Le double tabou 2

 

 

Vous trouverez les chapitres précédents  dans le “topic” « Tabou » en ordre renversée, le premier chapitre se trouvant tout à fait en bas.

Ou vous pouvez directement trouver le lien vers le premier chapitre dans la page « Index », et puis les liens vers les chapitres suivants chaque fois à la fin d’un chapitre.

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Chapitre 2

Une des choses qui me fascinaient chez Farah était le fait qu’elle n’avait pas d’âge. A notre première rencontre elle avait eu 13 ans mais elle m’avait parue une jeune adulte. Non seulement à cause de sa grande taille mais aussi par la façon qu’elle se tenait et se comportait. Plus tard, quand nous faisions l’amour, ou quand elle se promenait toute nue dans mon bureau, c’était aussi une féline adulte, malgré le fait que son corps n’était pas encore tout à fait formé.

Mais une demi-heure plus tard quand elle jouait aux perles avec les petites, portant un petit tablier au-dessus d’un petit short et des chaussettes, elle paraissait plus jeune que ma fille de 11 ans, avec toute l’insouciance d’un enfant.

 

A d’autres moments, habillée BCBG avec un pull sur une jupe écossaise et des bas, elle paraissait exactement la très jolie adolescente qu’elle était, fière et sure d’elle.

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Mais la nuit quand elle s’allongeait sur son lit pour que je lui mette sa couche, elle était une toute petite fille vulnérable, cherchant le confort et la sécurité maternelle.

Nous continuons à profiter de nos mercredis après-midis dans notre nid d’amour. Et en quittant ce lieu sûr nous étions encore tout excitées et prenions de plus en plus de risques. Nous prenions l’habitude de nous tenir les mains en dessous de la table en présence des autres et ne pouvions pas résister à l’envie de nous caresser et de nous embrasser quand nous croyions que les autres ne nous regardaient pas.

Aujourd’hui cela me parait incroyable que personne ne remarquait rien à l’époque. Les enfants étaient probablement trop jeunes et innocentes. Et Jérôme et Françoise étaient trop occupés à eux deux. Parce que, oui, ils étaient maintenant clairement amoureux et eux aussi avaient du mal à cacher leur jeu. Ce que, je dois avouer, je faisais semblant de ne pas voir.

Si les mercredis étaient le paradis, et que les autres jours de la semaine j’étais contente parce que j’avais l’occasion de voir mon amour – parfois seulement pendant quelques minutes le matin mais suffisamment pour échanger quelques baisers et caresses ce qui me remplissait d’assez de bonheur pour faire passer toute la journée comme sur un nuage – je supportais de moins en moins les week-ends interminables sans Elle.

Les dimanches Jérôme jouait au basket avec Salvador, ou ils partaient ensemble regarder un match, pendant que Françoise s’occupait merveilleusement bien de mes filles. Et moi, triste et irritable, j’attendais le lundi matin quand j’allais retrouver mon amour. Si le fait que Françoise et Jérôme étaient devenus amants m’arrangeait, cela m’agaçait quand même. J’étais jalouse de sa relation avec mon mari, mais encore plus de sa relation avec mes filles. Pour me venger je la traitais de plus en plus comme une servante, lui donnant des ordres et faisant des remarques sur la façon dont elle faisait le ménage. Je voyais que je la blessais à chaque fois mais elle acceptait mes remarques sans broncher. Probablement qu’elle était consciente de sa situation précaire, et peut-être qu’elle se sentait aussi coupable. La voir humiliée de cette façon ne me consolait guère mais je ne pouvais m’empêcher de continuer.

De temps en temps je pouvais convaincre Farah de passer un week-end chez nous. L’avoir avec nous, un enfant parmi les autres, était magnifique. Evidemment elle n’était jamais tout à fait un enfant parmi les autres. De temps en temps elle sortait un instant de son jeu pour me jeter un regard langoureux, plein de tendresse et de séduction, me faisant comprendre qu’elle aimerait être seule avec moi, pour retourner tout de suite à son jeu.

J’essayais d’encourager la complicité entre elle et mes deux ainées en les habillant de manière  similaire, et Farah s’y prêtait volontiers.

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Mais Antigone résistait et gardait sa distance, traitant Farah avec un certain dédain, comme elle traitait ces petites sœurs, faisant comprendre que même si Farah était plus âgée, elle gardait les droits du premier né, ce que Farah acceptait sans problème.Par contre Emmanuelle et Farah devenaient des vraies copines malgré les presque 4 ans de  différence d’âge.

Et quand les ainées étaient parties pour leurs activités multiples Farah tout naturellement se mettait à jouer aux poupées avec la petite Renée. Les observer pendant qu’elles habillaient, lavaient, nourrissaient leurs poupées réciproques m’émerveillait. .

Pour aider ma protégée de retrouver encore plus son enfance perdue je demandais à Françoise, une couturière douée, de lui faire des robes sur mesure, basées sur des modèles enfantins.

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Quand elle était avec Emmanuelle Farah devenait la petite fille modèle comme j’avais espérée. J’adorais les observer quand elle jouaient cache – cache ou trainaient dans le jardin.

