Le double tabou 2

 

 

Vous trouverez les chapitres précédents  dans le “topic” « Tabou » en ordre renversée, le premier chapitre se trouvant tout à fait en bas.

Ou vous pouvez directement trouver le lien vers le premier chapitre dans la page « Index », et puis les liens vers les chapitres suivants chaque fois à la fin d’un chapitre.

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Chapitre 2

Une des choses qui me fascinaient chez Farah était le fait qu’elle n’avait pas d’âge. A notre première rencontre elle avait eu 13 ans mais elle m’avait parue une jeune adulte. Non seulement à cause de sa grande taille mais aussi par la façon qu’elle se tenait et se comportait. Plus tard, quand nous faisions l’amour, ou quand elle se promenait toute nue dans mon bureau, c’était aussi une féline adulte, malgré le fait que son corps n’était pas encore tout à fait formé.

Mais une demi-heure plus tard quand elle jouait aux perles avec les petites, portant un petit tablier au-dessus d’un petit short et des chaussettes, elle paraissait plus jeune que ma fille de 11 ans, avec toute l’insouciance d’un enfant.

 

A d’autres moments, habillée BCBG avec un pull sur une jupe écossaise et des bas, elle paraissait exactement la très jolie adolescente qu’elle était, fière et sure d’elle.

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Mais la nuit quand elle s’allongeait sur son lit pour que je lui mette sa couche, elle était une toute petite fille vulnérable, cherchant le confort et la sécurité maternelle.

Nous continuons à profiter de nos mercredis après-midis dans notre nid d’amour. Et en quittant ce lieu sûr nous étions encore tout excitées et prenions de plus en plus de risques. Nous prenions l’habitude de nous tenir les mains en dessous de la table en présence des autres et ne pouvions pas résister à l’envie de nous caresser et de nous embrasser quand nous croyions que les autres ne nous regardaient pas.

Aujourd’hui cela me parait incroyable que personne ne remarquait rien à l’époque. Les enfants étaient probablement trop jeunes et innocentes. Et Jérôme et Françoise étaient trop occupés à eux deux. Parce que, oui, ils étaient maintenant clairement amoureux et eux aussi avaient du mal à cacher leur jeu. Ce que, je dois avouer, je faisais semblant de ne pas voir.

Si les mercredis étaient le paradis, et que les autres jours de la semaine j’étais contente parce que j’avais l’occasion de voir mon amour – parfois seulement pendant quelques minutes le matin mais suffisamment pour échanger quelques baisers et caresses ce qui me remplissait d’assez de bonheur pour faire passer toute la journée comme sur un nuage – je supportais de moins en moins les week-ends interminables sans Elle.

Les dimanches Jérôme jouait au basket avec Salvador, ou ils partaient ensemble regarder un match, pendant que Françoise s’occupait merveilleusement bien de mes filles. Et moi, triste et irritable, j’attendais le lundi matin quand j’allais retrouver mon amour. Si le fait que Françoise et Jérôme étaient devenus amants m’arrangeait, cela m’agaçait quand même. J’étais jalouse de sa relation avec mon mari, mais encore plus de sa relation avec mes filles. Pour me venger je la traitais de plus en plus comme une servante, lui donnant des ordres et faisant des remarques sur la façon dont elle faisait le ménage. Je voyais que je la blessais à chaque fois mais elle acceptait mes remarques sans broncher. Probablement qu’elle était consciente de sa situation précaire, et peut-être qu’elle se sentait aussi coupable. La voir humiliée de cette façon ne me consolait guère mais je ne pouvais m’empêcher de continuer.

De temps en temps je pouvais convaincre Farah de passer un week-end chez nous. L’avoir avec nous, un enfant parmi les autres, était magnifique. Evidemment elle n’était jamais tout à fait un enfant parmi les autres. De temps en temps elle sortait un instant de son jeu pour me jeter un regard langoureux, plein de tendresse et de séduction, me faisant comprendre qu’elle aimerait être seule avec moi, pour retourner tout de suite à son jeu.

J’essayais d’encourager la complicité entre elle et mes deux ainées en les habillant de manière  similaire, et Farah s’y prêtait volontiers.

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Mais Antigone résistait et gardait sa distance, traitant Farah avec un certain dédain, comme elle traitait ces petites sœurs, faisant comprendre que même si Farah était plus âgée, elle gardait les droits du premier né, ce que Farah acceptait sans problème.Par contre Emmanuelle et Farah devenaient des vraies copines malgré les presque 4 ans de  différence d’âge.

Et quand les ainées étaient parties pour leurs activités multiples Farah tout naturellement se mettait à jouer aux poupées avec la petite Renée. Les observer pendant qu’elles habillaient, lavaient, nourrissaient leurs poupées réciproques m’émerveillait. .

Pour aider ma protégée de retrouver encore plus son enfance perdue je demandais à Françoise, une couturière douée, de lui faire des robes sur mesure, basées sur des modèles enfantins.

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Quand elle était avec Emmanuelle Farah devenait la petite fille modèle comme j’avais espérée. J’adorais les observer quand elle jouaient cache – cache ou trainaient dans le jardin.

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Mais tout cela ne diminuait pas l’attirance sexuelle qu’elle exerçait sur moi. A ma grande honte je devais m’avouer qu’au contraire j’étais encore plus attirée quand elle portait ces petites robes courtes.

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Et évidemment le soir quand je la mettais au lit il y avait la mise du lange, moment suprêmement tendre et érotique. Elle m’attendait couché sur son dos avec ses jambes grandes ouvertes, portant une petite chemise de nuit. M’agenouillant à côté d’elle j’appliquais tendrement une crème anti-érythème. Puis je dépliais le lange et le couchait en dessous d’elle, le pliait autour de ses jambes, fixait les adhésifs, et quand tout était bien en place, je m’asseyais sur le lit, et la prenais sur mes genoux. Et pendant que je caressais son entre-jambes à travers la couche elle me donnait des bisous dans ma nuque.

Malgré le plaisir que j’éprouvais en voyant le bonheur et l’innocence retrouvés de mon amour, très vite cela m’agaçait de devoir la partager avec les autres. Les dimanches, au lieu de l’inviter chez moi, j’inventais donc des excuses pour m’échapper de la maison en fixant des rendez-vous avec Farah pour aller au cinéma ou faire du shopping ensemble. J’en profitais aussi pour continuer son éducation et l’emmenait souvent à des musées, ce qu’elle adorait.

Un jour en route pour une exposition, on passait devant un étalage de vêtements et Farah me demandait si j’aimais les vêtements exposés. Il s’agissait d’une tenue pour jeunes, très BCBG mais en même temps assez provocatrice: une jupe plissée écossaise, très courte, un jersey moulant de couleur vif, et des bas blancs au-dessus du genou. Comprenant sa question je proposais de rentrer pour l’essayer ce qu’elle acceptait tout de suite. Quand on était dans les rayons concernés elle en sortait deux tenues identiques à celle de l’étalage mais dans deux couleurs différentes. D’abord je croyais qu’elle voulait essayer les deux, mais elle me regardait avec ses grands yeux noirs, et m’entrainais dans la cabine à essayage ou elle me convainquait à également essayer la tenue.

Nous déshabiller ensemble dans la cabine nous excitait et, habillé rien que de nos sous-vêtements, nous nous embrassions long temps. Quand finalement on essayait les vêtements je me rendais compte que la jupe était ridiculement courte pour une personne qui avait presque 40 ans. En riant je communiquais cette conclusion à ma protégée et voulait enlever la jupe. Mais Farah m’arrêtait, m’assurait que j’étais trop sexy et, comme toujours, me convainquait de faire comme elle voulait. Nous appelions la vendeuse et demandaient d’enlever les étiquettes et d’emballer nos vieux vêtements qu’on avait portés en rentrant. Quelques minutes plus tard nous nous retrouvions à la rue portant nos petites jupes identiques.

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Sentant mon embarras Farah me prenait par la main et se mettait à courir en ricanant. Je n’avais pas de choix que de la suivre sentant ma jupe sauter à chaque pas. C’est ainsi qu’on arrivait à l’entrée du musée, nous tenant toujours par la main. J‘étais très conscient des regards des autres sur nous, mais ayant le cœur trop léger pour m’en soucier, et trop fière d’afficher ma relation avec cette jeune fille exceptionnellement jolie, je voulais partager notre bonheur avec le monde entier.

