. Au moins les 3 plus jeunes, avec Juliette faisant semblant de lire une magasine, tout en suivant la série. Alex avait vu quelques épisodes de la série avant mais il n’avait pas aimé, trouvant ça beaucoup trop pour filles. Mais il sentait que ce n’était probablement pas une bonne idée de critiquer le programme préféré de sa nouvelle famille. Il s’installait donc et petit à petit s’intéressait à l’histoire. Finalement ce n’était pas aussi bête et enfantin qu’il n’avait cru.

Quand ils avaient regardé l’épisode choisi Muriel annonçait qu’il était temps pour aller au lit. Alex regardait sa montre et voyait qu’il n’était que 8 heures. Les trois plus jeunes filles se mettaient immédiatement debout et se dirigeaient vers l’escalier, mais il voyait que Juliette   n’avait clairement pas l’intention de les suivre, puisqu’elle cherchait un autre DVD. Il hésitait mais Muriel se tournait déjà vers lui et, se souvenant de la gifle reçue, il décidait de ne pas protester. Pas aujourd’hui au moins.

Il suivait Emilie dans leur chambre ou elle ouvrait la porte vers la salle de bain et se tournait vers lui : « Je peux te regarder quand tu fais pipe ? Tu le fais debout ? ». Surpris par cette question il ne réagissait pas immédiatement, mais Emily n’avait pas l’air de noter sa surprise : « Maman nous a expliqué que le petit oiseau d’un garçon c’est comme un robinet mais que la plus part des garçons, avant de devenir adulte,  quand ils dorment ne sentent pas si le robinet est ouvert ou fermé. » Alex se figeait sur place sentant devenir sa figure écarlate. Emilie ne remarquait toujours rien, – ou est ce qu’elle faisait semblant ? -. « Alors tu me montres comment tu ouvres ton robinet ? S’il-te-plait ? » Elle le prenait par la main et l’entrainait vers la toilette, ou, complètement éberlue, il descendait son short d’une manière automatique et dirigeait le jet dans le pot au grand plaisir de la fille.

A ce moment il entendait  Muriel rire derrière lui : « Ma fille a toujours été fasciné par l’anatomie, je crois qu’elle va devenir médecin! » Remontant rapidement son short il se retournait et voyait la maitresse de la maison dans l’ouverture de la porte avec un grand sourire : « Viens ici mon grand, que je t’aide à mettre ta couche ! » C’est seulement à ce moment qu’il voyait qu’elle tenait un pacquait de couches jetables en main. Le monde s’arrêtait de tourner. Encore plus bouleversé qu’il y a quelques minutes il regardait de la mère à la fille et vice versa. Mais toutes les deux avaient l’air de trouver la situation normale, et quand Muriel le prenait par la main il se laissait conduire à son lit ou il se couchait sans un mot. Muriel lui enlevait le short, et pendant qu’Emilie se mettait à côté de son lit pour regarder le spectacle, elle glissait une couche en dessous de ces fesses. Puis elle mettait du talc entre ces jambes et avec des mains très douces l’appliquait partout. Alex, toujours comme hypnotisé, se laissait faire, sentant la couche se refermer autour de ces cuisses. Tout cela ne prenait qu’une minute et Alex ne réalisait vraiment ce qui venait de lui arriver quand Muriel le prenait par la main et l’aidait à se mettre debout : « Te voila bien protégé pour la nuit. Enfile vite ton short et hop, au lit ! Temps pour dormir. » Alex sentait que la couche était plus épais que le modèle que son père avait employé quelques années auparavant et quand il mettait le short en éponge il sentait comment il s’étendait autour de son pet bien garni.