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Mais tout cela ne diminuait pas l’attirance sexuelle qu’elle exerçait sur moi. A ma grande honte je devais m’avouer qu’au contraire j’étais encore plus attirée quand elle portait ces petites robes courtes.

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Et évidemment le soir quand je la mettais au lit il y avait la mise du lange, moment suprêmement tendre et érotique. Elle m’attendait couché sur son dos avec ses jambes grandes ouvertes, portant une petite chemise de nuit. M’agenouillant à côté d’elle j’appliquais tendrement une crème anti-érythème. Puis je dépliais le lange et le couchait en dessous d’elle, le pliait autour de ses jambes, fixait les adhésifs, et quand tout était bien en place, je m’asseyais sur le lit, et la prenais sur mes genoux. Et pendant que je caressais son entre-jambes à travers la couche elle me donnait des bisous dans ma nuque.

Malgré le plaisir que j’éprouvais en voyant le bonheur et l’innocence retrouvés de mon amour, très vite cela m’agaçait de devoir la partager avec les autres. Les dimanches, au lieu de l’inviter chez moi, j’inventais donc des excuses pour m’échapper de la maison en fixant des rendez-vous avec Farah pour aller au cinéma ou faire du shopping ensemble. J’en profitais aussi pour continuer son éducation et l’emmenait souvent à des musées, ce qu’elle adorait.

Un jour en route pour une exposition, on passait devant un étalage de vêtements et Farah me demandait si j’aimais les vêtements exposés. Il s’agissait d’une tenue pour jeunes, très BCBG mais en même temps assez provocatrice: une jupe plissée écossaise, très courte, un jersey moulant de couleur vif, et des bas blancs au-dessus du genou. Comprenant sa question je proposais de rentrer pour l’essayer ce qu’elle acceptait tout de suite. Quand on était dans les rayons concernés elle en sortait deux tenues identiques à celle de l’étalage mais dans deux couleurs différentes. D’abord je croyais qu’elle voulait essayer les deux, mais elle me regardait avec ses grands yeux noirs, et m’entrainais dans la cabine à essayage ou elle me convainquait à également essayer la tenue.

Nous déshabiller ensemble dans la cabine nous excitait et, habillé rien que de nos sous-vêtements, nous nous embrassions long temps. Quand finalement on essayait les vêtements je me rendais compte que la jupe était ridiculement courte pour une personne qui avait presque 40 ans. En riant je communiquais cette conclusion à ma protégée et voulait enlever la jupe. Mais Farah m’arrêtait, m’assurait que j’étais trop sexy et, comme toujours, me convainquait de faire comme elle voulait. Nous appelions la vendeuse et demandaient d’enlever les étiquettes et d’emballer nos vieux vêtements qu’on avait portés en rentrant. Quelques minutes plus tard nous nous retrouvions à la rue portant nos petites jupes identiques.

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Sentant mon embarras Farah me prenait par la main et se mettait à courir en ricanant. Je n’avais pas de choix que de la suivre sentant ma jupe sauter à chaque pas. C’est ainsi qu’on arrivait à l’entrée du musée, nous tenant toujours par la main. J‘étais très conscient des regards des autres sur nous, mais ayant le cœur trop léger pour m’en soucier, et trop fière d’afficher ma relation avec cette jeune fille exceptionnellement jolie, je voulais partager notre bonheur avec le monde entier.

C’est à ce moment que j’entendais une voix familière dernière moi : « Alors en excursion scolaire le dimanche ? » Je me retournais brusquement pour me retrouver face à face avec Manu, mon collègue de l’école. En rougissant je balbutiais: « Ooh, salut, euh oui, je lui fais connaitre l’art. » Il me souriait mais cela ne me paraissait pas un sourire bienveillant. Son regard descendait vers nos mains, et je me rendais compte que je tenais toujours la main de Farah dans la mienne. Je la lâchais automatiquement mais je savais qu’il il était trop tard. Son regard passait de l’un à l’autre et il souriait de nouveau, cette fois d’une façon moqueuse : « Est ce que vous avez le même gout pour l’art aussi ? Je vois que vous aimez les même vêtements.» J’étais bouche bée n’arrivant pas à savoir quoi répondre. Voyant mon embarras il souriait une dernière fois: « Profitez-en, cela vaut le peine. L’expo je veux dire. Et à lundi à l’école alors.» Il se retournait et partait nous laissant seul avec notre désarroi.

Inutile de dire que je ne profitais pas de ma visite de musée. Farah par contre semblait avoir vite oublié l’incident et jouissait des tableaux exposés comme toujours, combinant une vue d’experte adulte avec la spontanéité et l’enthousiasme d’un gosse.

Le lundi Manu me prenait à part et, me disant à voix basse qu’il voulait me parler, me convoquait chez lui à la maison ce soir même.

Quand j’arrivais chez lui il me servait à boire et puis s’installant en face de moi, parlant sur son ton de grand frère protecteur, me disait que je devais faire attention, que je devais prendre distance de Farah, que les gens ne comprendraient pas notre relation. Son ton sincère et amical me touchait et je me mettais à pleurer. Avec les larmes aux yeux j’expliquais que c’était trop tard, que j’étais éperdument amoureuse de la belle africaine, que je ne pouvais plus me passer d‘elle.