C’est à ce moment que j’entendais une voix familière dernière moi : « Alors en excursion scolaire le dimanche ? » Je me retournais brusquement pour me retrouver face à face avec Manu, mon collègue de l’école. En rougissant je balbutiais: « Ooh, salut, euh oui, je lui fais connaitre l’art. » Il me souriait mais cela ne me paraissait pas un sourire bienveillant. Son regard descendait vers nos mains, et je me rendais compte que je tenais toujours la main de Farah dans la mienne. Je la lâchais automatiquement mais je savais qu’il il était trop tard. Son regard passait de l’un à l’autre et il souriait de nouveau, cette fois d’une façon moqueuse : « Est ce que vous avez le même gout pour l’art aussi ? Je vois que vous aimez les même vêtements.» J’étais bouche bée n’arrivant pas à savoir quoi répondre. Voyant mon embarras il souriait une dernière fois: « Profitez-en, cela vaut le peine. L’expo je veux dire. Et à lundi à l’école alors.» Il se retournait et partait nous laissant seul avec notre désarroi.

Inutile de dire que je ne profitais pas de ma visite de musée. Farah par contre semblait avoir vite oublié l’incident et jouissait des tableaux exposés comme toujours, combinant une vue d’experte adulte avec la spontanéité et l’enthousiasme d’un gosse.

Le lundi Manu me prenait à part et, me disant à voix basse qu’il voulait me parler, me convoquait chez lui à la maison ce soir même.

Quand j’arrivais chez lui il me servait à boire et puis s’installant en face de moi, parlant sur son ton de grand frère protecteur, me disait que je devais faire attention, que je devais prendre distance de Farah, que les gens ne comprendraient pas notre relation. Son ton sincère et amical me touchait et je me mettais à pleurer. Avec les larmes aux yeux j’expliquais que c’était trop tard, que j’étais éperdument amoureuse de la belle africaine, que je ne pouvais plus me passer d‘elle.

Il me regardait comme sidéré, gardant le silence pendant des longues minutes. Puis sur un ton songeur il me demandait si j’étais consciente de ce que je risquais? Quand je ne répondais pas il continuait en disant que non seulement je risquais d’aller en prison, mais que je perdrais mon job, ma famille, mes enfants, tout.

Je murmurais que je le savais. Puis toujours en pleurs je l’expliquais que je savais aussi que ma relation avec une fille qui avait presqu’un quart de siècle de moins que moi n’avait pas de future, qu’un jour Farah me laisserait, mais qu’en attendant l’idée de ne plus la revoir, de ne plus la tenir dans mes bras, était insupportable.

Manu venait vers moi et me prenant dans ces bras essayait de me calmer : «  Ssst, je comprends très bien que tu sois tombée amoureuse d’elle. C’est une fille charmante, attachante, très désirable. C’est le danger qui guette pour chaque enseignant. Et t’as eu la malchance d’avoir eu du répondant. Les gens vont dire que t‘as profité de la vulnérabilité de la petite, mais moi je voie bien que ce n’est pas une petite fille innocente, épaté et éblouit par toi, la figure d’autorité adulte, mais que vous êtes tombées amoureuses l’une de l’autre comme deux adultes. Je le comprends très bien, parce que t’es une femme splendide, sensuelle et désirable. Mais tout ça c’est une explication, pas une excuse. Tu n’as vraiment pas de choix ma chère, tu dois rompre, sinon tu me mettes dans une position impossible car alors ce serait mon devoir de te dénoncer. »

Pendant une seconde je le regardais abasourdie, mais puis tout d’un coup je comprenais et je savais ce que je devais faire. Je tournais ma figure vers la sienne : « Manu, stp, ne me force pas à rompre avec Farah, ce serait ma mort. Je ferai tout ce que tu demandes ». Et l’empêchant de me répondre en plantant mes lèvres sur sa bouche, j’ouvrais en même temps son pantalon. Une seconde plus tard son pantalon était tombé sur ses chevilles, j’avais enlevé ma culotte, et, soulevant ma jupe, je l’avais attiré sur moi sur le canapé. Et encore quelques secondes plus tard il avait éjaculé en moi.

A partir de ce jour il m’invitait très régulièrement chez lui « pour parler ». Si les premières fois il essayait de mettre en scène un simulacre d’une relation amoureuse je le faisais comprendre que ce n’était pas le but, et très vite il trouvait du plaisir à me traiter de pute. Vu que ces exploits sexuelles étaient plutôt médiocres et courtes, il prolongeait son plaisir en me faisant m’exhibitioner habillée comme une pute, avec rien qu’un soutien-gorge en dentelle rouge, une jupe collante toute courte, des bottes en cuir noir, le tout accompagnée de lèvres aussi rouges que le soutien-gorge. Et moi, je trouvais que je méritais d’être traitée comme çà, qu’en fait j’étais une pute que me faisait payer par son silence. Et étrangement, cela m’excitait.

Quand j’arrivais chez lui il me saluait avec un « Ah la pute est là. Change-toi et sers-moi un verre, stp. » J’allais dans le chambre, me mettais en tenue, et prenait une bière du frigo que je lui apportais avant de m’asseoir sur un tabouret devant lui, avec mes jambes ouvertes, pour me caresser la chatte. S2bjr28Immanquablement il avait immédiatement une respiration lourde, se mettait à se frotter le pénis à travers son pantalon, et après à peine quelques minutes enlevait frénétiquement son pantalon, pour m’entrainer dans la chambre ou je me couchais sur le lit et il se jetait sur moi, me pénétrait et éjaculait tout de suite.

Conscient de ces défaillances viriles il compensait en me forçant à faire des choses dénigrantes. Je devais le sucer el il éjaculait dans ma bouche, il me faisait grimper à quatre pattes pour qu’il me prenne par dernière, ou il me faisait porter un petit tablier en dentelle blanche, noué dans la taille, comme unique vêtement. Parfois je prenais ma revanche en ouvrant son pantalon et en prenant sa bite en main le faisant éjaculer dans son boxer. Puisqu’il n’arrivait jamais à venir une deuxième fois ça coupait court notre séance du jour à sa grande frustration. Alors il me ré-convoquait le jour d’après et si je protestais il me faisait son petit speech expliquant qu’il était déchirée entre son amour pour moi et son devoir de me dénoncer.

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Bien que ces rendez-vous ne manquaient jamais à m’exciter j’en sortais toujours avec un immense sentiment d’insatisfaction. J’étais alors impatiente de retrouver ma belle amazone africaine, avec qui, par contre, les jeux d’amour devenaient de plus en plus une source d’immense bonheur et plaisir.

Un jour j’avais pris mon courage en main et étais rentré dans un sex-shop ou j’avais acheté un gode portable. En le présentant à ma copine de 13 ans elle s’était mise à rire nerveusement mais elle l’avait enfilé tout de suite et très vite le maniait comme une pro, me donnant les plus beaux orgasmes de ma vie. Evidemment elle voulait que je lui rende le service mais je refusais, expliquant que ce n’était pas à une vieille comme moi de lui enlever sa virginité. A quoi elle se mettait à rire tristement : « Je ne suis plus vierge depuis mes 10 ans, de ça mon oncle s’est occupé ».

Attendri je la prenais dans mes bras et à partir de ce jour nous alternions nos rôles avec le gode. J’étais fière de lui donner des orgasmes aussi forts que celles qu’elle me donnait.

Ce furent des semaines formidables. De cette période date la photo qui allait contribuer à ma chute, mais la mémoire de ce jour me réchauffe encore le cœur. C’est Farah qui avait eu l’idée de prendre ces « selfies », toutes les deux toutes nues, dans des positions amoureuses et érotiques. Et plus tard, pour une occasion dont je ne me souviens plus, elle avait imprimée une de ces photos, et me l’avait offert avec un poème très romantique et sensuel au verso, dans sa plus belle écriture de petit enfant.

Si mes rendez-vous réguliers avec Manu étaient le prix à payer pour qu’il nous dénonce pas je le payais avec plaisir Evidemment personne n’était au courant de ces rencontres, même pas Farah. Comme je l’expliquais déjà, ces rendez-vous humiliants m’excitaient, et je me disais que c’était la pénitence que je devais payer pour mes pêchés. Par contre être confrontée à Manu tous les jours à l’école, le voir venir vers moi avec son petit sourire hypocrite pour me chuchoter à l’oreille qu’il voulait « me parler » ce soir, devenait de plus en plus insupportable.

