La nourrice (chapitre 1)

A la naissance du bébé ma copine et moi étions trop jeunes et nullement préparés. J’avais 23 ans et Elly en avait 19. Nous nous connaissions à peine un an et vivions ensemble depuis quelques mois. Au début nous avions utilisé des préservatifs mais petit à petit nous les avions abandonnés. Elly comptait ses jours, et moi je faisais attention quand elle me disait qu’elle était en période fertile. Malgré qu’à une ou deux occasions nous avions eu peur nous ne changions pas ces habitudes irresponsables.

Elly m’avait seulement annoncé qu’elle était enceinte quand elle avait presque trois mois de retard. Je ne savais pas quoi faire. Nous parlions d’avortement mais ne savions pas où nous adresser. A Elly l’avortement faisait peur et nous hésitions trop longtemps. Finalement nous ne faisions rien.

La grossesse passait vite et sans problèmes, tout comme l’accouchement. Mais dès la rentrée à la maison les choses se compliquaient. Elly avait abandonné ces études et moi je venais de commencer mon premier boulot, la laissant seul toutes les journées avec le bébé. Elle était complètement dépassé et rentrait dans une profonde dépression. Après deux semaines elle n’avait plus de lait, et le bébé digérait mal le lait artificiel et dormait mal. On se disputait tous les jours, mais je ne réalisais pas l’ampleur et profondeur de son désarroi.

Un jour, plus ou moins un mois après la naissance, je rentrais du boulot pour trouver la maison vide. Il y avait un billet avec un message de Elly m’annonçant qu’elle avait laissé le bébé chez une voisine et qu’elle était partie, pour ne plus revenir : « Je ne suis pas faite pour être mère. Je ne sais pas en quoi je vais pouvoir m’épanouir mais j’ai besoin de liberté pour le découvrir. De toute façon je sais que je suis complètement incapable d’être une bonne mère, et si je reste je vais vous rendre aussi malheureuse que moi. Alors vous serez mieux sans moi. Adieu et bonne chance. »

Evidemment j’étais en panique. Je récupérais le bébé chez la voisine, et prenais quelques jours de congé. D’abord je croyais qu’elle allait revenir mais quand après 3 jours je n’avais pas de nouvelles j’ai compris qu’elle ne reviendrait pas. J’avais besoin d’aide mais à qui m’adresser ? J’avais rompu avec mes parents, à cause d’Elly, qu’ils avaient trouvé immature, égoïste et mal éduqué. La situation dans laquelle je me trouvais les donnait raison, et je n’avais pas envie de le devoir admettre. Et de toute façon ils travaillaient tous les deux et vivaient trop loin pour pouvoir aider.

Finalement je parlais à ma voisine. Et elle était formidable. Elle s’organisait avec une copine pour s’occuper provisoirement du bébé pendant que j’allais au travail, et elle se mettait à chercher une solution à long terme. Ce qu’elle trouvait après une dizaine de jours : par son réseau de connaissances elle avait trouvé une jeune femme qui était disposé à venir vivre chez moi pour s’occuper du ménage et du bambin. Evidemment c’était chère et j’aurais du mal à boucler les fins du mois, mais cela paraissait la seule solution réaliste.
Deux jours plus tard je faisais connaissance de Marisa, la jeune femme en question. Avec ces 25 printemps elle était à peine plus âgée que moi, mais elle avait 10 ans d’expérience comme aide ménage et comme nounou. Elle venait tout juste de terminer un poste ou elle avait servi pendant 5 ans, élevant les deux jeunes enfants d’un couple de professionnels. Maintenant que le plus jeune avait 4 ans et allait à l’école maternelle ils n’avaient plus besoin d’elle. Et de toute façon elle préférait s’occuper des tous petits.

Marissa tombait tout de suite amoureuse de ma fille, le petit bébé abandonné par sa mère. Et moi j’avais tout de suite confiance. Malgré son jeune âge elle émanait tranquillité, efficacité, maturité et gentillesse. Et en plus elle était très jolie.

En quelques jours Marissa prenait en charge non seulement le bébé – qui probablement grâce à la tranquillité de la nounou se mettait à bien dormir – mais aussi de tout le ménage. Ayant l’horreur de l’organisation je ne demandais pas mieux, et la laissait faire.
Marissa imposait des règles et routines, parce que « ça rend la vie plus facile quand tout le monde sait à quoi s’en tenir, surtout avec un bébé ». Bien que ce fût le contraire à ce que j’avais vécue jusque-là je l’acceptais sans problème. La présence de la jeune femme, stricte mais gentille, me plaisait.

