La revanche 6

 

 

«Il était fasciné et émerveillé par le miracle de ces petits seins qui continuaient à se développer le long de l’été. Il adorait porter ses bikinis et le maillot, qui affirmaient sa féminité, mais en même temps, il était tellement fière de ses nouveaux attributs qu’il « oubliait » régulièrement de mettre les tops, affichant ses petits seins pour toute la famille. Amusée, Muriel le laissait faire. »

Vous trouverez les chapitres précédents  dans le “topic” « Revanche » en ordre renversée, le premier chapitre se trouvant tout à fait en bas.

Ou vous pouvez directement trouver le lien vers le premier chapitre dans la page « Index », et puis les liens vers les chapitres suivants chaque fois à la fin d’un chapitre.

 

Chapitre 6

Muriel ne disait rien de sa décision à personne et ne changeait en rien la façon dont elle traitait Alexia, qui était de plus en plus heureuse et à l’aise dans son rôle de petite fille modèle. Quand Georges faisait savoir qu’il n’aurait pas le temps pour visiter son fils à Noël il était fort déçu mais en même temps soulagé. Il redoutait la rencontre avec ce père adoré mais dont il savait qu’il serait horrifié par les changements de son fils, et peut-être le forcerait même de quitter la maison ou elle se sentait bien pour la première fois de sa vie.

Les mois passaient et le début de l’été s’annonçait. Un jour de chaleur précoce les filles demandaient si elles pouvaient aller dans la piscine. Bien que Muriel estimait que la saison n’avait pas encore commencé elle cédait sous l’insistance des filles. Avec un grand hourra les 4 petites – Juliette se tenant à l’écart comme d’habitude – se ruaient vers leurs chambres pour se changer. Muriel accompagnait les deux petites pour les aider à trouver leurs culottes de bain.

Alex mettait une de ces petites culottes et rangeait ces « jouets » entre ces cuisses en les pliants en arrière. Il avait tellement l’habitude de les mettre comme ça pour éviter d’avoir une vilaine bosse dans sa culotte, que c’était devenu tout naturel. Et sauf quand il jouait il marchait toujours prudemment en gardant tout en place en tenant ces cuisses serrées.

Quand il sortait de sa chambre il croisait Muriel qui le retenait et, le prenant par la main, elle souriait : « Mais regarda ça ! Je crois que dorénavant tu ferais mieux de mettre un petit top, t’es en train de devenir une vraie grande fille. » Alex, tout étonné, regardait sa poitrine ou il voyait qu’en effet il y avait deux petites collines qui commençaient à se dresser. En se voyant nu tous les jours dans le miroir ni lui, ni Emily ne c’étaient rendus compte qu’il commençait à former des petits seins.

Il devenait tout rouge, confus par ce qui lui arrivait, mais en même temps trop heureux par ce miracle. Il suivait Muriel dans sa chambre ou elle demandait à sa fille si Alex pouvait emprunter un bikini en attendant qu’il en ait à lui.

Emily, aussi surprise qu’Alex, le regardait d’abord avec des grand yeux, mais quand à son tour elle voyait que le garçon en effet avait développé un début de seins elle était toute contente pour lui, et se mettait à chercher dans son armoire pour en sortir deux bikinis qu’elle lui présentait. Alexia, toute fière, en choisissait un et sans attendre voulait mettre le petit top. Il fermait avec un petit crochet dans le dos mais par manque d’expérience il n’arrivait à l’attacher.  Toute honteux il acceptait qu’Emilie l’aide, pendant que Muriel le rassurait qu’il apprendrait très vite à le fixer tout seul.

Il se regardait dans le miroir en poussant en avant sa poitrine, et puis se tournait vers Muriel : « Alors maintenant je suis une vraie fille ? ».  Elle lui souriait : « Pas encore tout à fait, mais t’es bien parti.» C’était la première fois qu’elle laissait entendre qu’un jour il pourrait arriver au nirvana de la féminité. Il n’en revenait pas. Mettant ses mains sur ses seins il s’admirait dans le miroir.