C’est à ce moment que tout à fait inattendue je recevais l’opportunité de partir de l’école. Un jeune parlementaire avec qui j’avais travaillé sur quelques dossiers dans le cadre de mon travail bénévole dans l’association de la vie privée, m’appelait. Il avait décidé de se présenter comme candidat à la présidence de son parti – s’il gagnait il serait automatiquement le candidat premier ministre pour son parti – et il voulait que je rejoigne son équipe comme responsable de la communication. C’était un politicien pour lequel j’avais énormément d’estime et de sympathie. Qu’il voulait m’avoir dans son équipe était incroyable. Je n’hésitais donc pas très long temps, même si cela voulait dire que je n’allais plus pouvoir voir mon amour tous les jours. Je démissionnais de mon job à l’école et arrêtait de travailler pour l’asbl – ce qui était incompatible de toute façon. Mais je gardais mes mercredis après-midis libres, en expliquant à l’école que je continuerais à aider Farah avec ses études, sans rémunération, ce qu’ils acceptaient avec plaisir.

Dès le premier jour j’adorais mon nouveau bouleau. C’était une petite équipe très motivée, et Philippe, mon nouveau patron, était un politicien avec un énorme charisme. Lui et moi devenions très proches, et il m’impliquait dans toutes les décisions, aussi bien tactiques que sur les prises de position de fond.

Je m’épanouissais comme jamais avant. Et Farah et moi profitions encore plus de nos moments ensembles, les mercredis après-midis, ou les week-ends, de plus en plus fréquents, qu’elle venait loger. Seul bémol était Manu, qui me convoquait maintenant par SMS : « on doit se parler ta protégée a de nouveau pas fait ces devoirs ce soir chez moi ». Je trouvais alors une excuse et le temps pour aller faire la pute chez lui.

Et puis l’été arrivait.

Manu partait pour tout l’été en vacances ce qui était un immense soulagement. Bien qu’en même temps mes rendez-vous secrets chez lui, ou il me traitait avec toute la méprise grandissante qu’il éprouvait envers moi, me manquaient. J’avais besoin de ça, pour me pardonner moi-même, pour me faire absolvez de mon comportement inacceptable.

Pendant le mois de juillet les enfants partaient à des stages, et j’avais arrangé que Farah puisse les accompagner. Pendant tout l’été ces frères étaient à des stages organisés par des associations bienveillantes et Farah était donc libre de ces charges familiales. La campagne de Philippe avait pris de la hauteur, et il montait rapidement dans les sondages, de telle façon qu’on commençait à prendre en compte qu’il puisse gagner. L’atmosphère dans l’équipe était surchargée et nous travaillions comme des fous. Tout cela arrangeait bien sûr Jérôme et Françoise, mais ça ne me dérangeait pas.

Et le mois d’aout était magique.

Comme chaque année nous avions loués une maison dans le sud pour y passer le restant des vacances avec toute la famille. Mais prenant comme excuse le surcharge de travail j’expliquais que cette année je ne pouvais pas accompagner. La seule à qui cela avait l’air de gêner était Antigone. Elle argumentait qu’avec les moyens de communication modernes je pouvais quand même travailler de là-bas. Elle avait bien sûr raison, donc j’ajoutais une autre motivation pour ne pas les accompagner: j’allais en profiter pour aider Farah à mieux se préparer pour sa première année en humanités. Elle avait fait beaucoup de progrès mais tout le monde savait qu’elle avait toujours pas mal de retard scolaire à rattraper. Antigone n’avait plus de réponse à ça, mais à la façon qu’elle me regardait, avec un mélange de colère et de pitié, je savais qu’elle voyait à travers mes excuses, qu’elle savait que la vrai raison était que je voulais être seule avec ma protégée.

J’ignorais ce nouvel avertissement et j’arrangeais que Farah logeait chez moi pendant tout le mois. En vérité je n’avais pas tellement de travail puisque tout le monde était en vacances, se reposant pour une rentrée qui allait être surchargée.

Les matins je préparais des exercices que Farah devait faire pendant que je passais au bureau. Le midi je rentrais, nous mangions, et je révisais son devoir. Dépendant de la qualité de son travail elle devait encore travailler un peu ou pas. Mais le restant de l’après-midi nous étions  libre. Je l’habillais dans des jolies robes d’été et, au début du mois au moins, nous sortions faire des promenades.

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A plusieurs reprises nous partions même pour une journée à la mer. Me promener main dans la main avec mon amoureuse, afficher publiquement ma relation avec la belle adolescente, me remplissait de fierté.

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Mais petit à petit nous préférions rester à la maison pour s’occuper  l’un de l’autre en toute tranquillité.

On adorait prendre un bain ensemble ou nous nous lavâmes réciproquement, ce qui était un jeu immensément sensuel. Avant, et en général aussi après, nous faisions l’amour. On pouvait passer des heures à se caresser, à se lécher, à s’embrasser, à se pénétrer prenant des tours avec le gode. Puis c’était l’heure de mettre sa couche ! Comme je l’ai déjà décrit, cela aussi était un moment d’une immense sensualité. Et une fois bien langée elle s’endormait dans mes bras.

Un des premiers jours, quand elle avait terminé son travail, elle avait sorti les poupées de Renée et s’amusait à jouer avec elles.

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La voyant jouer comme une gamine me fascinait et quand je la voyais langer une des poupées j’avais une inspiration soudaine. Je me levais pour chercher une couche. Quand elle me voyait arriver avec la couche en main elle souriait, et se couchait sur le dos en remontant sa jupe et ouvrant ses jambes. Bientôt elle était en couches 24 heures sur 24.

Elle comprenait que la voir en couches m’excitait et s’amusait à me provoquer.

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Mais quelques jours plus tard au supermarché mon regard tombait sur les tétines et quand arrivant à la maison je lui en présentais une, elle n’hésitait pas à la mettre en bouche, et très vite elle l’avait en bouche tout le temps.

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Chaque jour elle rentrait ainsi de plus en plus dans son rôle de petit bébé. Et évidemment je l’habillais en petite fille avec les robes courtes que Françoise avait cousues et qui  couvraient à peine sa couche.

 

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Un jour on partait même à la mer comme ça. Et elle se laissait faire. Je crois que le fait que quelqu’un  puisse  découvrir  qu’elle  portait une couche nous excitait tous les deux.

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Mais à la maison je l’habillais de plus en plus rien que d’un petit  débardeur qui couvrait à peine sa couche. Au  début elle protestait demandant de mettre “une jolie robe” . Je comprenait qu’elle trouvait que d’exposer sa couche mouillée était humiliant, mais l’humilier m’excitait encore plus et j’adorais voir sa couche sale dépasser de sa « jupe » quand elle se promenait dans la maison.

 

Et pour sortir faire des courses dans le supermarché du quartier, je l’enfilais vite un petit short ou un legging au-dessus de sa couche. Si quelqu’un aurait fait attention il aurait sans doute remarqué qu’elle portait une couche. Etre “détectée” par une personne qui me connaissait aurait été bien embarrassant mais nous étions tellement dans notre petite vie à nous, qu’on n’imaginait même pas que quelqu’un puisse nous regarder. Ou est ce que je continuais à  défier le sort?

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Pour notre dernière excursion je décidais de faire une randonnée à la campagne. Je lui mettais un petit short d’enfant qui ne couvrait pas sa couche, et un t-shirt. Pendant la promenade chaque fois qu’on croisait d’autres promeneurs elle  prenait ma main et avec sa main libre tirait son shirt vers le bas pour s’assurer qu’on ne voyait pas sa couche. Cela m’amusait et pour la taquiner je l’arrêtais et enlevait son t-shirt. Elle me regardait avec des grands yeux peureux et couvrait automatiquement ses petits seins avec ses mains, ce qui m’amusait encore plus. Prenant ces mains je les baissais : « Qu’est-ce que tu caches ? Tes deux piqûres de moustiques ? »

 

Elle ne souriait pas : « Pourquoi tu fais ça ?» C’était une bonne question. Je réfléchissais une fraction de seconde : « Parce que t’es une petite fille et les petites filles font ce qu’on leur demande. Allez, cours, je te suis. » Elle me regardait et hésitait, mais puis ce tournait et se mettait en route.

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Envahi d’un drôle de sentiment je la regardais s’éloigner. La belle et fière adolescente avait disparue pour faire place à un petit bébé dépendante. Je réalisais qu’elle ferait tout ce que je lui demandais. Elle était complètement à moi, mon petit joujou, et, bien que j’en avais honte, cela m’énivrait.

A l’approche d’autres promeneurs je lui remettais son t-shirt mais en faisant un nœud sur son ventre pour que ça couche reste bien visible. Puis je l’embrassais sur le front et la prenais par la main. Quand on croisait les promeneurs, une famille avec deux enfants, je sentais la tension chez la petite. Vers la fin de la promenade le nombre de promeneurs qu’on croisait augmentait, attirant des regards curieux et amusés, mais elle s’habituait et relaxait petit à petit bien qu’elle ne lâchait plus ma main.

