La revanche 2

« Descendant l’escalier Alex était conscient de la couche lourde qui pendait entre ces jambes et il remontait son short. Il n’avait pas vu qu’Emilie le suivait et avait vu son geste. Imitant sa mère elle mettait sa main en dessous de sa chemise et pesait le poids de sa couche : « Pff, ta couche est vraiment trempée ! T’es quand même un vrai bébé. ». Il n’avait rien à répondre et entrait à la cuisine prenant soin de bien tirer sa chemise de nuit vers le bas. Tous les autres étaient déjà là, et il avait l’impression qu’elles regardaient tous son bas ventre. En s’asseyant il tenait sa chemise par le bord en couvrant bien son short, mais il voyait qu’Emilie chuchotait quelque chose à l’oreille de Juliette. Celle-ci le regardait avec un air étonné mais puis, lui donnant son sourire sournois, elle venait vers lui et comme le jour précédant procédait à lui mettre son bavoir : « Voilà le petit bébé pisseux préparé pour son petit déjeuner ». »

Vous trouverez les chapitres précédents  dans la “topic”  « Revanche » en ordre renversée, le premier chapitre se trouvant tout à fait en bas.

Chap 2

Tout confus Alex s’installait à côté d’Emilie pendant que Mlle Irène ordonnait à toute la classe de continuer les exercices du jour précédent. A Alex elle disait de faire les mêmes exercices qu’Emilie.

Alex était étonné du niveau des exercices dont Emilie s’occupait. Elle avait trois ans de moins que lui mais était à un niveau de mat tout à fait similaire. Plus tard il se rendrait compte que ce n’était pas seulement le cas en mat, et que toutes les trois les filles avaient une avance considérable comparé aux enfants de leurs âges respectives. Les jumeaux de 5 ans lisaient des livres, faisaient des calculs, et apprenaient les tables de multiplication. Et Juliette, il ne savait pas vraiment ce qu’elle étudiait puisqu’en général elle travaillait sur son ordinateur sans que Mlle Irène, ni sa mère, ne s’en occupaient beaucoup.

Mais retournons à ce premier jour. Il s’attaquait plein de courage aux exercices et était content de constater qu’il avançait bien. Mais quand il jetait un œil sur le papier d’Emily il voyait qu’elle avançait encore plus vite que lui. Cela le frustrait et il essayait de la rattraper. Quand Mlle Irène venait voir comment il se débrouillait elle l’arrêtait immédiatement, montrant des erreurs dans ces derniers exercices. Alex réalisait qu’en voulant se dépêcher il avait fait des bêtises. Quand il s’excusait et, voulant se défendre, il expliquait qu’il reconnaissait ces erreurs, et qu’il allait faire plus attention. Irène l’interrompait. Se tournant vers Emilie, elle demandait si Emilie pouvait expliquer les bonnes solutions.  Alex insistait que ce n’était pas nécessaire mais cela lui valait un discours sur la stupidité de la vanité masculine.

Donc il s’inclinait, et devait vite reconnaitre qu’Emilie l’expliquait bien. Pendant ce temps-là Mlle. Irène expliquait des nouveaux exercices aux jumeaux.

Deux heures après le début de la classe il y avait une récréation. Alex se trouvait avec les 3 files dans la salle de jeux ou Muriel les servait un verre de lait. Il s’étonnait que Juliette ne se joignait pas à eux, et voulant relever le fait que lui aussi était plus âgée que les 3 autres, il allait la rejoindre dans la classe, ou il la trouvait toujours occupé avec son ordinateur. Quand elle l’entendait arriver elle levait à peine ces yeux. Légèrement intimidé Alex prenait son courage en mains et demandait ce qu’elle faisait. Cette fois-ci elle le regardait, mais avec un regard plein de dédain : « Rien qu’un petit garçon comme toi pourrait comprendre. ». Elle se repenchait sur son ordinateur laissait le garçon sans parole. Il hésitait une seconde mais puis retournait chez les autres avec une figure  écarlate de gêne.