Quand finalement Emilie et lui étaient couchés, et Muriel avait quitté la chambre en éteignant la lumière, la petite lui demandait si cela ne le gênait pas de devoir porter une couche. De nouveau il ne savait pas comment réagir à la question directe. Après une seconde d’hésitation il murmurait que ce n’était pas grave. La fille se taisait quelques secondes et puis donnait son avis : «  Moi je ne voudrais pas être un garçon. Les filles portent seulement des couches quand elles sont des petits bébés. Les bébés c’est mignon mais je ne veux pas dormir avec une couche mouillé. Quand tu dors avec une couche tu ne te sens pas comme un petit bébé ? » Alex, de plus en plus mal à l’aise, murmurait un petit non, mais Emilie ne l’entendait pas : « De toute façon maman dit que les garçons restent des petits enfants toute leur vie. C’est vrai ? » Cette fois ci il protestait avec une voix plus ferme. De nouveau la petite gardait quelques instants de silence : « Ok, tant mieux pour toi. Mais pour le moment je trouve que t’es quand même un peu bébé parce que tu portes une couche pour dormir. »  Alex soupirait mais ne répondait plus.

Le lendemain matin il se réveillait et cela lui prenait quelques instants avant de réaliser ou il était et ce qui se trouvait entre ces jambes. Mais puis, très vite il glissait sa main dans sa couche et était rassuré de constater qu’elle était sèche. Il sortait du lit et s’éclipsait à la salle de bain sans faire de bruit. Il arrachait la couche et la jetait dans a poubelle. Puis, plus calme, il faisait pipi à la toilette et rentrait dans la douche. Sortant de la douche, il s’enveloppait de sa serviette de bain, et quand il voulait sortir de la salle de bain il entendait la voix de Muriel, réveillant sa fille. Quand il rentrait dans la chambre Muriel lui regardait d’un air fâché : « Qui t’as autorisé de sortir de ton lit ? » De nouveau cette remarque lui surprenait tellement qu’il ne savait pas que répondre. Muriel continuait sur le même ton irrité : « Et ou est ta couche ? Tu l’avais mouillée ? » Alex hâtait de dire que non, qu’il ne l’avait pas mouillé, et Muriel l’entrainait à la salle de bain et le forçait à sortir la couche de la poubelle. Quand elle constatait qu’elle était en effet toute sèche cela ne la mettait pas de meilleure humeur : « Mais regarde ça, ce n’est pas possible ! Regarde comme tu l’as tout à fait déchirée. Si non on aurait pu la réutiliser. Demain c’est moi qui t’enlève ta couche, entendu ? »

Alex, tout peinard, hochait sa tête. Cela avait l’air de calmer Muriel et sur un ton plus gentil elle le demandait de remettre son pyjama expliquant que c’était la coutume de la maison qu’on prenait le petit déj en pyjama. Il obéissait sans commentaire ce qui remettait Muriel de bonne humeur. Elle mettait son bras autour de ces épaules et plantait une bise sur son front : « Tu verras, une fois que t’auras l’habitude des règles de la maison tu vas bien te plaire ici. » Ce geste gentille et maternelle le touchait et il souriait timidement.

Il descendait et, rencontrant Juliette à la cuisine, l’aidait à dresser la table. Quand tout le monde était là Muriel lui remettait sa bavette. De nouveau il trouvait ça horriblement humiliant mais il ne protestait plus. Après le repas Muriel demandait à Alex de ranger la cuisine « puisqu’il avait déjà pris sa douche », pendant que tous les autres partaient en haut.

Quand il était prêt il montait aussi pour aller s’habiller. Quand il rentrait dans sa chambre il y trouvait Muriel en train de ranger son armoire : « Ah tu voilà, juste à temps. Je t’ai mis quelques vêtements puisque tu n’as vraiment rien apporté. Et je t’ai mis tes vêtements pour aujourd’hui sur le lit. » Préoccupé Alex se tournait vers son lit et y trouvait un ensemble jaune, consistant d’un t-shirt dont les manches et l’encolure étaient terminés par un bord blanc, assorti d’un short d’un modèle à 4 poches, avec une ceinture blanche. Il se tournait vers Muriel et protestait qu’il préférait mettre ces propres habits, mais la maitresse de maison l’interrompait : « Mais tout ce que tu as apporté c’est un pantalon en jean. Ici en été on garde les jambes nues. C’est plus frais, plus sain, et plus joli. T’as déjà comparées tes jambes fromage blanc aux jambes joliment bronzés des filles ? Et en plus, ici c’est moi qui commande, tu n’as toujours pas compris ?»