Une fois rentrée à la maison elle voulait se précipiter à la toilette mais je la retenais : « Tu vas faire quoi ? »

Elle me regardait étonnée : « Je vais à la toilette. »

« Tu dois faire poopoo ? »

Elle riait nerveusement : « Oui »

« C’est pour ça que tu portes une couche, non ? Les petits bébés font poopoo dans leur couche. »

Elle hésitait me regardant de nouveau avec des yeux peureux, mais puis, baissant son regard, elle se mettait à pousser et remplissait sa couche. Pour les derniers jours du mois je lui interdisais l’usage de la toilette, la forçant à faire caca dans sa couche. Elle m’obéissait à chaque fois sans oser me regarder. Après je la grondais en disant qu’elle était un petit bébé dégoutant, et l’emmenais à la salle de bain ou je procédais à enlever la couche et à  la laver soigneusement. Cela devenait une autre routine journalière, une autre excuse pour d’autres jeux érotiques en plein journée.

A partir de là elle se laissait complètement infantiliser: Je la nourrissais à la cuillère, elle buvait d’un biberon, je l’habillais et lui brossait les dents, et elle jouait comme un petit bébé avec des poupées, de coloriage ou un grand ballon.

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Elle rentrait tout à fait dans ce rôle de petit bébé, heureux et peureux à la fois. Toujours dans l’idée qu’elle récupérait ainsi l’insouciance à laquelle elle n’avait pas eu droit comme petit enfant je l’encourageais à se laisser aller. Quand je lui disais de remplir sa couche elle me regardait toujours avec des grands yeux timides et coupables mais elle faisait ce que je  demandais,  provoquant toujours chez moi se même sentiment ou honte et énivrement se mélangeaient. Je la serrais  dans mes bras : « Mon grand bébé a fait un grand poopoo? C’est bien. Viens maman va te faire tout propre.»

Mais la fin de l’été arrivait plus vite qu’attendu et espérée.

La rentrée était intense. Comme attendu à mon boulot cela se déchainait. Mais aussi pour Farah et Antigone c’était une rentrée spéciale puisqu’elles changeaient d’école pour commencer les humanités. J’avais convaincue Farah de demander à ces parents de l’inscrire dans la même école qu’Antigone. Puisque c’était une école ou le port d’un strict uniforme était obligatoire j’avais proposé de payer l’uniforme de mon amour. Et elles étaient toutes les deux ravissantes dans leurs petites jupes plissées, chemisiers blancs, et bas blancs ou gris. Farah choisissait de porter toujours des bas blancs sachant quelle tranchaient merveilleusement bien avec ces jambes brunes foncées.

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Les mercredis après-midis elle venait toujours à mon bureau dans le fond du jardin pour travailler ensemble, et pour faire l’amour … J’adorais voir entrer cette magnifique écolière dans son uniforme impeccable. Mais très vite l’uniforme se trouvait sur une chaise, soigneusement plié, et elle passait le restant de l’après-midi toute nue, comme une féline sauvage. Puis, le soir, elle mettait une des robes enfantines pour regagner la maison et pour terminer la journée en jouant avec Emmanuelle ou Renée, avant de se remettre en uniforme pour rentrer chez elle.

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Manu était de retour aussi et, évidemment, me réclamait. Bien que l’idée de me faire humilier par lui m’excitait comme toujours, je n’avais vraiment plus le temps. Donc je l’appelais et expliquais que non seulement je n’avais pas le temps, mais puisque Farah n’était plus dans son école il n’y avait plus de raison de se voir pour « se parler ». En plus j’annonçais que de toute manière je ne voyais plus la petite, qu’elle c’était fatigué de moi. Je ne sais pas s’il m’avait cru mais après quelques semaines d’angoisse, je croyais le danger passé.

Je vivais dans un rêve parfait. Evidemment j’étais consciente que cela ne pouvait pas continuer éternellement, que Sarah en effet allait s’émanciper de moi. Mais cela arrivait beaucoup plus vite que je n’avais pensé, surtout après sa soumission totale pendant notre mois d’aout extraordinaire. Quand les premières fissures dans notre relation se manifestaient je n’étais donc pas préparée.

Ça commençait par des petites provocations. Quand les week-ends on faisait du shopping ensemble elle ne voulait plus acheter les habits de jeune fille BCBG que jusque-là nous adorions tous les deux, mais voulait des habits plus « ado » : des pantalons larges, type militaire, de grosses bottines, des T-shirts noir avec des dessins goths, …. Je cédais facilement et lui achetait ce genre de vêtements tout en spécifiant que je préférais quelle ne le mette pas pour venir chez nous les week-ends. Ce qu’évidemment elle faisait quand même, en se maquillant en plus.

Puis elle commençait à négliger son travail d’école. Quand je la grondais elle se défendait avec des excuses familiales : son père n’était pas rentré et elle avait dû s’occuper de ces deux frères, le huissier était venu et ils avaient saisis je ne sais pas quoi, sa mère avait eu une crise de gastrites et elle l’avait accompagnée aux urgences, … Tant de responsabilité sur des épaules si jeunes me fâchait et je proposais de venir parler à ses parents, ce qu’elle refusait catégoriquement.

Un jour, scandalisée par la façon que ma petite protégée était traitée, je décidais de les rendre une visite sans en parler à elle préalablement.

Quand j’arrivais à son adresse je me trouvais en face d’une petite maisonnette, simple, mais coquette et bien entretenue. La porte était ouverte par une belle femme svelte d’une trentaine d’années, dans laquelle je retrouvais tout de suite les traits de ma chérie. Quand je me présentais j’étais reçue avec beaucoup d’égards et d’enthousiasme. Je devais rentrer et quand le père, un grand africain, un peu plus âgée que sa femme, avec une belle allure militaire, apprenait qui j’étais il prenait solennellement mes mains dans les siennes, et me disait que cela faisait énormément plaisir de faire ma connaissance, puisqu’ils m’étaient tellement reconnaissant. J’avais changé leur fille, l’avait remis sur le bon chemin. Avec pas mal d’hyperbole il m’assurait que j’avais sauvé la vie de sa fille. Justement à ce moment la porte s’ouvrait et Farah, habillée simplement d’un jean et d’un T-shirt serrant, rentrait. En me voyant installé là dans sa maison, à boire un verre avec ses parents, un ombre passait sur son visage. Elle était enragée. Si ces beaux yeux noirs pouvaient tuer j’aurai été morte sur le champ.

L’atmosphère devenue insupportable, je m’excusais en prétendant qu’on m’attendait chez moi et les laissait seul. Une fois à la rue je devais me tenir à un poteau pour ne pas tomber. Oh la menteuse ! Sa mère n’était pas plus dépressive que moi, le père absent avec son double boulot était en train de prendre un verre chez lui en lisant un livre, et si les huissiers étaient passés ils n’avaient pas pris grand-chose !!! J’étais furieuse, jamais de ma vie j’avais été aussi déçue.

Toute la nuit je pensais à ce que j’allais lui dire, mais quand le lendemain elle m’appelait pour dire qu’elle voulait me voir, seulement entendant sa voix, je savais que je ne pouvais pas me fâcher sur elle. Elle proposait de passer chez nous avant d’aller à l’école, et je l’attendais donc dans mon bureau dans la dépendance. Quand elle rentrait dans notre nid d’amour, habillé avec la veste en jeans et la petite jupe  que je venais de lui acheter, avec des bas noirs dans des bottines, et joliment maquillé, ma bouche était cloué. Je ne l’avais jamais trouvé plus sexy.

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Je voulais la prendre là, tout de suite, ne plus parler, juste s’aimer. Mais elle me jetait un regard défiant : « C’est fini entre nous ! Tu m’as trahie. Je ne veux plus te voir. »

Mon monde s’écroulait. Pendant une fraction de seconde je ne savais plus bouger, mais quand Farah se retournait pour quitter la pièce je me précipitais sur elle et la retenait. Je m’excusais, je pleurais, je la suppliais de ne pas m’abandonner. Elle me regardait calmement mais ne réagissait pas. Je m’agenouillais devant elle et la regardant entre mes larmes, demandait si elle ne m’aimait plus un tout petit peu. Elle me regardait de haut en bas et sur un ton glacial elle répétait que je l’avais trahi et que, non, elle ne m’aimait plus. Toujours assise à genoux, la retenant par les mains, je la suppliais alors de me la laisser aimer, même si elle ne m’aimait plus.