Quand ils reprenaient le travail Mlle Irène se mettait à leur table et donnait une petite leçon de grammaire, qu’après ils devaient appliquer dans des exercices, pendant qu’elle rejoignait les jumeaux de nouveau. Après une demi-heure elle congédiait les petites en leur disant qu’elles pouvaient aller jouer puisqu’elles avaient bien travaillées. Puis, revenant chez Emilie et Alex pour corriger leurs devoirs, elle les félicitait, puis les demandait de commencer une nouvelle série d’exercices plus compliqués. Alex, commençant à en avoir assez, soupirait. Irène le regardait, d’abord un peu étonné, mais puis sans hésitation elle le congédiait à son tour : « Bien sûre, c’est dure pour un garçon de ton âge de devoir se concentrer toute une matinée ! Mais t’as déjà bien travaillé, donc va vite rejoindre Laure et Sophie ! » Alex, étonné de cette réaction,  hésitait une seconde d’entamer quand même la nouvelle série d’exercices,  mais il  n’avait vraiment plus le courage. Il se levait et quittait la pièce. Rejoignant les deux petites de 5 ans il se sentait un peu honteux mais les fillettes étaient contentes de le voir arriver à la terrasse. Elles voulaient sauter à la corde et il leur manquait une troisième personne pour faire tourner la corde. Alex, content de se rendre utile, acceptait tout de suite, et évidement bientôt c’était son tour pour sauter. Il était surpris de voir comment il tenait automatiquement le tablier de chaque côté pour éviter qu’il montait à chaque saut. Il pensait que c’était idiot puisqu’en dessous il portait un short, et il voulait lâcher mais n’y arrivait pas. Il ne savait pas que Muriel était sortie à la terrasse et l’observait depuis quelques minutes jusqu’au moment qu’elle l’interpellait : « Je vois que tu t’adaptes bien. Je suis vraiment contente de toi. » Il ne savait pas comment réagir et, s’arrêtant de sauter, il se tournait vers elle et souriait timidement. Mais à ce moment Irène les appelait : « Laure, Sophie, Alexia, il est temps de reprendre le travail ! » S’entendre appeler Alexia l’enrageait, et furieux, il se tournait vers l’institutrice, prête à faire une remarque désinvolte. Heureusement que Muriel présentait sa réaction et le donnait un clin d’œil. Cette forme de complicité venant de cette femme sévère qui jusqu’à ce moment c’était limité à donner des ordres et instructions, le désorientait. Voyant que sa remarque avait l’effet voulu, Muriel se tournait vers l’institutrice : « Et en classe ça se passe bien ? »

Irène, toujours respectueuse envers son employeur, donnait un gentil sourire à son nouvel élève: «Oh oui, tout se passe très bien. Elle va vite nous faire oublier son sexe. » Muriel éclatait de rire et donnait de nouveau un clin d’œil au pauvre garçon.

Pendant l’heure suivante Irène mettait les 3 filles au travail pendant qu’elle s’occupait exclusivement d’Alex, lui montrant plein de livres d’histoire, de géographie, de langues, de sciences, afin de se faire une idée plus précise sur ce qu’il avait déjà appris. Sa conclusion qu’en général il était à un niveau de connaissances fort proche de celui d’Emilie ne l’étonnait plus. Et cela avait l’air de bien arranger Irène puisqu’ainsi elle pouvait les enseigner simultanément.

L’heure du déjeuner était arrivée et toute la bande se précipitait à la cuisine ou Muriel les attendait pour servir à manger. Alex voyait tout de suite que dans l’anneau de serviette à côté de son assiette se trouvait de nouveau la bavette. Pendant que Muriel mettait les bavettes aux jumeaux, Juliette se tournait vers lui. C’était une des premières fois qu’elle daignait remarquer sa présence. Elle sortait calmement le bavoir de l’anneau, le déroulait, et s’approchait de lui : « Viens, je vais nouer ta bavette ».  Il savait que protester n’avait pas de sens, mais c’était plus fort que lui. « Ce n’est pas nécessaire, je porte déjà un tablier. » Muriel réagissait immédiatement : « Les tabliers ne sont lavés qu’une fois par semaine. Tu ne veux quand même pas te promener avec un tablier sale pendant toute une semaine ? » Il se donnait vaincu et, se sentant tout petit, il laissait nouer le bavoir autour du cou par sa demi-sœur.

Mais le pire devait encore venir. Muriel servait la soupe mais pour lui et pour les jumeaux elle ne la servait pas dans une assiette mais dans un gobelet, et quand il voulait prendre la cuillère pour manger Muriel lui disait de boire. La soupe était assez épaisse et évidemment il n’y avait pas moyen d’éviter de couvrir la moitié de sa figure du liquide vert. Quand il avait vidé le gobelet il essuyait automatiquement sa bouche avec son bavoir, ce qui causait la remarque de Muriel qu’il comprenait maintenant pourquoi elle le faisait porter une bavette.