Le lendemain Muriel l’emmenait acheter des nouvelles tenues de bains. Il choisissait deux bikinis – tous les deux avec des tops en forme de simples petits triangles – et un maillot à volants dans la taille et des bretelles aussi à volants. En même temps Muriel lui achetait deus soutiens gorges type brassière, ce qui le comblait de bonheur.

Il était fasciné et émerveillé par le miracle de ces petits seins qui continuaient à se développer le long de l’été. Il adorait porter le maillot et les bikinis qui affirmaient sa féminité, mais en même temps, il était tellement fière de ses nouveaux attributs qu’il « oubliait » régulièrement de mettre les tops, affichant ses petits seins pour toute la famille. Amusée, Muriel le laissait faire.

 

 

Alex était convaincu qu’il était en route pour devenir une vraie fille. Il réalisait qu’il y avait encore des attributs qui constituaient un obstacle à son évolution, mais il était persuadé que ça aussi se solutionnerait miraculeusement.  Il s’appliquait encore plus à devenir une fille parfaite. En classe il avait rattrapé son retard et Mlle. Irène le complimentait constamment, à la grande irritation d’Emilie. A table un jour sa bavette avait été remplacée par une serviette, et il était autorisé à utiliser un couteau et à couper sa propre nourriture. En bref  il était traité de la même façon qu’Emilie, c’est-à-dire comme une jeune fille d’une dizaine d’années.  Sachant que ça n’avait pas été l’intention de Muriel mais qu’elle le faisait parce qu’elle considérait qu’il le méritait il était tout fière de son exploit.

Mais il y avait une chose importante sur lequel Muriel était intransigeante; elle insistait qu’il porte des couches pour dormir et qu’il les gardait jusqu’après le petit déjeuner. « Juste pour te rappeler que tu n’es pas une fille, pas encore au moins.».  Pour Alex  ce message ambigu était plein d’espoir et donc il acceptait de continuer à se faire langer par Emilie – pour qui cela constituait une petite revenge pour le changement des relations en classe. De toute façon il était tellement habitué de porter des couches pour dormir qu’il aurait du mal à dormir sans, par peur de causer des accidents.

Et puis il y avait les poupées. Bien que Muriel ne l’oblige plus d’occuper de sa poupée, jugeant que ce n’était plus nécessaire, c’était plus fort que lui.  Sa poupée, – ou mieux dit, ses poupées, parce que petit à petit il s’était mis à s’occuper de plusieurs poupées qu’il avait trouvées dans la salle de jeux –  était devenu le centre de sa vie. Ce n’était pas tellement qu’il jouait avec elles, mais habiller ses poupées, les faire belles, inventer et confectionner des nouveaux habits, … tout ça l’occupait plusieurs heures par jour, spécialement depuis, qu’avec l’aide de Muriel, il s’était mis à coudre des vêtements pour elles. Sentant qu’il était doué pour  la couture ces poupées étaient sa fierté. Et de temps en temps, l’envie lui prenait de jouer avec elles, de les traiter comme des petits enfants en les nourrissant, les promenant, lisant des livres pour elles, et même les punir faisant semblant qu’elles avaient été désobéissantes. Les filles se moquaient alors de lui mais il faisait semblant de ne pas les entendre. De son côté Muriel l’encourageait à jouer à la petite maman, et adorait l’observer quand il jouait avec ses poupées. Elle s’émerveillait de voir comment son côté maternelle avait développé.