Il me regardait comme sidéré, gardant le silence pendant des longues minutes. Puis sur un ton songeur il me demandait si j’étais consciente de ce que je risquais? Quand je ne répondais pas il continuait en disant que non seulement je risquais d’aller en prison, mais que je perdrais mon job, ma famille, mes enfants, tout.

Je murmurais que je le savais. Puis toujours en pleurs je l’expliquais que je savais aussi que ma relation avec une fille qui avait presqu’un quart de siècle de moins que moi n’avait pas de future, qu’un jour Farah me laisserait, mais qu’en attendant l’idée de ne plus la revoir, de ne plus la tenir dans mes bras, était insupportable.

Manu venait vers moi et me prenant dans ces bras essayait de me calmer : «  Ssst, je comprends très bien que tu sois tombée amoureuse d’elle. C’est une fille charmante, attachante, très désirable. C’est le danger qui guette pour chaque enseignant. Et t’as eu la malchance d’avoir eu du répondant. Les gens vont dire que t‘as profité de la vulnérabilité de la petite, mais moi je voie bien que ce n’est pas une petite fille innocente, épaté et éblouit par toi, la figure d’autorité adulte, mais que vous êtes tombées amoureuses l’une de l’autre comme deux adultes. Je le comprends très bien, parce que t’es une femme splendide, sensuelle et désirable. Mais tout ça c’est une explication, pas une excuse. Tu n’as vraiment pas de choix ma chère, tu dois rompre, sinon tu me mettes dans une position impossible car alors ce serait mon devoir de te dénoncer. »

Pendant une seconde je le regardais abasourdie, mais puis tout d’un coup je comprenais et je savais ce que je devais faire. Je tournais ma figure vers la sienne : « Manu, stp, ne me force pas à rompre avec Farah, ce serait ma mort. Je ferai tout ce que tu demandes ». Et l’empêchant de me répondre en plantant mes lèvres sur sa bouche, j’ouvrais en même temps son pantalon. Une seconde plus tard son pantalon était tombé sur ses chevilles, j’avais enlevé ma culotte, et, soulevant ma jupe, je l’avais attiré sur moi sur le canapé. Et encore quelques secondes plus tard il avait éjaculé en moi.

A partir de ce jour il m’invitait très régulièrement chez lui « pour parler ». Si les premières fois il essayait de mettre en scène un simulacre d’une relation amoureuse je le faisais comprendre que ce n’était pas le but, et très vite il trouvait du plaisir à me traiter de pute. Vu que ces exploits sexuelles étaient plutôt médiocres et courtes, il prolongeait son plaisir en me faisant m’exhibitioner habillée comme une pute, avec rien qu’un soutien-gorge en dentelle rouge, une jupe collante toute courte, des bottes en cuir noir, le tout accompagnée de lèvres aussi rouges que le soutien-gorge. Et moi, je trouvais que je méritais d’être traitée comme çà, qu’en fait j’étais une pute que me faisait payer par son silence. Et étrangement, cela m’excitait.

Quand j’arrivais chez lui il me saluait avec un « Ah la pute est là. Change-toi et sers-moi un verre, stp. » J’allais dans le chambre, me mettais en tenue, et prenait une bière du frigo que je lui apportais avant de m’asseoir sur un tabouret devant lui, avec mes jambes ouvertes, pour me caresser la chatte. S2bjr28Immanquablement il avait immédiatement une respiration lourde, se mettait à se frotter le pénis à travers son pantalon, et après à peine quelques minutes enlevait frénétiquement son pantalon, pour m’entrainer dans la chambre ou je me couchais sur le lit et il se jetait sur moi, me pénétrait et éjaculait tout de suite.

Conscient de ces défaillances viriles il compensait en me forçant à faire des choses dénigrantes. Je devais le sucer el il éjaculait dans ma bouche, il me faisait grimper à quatre pattes pour qu’il me prenne par dernière, ou il me faisait porter un petit tablier en dentelle blanche, noué dans la taille, comme unique vêtement. Parfois je prenais ma revanche en ouvrant son pantalon et en prenant sa bite en main le faisant éjaculer dans son boxer. Puisqu’il n’arrivait jamais à venir une deuxième fois ça coupait court notre séance du jour à sa grande frustration. Alors il me ré-convoquait le jour d’après et si je protestais il me faisait son petit speech expliquant qu’il était déchirée entre son amour pour moi et son devoir de me dénoncer.

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Bien que ces rendez-vous ne manquaient jamais à m’exciter j’en sortais toujours avec un immense sentiment d’insatisfaction. J’étais alors impatiente de retrouver ma belle amazone africaine, avec qui, par contre, les jeux d’amour devenaient de plus en plus une source d’immense bonheur et plaisir.