Mais le repas-torture n’était toujours pas terminé. Le plat principal consistait de pommes de terre, compote de pommes et saucisses. Puisqu’il n’avait de nouveau pas reçu un couteau il voulait couper la saucisse avec sa cuillère, mais Muriel l’interrompait sur un ton sévère et demandait à Emilie de couper son repas en petits bouts. Il ne protestait plus.

Après le repas ils se remettaient tous en classe pour « une heure de calme pour bien digérer ». Muriel mettait un CD de musique classique et les filles sortaient leurs paniers à coudre. Juliette se mettait à travailler à une robe dont elle avait dessiné le modèle elle-même, Emilie sortait de son panier un pull à moitié tricoté, pendant que les deux petites brodaient des dessins sur leurs tabliers. Muriel se mettait à côté d’Alex et le demandait s’il avait déjà fait des jeux de broderie. Alex, résilié, savant qu’il n’y échapperait pas, secouait doucement la tête. Muriel lui montrait comment mettre un fil dans une aiguille et puis le donnait un jeu de broderie Hello Kitty. Alex se mettait au travail et très vite était  absorbé par le jeu, à tel point qu’il ne sentait pas que Muriel s’était approché jusqu’au moment qu’elle le complémentait : « Mais c’est parfait ! T’as l’air d’avoir du talent pour la couture ! »  Il rougissait et, bien qu’il  ne l’aurait pas admis, le compliment lui faisait plaisir.

Après une heure la classe de couture était terminée et Alex apprenait qu’ils étaient libres pour le restant de l’après-midi. Juliette avait classe d’équitation et après avoir mis un pantalon et des bottes était conduit au manège par Marcel, l’homme à tout faire de la maison. Les trois autres se mettaient à jouer dans le jardin. Au début Alex les regardait mais quand elles insistaient il les rejoignait pour sauter à la corde, jouer le jeu de la marelle ou  faire le saute-mouton.

Le temps passait très vite à tel point qu’il était surpris de constater que Juliette était déjà de retour et l’observait en souriant. Il rougissait de nouveau et arrêtait brusquement à jouer. A ce moment  Muriel annonçait qu’il était temps à se mettre en pyjama.

Il était de nouveau le premier dans la douche  mais après quelques secondes le rideau s’ouvrit et sans un mot Emilie se joignait à lui : « Pousse toi, il y a de la place pour deux, avant je prenais souvent ma douche ensemble avec Juliette.»

Muet de stupéfaction il faisait de la place. La fille ne semblait trouver rien de spécial au fait qu’elle prenait sa douche ensemble avec un garçon et, une fois passé sa surprise initiale,  il la donnait raison.  Quand ils sortaient de la douche il constatait avec horreur qu’il y avait déjà une couche qu’il attendait sur son lit, à la vue de tout le monde. Il voulait la cacher en dessous de son lit quand la porte s’ouvrait et que Muriel entrait : « Ah, t’es déjà prêt? Parfait, comme ça je vais te mettre ta couche maintenant et je ne dois plus remonter tantôt » Alex voulait protester qu’il ne pouvait pas descendre en couche, mais elle n’attendait pas et enlevait la serviette qu’il portait autour de sa taille. Avant qu’il réalise ce qui se passait elle avait rempli sa main de talc et l’appliquait sur ces parties privés. Se tenant tout nu debout devant elle, pendant qu’elle caressait son zizi, l’intimidait à tel point qu’il ne savait plus bouger. En plus, il aimait le sentiment doux du talc. Elle lui mettait sa couche pendant qu’il restait debout ce qui lui plaisait.

Quelques minutes plus tard il descendait. Contrairement au jour avant quand il avait remonté la chemise de nuit pour montrer qu’il portait un short en dessous, cette fois-ci  il tirait sa chemise vers le bas, en espérant de couvrir le short en éponge qui était tendu au-dessus de la grosse couche. Mais à peine rentré dans la cuisine une des deux petites éclatait de rire : « Alex a un gros cul ! » Tout le monde le regardait, et devenant tout rouge, il tirait la chemise de nuit encore plus vers le bas. Juliette qui était occupé à mettre la table s’approchait et mettait sa main sur son derrière : « Mais non ma sotte, maman l’a déjà mis en couche c’est tout.»  Puis se tournant vers le pauvre garçon elle continuait : « Allez ne sois pas timide, montre ! » Les larmes aux yeux il laissait remonter sa chemise par sa sœur, dévoilant son derrière garni, au grand plaisir des autres.