Mais Alex l’avais bien compris et sans protester davantage il mettait les habits, constatant que le short était un peu trop petit avec les pipes lui serrant autour des cuisses. Emilie lui disait, sans ironie apparente,  que ça lui allait bien. Elle-même portait une petite jupe d’été fleurie, dont la jupe tombait juste au dessus de ces genoux, qui lui allait à merveille. La suivant en bas ils rencontraient les jumeaux dans le hall. Elles portaient des robes d’été similaires à celle d’Emily, et Alex devait admettre qu’avec leurs peaux bronzées elles étaient tous ravissantes. Il regardait ses jambes et bras et pensait que Muriel avait raison et qu’il devait bronzer un peu.  

A ce moment Emilie disait qu’ils devaient se dépêcher puisque Mlle. Irène allait arriver à chaque moment. A la question d’Alex elle expliquait que Mlle. Irène était la prof qui les enseignait. Toutes les 4 se dépèchaient vers « la classe » ou Juliette les rejoignait. Elle portait un T-shirt foncé, moulant mettant en évidence ces petits seins, sur une mini-jupe en jeans, accentuant ces longues jambes. Pour la première fois Alex se rendait compte que c’était une très jolie, et sexy, fille. Il voulait s’approcher d’elle mais elle lui tournait ostentatoirement le dos.

Entre temps Emily et ces petites sœurs se dirigeaient vers un coin de la classe ou il y avait un porte manteau accroché au mur, duquel elles décrochaient des tabliers qu’elles commençaient à mettre au dessus de leurs robes. C’étaient des tabliers blancs d’un modèle super classique: une demi jupe qui était noué autour de la taille, surmontée d’une bavette avec des bretelles à volants qui se croisaient dans le dos et se fixaient dans la taille. La bavette et le bord de chaque tablier étaient décorés par de la broderie colorié – des petites fleurs, papillons, et autres petits dessins- faite à la main. En regardant mieux Alex découvrait que les broderies étaient faites de telle façon qu’elles formaient les noms des propriétaires respectives des tabliers.

A ce moment Muriel rentrait dans la classe et lui tendait un tablier identique, bien amidonné : « Tiens, en attendant que t’auras faites tes propres tabliers tu peux employer les vieux tabliers de Juliette, elle ne veut quand même plus les mettre.» Sans saisir complètement la signification de ce qui était dit, mais conscient de qu’il ne voulait pas porter un vêtement aussi enfantin et féminin, il voulait protester. Muriel s’y attendait et lui coupait la parole : « Pourquoi tu ne veux pas mettre un tablier ? » Surpris par cette question qui ouvrait une perspective de discussion, il hésitait. Muriel en profitait pour continuer : « Parce que tu trouves que c’est pour les filles, non ? » Soulagé qu’il ne doive plus le dire lui-même il affirmait avec la tête. Mauvaise décision. «Ok, tu vas nous expliquer alors pourquoi les filles devraient porter des tabliers et les garçons pas ? » Alex, ne sachant pas quoi répondre, était perdu. Pendant qu’il cherchait une bonne raison, Muriel enchainait : « Je vais te le dire. Parce que tu crois que les filles ça doit faire les besognes ménagères pendant que les garçons font le travail intellectuelle ou, pire, font la belle vie. Eh bien, contrairement à ce que ton papa t’a appris, cette époque est passée. Ce sera bientôt l’inverse. Alors, ou bien tu mets immédiatement  ce tablier, ou bien tu ne rentres plus dans cette classe et tu resteras bête pour toujours, je te mettrai une salopette, et tu pourras aider Marcel, notre bonne. 