Dès notre première rencontre elle avait exprimé son souci que le bébé ne serait pas nourri avec du lait maternel. Ma réponse que sa maman avait abandonné le sein après 2 semaines et que le bébé était donc habitué au biberon depuis plusieurs semaines, ne l’avait pas rassuré.
Quelques jours après son arrivé elle m’annonçait qu’elle voulait entamer une lactation induite pour qu’elle puisse nourrir ma fille avec son lait, et demandait si j’avais des objections. Je n’en avais pas et donc elle se fournissait d’un DAL – dispositif d’aide à l’allaitement – qu’elle mettait autour du cou et nourrissait le bébé de son sein, assisté par le dispositif. Elle m’expliquait que la stimulation de la tétée du bébé allait peu à peu induire une lactation, qui permettrait de réduire progressivement la quantité de lait artificiel.

Avec beaucoup de détermination et de patience elle mettait le bébé à son sein tous les trois heures, même la nuit. Quelques mois plus tard elle m’annonçait fièrement qu’elle n’avait plus besoin du DAL puisqu’elle produisait assez de lait pour nourrir la petite !
Ainsi nous vivions comme une petite famille paisible.

Je partais tous les jours au bureau et quand le soir je rentrais je retrouvais ma maison tout propre, un petit bébé tout heureux en train de jouer dans son parc, pendant que Marissa s’occupait du ménage. J’avais toujours des vêtements propres, soigneusement pliés et repassés dans mon armoire, et quand je proposais d’aider dans le ménage Marissa le déclinait. La seule chose qu’elle demandait était que je joue avec le bébé. Ce que je faisais avec plaisir.

Tout était parfait. Tout ou presque tout. Comme j’avais craint la charge financière de la nounou était difficile à supporter. Après quelques mois j’avais encouru de frais imprévus et j’avais dû demander à Marissa si je pouvais remettre le payement d’une partie de ces gages à plus tard. J’essayais de lui payer la différence durant les mois suivants sans y arriver. Au contraire je me voyais forcé à lui demander des nouveaux crédits à plusieurs reprises. C’est alors que Marissa, voyant mes difficultés malgré ma bonne volonté, me faisait une offre généreuse. Elle proposait que je lui verse chaque mois tout ce qui me restait après avoir payé le loyer et les factures récurrentes comme l’électricité et le téléphone. Elle se débrouillerait pour payer les frais de ménage – nourriture, vêtements, médecins, etc. …- et se payerait elle-même avec ce qui restait.

Très vite elle se révélait une excellente économe, et nous vivions beaucoup mieux qu’avant. Je soupçonnais évidemment qu’elle se payait peu, ou rien, mais je préférais ne pas lui demander, puisqu’elle avait l’air tout à fait contente avec notre arrangement.

J’étais consciente que graduellement Marissa me traitait de plus en plus comme si j’étais un des gosses sous sa garde, plutôt que son employeur. Elle préparait mes vêtements à mettre, aussi bien pour aller travailler que pour les soirs et les week-ends, elle épluchait et coupait mes fruits, et me faisait de remarques comme à un enfant, me demandant par exemple si j’avais lavé mes mains avant de me mettre à table. Puis je remarquais que quand elle s’adressait au bébé elle ne se référait plus à moi comme Papa, mais comme Polly (je m’appelle Paul). Et un jour quand elle préparait le diner et la petite devenait impatiente elle s’adressait à nous deux en même temps : « Alors les enfants, construisez-moi une belle tour avec les blocs pendant que je termine le repas. » Quand je faisais la remarque que je n’étais pas un enfant, elle éclatait de rire : « Mais non Paul, bien-sûre, mais c’est mignon, non ? Tu sais que j’adore les enfants !»

Je sentais que je rougissais sans savoir pourquoi. Quand plus tard j’y réfléchissais, je croyais comprendre. Depuis qu’Elly m’avait abandonné je n’avais plus eu de contacts intimes avec des femmes. Au début je n’avais vu en Marissa que la nounou de ma fille, mais après quelques mois je commençais à voir la jolie jeune femme, sexy, joyeuse, qui se cachait dernière sa façade sévère et discipliné. Je m’étais mis à rêver d’elle la nuit, mais, respectant son rôle dans le ménage, je ne lui n’avait jamais montré mon attraction pour elle.