Un jour j’avais pris mon courage en main et étais rentré dans un sex-shop ou j’avais acheté un gode portable. En le présentant à ma copine de 13 ans elle s’était mise à rire nerveusement mais elle l’avait enfilé tout de suite et très vite le maniait comme une pro, me donnant les plus beaux orgasmes de ma vie. Evidemment elle voulait que je lui rende le service mais je refusais, expliquant que ce n’était pas à une vieille comme moi de lui enlever sa virginité. A quoi elle se mettait à rire tristement : « Je ne suis plus vierge depuis mes 10 ans, de ça mon oncle s’est occupé ».

Attendri je la prenais dans mes bras et à partir de ce jour nous alternions nos rôles avec le gode. J’étais fière de lui donner des orgasmes aussi forts que celles qu’elle me donnait.

Ce furent des semaines formidables. De cette période date la photo qui allait contribuer à ma chute, mais la mémoire de ce jour me réchauffe encore le cœur. C’est Farah qui avait eu l’idée de prendre ces « selfies », toutes les deux toutes nues, dans des positions amoureuses et érotiques. Et plus tard, pour une occasion dont je ne me souviens plus, elle avait imprimée une de ces photos, et me l’avait offert avec un poème très romantique et sensuel au verso, dans sa plus belle écriture de petit enfant.

Si mes rendez-vous réguliers avec Manu étaient le prix à payer pour qu’il nous dénonce pas je le payais avec plaisir Evidemment personne n’était au courant de ces rencontres, même pas Farah. Comme je l’expliquais déjà, ces rendez-vous humiliants m’excitaient, et je me disais que c’était la pénitence que je devais payer pour mes pêchés. Par contre être confrontée à Manu tous les jours à l’école, le voir venir vers moi avec son petit sourire hypocrite pour me chuchoter à l’oreille qu’il voulait « me parler » ce soir, devenait de plus en plus insupportable.

C’est à ce moment que tout à fait inattendue je recevais l’opportunité de partir de l’école. Un jeune parlementaire avec qui j’avais travaillé sur quelques dossiers dans le cadre de mon travail bénévole dans l’association de la vie privée, m’appelait. Il avait décidé de se présenter comme candidat à la présidence de son parti – s’il gagnait il serait automatiquement le candidat premier ministre pour son parti – et il voulait que je rejoigne son équipe comme responsable de la communication. C’était un politicien pour lequel j’avais énormément d’estime et de sympathie. Qu’il voulait m’avoir dans son équipe était incroyable. Je n’hésitais donc pas très long temps, même si cela voulait dire que je n’allais plus pouvoir voir mon amour tous les jours. Je démissionnais de mon job à l’école et arrêtait de travailler pour l’asbl – ce qui était incompatible de toute façon. Mais je gardais mes mercredis après-midis libres, en expliquant à l’école que je continuerais à aider Farah avec ses études, sans rémunération, ce qu’ils acceptaient avec plaisir.

Dès le premier jour j’adorais mon nouveau bouleau. C’était une petite équipe très motivée, et Philippe, mon nouveau patron, était un politicien avec un énorme charisme. Lui et moi devenions très proches, et il m’impliquait dans toutes les décisions, aussi bien tactiques que sur les prises de position de fond.

Je m’épanouissais comme jamais avant. Et Farah et moi profitions encore plus de nos moments ensembles, les mercredis après-midis, ou les week-ends, de plus en plus fréquents, qu’elle venait loger. Seul bémol était Manu, qui me convoquait maintenant par SMS : « on doit se parler ta protégée a de nouveau pas fait ces devoirs ce soir chez moi ». Je trouvais alors une excuse et le temps pour aller faire la pute chez lui.

Et puis l’été arrivait.

Manu partait pour tout l’été en vacances ce qui était un immense soulagement. Bien qu’en même temps mes rendez-vous secrets chez lui, ou il me traitait avec toute la méprise grandissante qu’il éprouvait envers moi, me manquaient. J’avais besoin de ça, pour me pardonner moi-même, pour me faire absolvez de mon comportement inacceptable.

Pendant le mois de juillet les enfants partaient à des stages, et j’avais arrangé que Farah puisse les accompagner. Pendant tout l’été ces frères étaient à des stages organisés par des associations bienveillantes et Farah était donc libre de ces charges familiales. La campagne de Philippe avait pris de la hauteur, et il montait rapidement dans les sondages, de telle façon qu’on commençait à prendre en compte qu’il puisse gagner. L’atmosphère dans l’équipe était surchargée et nous travaillions comme des fous. Tout cela arrangeait bien sûr Jérôme et Françoise, mais ça ne me dérangeait pas.

Et le mois d’aout était magique.

Comme chaque année nous avions loués une maison dans le sud pour y passer le restant des vacances avec toute la famille. Mais prenant comme excuse le surcharge de travail j’expliquais que cette année je ne pouvais pas accompagner. La seule à qui cela avait l’air de gêner était Antigone. Elle argumentait qu’avec les moyens de communication modernes je pouvais quand même travailler de là-bas. Elle avait bien sûr raison, donc j’ajoutais une autre motivation pour ne pas les accompagner: j’allais en profiter pour aider Farah à mieux se préparer pour sa première année en humanités. Elle avait fait beaucoup de progrès mais tout le monde savait qu’elle avait toujours pas mal de retard scolaire à rattraper. Antigone n’avait plus de réponse à ça, mais à la façon qu’elle me regardait, avec un mélange de colère et de pitié, je savais qu’elle voyait à travers mes excuses, qu’elle savait que la vrai raison était que je voulais être seule avec ma protégée.