Après le diner le scénario du jour précédant se répétait. Toute la bande  regardait un nouvel épisode de Hannah Montana – il commençait à l’aimer – et puis à 8 heures les « 4 petites » allaient au lit.

Une fois au lit il réalisait qu’il devait faire pipi, mais il hésitait à sortir du lit, et de toute façon il n’oserait pas enlever sa couche. Il décidait de retenir mais la pression montante l’empêchait de s’endormir. Il gigotait dans son lit et devenait de plus en plus désespéré. Doucement il demandait à Emily si elle dormait mais il n’y avait pas de réaction. Il disait un peu plus haut qu’il devait faire pipi, et elle répondait en grognant à moitié endormie. Il n’était pas sûre ce qu’elle disait : « Je dors »  ou « Dors ! », mais de toute façon il n’osait plus insister. Se donnant vaincue il laissait échapper un petit flot. Le liquide chaud qui se répandait dans sa couche lui rappelait des vagues souvenirs d’il y a quelques années quand il se mouillait régulièrement. Il avait oublié qu’il aimait ce sentiment. Il laissait échapper un deuxième flot, puis un troisième, jusqu’à ce que la pression dans sa vessie ait complètement disparue. Satisfait il s’endormait en pensant que son nouvel environnement était bizarre, mais que malgré les humiliations c’était mieux que sa vie au pensionnat. Devoir porter une couche, une bavette et un tablier de fille, ce n’était quand même pas tellement grave.

Le lendemain quand il se réveillait il réalisait tout de suite que sa couche était trempée. Il hésitait de sortir du lit mais se souvenait de l’irritation de Muriel du jour précédent et attendait donc jusqu’à ce qu’on vienne les réveiller. Il se tournait vers Emilie et voyait qu’elle était réveillée. Elle le souriait gentiment et puis, de sa façon directe, demandait s’il avait mouillé sa couche. Oh la garce, elle n’avait pas été endormi quand il avait fait part de son problème ! Il rougissait mais ne répondait pas. A ce moment Muriel rentrait dans la pièce : « Ah, réveillé tous les deux ! C’est bien, je crois qu’on va avoir une belle journée ! »   Emilie sautait du lit mais Alex, conscient de sa couche mouillée, hésitait à suivre son exemple. Muriel comprenait tout de suite et enlevant d’un grand geste ses couvertures elle mettait sa main entre ces jambes et soulevait légèrement son short : « Je vois que mon grand a fait un grand pipi ! » Alex rougissait à nouveau et voulait protester que c’était parce qu’elle avait mis sa couche sans qu’il avait su passer à la toilette d’abord, mais elle ne le laissait pas parler : « Dépêche-toi, tout le monde attend déjà pour le petit déjeuner. Tu pourras te changer après. »

Descendant l’escalier Alex était conscient de la couche lourde qui pendait entre ces jambes et il remontait son short. Il n’avait pas vu qu’Emilie le suivait et avait vu son geste. Imitant sa mère elle mettait sa main en dessous de sa chemise et pesait le poids de sa couche : « Pff, ta couche est vraiment trempée ! T’es quand même un vrai bébé. ». Il n’avait rien à répondre et entrait à la cuisine prenant soin de bien tirer sa chemise de nuit vers le bas. Tous les autres étaient déjà là, et il avait l’impression qu’elles regardaient tous son bas ventre. En s’asseyant il tenait sa chemise par le bord en couvrant bien son short, mais il voyait qu’Emilie chuchotait quelque chose à l’oreille de Juliette. Celle-ci le regardait avec un air étonné mais puis, lui donnant son sourire sournois, elle venait vers lui et comme le jour précédant procédait à  lui mettre son bavoir : « Voilà le petit bébé pisseux préparé pour son petit déjeuner ».

Muriel qui avait été en train de préparer des tartines pour les jumeaux, n’avait rien entendu , et se tournant vers sa fille ainée, demandait si elle pouvait préparer une tartine pour son frère. Celle-ci haussait les épaules mais se mettait à faire ce qu’on lui demandait. Quelques minutes plus tard il y avait une assiette avec une tartine à la confiture coupée en petits morceaux devant lui.