En même temps il devenait de plus en plus fier de son propre corps. Chaque jour il choisissait soigneusement les vêtements qu’il allait porter, souvent essayant plusieurs jupes ou robes avant de se décider. Muriel, elle aussi de plus en plus fière de sa créature, l’apprenait à se maquiller. Discrètement évidemment, rien de bien voyant. Juste un peu de rouge à lèvres incolore et un peu de noir pour ces cils. Mais les jours de fête à l’occasion d’un anniversaire elle le permettait de mettre un peu de blush sur ses joues et de l’ombre rose sur ses paupières. Il adorait se faire jolie ainsi.

Un jour,  Noël s’approchait déjà de nouveau, Muriel annonçait au déjeuner qu’elles devaient tous se changer et se faire belles parce qu’elle attendait de la visite. Ce n’était pas la première fois qu’elle les demandait de se préparer ainsi pour une visite, mais c’était quand même assez rare pour qu’elles deviennent tous curieuses et insistaient à savoir que était attendu, mais Muriel ne lâchait pas son secret. Après le repas les files se précipitaient dans leurs chambres respectives pour se changer.  Alex choisissait une tenue très BCBG consistant d’une petite jupe écossaise, une chemise polo, un pull à col en V et des bas trois quarts. Il s’admirait dans le miroir, satisfaite de voir que sa poitrine pointait en dessous du pull moulant grâce à son nouveau  soutien-gorge, le premier avec un vrai bonnet – bien que seulement de taille A. Quand Muriel le surprenait devant son miroir elle souriait mais elle le complimentait, et l’instiguant à se maquiller, le surprenait en le permettant de mettre un peu d’ombre au-dessus de ces yeux, ce qui normalement était réservé pour le cercle privé de la famille.

Quand elles étaient tous prêtes la bande s’installait dans la chambre de jeux pour attendre la visite mystérieuse. Juliette se mettait à lire, Emilie jouait un jeu vidéo, et Alex s’occupait de ses poupées. Les jumeaux  suivaient son exemple comme elles faisaient souvent.

Elles étaient tous tellement concentrés qu’elles n’entendaient pas l’arrivé de l’invité jusqu’au moment qu’il rentrait accompagnée par Muriel : «  Voilà Georges, laisse-moi te présenter ta fille Alexia. Est-ce qu’elle n’est pas ravissante ? » Alex se mettait debout en se retournant et regardait droit dans les yeux de son père, qui le dévisageait de haut en bas avec la bouche ouverte.

Alex devenait tout rouge et ne savait pas comment réagir. Mais Muriel le prenait par la main et l’attirait vers son père : « Ne sois pas si timide. Vient donner une bise à ton papa. » Mais quand il s’approchait timidement de son père celui-ci faisait un pas en arrière. La figure orageuse il voulait dire quelque chose mais Muriel intervenait à temps : « Venez tous les deux, on va t’expliquer ce qui se passe, ok ? »

Tenant Alexia toujours par la main elle sortait de la salle de jeux, suivi d’un Georges complètement ahuri. L’heure suivante Muriel expliquait patiemment qu’Alex lui avait demandé de pouvoir devenir une fille, et qu’elle avait consenti. Georges était d’abord fou furieux qu’ils avaient pris cette décision sans le consulter, mais quand Alex insistait qu’il était heureuse, et qu’il voulait vraiment être une fille, il se donnait vaincue, mais à contre cœur.  A la fin de l’après-midi quand  il prenait congé de son fils c’était un home abattu. Il avait perdu son fils unique.

A la demande de Muriel il promettait de revenir les visiter plus vite, mais Alex savait que ce n’était pas vrai. Il savait qu’en choisissant d’être une fille il avait perdu son père. Père et fils s’embrassaient les larmes aux yeux.

Pendant tout ce temps son amour pour Magali, qui venait régulièrement en visite, n’avait pas diminué, au contraire. De son côté elle était toujours aussi gentille avec lui, mais contrairement  à Muriel et ses filles, elle continuait à le traiter comme un petit gosse. A table elle lui coupait sa nourriture, elle l’aidait à habiller ses poupées, lisait des histoires, et le soir, quand elle restait loger, elle lui mettait sa couche.  Il acceptait tout d’elle, et ne protestait jamais, mais  il attendait impatiemment le jour qu’elle verrait qu’il était devenu une grande fille comme elle, et qu’elle le traiterait d’égal à égal.