J’ignorais ce nouvel avertissement et j’arrangeais que Farah logeait chez moi pendant tout le mois. En vérité je n’avais pas tellement de travail puisque tout le monde était en vacances, se reposant pour une rentrée qui allait être surchargée.

Les matins je préparais des exercices que Farah devait faire pendant que je passais au bureau. Le midi je rentrais, nous mangions, et je révisais son devoir. Dépendant de la qualité de son travail elle devait encore travailler un peu ou pas. Mais le restant de l’après-midi nous étions  libre. Je l’habillais dans des jolies robes d’été et, au début du mois au moins, nous sortions faire des promenades.

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A plusieurs reprises nous partions même pour une journée à la mer. Me promener main dans la main avec mon amoureuse, afficher publiquement ma relation avec la belle adolescente, me remplissait de fierté.

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Mais petit à petit nous préférions rester à la maison pour s’occuper  l’un de l’autre en toute tranquillité.

On adorait prendre un bain ensemble ou nous nous lavâmes réciproquement, ce qui était un jeu immensément sensuel. Avant, et en général aussi après, nous faisions l’amour. On pouvait passer des heures à se caresser, à se lécher, à s’embrasser, à se pénétrer prenant des tours avec le gode. Puis c’était l’heure de mettre sa couche ! Comme je l’ai déjà décrit, cela aussi était un moment d’une immense sensualité. Et une fois bien langée elle s’endormait dans mes bras.

Un des premiers jours, quand elle avait terminé son travail, elle avait sorti les poupées de Renée et s’amusait à jouer avec elles.

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La voyant jouer comme une gamine me fascinait et quand je la voyais langer une des poupées j’avais une inspiration soudaine. Je me levais pour chercher une couche. Quand elle me voyait arriver avec la couche en main elle souriait, et se couchait sur le dos en remontant sa jupe et ouvrant ses jambes. Bientôt elle était en couches 24 heures sur 24.

Elle comprenait que la voir en couches m’excitait et s’amusait à me provoquer.

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Mais quelques jours plus tard au supermarché mon regard tombait sur les tétines et quand arrivant à la maison je lui en présentais une, elle n’hésitait pas à la mettre en bouche, et très vite elle l’avait en bouche tout le temps.

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Chaque jour elle rentrait ainsi de plus en plus dans son rôle de petit bébé. Et évidemment je l’habillais en petite fille avec les robes courtes que Françoise avait cousues et qui  couvraient à peine sa couche.

 

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Un jour on partait même à la mer comme ça. Et elle se laissait faire. Je crois que le fait que quelqu’un  puisse  découvrir  qu’elle  portait une couche nous excitait tous les deux.

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Mais à la maison je l’habillais de plus en plus rien que d’un petit  débardeur qui couvrait à peine sa couche. Au  début elle protestait demandant de mettre “une jolie robe” . Je comprenait qu’elle trouvait que d’exposer sa couche mouillée était humiliant, mais l’humilier m’excitait encore plus et j’adorais voir sa couche sale dépasser de sa « jupe » quand elle se promenait dans la maison.

 

Et pour sortir faire des courses dans le supermarché du quartier, je l’enfilais vite un petit short ou un legging au-dessus de sa couche. Si quelqu’un aurait fait attention il aurait sans doute remarqué qu’elle portait une couche. Etre “détectée” par une personne qui me connaissait aurait été bien embarrassant mais nous étions tellement dans notre petite vie à nous, qu’on n’imaginait même pas que quelqu’un puisse nous regarder. Ou est ce que je continuais à  défier le sort?

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Pour notre dernière excursion je décidais de faire une randonnée à la campagne. Je lui mettais un petit short d’enfant qui ne couvrait pas sa couche, et un t-shirt. Pendant la promenade chaque fois qu’on croisait d’autres promeneurs elle  prenait ma main et avec sa main libre tirait son shirt vers le bas pour s’assurer qu’on ne voyait pas sa couche. Cela m’amusait et pour la taquiner je l’arrêtais et enlevait son t-shirt. Elle me regardait avec des grands yeux peureux et couvrait automatiquement ses petits seins avec ses mains, ce qui m’amusait encore plus. Prenant ces mains je les baissais : « Qu’est-ce que tu caches ? Tes deux piqûres de moustiques ? »

 

Elle ne souriait pas : « Pourquoi tu fais ça ?» C’était une bonne question. Je réfléchissais une fraction de seconde : « Parce que t’es une petite fille et les petites filles font ce qu’on leur demande. Allez, cours, je te suis. » Elle me regardait et hésitait, mais puis ce tournait et se mettait en route.

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Envahi d’un drôle de sentiment je la regardais s’éloigner. La belle et fière adolescente avait disparue pour faire place à un petit bébé dépendante. Je réalisais qu’elle ferait tout ce que je lui demandais. Elle était complètement à moi, mon petit joujou, et, bien que j’en avais honte, cela m’énivrait.