Mettant un premier bout en bouche, il se sentait tout d’un coup tellement petit, assise sur sa couche trempée, devant une assiette avec une tartine coupée en petits morceaux,  et portant un bavoir plein de tâches de soupe du jour précédant. A ce moment Emilie le regardait et elle devait avoir eu la même idée, puisqu’elle se tournait vers les deux petites et annonçait tout haut qu’Alex avait mouillée sa couche : « Et pas un petit accident comme Laure a eu il y a quelques mois, mais sa couche est trempée comme avec un petit bébé ! » Alex avait envie de pleurer, mais se retenait sachant que s’il se mettait à pleurer toute la famille le considérerait définitivement comme un bébé.

Après le repas Muriel le laissait monter tout de suite pour aller enlever sa couche et se laver.  Quand il sortait de la salle de bain elle était devant sa garde-robe et se tournant vers lui le tendait une robe d’été : « Je crois que celle-ci t’ira parfaitement ! » Alex la regardait avec des grands yeux. Elle ne croyait quand même pas qu’il accepterait de porter une robe ? « Un pyjama de fille, un tablier, un petit short, tout ça c’était déjà assez grave, mais une robe ? Non, il ne se laisserait plus faire ! »

Muriel l’écoutait calmement mais quand il se taisait elle répondait simplement que Mlle Irène ne l’accepterait plus dans sa classe avec rien qu’un tablier au-dessus de son short. Il réfléchissait une seconde et puis suggérait un pantalon ou un bermuda.  Muriel souriait patiemment, mais répliquait que Mlle Irène trouvait que tout ce qui avait des pipes était une horreur et donc pas acceptable en classe. Alex n’avait plus d’argument mais n’allait pas pour autant accepter de porter une robe. Muriel soupirait avant de conclure que cela signifiait alors la fin de son enseignement. Quand il la regardait sans comprendre elle continuait : « Mais je suppose que ce n’est pas grave. Tu sais lire et compter, ce qui devait suffire pour un garçon. Au lieu de te bourrer le crâne avec plein de connaissances inutiles, je demanderai à Marcel de te prendre comme apprenti. Je suis sûre que tu feras un excellent manuel !» Et avant qu’Alex puisse réagir elle retournait vers la garde-robe, remettait la robe à sa place et sortait le même petit short qu’il avait porté le jour avant.

Quand elle sortait de la chambre il était soulagé. Enfilant le short il affichait un sourire triomphant.  C’est seulement à ce moment-là qu’il se rendait compte qu’Emilie les avait rejoint et avait suivi toute la conversation et la fille de 8 ans avait mieux compris la signification de ce qui venait de se passer que lui : « Alors tu vas vraiment devenir notre bonne ? Que je suis trop heureuse que je suis une fille ! Mais Marcel va être content de ne plus être tout seul. »

Alex haussait ces épaules et sans répondre il descendait ou il trouvait Muriel en conversation avec Marcel. Marcel avait en effet l’air tout content et, souriant, le disait qu’ils allaient former une bonne équipe. Tous les trois allaient à l’arrière cuisine ou Marcel enfilait un cache-poussière au-dessus de ces vêtements comme il faisait toujours pendant qu’il faisait les besognes de ménage. Il tendait un cache-poussière à Alex aussi mais quand il voulait le mettre les deux adultes se mettaient à rire puisque, le cache poussière étant à la mesure d’un adulte assez corpulent, Alex disparaissait dedans. Muriel l’arrêtait et annonçait qu’elle allait chercher quelque chose plus à sa taille. Quelques minutes plus tard elle arrivait avec un tablier d’école en vichy bleu et blanc, le modèle classique à longues manches qui se fermait avec une rangée de boutons dans le dos. Las de protester Alex enfilait le tablier et laissait Muriel l’aider à nouer les lanières en papillon dans la taille sur le dos. Il se consolait que c’était quand même moins grave que le tablier en dentelle blanche, bien qu’il n’en était pas tout à faire sûre.

Une fois à eux deux Marcel lui montrait ou se trouvait l’aspirateur et pendant que Marcel prenait les poussières nettoyait Alex passait les pièces à l’aspirateur. Après ils s’attaquaient aux salles de bains. Avant peu  Marcel annonçait qu’il était temps pour casser la croute. Surpris que le temps ait filé tellement vite Alex se rendait compte qu’il avait faim. En arrivant à la cuisine ils croissaient les filles qui en sortaient pour se rendre à la classe de couture. Alex voyait le regard plein de dédain de Juliette mais faisait semblant de ne pas le remarquer, et de toute façon Emilie l’assiégeait de questions de comment avait été sa première matinée comme « bonne ». Mais c’était sans méchanceté et il répondait en toute sincérité qu’il se plaisait dans son nouveau rôle.