Quand elle m’avait adressé comme « enfant » en y ajoutant qu’elle adorait les enfants, je prenais ça pour un encouragement. Je rêvais encore plus d’elle et me mettais à la désirer. Me convainquant qu’elle attendait des initiatives de ma part, je cherchais une opportunité. Un jour quand la petite Mimi était déjà au lit je m’approchais d’elle. Un peu hésitant je la remerciais pour tout ce qu’elle faisait pour nous. Surprise, elle m’adressait un grand sourire, et répondait que c’était gentille de lui dire ça, mais que sûrement je savais qu’elle adorait s’occuper de nous, parce qu’elle nous aimait beaucoup.
Mon cœur faisait un sursaut :
« Moi aussi ? »
« Bien-sûr. »
Je ne me retenais plus. Tout en annonçant que je l’aimais, je mettais mes bras autour de son cou, et approchant ma bouche de la sienne, je voulais l’embrasser. Mais quand elle réalisait ce qui se passait elle tournait sa tête et me repoussait doucement mais fermement : « Oh, non, stop ! Tu ne peux pas faire ça. Ce serait très mal. Mimi et toi vous êtes mes protégés. Je vous aime très fort mais pas comme ça. »

Voyant que je voulais répondre et comprenant ma déception elle mettait ses bras autour de moi à son tour et, me serrant très fort, tenait sa joue contre la mienne : « Scht, ne dis rien. Nous sommes trop bien à nous trois. Ne le gâchons pas. »
Je me taisais et pendant plusieurs minutes je restais ainsi dans ces bras sans bouger. J’étais entre le désespoir et l’élation. Et puis elle me lâchait en donnant une bise sur mon front.
C’était fini. J’essayais de ne plus y penser mais je continuais à rêver d’elle.

A partir de ce jour Marissa cessait de porter les petits shorts et les jupes très courtes qu’elle avait eu l’habitude de mettre. Et le matin elle ne venait plus au petit déjeuner en robe de nuit ultra courte.
Je comprenais qu’elle s’habillait plus modestement pour ne pas me provoquer ce que je voyais comme un signe qu’elle aussi me désirait, mais trouvait cela incompatible avec son statut de nounou. J’étais de plus en plus amoureux, et dans mes rêves mon amour était répondu. Parfois je m’imaginais même que nous faisions une petite sœur ou un petit frère pour Mimi.
Mais les quelques fois que j’essayais timidement de montrer mes sentiments elle me faisait comprendre qu’elle voulait qu’on garde nos distances.
La seule intimité qu’elle partageait était quand elle allaitait la petite. Elle dévoilait son sein en ma présence sans aucune gêne. A chaque fois cela me fascinait et j’adorais les regarder. Marissa, tout fière qu’elle avait réussi à avoir du lait, adorait allaiter, et me le montrer. Et je me persuadais que c’était aussi une excuse pour me montrer ces seins.

Mais en général notre vie calme et heureuse continuait. A deux ou trois occasions il y avait des petites irritations comme dans tous les ménages. Je faisais par exemple des remarques concernant les habits qu’elle me préparait ou sur le choix de nourriture. Cela l’irritait énormément. Sans hausser la voix elle me répondait alors que je l’agaçais, et si je continuais elle chercherait une autre famille, ou on apprécierait plus ce qu’elle faisait. Je présentais mes excuses et cessait de faire des remarques.

Mais un an et demie après la naissance de Mimi il y avait quelques incidents qui allaient fixer le patron de nos relations pour le bon.

Un jour Marissa donnait un bain à la petite pendant que le repas du soir mijotait sur le feu. Comme cela m’arrivait parfois je les rejoignais à la salle de bain pour regarder ma fille qui jouait dans l’eau. Quand je rentrais Marissa me disait que je venais à pique puisqu’elle devait aller vérifier son plat. Mais au moment qu’elle voulait franchir la porte elle avait l’air d’hésiter. Elle se tournait vers moi et avec un grand sourire me demandait si je n’avais pas envie de prendre le bain avec la petite. Je ne m’attendais pas à ça je la regardais avec des grands yeux sans réagir. Voyant ma surprise elle expliquait que cela la paraissait plus prudent que je sois dans le bain et pas à côte pendant que le bébé était dans l’eau. Je n’osais pas demander pourquoi c’était bien prudent quand elle restait à côté, mais pas quand c’était moi. L’idée de jouer avec ma fille dans le bain m’amusait et donc je me déshabillais et rentrait dans le bain pendant que Marissa nous laissait. 5 minutes plus tard elle revenait et aidait Mimi à se mettre debout et la lavait de haut en bas.