Elle hésitait, puis haussait les épaules : « Ok, d’accord je te laisserai m’aimer. » Immensément soulagé je me mettais debout et planquais mes lèvres sur sa bouche. Elle me laissait faire, impassible, mais quand je voulais la déshabiller, elle m’arrêtait : « Ça suffit !»

Regardant sa montre elle jurait : « Merde je vais être en retard. Ils vont de nouveau me coller une rétention mercredi après-midi à cause de toi ! »

Puis se calmant, elle se tournait de nouveau vers moi : « Sauf si tu m’aides. Tu n’as qu’à faire comme si tu étais ma mère et écrire une petite note disant que j’étais malade. ». Elle me souriait – oh qu’elle bonheur, elle me souriait – : « Tu veux bien faire ça pour moi, non? Puisque tu m’aimes?» Honteusement je hochais la tête : « Oui, bien sûr mon amour. »

C’est seulement à ce moment que je me rendais compte qu’elle ne portait pas son uniforme, et qu’elle n’avait eu nullement l’intention d’aller à l’école. Mais je ne voulais pas la contrarier plus, et je me mettais à mon bureau pour écrire la note. Quand je demandais si elle avait un exemple de l’écriture de sa mère elle haussait les épaules, en disant que son école ne connaissait pas son écriture. J’écrivais la petite note, la première d’une longue série que j’allais écrire au nom de sa mère.

A partir de là notre relation changeait complètement. Maintenant c’était elle qui tirait les ficelles, qui était le maitre du jeu. M’ayant vu la supplier à genoux lui avait fait prendre conscience de son pouvoir et elle n’hésitait pas à l’utiliser.

Chaque fois que je voulais la voir je devais la supplier, et, très vite, je devais la payer pour passer un peu de temps avec elle.

On se rencontrait quelque part dans un coin de station de métro, et elle se laissait embrasser et caresser. Si elle avait envie elle me rendait mes baisers et caresses, mais le plus souvent elle se laissait tapoter sans réaction, attendant impatiemment que je m’arrête. Elle ne venait presque plus jamais chez moi dans mon bureau. Mais quand j’arrivais à la convaincre de venir, moyennant un payement supplémentaire évidemment, elle faisait l’amour d’une manière passive, sans aucune passion.

Elle ne faisait plus jamais ces devoirs, et quand je lui avertissais qu’elle allait avoir des problèmes, elle me demandait d’écrire des notes au nom de sa mère, pour l’excuser auprès de ses profs. Sachant que je ne pouvais pas faire ça trop souvent sans soulever des soupçons, je me mettais à faire ces devoirs pour elle, imitant son écriture immature. Elle acceptait ce service sans me remercier, mais j’en profitais pour lui extorquer des nouveaux rendez-vous – payants bien sûr.

Pour aller à l’école elle mettait son uniforme, mais elle portait toujours un sac avec d’autres habits avec elle, et une fois sortie de l’école elle se changeait en ado « cool » dans le style skateur avec des pantalons larges et des longs t-shirts dans des couleurs déprimants. Je n’aimais pas du tout comment elle s’habillait, mais sa beauté était telle, que même en s’habillant moche, elle était splendide. Puisque je payais pour être avec elle je trouvais que j’avais le droit de la prendre par la main quand nous étions seuls, ce qu’elle me laissait faire. Ainsi errer dans les rues sans but, la tenant par la main, devenait mon seul plaisir.

Après quelques semaines cela l’embêtait et elle proposait de m’emmener aux endroits où elle rencontrait ces copains et copines skateurs. Etre invité à rencontrer ces copains me paraissait formidable et j’acceptais avec enthousiasme, mais demandais en quelle capacité elle allait me présenter. Elle riait : « Mais la vérité ma chérie. Tout le monde sait que j’ai trouvé une nana qui m’entretient. Mais c’est vrai que tu pourrais avoir un look un peu moins ringard, si non tout le monde va se moquer de moi. Viens on va te mettre au neuf »

Chaque matin je choisissais ce que j’allais porter avec soin, toujours en vue de plaire à mon amour. J’étais consciente d’être belle et que je ne paraissais pas mon âge. Et ce jour je trouvais que ma tenue étais particulièrement bien réussit, portant un jeans très serrant et une chemise polo moulante – favorisant aussi bien mes longues jambes que mes seins – sous un manteau mi-longue à doublure et col en fourrure. Que Farah me trouvait ringard faisait mal, très mal. Mais je ne disais rien. Depuis qu’elle avait pris le dessus j’avais vite appris à ne jamais protester. La moindre remarque l’irritait et alors elle me laissait en planque, menaçant de ne plus jamais me revoir. Je savais qu’elle c’était vite habitué à avoir des revenues faciles et n’allait pas facilement m’abandonner, néanmoins je préférais ne pas prendre de risques.

Une heure plus tard je me retrouvais à la rue portant un micro short, des bas en nylon à losanges et un petit pull gris à col arrondi, sous mon manteau mi-long. J’avais des cheveux longs que je portais toujours noué dans un chignon ou en simple queue de cheval assez haut sur ma tête, mais elle m’avait demandé de les laisser tomber sur mes épaules ce qui, je trouvais, me donnait un aspect non-soignée.

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 Je ne m’étais encore jamais senti aussi mal-à-l’aise, trouvant cette tenue encore plus « pute » que ce que Manu me faisait porter à l’intérieur de sa maison. Mais Farah, super enthousiaste, me complimentait sans cesse, et avait hâte de me présenter à ces copains. Pendant un moment je la soupçonnais qu’elle voulait se moquer de moi et me ridiculiser envers ces amis, mais puis je comprenais qu’elle était sincèrement fière que j’étais sa copine, la « nana qui l’entretenait ». Cela me rendait fière de mon côté, et éveillait un petit espoir que peut-être elle puisse redevenir amoureuse de moi.

Le double tabou 1

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« Le lendemain matin Farah se présentait au petit déjeuner dans sa petite chemise de nuit romantique. Pendant un instant j’avais peur qu’elle portait encore sa couche en dessous mais, comme si elle avait lu mes pensées, elle faisait une petite pirouette dévoilant un instant sa culotte et me faisant un clin d’œil en même temps. Je lui souriais et à ce moment je captais le regard de mon mari, fixé sur la délicieuse créature. Elle aussi l’avait noté et, faisant un autre mouvement provocateur,  retournait son regard indécent. Je voyais comment il détournait ses yeux avec regret. Toute  fière je réalisais que lui aussi était troublé par la belle adolescente africaine, ma maitresse, mon bébé.»

 

 

Chapitre  1

 

Je ne sais pas si les gens savent s’ils sont heureux ou pas. Moi en tout cas je ne le sais pas. Ce que je sais c’est que ma vie ne s’est pas déroulée comme je l’avais prévu.

 

J’ai eu une jeunesse sage et heureuse, assez  privilégié, dans un milieu bourgeois. J’étais une bonne étudiante ce qui était la chose qui était la plus importante dans l’opinion de mes parents. Quelques mois avant mon 18ième anniversaire je me trouvais à l’université comme étudiante en psychologie. Tout de suite je me suis éclatée. La liberté, les défis intellectuels, les amis, les premiers amours, j’en profitais à plein poumons.

 

Quelques années plus tard, diplôme de licencié en psychologie en poche, je continuais par des études en anthropologie.  C’est là que je rencontrais mon maître, mon dieu, mon futur mari. Jérôme, à 36 ans un des profs les plus jeunes de l’université, était déjà une autorité mondiale dans le fonctionnement de clans.

 

Dès le premier cours je l’admirais, et je travaillais encore plus qu’avant pour faire bonne impression, ce qui fonctionnait presque tout de suite. Je devenais une de ces étudiantes favorites et quand deux ans plus tard j’avais obtenu ma licence en anthropologie il m’invitait à rejoindre son équipe de chercheurs comme je l’avais espérée.  C’est là qu’il devenait mon guru, m’aidant à trouver mes domaines de recherche préférés. Je restais évidemment dans le domaine général des clans, spécialité de mon maitre, mais après un an j’entamais les recherches pour mon propre doctorat sur la position des femmes dans les clans  congolais. Il était évident que je ferais cette étude sous la guidance de mon grand maitre.

 

Et c’est à cette époque que nous devenions des amoureux. Pendant les quelques années que je le connaissais, Jérôme, grand charmeur, avait eu plusieurs relations amoureuses décevantes, tout comme moi d’ailleurs. Petit à petit j’avais compris que je l’aimais, mais je n’aurais jamais osé l’avouer. Le jour qu’il déclarait son amour pour moi c’était le paradis.