Marcel le demandait de nettoyer la table et de la dresser pour eux deux pendant qu’il réchauffait le diner. Il plaçait  un couteau à côté de son assiette et il regardait Marcel pour voir s’il allait faire une remarque mais Marcel n’avait rien à dire.  Après quelques minutes Marcel servait la soupe et Alex était soulagé de voir qu’il la servait dans deux assiettes profondes. Et son soulagement était complet quand Marcel sortait deux serviettes d’un tiroir. Alex respirait : Pas de bavoir ! Son cauchemar était terminé. S’il pouvait encore convaincre Muriel de ne plus lui mettre une couche pour la nuit tout allait être parfait. Evidemment il réalisait que ce dernier point n’allait pas être facile. Il y réfléchissait pendant qu’ils prenaient leur repas en silence. Marcel était un homme assez taciturne  et cela arrangeait Alex qui avait vite compris que son nouveau compagnon n’avait pas grand-chose à dire de toute façon.

Vers la fin du repas Muriel venait voir si tout se passait bien et demander à

Marcel ce qu’il comptait faire l’après-midi. Quand  il répondait qu’il avait pensé travailler dans le jardin Muriel approuvait, et ajoutait qu’elle chercherait alors une salopette pour le nouvel apprenti.

Le temps de débarrasser  la table et la maitresse de maison revenait déjà avec  une salopette en main. Alex regardait avec méfiance cette nouvelle tenue : C’était une salopette courte, rouge, avec les pipes bordé par une bande en vichy rouge en blanc. De nouveau une tenue de fille mais il haussait ces épaules. Au moins ce n’était pas une jupe ou un tablier.

Il suivait Marcel dans la cabane à outils dans le fond du jardin ou Marcel mettait un bleu de travail et Alex enlevait son tablier d’écolière et enfilait la salopette. Un peu plus tard Alex se trouvait assise dans la terre en train d’enlever des mauvaises herbes  pendant que l’homme à tout faire taillait la haie. Il était assez concentré en ne voyait donc pas tout de suite que les 4 filles s’approchaient. Quand il entendait leurs voix il levait la tête.  Juliette, en tenue d’équitation, le passait sans le regarder, ainsi que les deux petites qui étaient trop occupées l’une avec l’autre pour prêter d’attention au garçon assis par terre. Mais Emily s’arrêtait devant lui les yeux pleins de pitié : « Oh, pauvre Alex ! »  Voyant qu’elle était en tenue de tennis Alex en effet avait un petit pincement de jalousie puisque le tennis était son sport favori. Mais en même temps il était fière qu’elles le voyaient en faisant son « travail d’homme ». Il souriait et avec un air légèrement supérieure voulait répondre qu’il aimait travailler avec ces mains, mais à ce moment Muriel arrivait et détruisait tout l’effet voulu avec une remarque faussement innocente : « Mais elle te va à merveille la salopette rouge ! » Alex une fois de plus ne savait plus quoi dire.

Quelques heures plus tard Marcel disait qu’ils avaient bien avancées, et Alex, contemplant son travail, était en effet satisfait du résultat.  Ils se changeaient de nouveau dans la cabane et puis Marcel prenait congé. Alex rentrait dans la maison et, découvrant que les autres n’étaient pas encore rentrées, décidait d’aller prendre sa douche.  A peine dans sa douche il entendait la porte de la chambre s’ouvrir, et quelques secondes plus tard, Emily le rejoignait. Il faisait de la place en réalisant qu’il aimait prendre sa douche à deux. Et quand il sortait de la salle de bain Muriel l’attendait pour lui mettre sa couche. Il n’avait pas le courage de demander de ne plus le mettre une couche mais avait bien la présence d’esprit de demander s’il pouvait faire pipi d’abord, ce que Muriel acquiesçait en souriant. Quand un peu plus tard il rentrait dans la cuisine avec son pet bien garni, les autres ne prêtaient déjà plus attention.