A l’approche d’autres promeneurs je lui remettais son t-shirt mais en faisant un nœud sur son ventre pour que ça couche reste bien visible. Puis je l’embrassais sur le front et la prenais par la main. Quand on croisait les promeneurs, une famille avec deux enfants, je sentais la tension chez la petite. Vers la fin de la promenade le nombre de promeneurs qu’on croisait augmentait, attirant des regards curieux et amusés, mais elle s’habituait et relaxait petit à petit bien qu’elle ne lâchait plus ma main.

Une fois rentrée à la maison elle voulait se précipiter à la toilette mais je la retenais : « Tu vas faire quoi ? »

Elle me regardait étonnée : « Je vais à la toilette. »

« Tu dois faire poopoo ? »

Elle riait nerveusement : « Oui »

« C’est pour ça que tu portes une couche, non ? Les petits bébés font poopoo dans leur couche. »

Elle hésitait me regardant de nouveau avec des yeux peureux, mais puis, baissant son regard, elle se mettait à pousser et remplissait sa couche. Pour les derniers jours du mois je lui interdisais l’usage de la toilette, la forçant à faire caca dans sa couche. Elle m’obéissait à chaque fois sans oser me regarder. Après je la grondais en disant qu’elle était un petit bébé dégoutant, et l’emmenais à la salle de bain ou je procédais à enlever la couche et à  la laver soigneusement. Cela devenait une autre routine journalière, une autre excuse pour d’autres jeux érotiques en plein journée.

A partir de là elle se laissait complètement infantiliser: Je la nourrissais à la cuillère, elle buvait d’un biberon, je l’habillais et lui brossait les dents, et elle jouait comme un petit bébé avec des poupées, de coloriage ou un grand ballon.

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Elle rentrait tout à fait dans ce rôle de petit bébé, heureux et peureux à la fois. Toujours dans l’idée qu’elle récupérait ainsi l’insouciance à laquelle elle n’avait pas eu droit comme petit enfant je l’encourageais à se laisser aller. Quand je lui disais de remplir sa couche elle me regardait toujours avec des grands yeux timides et coupables mais elle faisait ce que je  demandais,  provoquant toujours chez moi se même sentiment ou honte et énivrement se mélangeaient. Je la serrais  dans mes bras : « Mon grand bébé a fait un grand poopoo? C’est bien. Viens maman va te faire tout propre.»

Mais la fin de l’été arrivait plus vite qu’attendu et espérée.

La rentrée était intense. Comme attendu à mon boulot cela se déchainait. Mais aussi pour Farah et Antigone c’était une rentrée spéciale puisqu’elles changeaient d’école pour commencer les humanités. J’avais convaincue Farah de demander à ces parents de l’inscrire dans la même école qu’Antigone. Puisque c’était une école ou le port d’un strict uniforme était obligatoire j’avais proposé de payer l’uniforme de mon amour. Et elles étaient toutes les deux ravissantes dans leurs petites jupes plissées, chemisiers blancs, et bas blancs ou gris. Farah choisissait de porter toujours des bas blancs sachant quelle tranchaient merveilleusement bien avec ces jambes brunes foncées.

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Les mercredis après-midis elle venait toujours à mon bureau dans le fond du jardin pour travailler ensemble, et pour faire l’amour … J’adorais voir entrer cette magnifique écolière dans son uniforme impeccable. Mais très vite l’uniforme se trouvait sur une chaise, soigneusement plié, et elle passait le restant de l’après-midi toute nue, comme une féline sauvage. Puis, le soir, elle mettait une des robes enfantines pour regagner la maison et pour terminer la journée en jouant avec Emmanuelle ou Renée, avant de se remettre en uniforme pour rentrer chez elle.

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Manu était de retour aussi et, évidemment, me réclamait. Bien que l’idée de me faire humilier par lui m’excitait comme toujours, je n’avais vraiment plus le temps. Donc je l’appelais et expliquais que non seulement je n’avais pas le temps, mais puisque Farah n’était plus dans son école il n’y avait plus de raison de se voir pour « se parler ». En plus j’annonçais que de toute manière je ne voyais plus la petite, qu’elle c’était fatigué de moi. Je ne sais pas s’il m’avait cru mais après quelques semaines d’angoisse, je croyais le danger passé.

Je vivais dans un rêve parfait. Evidemment j’étais consciente que cela ne pouvait pas continuer éternellement, que Sarah en effet allait s’émanciper de moi. Mais cela arrivait beaucoup plus vite que je n’avais pensé, surtout après sa soumission totale pendant notre mois d’aout extraordinaire. Quand les premières fissures dans notre relation se manifestaient je n’étais donc pas préparée.

Ça commençait par des petites provocations. Quand les week-ends on faisait du shopping ensemble elle ne voulait plus acheter les habits de jeune fille BCBG que jusque-là nous adorions tous les deux, mais voulait des habits plus « ado » : des pantalons larges, type militaire, de grosses bottines, des T-shirts noir avec des dessins goths, …. Je cédais facilement et lui achetait ce genre de vêtements tout en spécifiant que je préférais quelle ne le mette pas pour venir chez nous les week-ends. Ce qu’évidemment elle faisait quand même, en se maquillant en plus.