 

Une fois déclaré son amour, il m’adorait avec toute la passion qu’il mettait en tout ce qu’il entreprenait. A ma surprise sa passion réveillait en moi une même passion,  alimentée par ma jeunesse et mon âme romantique, passion dont je ne me serais jamais estimé capable. Nous décidions de nous marier et 6 mois plus tard  j’accouchais de ma première fille, Antigone.

 

Les études d’anthropologie supposent qu’on passe des longues périodes vivant parmi l’objet de son étude. Il était exclus que j’allais abandonner mon enfant pour vivre des longues mois dans des tribus congolais. Nous décidions donc que je m’occuperai quelques années des enfants et que je reprendrais mes recherches plus tard. Notre deuxième fille, Emmanuelle, est née 3 ans plus tard.

 

Au début après la naissance d’Emmanuelle j’avais été comblé par ma vie avec nos enfants et mon mari, que je continuais à vénérer. Mais petit à petit je devenais conscient d’un sentiment d’insatisfaction indéfini qui s’installait. Je songeais à reprendre le travail. Mais mon projet de retourner à l’uni pour reprendre la préparation de mon PHD après quelques années, idée qui à l’époque avait paru tellement simple, paraissait impossible maintenant. Non seulement  cela faisait presque 10 ans que j’étais en dehors et tout était tellement loin maintenant, mais partir au Congo était encore plus difficile avec une famille à gérer qu’avec seulement un petit bébé. En plus Jérôme ne pouvait pas me reprendre dans son équipe de chercheurs maintenant que j’étais sa femme sans s’exposer à des critiques de népotisme.

 

Jérôme aussi avait évolué. Il était toujours prof d’anthropologie mais il ne faisait presque plus de recherche, et son équipe c’était fort réduit. Il trouvait son plaisir de travail maintenant en dehors de l’université. Après qu’il avait siégé dans quelques commissions gouvernementales concernant le fonctionnement de gangs dans les grandes villes il était devenu un peu une figure publique souvent invité sur les plateaux de télévision, aussi pour des sujets qui étaient en dehors de ses compétences évidentes. Mais son plus grand plaisir maintenant était l’entreprise familiale dont il était devenu le président après le décès de son père.

A la base c’était une entreprise d’éclairage industriel, mais ils s’étaient diversifiés vers les meubles de bureaux et même l’architecture d’intérieur pour les espaces de bureaux. Laissant la gestion quotidienne à son frère, Jérôme était la figure de proie du groupe, ce qu’il adorait faire.

 

Il était toujours le grand charmeur, beau mâle, et partout où il allait il était entouré de belles femmes, de plus en plus jeunes. Non, ce n’est pas exacte,  lui prenait de l’âge mais les femmes dont il s’entourait avaient toujours le même âge.

 

J’étais persuadé qu’il me trompait, mais je préférais ne pas le voir. Mais cela s’ajoutait à ma frustration. Trouvant le retour à l’université barré, et ne pas sachant ce que je voulais faire à la place, je m’engageais dans une association qui œuvrait pour une plus grande transparence des autorités publiques et pour une meilleure protection de la vie privée. Petit à petit je devenais leur responsable de communication. Je commençais aussi à recevoir des invitations pour des débats à la radio ou la télévision. J’aurai pu devenir une figure publique à mon tour, mais toujours très peu sûre de moi, je refusais. J’ai des opinions fortes mais du mal à les défendre, surtout dans un environnement hostile. Donc je préférais le travail discret de la mise en place de campagnes de communication, installé derrière mon ordinateur.

 

J’avais installé mon bureau dans une dépendance au fond de notre jardin.

Je trouvais une réelle satisfaction dans mon travail et retrouvais la paix. Je décidais que c’était le moment d’agrandir ma famille. Jérôme, qui regrettait ne pas avoir de fils, était tout de suite d’accord.

 

Donc quand Antigone avait 8 ans et Emmanuelle en avait 5 ans je me retrouvais enceinte. Mon travail comme bénévole prenait de plus en plus de temps et bien que je le faisais principalement de chez moi, je devais souvent m’absenter pour participer à des réunions  au sein de la association.  Je me demandais, sans trop me tracasser,  comment j’allais gérer ça une fois que le bébé serait né. La solution se présentait d’une manière spontanée. Vers la fin de ma grossesse je recevais un coup de téléphone de Françoise, une copine d’enfance. Je ne l’avais plus vu depuis des nombreuses années mas maintenant elle m’appelait au secours. Elle et son fils Salvador de 9 ans venaient de quitter son mari alcoolique et violant. Elle  l’avait quitté en plein crise et elle n’avait pas un sou et ne savait pas à qui s’adresser.

 

Je l’invitais à s’installer gratuitement dans la dépendance dans notre jardin et en échange elle pourrait m’aider dans le ménage et garder les enfants jusqu’à ce qu’elle trouve une meilleure solution. La dépendance, qui avait une entrée dans une autre rue que notre maison, ce qui lui donnait quand même une certaine discrétion, consistait d’un appartement complet avec une chambre en haut,-  ou Françoise s’installait avec Salvador -, et un garage et le petit studio ou je travaillais en bas.

 

Elle était toujours là au moment que j’accouchais de notre troisième gosse, … une autre fille, Renée. Ce nom, choisi en honneur du grand Descartes, révélait le désir mal caché de Jérôme d’avoir un fils. On c’était mis d’accord sur ce nom au moment même  que j’annonçais que j’étais enceinte, et quand on avait appris que c’était de nouveau une fille nous avions décidé de maintenir ce nom  dans sa forme féminisée.

 

Tout de suite après la naissance je reprenais mon travail de bénévole, profitant du fait que Françoise était là pour s’occuper des 4 enfants et du ménage.

 

J’étais également actif dans le comité de parents dans l’école des enfants, ou il faut croire que j’avais fait bonne impression, parce que la directrice m’offrait un job comme coach d’étudiants avec un retard scolaire. Puisque pour une raison plus psychologique que autre j’aspirais à gagner de l’argent je n’hésitais pas à accepter ce job à temps partiel en plus de mon travail bénévole.

 

Mes nouveaux collègues me recevaient assez froidement. Comme représentant des parents j’avais souvent été critique envers le corps enseignant et en me voyant maintenant de leur côté de la barrière ils n’allaient pas me rendre la vie facile. Je ne m’étais pas attendu à cette attitude hostile. Les années passées à la maison comme mère de famille n’avaient pas eu un effet positif sur mon amour propre, et je me sentais assez désemparée devant mes collègues. Sentant ma vulnérabilité certains collègues devenaient encore plus agressifs.  Heureusement qu’il y avait Manu. Manu, bien qu’un peu plus jeune que moi, me prenait en protection. Il avait presque 10 ans d’expérience comme enseignant, et il gérait parfaitement ses classes aussi bien que la salle des maitres, ou il était fort apprécié et respecté. Les attaques vers moi  cessaient presque aussi tôt.

 

Manu et moi devenaient des bons copains. A un certain moment, à une petite fête d’école, ou il avait un peu bu, il m’avait fait des avances, que j’avais tout de suite arrêtée, en expliquant que je l’aimais aussi mais que rien au monde ne m’était plus important que ma famille. A mon grand soulagement il n’avait pas insisté et nous n’en parlions plus jamais.

 

Petit à petit je prenais le pied et je réalisais que j’étais plus-tôt bien dans mon job, dans lequel je prenais énormément de plaisir. Les années passaient paisiblement et je croyais être heureuse.

Cette rentrée là tout allait changer. J’avais 36 ans et Jérôme frôlait la 50taine (il ne les paraissait pas). Antigone avait 11 ans, Emmanuelle 8 et la petite Renée partait aux maternités. Françoise et son fils Salvador de 12 ans faisaient intégralement partie de la famille. Si à l’époque quelqu’un m’avait demandé si j’étais satisfaite de ma vie j’aurais répondu sans hésitation avec un oui convaincu. C’est pour ça que les évènements qui allaient suivre me prenaient complètement au dépourvu.

 

Tout de suite à la rentrée on me confiait une nouvelle élève, Farah, fille de réfugiés politiques éthiopiens. Elle avait été renvoyé de son école précédente pour insubordination et, bien qu’elle avait 13 ans, l’école avait  jugé son retard scolaire tellement important  qu’on avait décidé de la faire refaire sa dernière année des primaires, et même comme ça elle avait besoin que je m’en occupes intensivement pour qu’elle puisse rattraper le retard avec les gosses de sa classe.