Quand la petite était de nouveau assise dans l’eau, Marissa se tournait vers moi : « « Et maintenant à toi. » Je la regardais ébahit : « Mais, mais, quoi ? tu veux me laver ? » Souriant, elle me tirait par la main : « Pourquoi pas ? Tu vas adorer. » Hésitant, je me mettais debout en rougissait. Quelques secondes plus tard je sentais le gant de toilette qui passait sur mon corps. Je n’osais plus bouger ni regarder la nounou. Bien qu’elle passât le gant de toilette seulement furtivement, en évitant les parties « privés », j’adorais en effet.

A partir de ce jour je prenais régulièrement un bain avec la petite. Chaque fois j’espérais que Marissa me laverait plus minutieusement, mais je restais sur ma faim. Evidemment l’idée d’un lavage plus approfondie me faisait bander, ce que Marissa ignorait complètement. Bien que me faire laver ainsi m’excitait très fort, en même temps cela me faisait sentir tout petit. Et je crois que Marissa le savait.

L’autre incident était plus décisif.

Déjà très vite après l’arrivé de Marissa j’avais, à 2 ou 3 reprises, faites des taches sur ma chemise en mangeant de la soupe. Marissa m’avait demandé de nouer ma serviette autour de cou. Je le faisais sans protester mais la serviette se détachait toujours, ce qui forçait Marissa à se mettre debout pour la nouer pour moi. Mais même ainsi elle se détachait parfois. Quelques jours Un jour, un peu plus tard que le jour du premier bain, elle me présentait avec un bavoir, « qui au moins tiendrait en place pendant que tu manges ta soupe ».
Je trouvais cela humiliant et lui disais qu’elle exagérait et que je ne porterais pas de bavoir. Elle me regardait de manière surprise et irrité : « Ecoute c’est moi qui lave et fait le repassage ici. Alors si je te demande de mettre une protection adéquate pour éviter que tu fasses des taches, je voudrais que tu le fasses sans protester. Ok ? »

Je la regardais étonné. Qu’est-ce qu’elle pensait ? Après une seconde de silence je lui demandais si elle avait oublié qui elle était. J’étais moi son employeur et elle ne devait pas penser qu’elle pouvait me commander.
De nouveau elle avait l’air surprise. Elle me regardait très froidement : « Comment je suis ton employée ? Quand est-ce que tu crois que tu m’as payé pour a dernière fois ? Bien sûre que j’ai le droit de te commander. Je vais me gêner. »
Je réalisais qu’elle avait raison et cela me mettait en rage : « Ah alors je ne suis pas ton employeur ? C’est moi qui t’ai engagé, non ? Eh bien c’est moi qui te vire maintenant. Tu peux partir. Comme ça c’est clair qui est le patron ici. » Elle me jetait un regard ou colère et tristesse se mélangeaient, et puis soupirait : « Comme j’ai en horreur tes crises de petit garçon contraire ! Cela fait maintenant un an et demie que je suis ici et tu n’as toujours rien appris. Eh bien, d’accord, puisque tu me vires, j’abandonne. Demain je fais mes valises et je te laisse te démerder. »

Réalisant ce que j’avais fait je la regardais en espérant détecter qu’elle me faisait une mauvaise blague, ou essayait seulement de me faire peur. Mais elle c’était déjà retourné, et posant le bavoir sur la table, me laissait seul avec la petite.

Ce soir-là je ne la voyais plus et j’essayais de me débrouiller aussi bien que possible avec ma fille. Le repas étant préparé par Marissa je servais la petite, qui depuis peu mangeait plus ou moins seul avec une cuillère. Après avoir mangé je rangeais pendant qu’elle jouait dans son parc. A 18 mois le parc n’était plus utilisé beaucoup mais Marissa avait l’habitude d’y mettre encore la petite pour des périodes courtes, ce qu’elle acceptait sans problème. Puis je la préparais pour la nuit en lui mettant une propre couche.