Puis elle commençait à négliger son travail d’école. Quand je la grondais elle se défendait avec des excuses familiales : son père n’était pas rentré et elle avait dû s’occuper de ces deux frères, le huissier était venu et ils avaient saisis je ne sais pas quoi, sa mère avait eu une crise de gastrites et elle l’avait accompagnée aux urgences, … Tant de responsabilité sur des épaules si jeunes me fâchait et je proposais de venir parler à ses parents, ce qu’elle refusait catégoriquement.

Un jour, scandalisée par la façon que ma petite protégée était traitée, je décidais de les rendre une visite sans en parler à elle préalablement.

Quand j’arrivais à son adresse je me trouvais en face d’une petite maisonnette, simple, mais coquette et bien entretenue. La porte était ouverte par une belle femme svelte d’une trentaine d’années, dans laquelle je retrouvais tout de suite les traits de ma chérie. Quand je me présentais j’étais reçue avec beaucoup d’égards et d’enthousiasme. Je devais rentrer et quand le père, un grand africain, un peu plus âgée que sa femme, avec une belle allure militaire, apprenait qui j’étais il prenait solennellement mes mains dans les siennes, et me disait que cela faisait énormément plaisir de faire ma connaissance, puisqu’ils m’étaient tellement reconnaissant. J’avais changé leur fille, l’avait remis sur le bon chemin. Avec pas mal d’hyperbole il m’assurait que j’avais sauvé la vie de sa fille. Justement à ce moment la porte s’ouvrait et Farah, habillée simplement d’un jean et d’un T-shirt serrant, rentrait. En me voyant installé là dans sa maison, à boire un verre avec ses parents, un ombre passait sur son visage. Elle était enragée. Si ces beaux yeux noirs pouvaient tuer j’aurai été morte sur le champ.

L’atmosphère devenue insupportable, je m’excusais en prétendant qu’on m’attendait chez moi et les laissait seul. Une fois à la rue je devais me tenir à un poteau pour ne pas tomber. Oh la menteuse ! Sa mère n’était pas plus dépressive que moi, le père absent avec son double boulot était en train de prendre un verre chez lui en lisant un livre, et si les huissiers étaient passés ils n’avaient pas pris grand-chose !!! J’étais furieuse, jamais de ma vie j’avais été aussi déçue.

Toute la nuit je pensais à ce que j’allais lui dire, mais quand le lendemain elle m’appelait pour dire qu’elle voulait me voir, seulement entendant sa voix, je savais que je ne pouvais pas me fâcher sur elle. Elle proposait de passer chez nous avant d’aller à l’école, et je l’attendais donc dans mon bureau dans la dépendance. Quand elle rentrait dans notre nid d’amour, habillé avec la veste en jeans et la petite jupe  que je venais de lui acheter, avec des bas noirs dans des bottines, et joliment maquillé, ma bouche était cloué. Je ne l’avais jamais trouvé plus sexy.

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Je voulais la prendre là, tout de suite, ne plus parler, juste s’aimer. Mais elle me jetait un regard défiant : « C’est fini entre nous ! Tu m’as trahie. Je ne veux plus te voir. »

Mon monde s’écroulait. Pendant une fraction de seconde je ne savais plus bouger, mais quand Farah se retournait pour quitter la pièce je me précipitais sur elle et la retenait. Je m’excusais, je pleurais, je la suppliais de ne pas m’abandonner. Elle me regardait calmement mais ne réagissait pas. Je m’agenouillais devant elle et la regardant entre mes larmes, demandait si elle ne m’aimait plus un tout petit peu. Elle me regardait de haut en bas et sur un ton glacial elle répétait que je l’avais trahi et que, non, elle ne m’aimait plus. Toujours assise à genoux, la retenant par les mains, je la suppliais alors de me la laisser aimer, même si elle ne m’aimait plus.

Elle hésitait, puis haussait les épaules : « Ok, d’accord je te laisserai m’aimer. » Immensément soulagé je me mettais debout et planquais mes lèvres sur sa bouche. Elle me laissait faire, impassible, mais quand je voulais la déshabiller, elle m’arrêtait : « Ça suffit !»

Regardant sa montre elle jurait : « Merde je vais être en retard. Ils vont de nouveau me coller une rétention mercredi après-midi à cause de toi ! »

Puis se calmant, elle se tournait de nouveau vers moi : « Sauf si tu m’aides. Tu n’as qu’à faire comme si tu étais ma mère et écrire une petite note disant que j’étais malade. ». Elle me souriait – oh qu’elle bonheur, elle me souriait – : « Tu veux bien faire ça pour moi, non? Puisque tu m’aimes?» Honteusement je hochais la tête : « Oui, bien sûr mon amour. »

C’est seulement à ce moment que je me rendais compte qu’elle ne portait pas son uniforme, et qu’elle n’avait eu nullement l’intention d’aller à l’école. Mais je ne voulais pas la contrarier plus, et je me mettais à mon bureau pour écrire la note. Quand je demandais si elle avait un exemple de l’écriture de sa mère elle haussait les épaules, en disant que son école ne connaissait pas son écriture. J’écrivais la petite note, la première d’une longue série que j’allais écrire au nom de sa mère.