 

Dès ma première rencontre avec elle j’avais été fasciné par cette fille d’une beauté exceptionnelle. Grande et élégante, elle paraissait nettement plus âgée que son âge, plus une jeune adulte qu’une fille. J’avais du mal à imaginer qu’elle était dans la même classe que ma petite Antigone de 11 ans. Je ne sais toujours pas pourquoi elle me faisait une impression tellement forte. Elle était vêtue d’un simple pantalon en jeans sous un T-shirt gris avec un dessin abstrait, et elle m’avait salué plutôt timidement. La seul chose qui était remarquable, excepté  pour sa grande beauté, étaient la grande boule de cheveux frisées et crépues d’au moins 15 cm d’épaisseur qui entourait sa tête.

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Elle était très renfermé et les premières semaines elle ne souriait jamais. Je la trouvais peu coopérante, mais je ne pouvais pas lui faire des remarques concrètes parce qu’elle faisait ce que je lui demandais. Après quelques semaines la confiance commençait à se mettre en place, et elle me racontait des petits morceaux de sa vie, passée et présent. J’apprenais ainsi qu’en Ethiopie ils faisaient partie de la classe aisée, vivants dans une grande maison avec des domestiques, à Addis Abeba. Ils avaient dû s’enfuir d’un jour à autre abandonnant toutes leurs possessions. Ils étaient arrivés 4 ans auparavant

dans notre pays sans un rond. Depuis lors ils vivaient dans un petit appartement dans un immeuble d’habitations sociales, ou elle partageait sa chambre avec ses deux petits frères. Malgré sa pauvreté et le fait qu’elle portait toujours des pantalons, elle était toujours très soigné et habillé d’une manière sportive mais élégante en même temps. Elle avait une élégance et un raffinement innés.

 

Petit à petit une certaine complicité s’installait.  Deux mois après le début de l’année scolaire j’apprenais de la maitresse de sa classe qu’elle « oubliait » régulièrement à faire ces devoirs. J’étais surprise par cette nonchalance. Evidemment je lui en parlais. D’abord, stupidement, elle essayait de nier, mais puis, elle haussait ces épaules et m’expliquait qu’en effet cela lui arrivait d’oublier de faire ces devoirs. Cette réaction m’irritait et j’exigeais que dorénavant chaque matin en arrivant à l’école elle passait à mon bureau pour montrer ces devoirs. De nouveau elle haussait ces épaules mais les jours suivants elle faisait comme demandé.

Mais quelques semaines plus tard elle rentrait dans mon bureau et m’expliquait qu’elle n’avait pas eu le temps de faire ces devoirs parce que sa mère était malade et qu’elle avait dû s’occuper du ménage. J’acceptais cette explication et faisait même une petite note pour l’excuser auprès de sa prof. Mais les semaines suivantes elle ne faisait pas ces devoirs de plus en plus souvent, inventant des excuses de plus en plus rocambolesques. Finalement je me fâchais en lui disant que j’en avais assez de ces mensonges et que j’étais très déçue par son comportement. C’est là que sa carapace se désintégrait.

 

Elle s’excusait les larmes aux yeux. Et puis elle se mettait à répondre  mes questions, d’abord avec quelques larmes qui coulaient par ces joues, puis des grands sanglots, pour terminer dans mes bras avec des pleurs inconsolables.

Petit bout par petit bout j’apprenais tout sur sa situation familiale : une mère dépressive qui depuis 4 ans ne sortait plus de sa chambre, un père qui faisait deux boulots et qui rentrait tard le soir épuisé, les deux frères, un de 10 et l’autre de 8 ans, qui comptaient pour tout sur leur grande sœur, les dettes à payer ce qui signifiait  que souvent  il n’y avait pas assez d’argent pour acheter de la nourriture pour tout le monde, et qu’alors elle se sacrifiait et elle ne mangeait pas,….

 

Son récit me bouleversait. Je la laissais pleurer dans mes bras comprenant que derrière la façade de la jeune adolescente « cool » qui avait été forcée de grandir trop vite, il y avait une petite fille angoissée, en besoin d’affection et de support. Je me jurais qu’à partir de là je ne m’occuperais pas seulement de l’aider à rattraper son retard scolaire, mais aussi à retrouver son enfance perdue. Elle m’expliquait aussi que la raison pour laquelle elle avait été chassé de son école précédente était parce qu’elle avait été absente non justifiés pour prendre soin de sa mère et quand l’école avait exigé une attestation d’un médecin elle avait refusé, ayant honte d’avouer qu’ils n’avaient pas l’argent pour un médecin.

 

Quand elle était calmée je lui proposais d’aller voir ensemble l’assistante sociale de l’école, mais elle refusait catégoriquement. Quand ils venaient d’arriver dans notre pays on leur avait attribué une assistante sociale et cela avait été un désastre. Elle c’était mêlée de tout et son père l’avait chassé de la maison, jurant que plus jamais il y aurait une assistante sociale qui rentrerait chez lui.

 

Je n’insistais pas mais  les jours suivants je réfléchissais comment je pourrais l’aider. Par Antigone je savais qu’elle était toujours seule en classe, et ne parlait jamais aux autres. Pensant que cela l’aiderait si elle était mieux intégrée dans sa classe, je lui demandais pourquoi elle n’avait pas d’amis dans sa classe. Elle me donnait un regard irrité : « Se sont tous des petits bébés ! » Je comprenais sa réaction parce que souvent quand je l’avais vu tout seul dans un coin de la cour de récré, avec une tête en plus que les plus grands de la cour, je m’étais fait la réflexion que cela devait être très dure. Je la regardais attendri et sa figure se relaxait. Elle me souriait : « Mais j’ai quand même une copine, toi ! »

 

Cette remarque me touchait mais me mettait mal à l’aise en même temps. Rougissant je la prenais dans mes bras et murmurait dans son oreille: « Oui, c’est vrai, je suis ta copine. » Néanmoins je voulais qu’elle retrouve une vie d’enfant et je décidais secrètement d’essayer si elle ne pouvait pas devenir copine avec ma fille Antigone.

 

Je proposais donc qu’elle vienne travailler chez nous les mercredi après-midis. Je devais insister puisqu’elle voulait être à la maison pour ces frères mais finalement elle acceptait. Et dès la première fois on adorait. On s’installait dans mon bureau dans le fond du jardin. Je la mettais à travailler et pendant qu’elle travaillait moi je travaillais pour la fondation. Françoise était fort occupé avec les enfants, passant tout l’après-midi à jouer au taxi, emmenant et cherchant les 4 à leurs classes de natation, de hockey, de théâtre, de ballet,…

 

Le premier mercredi, vers la fin de l’après-midi Françoise me demandait si je pouvais venir à a maison puisqu’elle allait chercher les 3 grands, mais que la petite, qui était chez elle, n’avait as envie de l’accompagner. J’acceptais évidemment et Farah et moi rejoignaient Renée à la maison. Après un petit bout je proposais de faire visiter la maison à notre invitée, et nous partîmes en haut tous les 3.  Je montrais les chambres en terminant par celle qu’Antigone et Emmanuelle partageaient.

 

Farah paraissait intéressé par les posters de Justin Bieber, les Jonas Brothers et les autres idoles que ma fille ainée venait de découvrir, ainsi que par la petite installation de musique. Pendant qu’elle inspectait la chambre je ramassais automatiquement les quelques vêtements qui trainaient un peu partout comme d’habitude. En ouvrant l’armoire j’avais une inspiration du moment. Je sortais une petite jupe et me tournais vers Farah : « Je ne t’ai encore jamais vu en jupe et je crois que des jupes t’iraient à merveille. »

 

Elle me regardait étonnée mais en même temps je la voyais ravi : « Tu veux que je porte une jupe ?»  C’était la première fois que j’étais consciente qu’il y avait quelque chose dans l’air, et j’hésitais. Mais elle prenait la jupe et enlevait son pantalon. Farah était très maigre – parfois je me demandais si elle n’était pas anorexique – et donc enfilait la jupe d’Antigone sans difficulté. Mais puisqu’elle était au moins 20 cm plus grande que mon ainée la jupe  était extrêmement courte. J’étais un peu ébranlée par la vue de ces longues jambes nues et je lui cherchais  une paire de collants. Je trouvais des collants bleus marine avec des petits dessins d’ours blancs. Farah me regardait  d’un air incrédule et contrarié, mais puis haussait ces épaules, et enfilait les collants. Je voulais lui dire qu’elle était trop mignonne, mais à ce moment on entendant les autres arriver et nous descendions.