La soirée se passait comme les précédentes et quand il était temps pour aller dormir il s’endormait tout de suite. Mais vers le matin il se réveillait à cause de la pression dans sa vessie. Sentant la grosse couche entre ses jambes et se  rappelant le sentiment de bien-être du jour précédant quand il avait rempli la couche, il décidait de se mouiller de nouveau. Après avoir senti la chaleur se répandre il se rendormait immédiatement. Quand Muriel le réveillait et contrôlait sa couche personne n’était plus surpris. Entrant à la cuisine il espérait que là aussi le fait qu’il portait une couche trempée n’allait plus faire objet de remarques, mais là il se trompait.  Juliette venant vers lui pour lui mettre son bavoir,  s’adressait à sa sœur : « Et alors est ce que le petit bébé a été propre cette nuit ? »  Emilie secouait sa tête : « Non, non, sa couche est de nouveau trempée ! » Juliette avait de nouveau l’air sincèrement étonné : « Ce n’est pas vrai ? Je comprends qu’au collège tout le monde se foutait de toi, sale petit pisseux ! » Muriel l’interrompait : « Juliette, je ne veux plus entendre des vilains mots comme ça ! Tout le monde à table ! », et Alex baissant ces yeux se laissait nouer le bavoir autour du cou et attendait en silence qu’on lui prépare sa tartine, en pensant que de toute façon dans quelques instants il allait rejoindre Marcel.

Les jours suivants se passaient de la même façon. Au début il se plaisait mais les après- midis, quand il voyait partir les filles pour leurs activités diverses, ou quand il voyait jouer les deux petites, il devenait de plus en plus jaloux. Nettoyer l’argenterie, gratter les carottes, ou faire le repassage, perdaient très vite leur nouveauté. En plus chaque soir Emilie faisait état de ce qu’elle avait appris ce jour, ce qui soulignait son ignorance.  Il commençait à réaliser que sans éducation il allait devoir faire les mêmes besognes pour le restant de sa vie.

Est-ce que Muriel l’avait senti, ou était ce par hasard, mais le soir du troisième jour, quand elle rentrait avec les filles et il était encore occupé à pendre le linge, elle lui demandait s’il n’avait pas encore changé d’avis. Il hésitait, et répondait sincèrement qu’il ne savait plus. Sautant dans la brèche elle argumentait que c’était quand même moins grave de devoir porter une jupe que de rester ignorant et d’être une bonne pour le restant de sa vie.  Alex voyant de loin les 4 filles enthousiastes s’échanger les expériences de leur journée, hésitait toujours, mais acceptait d’essayer.

Le lendemain après le petit déjeuner il trouvait une petite jupe étalée sur son lit. C’était un modèle polo orange, s’ouvrant avec quelques boutons devant, un col blanc et des manches courtes avec un petit bord blanc. Il hésitait de la mettre mais avec l’encouragement d’Emily se décidait et enfilait la robe par-dessus de sa tête, enfilant également les bas blancs que Muriel avait préparé. Emily l’assurait que cela lui allait parfaitement et quand il se regardait dans le miroir devait admettre que c’était moins grave qu’il n’avait pensé.

 

 

Ils se dépêchaient à la classe ou les autres l’attendaient avec enthousiasme. Même Juliette lui donnait un sourire gentil. Il suivait l’exemple des autres et mettait le tablier blanc au-dessus de sa robe, juste à temps avant que Mlle Irène rentrait.

Elle le regardait attentivement pendant quelques secondes pendant qu’il fasse la référence, et puis, elle aussi souriait gentiment : « Bienvenue de retour Alexia ! Je suis contente que t’a décidé de revenir. Et je trouve ta robe très jolie. Elle te va vraiment bien. »

Alex rougissait mais lui aussi était content d’être de retour.

La suite : https://clairodon.wordpress.com/2012/07/31/la-revanche-3/

2 comments on “La revanche 2

  1. jean baptiste says:

    c’est super! vraiment j’aimerais pouvoir t aider pour les fautes bien ce soit très bien écrit certaines fautes sont gênantes… bravo!

    • clairodon says:

      Je sais que mon orthographe n’est as trop bon. Si tu serais d’accord de relire avant que que je publie ce serait formidable! J’ai publié la pluspart de mes histoires sur ABK et ils font un travail formidable de correction. Mais ils changent aussi l’age de certains personnages s’ils sont mineurs, et ça c’est gènant. (De toute façon les dernières histoires que j’au soumis n’ont plus été publiées).

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