A partir de là notre relation changeait complètement. Maintenant c’était elle qui tirait les ficelles, qui était le maitre du jeu. M’ayant vu la supplier à genoux lui avait fait prendre conscience de son pouvoir et elle n’hésitait pas à l’utiliser.

Chaque fois que je voulais la voir je devais la supplier, et, très vite, je devais la payer pour passer un peu de temps avec elle.

On se rencontrait quelque part dans un coin de station de métro, et elle se laissait embrasser et caresser. Si elle avait envie elle me rendait mes baisers et caresses, mais le plus souvent elle se laissait tapoter sans réaction, attendant impatiemment que je m’arrête. Elle ne venait presque plus jamais chez moi dans mon bureau. Mais quand j’arrivais à la convaincre de venir, moyennant un payement supplémentaire évidemment, elle faisait l’amour d’une manière passive, sans aucune passion.

Elle ne faisait plus jamais ces devoirs, et quand je lui avertissais qu’elle allait avoir des problèmes, elle me demandait d’écrire des notes au nom de sa mère, pour l’excuser auprès de ses profs. Sachant que je ne pouvais pas faire ça trop souvent sans soulever des soupçons, je me mettais à faire ces devoirs pour elle, imitant son écriture immature. Elle acceptait ce service sans me remercier, mais j’en profitais pour lui extorquer des nouveaux rendez-vous – payants bien sûr.

Pour aller à l’école elle mettait son uniforme, mais elle portait toujours un sac avec d’autres habits avec elle, et une fois sortie de l’école elle se changeait en ado « cool » dans le style skateur avec des pantalons larges et des longs t-shirts dans des couleurs déprimants. Je n’aimais pas du tout comment elle s’habillait, mais sa beauté était telle, que même en s’habillant moche, elle était splendide. Puisque je payais pour être avec elle je trouvais que j’avais le droit de la prendre par la main quand nous étions seuls, ce qu’elle me laissait faire. Ainsi errer dans les rues sans but, la tenant par la main, devenait mon seul plaisir.

Après quelques semaines cela l’embêtait et elle proposait de m’emmener aux endroits où elle rencontrait ces copains et copines skateurs. Etre invité à rencontrer ces copains me paraissait formidable et j’acceptais avec enthousiasme, mais demandais en quelle capacité elle allait me présenter. Elle riait : « Mais la vérité ma chérie. Tout le monde sait que j’ai trouvé une nana qui m’entretient. Mais c’est vrai que tu pourrais avoir un look un peu moins ringard, si non tout le monde va se moquer de moi. Viens on va te mettre au neuf »

Chaque matin je choisissais ce que j’allais porter avec soin, toujours en vue de plaire à mon amour. J’étais consciente d’être belle et que je ne paraissais pas mon âge. Et ce jour je trouvais que ma tenue étais particulièrement bien réussit, portant un jeans très serrant et une chemise polo moulante – favorisant aussi bien mes longues jambes que mes seins – sous un manteau mi-longue à doublure et col en fourrure. Que Farah me trouvait ringard faisait mal, très mal. Mais je ne disais rien. Depuis qu’elle avait pris le dessus j’avais vite appris à ne jamais protester. La moindre remarque l’irritait et alors elle me laissait en planque, menaçant de ne plus jamais me revoir. Je savais qu’elle c’était vite habitué à avoir des revenues faciles et n’allait pas facilement m’abandonner, néanmoins je préférais ne pas prendre de risques.

Une heure plus tard je me retrouvais à la rue portant un micro short, des bas en nylon à losanges et un petit pull gris à col arrondi, sous mon manteau mi-long. J’avais des cheveux longs que je portais toujours noué dans un chignon ou en simple queue de cheval assez haut sur ma tête, mais elle m’avait demandé de les laisser tomber sur mes épaules ce qui, je trouvais, me donnait un aspect non-soignée.

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 Je ne m’étais encore jamais senti aussi mal-à-l’aise, trouvant cette tenue encore plus « pute » que ce que Manu me faisait porter à l’intérieur de sa maison. Mais Farah, super enthousiaste, me complimentait sans cesse, et avait hâte de me présenter à ces copains. Pendant un moment je la soupçonnais qu’elle voulait se moquer de moi et me ridiculiser envers ces amis, mais puis je comprenais qu’elle était sincèrement fière que j’étais sa copine, la « nana qui l’entretenait ». Cela me rendait fière de mon côté, et éveillait un petit espoir que peut-être elle puisse redevenir amoureuse de moi.

One comment on “Le double tabou 2

  1. […] Voici le 2ième chapitre de Double Tabou : Martine, éperdument amoureuse, ne peut plus, ne veut plus, se passer de son élève Farah, malgré les signes de danger immanquables. https://clairodon.wordpress.com/2014/10/03/le-double-tabou-2/ […]

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