Marissa continuait à l’allaiter 4 ou 5 fois par jour, dont le soir au lit, juste avant d’éteindre la lumière. Cela apaisait toujours le petite qui d’habitude s’endormait en tétant. Ce soir je lui donnais un verre de lait chaud et puis restait près d’elle pour qu’elle s’endorme. Cela pris une éternité mais quand finalement elle s’endormait j’étais tout fier. Si Marissa croyait me faire peur j’allais lui montrer qu’on pouvait se passer d’elle. Sur quoi j’allais me coucher à mon tour. Malgré cette pensée tranquillisante j’avais du mal à m’en dormir. Même si je m’étais bien débrouillé ce soir, si j’étais honnête avec moi-même, je ne voyais pas comment j’allais gérer le ménage tout seul. Et surtout je ne voulais pas que Marisa, que j’aimais maintenant passionnément, parte. Je m’endormais seulement en pensant combien Marissa était attaché à Mimi, me persuadant qu’elle n’allait pas nous abandonner.

Le lendemain matin je fus réveillé par les cris et les pleurs de Mimi. Je courais la chercher et l’emmenais à la cuisine. C’est alors que les choses se gâchaient complètement. Mimi, habitué à recevoir le sein avant le petit déj, refusait le verre de lait que je lui tendais et qu’elle repoussait violemment, le faisant tomber par terre. Pendant que je nettoyais, la petite se mettait à hurler. Désespéré je courrais à la chambre de Marissa.
Quand je rentrais je la trouvais en train de finaliser ses valises. Elle me regardait d’un air moqueur : « Alors patron, ça ne va pas ? »

La vue des valises me paniquait. Je la suppliais de ne pas partir. Elle écoutait mes supplices en silence, et sans bouger, pendant un petit moment et puis, m’indiquant que je devais me taire, m’adressait la parole : « Je croyais bien que t’allais me demander de rester et j’y ai beaucoup réfléchit. Je n’ai pas envie de vous abandonner, et je suis d’accord de rester, mais c’est moi qui commande. Tu dois me promettre de faire TOUT ce que je demande, sans jamais protester. »
Tout content je criais que j’étais d’accord, que je ferai comme elle voulait. Mais elle m’arrêtait et me disait de bien écouter avant d’accepter. Tranquillement elle expliquait que je savais qu’elle aimait que les choses se fassent comme elle le voulait, sans discussion. Je hochais la tête. Et qu’elle aimait éduquer des enfants à bas âge puisqu’alors elle pouvait les éduquer comme elle le voulait, et qu’alors avec eux tout se passait comme elle le voulait. Sa frustration était que dans tous ses postes il y avait eu des adultes qui intervenaient dans son organisation, et cela l’agaçait. Comme moi je l’agaçais.

Elle me demandait si je comprenais et je hochais la tête de manière hésitante. Elle souriait, et continuait. « Alors, écoute. Je suis d’accord de rester à condition que tu acceptes que je sois la seule personne adulte ici. Moi je décide tout pour nous trois. OK ?»

Pensant que c’était déjà le cas de toute manière je répondais que cela ne posait pas de problème. Elle souriait de nouveau : « Alors t’es d’accord que tu n’as pas plus de droits que Mimi ? » Posé de cette manière j’hésitais, mais puis hochait la tête. « Tu me promets d’être aussi obéissante qu’elle ? »
Je me sentais de plus en plus mal à l’aise mais je ne voyais pas d’autre issu et je disais donc que je le promettais avec une petite voie.
Elle me donnait un bisou sur le front en me rassurant que je ne devais pas avoir peur, que tout se passerait bien, puisque en général j’étais déjà un garçon bien obéissant. Prenant cette observation comme une confirmation que les choses ne changeraient pas trop, je me sentais un peu rassuré. Mais je n’avais pas beaucoup de temps à y réfléchir puisque Marissa disait qu’elle allait allaiter la pauvre petite, et que moi je devais me dépêcher à m’habiller parce j’allais être en retard au travail.

J’étais un peu dérouté par le fait que pour la première fois depuis longtemps je devais chercher moi-même mes vêtements dans mon armoire et perdait ainsi encore plus de temps. Je devais filer en tout hâte sans manger. J’avais à peine le temps d’embrasser Mimi et Marissa. La dernière me souhaita une bonne journée et puis, ajoutait avec un sourire gentil : « J’ai hâte que tu rentres pour entamer ton éducation. »

Lire la suite: La nourrice chapitre 2

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