Alex savait qu’il était perdu et tendait la main pour prendre le tablier. Elle l’aidait à nouer la jupe dans sa taille et à fixer les bretelles. Chez les autres le tablier laissait dépasser un bout de leurs robes, la que chez lui le tablier couvrait tout à fait son short, donnant l’impression vu de devant qu’il ne portait rien en dessous. Sophie était la première à le remarquer et tout le monde ce mettait à rire. Même Juliette, qui faisait semblant que toute la scène ne l’intéressait pas, ne pouvait pas supprimer un sourire. Cela enrageait Alex qui revenait à charge, demandant pourquoi elle ne portait pas de tablier. Muriel le répondait tout de suite que le jour qu’il serait aussi mature, responsable et prudent que sa grande sœur il ne devrait plus porter un tablier non plus, mais que ce n’était pas pour demain.  Et puis elle ordonnait tout le monde de s’asseoir à leurs bancs, de sortir leurs cahiers, et d’attendre Mlle Irène qui n’allait plus tarder.

Emilie approchait une deuxième chaise de sa table et indiquait à Alex qu’il pouvait s’asseoir à coté d’elle. A ce moment Mlle Irène rentrait. C’était une femme d’une quarantaine d’années, portant un deux-pièces gris, avec des cheveux grisonnants, noués en chignon, ce qui accentuait son aspect sévère. En rentrant elle saluait les filles avec une voix forte : « Bonjour les enfants ! ».  Comme des ressorts les 4 filles se mettaient debout et répondaient en chœur « Bonjour Mlle Irène » tout en faisant une petite référence. Même Juliette faisait une référence en soulevait légèrement le bord de sa jupe des deux cotés et mettant un pied un demi-pas en arrière, fléchant légèrement l’autre genou. Alex trouvait cela tellement drôle qu’il ne pouvait pas s’empêcher de rire.

Mais son plaisir était de courte durée. L’institutrice se tournait vers lui : « Et toi tu dois être Alexia ? » Le tour aux 4 filles de rire pendant qu’Alex réagissait, devenant tout rouge: « Je m’appelle Alex, pas Alexia. ». Irène le regardait quelques instants : « Pour moi tu es Alexia, et je t’assure que tu préfères ça ! » Une fois de plus le cours des choses coupait le souffle à Alex, mais Irène enchainait : « Personne ne t’as jamais appris à faire la référence je suppose ? »  Cette fois Alex retrouvait sa voix et protestait que les garçons ne faisaient pas ça. Irène soupirait : « Mon dieu, elle insiste ! T’es un peu idiote ou quoi ? Viens ici. ! » Alex obéissait et quand il était arrivé à la hauteur de la prof elle prenait une règle en métal en main : «Mettons les choses au claire dés le début. J’ai 20 ans d’expérience comme enseignante, et je sais qu’une discipline absolue est nécessaire pour créer un bon climat d’apprentissage. Je sais aussi qu’arriver à cette discipline avec des garçons est impossible, c’est pour ça que je refuse d’avoir des garçons dans mes classes. Ils ralentissent toute la classe. Mais aussi avec les filles la discipline n’est pas automatique. C’est pour ça que les transgressions sont tout de suite punies par une bonne fessée. »

Pour accentuer ces mots elle tapait avec la règle dans sa main, ce qui ne manquait pas à impressionner Alex qui de toute sa vie n’avait jamais eu une fessée. La prof, voyant que son petit discours avait l’effet voulu, se dirigeait à Emilie : « Emilie pourrait tu montrer à ta nouvelle copine comment on fait une référence, s’il te plait ? » Emilie avait du mal à retenir son rire mais exécutait  immédiatement l’ordre donné. Et, dit de faire la même chose, Alex l’imitait. Après trois essais Mlle Irène jugeait que la référence correspondait à ces attentes, et congédiait le pauvre garçon. Mais quand il repartait vers sa place elle l’arrêtait en disant qu’elle s’attendait à une nouvelle référence quand elle le congédiait. Alex exécutait et puis était autorisé à rejoindre Emily.

Mais il avait encore droit à une dernière remarque. Pendant qu’il s’éloignait de la prof elle observait qu’en général elle ne s’occupait pas de la façon qu’elles étaient habillées, sachant que Muriel le faisait, mais que la façon dont Alex était habillé était presque indécente et qu’elle en parlerait à la maitresse de maison. Alex était d’accord avec l’observation mais réalisait que ce que Mlle Irène trouverait plus décente ne lui plairait davantage, au contraire.

pour la suite :https://clairodon.wordpress.com/2012/04/13/la-revanche-2/

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