Tous les deux continuait à faire du ballet. Il adorait s’habiller en collants et maillot bien qu’il portait toujours un chandail flottant au-dessus pour dissimuler ses seins qui pointaient à travers de son maillot

Les filles en général étaient habillées de la même façon, mais de temps en temps elles mettaient des tutus, et Alex était alors secrètement jaloux. Pendant tout un temps il était le seul garçon dans le group – les deux petits frères ayant abandonné –  et donc quand toutes les filles mettaient leurs tutus il se sentait seul. Mais un jour la prof annonçait que bientôt 4 ou 5  garçons allaient les rejoindre, puisque l’école ou ils s’entrainaient avait fermé.  Alex ne savait pas s’il devait se réjouir ou au contraire avoir peur de ce nouveau développement.

La première fois que les nouveaux étaient là, et qu’ils étaient présentés au groupe, il savait : ça ne lui plaisait pas. C’étaient 4 garçons entre 13 et 16 ans, avec des corps musclés et forts. C’était évident que leur entrainement n’avait pas uniquement consistée de pirouettes et pointes. Le plus jeune, Xavier, danseur très doué, avait en plus une attitude macho, regardant le corps frêle d’Alex avec dédain. Il ne tardait pas à tourner autour de la belle Magali, et à l’agacement d’Alex, cela n’avait pas l’air de déplaire à celle-ci.

Un jour il les surprenait juste au moment que Xavier lui donnait une bise furtive sur la bouche. Xavier, en le voyant arriver, chuchotait quelque chose dans l’oreille de Magali, et puis se tournant sus ces talons, les laissait seul  mais pas sans donner un clin d’œil à Alex. Réalisant que le garçon ne se rendait même pas compte du mal qu’il venait de lui infliger, Alex avait les larmes aux yeux. Il regardait Magali tristement demandant comment elle pouvait faire ça ?

La fille était embêtée et elle hésitait pendant quelques secondes comment réagir. Elle suivait du regard la silhouette de Xavier qui s’éloignait et puis regardait le petit garçon efféminé à côté d’elle, et  décidait qu’il était temps de lui dire la vérité. « Ecoute Alex, je t’aime très fort, tu seras pour toujours mon meilleur ami. » Elle le regardait tendrement et puis continuait avec un sourire : « Et aussi ma meilleure copine ! » Puis après une autre hésitation elle continuait : « Mais je suis amoureux de Xavier, et je vais être sa fiancée. »

Pour Alex c’était la fin du monde. Il sentait les larmes jaillir dans ses yeux, mais se maitrisant il répondait doucement : « Mais t’avais promis, t’avais dit que si j’étais une fille tu deviendrais lesbienne ! »  Magali était clairement agacée d’être rappelé de ce qu’elle avait en effet dit un an plus tôt, et répliquait avec toute la cruauté de son âge : «Oh la folle ! Qu’est-ce que tu crois ? Si j’étais lesbienne je prendrais une vraie fille comme fiancé, pas une femellette avec des petits trucs qui pendaient entre ses jambes ! Et puis, tu ne croyais quand même qu’on allait se marier et que j’allais te changer tes langes mouillées toute ma vie ?»  Mais voyant la détresse du garçon elle avait honte de ce qu’elle venait de dire et essayait de se rattraper: « Mais c’est vrai que tu seras toujours ma meilleure copine. Tu es la personne la plus gentille au monde. T’es mon petit bébé pour toujours.»

Alex n’en pouvait plus. Il se retournait et avec les larmes qui coulaient maintenant librement sur ses joues, il se mettait à courir.

–         A suivre –

 

6 comments on “La revanche 6

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