Antigone n’avait pas l’air content de trouver sa compagne de classe chez nous. Pensant que c’était parce qu’elle portait ses habits, j’excusais Farah en disant que c’était moi qui avait insisté, mais ma fille, avec sa gentillesse habituelle retrouvée, assurait qu’il n’y avait pas de problème, et puis se tournant vers ma protégée, assurait que çà lui allait très bien. Compliment que Farah feignait ne pas entendre. Sentant l’atmosphère tendue je suggérais  à ma fille d’emmener sa copine dans sa chambre pour lui faire écouter sa musique. Farah me lançait un regard irrité que je ne comprenais pas, et Antigone hésitait, disant qu’elle n’était pas sure qu’elles avaient le même gout de musique. Je répliquais que Farah avait l’air d’être fan de Justin Bieber, l’idole dont le poster avait eu l’air de plus lui intéresser. Cela donnait courage à ma fille et elle se dirigeait vers la porte, suivie de Farah. Satisfaite je les regardais partir et entendre Antigone demander si c’était vrai qu’elle était aussi fan de Justin Bieber. La réponse de Farah n’était pas ce que j’avais espérée : « Toutes les petites filles l’adorent. Il y a quelques années je l’aimais aussi. »  Si je voulais qu’elles deviennent amies c’était mal partie.

 

Jugeant que ce n’était pas le bon moment pour espérer qu’elles allaient fraterniser, et décidant que j’organiserai d’autres opportunités, je les suivis après quelques minutes pour annoncer qu’il était temps que je ramène Farah chez elle. Celle-ci avait l’air soulagé et proposait de vite remettre ses propres habits. Quand je suggérais qu’elle pouvait les garder pour rentrer et qu’elle pourrait les rapporter à sa prochaine visite, en demandait  à ma fille si c’était ok pour elle, celle-ci avait une réaction pas du tout en ligne avec sa façon d’être habituelle : « Bien-sûre. Tu peux même les garder, je ne porte plus cette jupe, elle est tout à fait usé. Et ainsi je sais que quelqu’un en profite. C’est mieux que de la jeter dans le bac des « petits-riens ». »

 

J’avais honte de ma fille et pitié de Farah, mais celle-ci souriais à Antigone : « Merci, c’est gentille. Et tu m’as donné une bonne idée, j’irai voir au magasin des « petits riens » s’ils n’ont rien pour moi. »  Ma fille devenait toute rouge. Farah nous avait impressionné toutes les deux par cette réaction ironique et adulte.

 

Le jour suivant quand elle rentrait dans mon bureau elle portait la petite jupe bleue mais avec des petits bas foncés et des bottines.

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Je la trouvais encore plus ravissante, et la voir à l’école portant la jupe que je lui avais donnée m’émotionnait. Sans réfléchir je lui félicitais. Elle me donnait un sourire magique : « Je l’ai fait pour toi. » A ce moment je réalisais que cette fille splendide aux traits parfaits et aux longues jambes m’excitait. Soudainement j’avais envie de la serrer dans mes bras et de mettre mes lèvres sur sa bouche. Tout confus je me retenais à temps et me mettais à balbutier, consciente que je rougissais. Je l’expédiais rapidement puisque il n’y avait pas raison de me montrer ses devoirs puisque je l’avais déjà vérifié le jour avant. Je suis sûre que la petite était consciente de mon désarroi mais elle me donnait un autre beau sourire, et me quittait.

 

Une fois seul j’avais honte. Elle avait 13 ans mon dieu. D’abord j’essayais de me calmer en me disant que je me trompais. Bien-sure j’aimais cette fille, et oui, elle était très jolie, mais il n’y avait rien entre nous de quoi avoir honte. C’était une élève pour laquelle j’avais juste un peu plus de sympathie que pour les autres. Cela arrive à chaque enseignant. Je savais que je me mentais mais je ne l’admettais pas. Je savais que la seule façon responsable d’agir était de renoncer à la voir seul, mais l’idée de ne plus la voir tous les jours, de ne plus l’avoir près de moi, était insupportable. En plus comment j’allais expliquer à l’école que je ne voulais plus m’occuper d’elle.

 

Je décidais donc de continuer à lui donner ses cours, mais que j’allais changer notre relation. J’allais rendre la relation moins familière, moins « amicale », et accélérer la mise en exécution de mon idée de lui retrouver son enfance. Si elle se comportait un peu plus comme un enfant, et que notre relation redevenait ce qu’elle aurait dû être dès le début, celle d’une élève avec un prof, je me persuadais que l’attirance sexuelle que j’-avais pour elle disparaitrait.

 

Le prochaine mercredi tout se déroulait d’abord comme prévu. Nous étions installés dans mon bureau pour travailler quand je sentais qu’elle me regardait. En levant ma tête je voyais qu’en effet son regard était fixé sur moi. Je lui souriais et demandait pourquoi elle me regardait. Je n’étais pas préparé à sa réponse : « J’aime bien te regarder. T’es tellement jolie. » Rougissant  je la remerciais en protestant que c’était  gentille de dire ça. Elle continuait à me fixer : « Martine, je t’aime ! Très fort.» Cette remarque m’allait droit au cœur et je répondais sans réfléchir: « Moi aussi je t’aime. »  Mais ma réponse n’avait pas l’air de la faire plaisir : « Tu ne comprends pas. Je suis amoureuse de toi. »

 

J’avais envie de sauter debout, de la serrer dans mes bras et de crier que moi aussi j’étais follement amoureuse d’elle, mais je me contrôlais. Doucement je lui expliquais qu’elle était trop jeune, qu’elle était encore un enfant, que j’étais fière qu’une fille aussi merveilleuse qu’elle m’aime, mais qu’elle  ne pouvait pas m’aimer dans le sens qu’elle disait. Elle me regardait tristement, et, les larmes coulant par ses joues, me demandait si je ne l’aimais pas un tout petit peu. Je la prenais dans mes bras et l’assurait que je l’aimais très fort et  que je l’adorerais pour toujours. Essuyant ses larmes elle me souriait : « Dans deux ans et deux mois j’aurai 16 ans. Je t’attendrai et je serai à toi dans deux ans. » Sa déclaration m’émouvait, et l’idée que dans deux ans nous pourrions être des amants, me tentait. Mais de nouveau ma conscience m’obligeait de refuser. « Non mon amour, nous ne serons jamais des amants. Dans deux ans je serai une vieille femme de 40, et toi tu auras des amoureux de ton âge. Mais je te promets que je t’aimerai toujours comme si tu étais un de mes propres enfants. Et maintenant on se remet au travail. » Farah, de nouveau avec les larmes aux yeux, venait vers moi, mais je me tournais vers mes papiers, et sur un ton court lui disait que je ne voulais plus en parler et demandait qu’elle se remette à travailler.

 

Evidemment aucun des deux nous étions encore fort concentré et après une demi-heure je proposais de rentrer dans la maison pour voir si les autres étaient rentrés. La maison était vide et j’emmenais Farah à la chambre d’Antigone et Emmanuelle. Ouvrant l’armoire je l’invitais à choisir une tenue, l’assurant que Antigone avait eu honte de sa réaction de la dernière fois, et qu’elle pouvait choisir ce qu’elle voulait. Farah me regardait avec un petit sourire et puis se mettait à choisir. Après quelques minutes, me regardant de son air le plus provocateur, elle en sortait une robe chasuble, modèle tablier, bleue claire, qu’elle mettait au-dessus d’un chemisier blanc et des longs bas. La robe, déjà courte pour Antigone, couvrait  à peine son derrière, accentuant l’effet enfantin.

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Bien que je comprenne pourquoi qu’elle avait choisi cette tenue cela lui allait à merveille et je la félicitais. Un peu mal à l’aise nous descendions et à ce moment on entendait la voiture qui s’arrêtait et quelques instants plus tard Emmanuelle et la petite Renée faisaient irruption dans la cuisine, suivies de Françoise. La dernière était toute contente de nous voir. Elle venait de recevoir un téléphone de son fils Salvador. Il c’était foulée le pied au football et demandait si elle pouvait venir le chercher plus tôt. Je proposais donc de m’occuper de mes deux plus jeunes pendant qu’elle cherchait Salvador et puis prendrait Antigone au retour.

 

Quand Françoise était partie Emmanuelle  se préparait un sandwich pendant que je préparais une collation pour la petite. Quand je me mettais à l’aider à manger les deux autres nous regardaient sans savoir quoi faire. Donc quand je proposais à Emmanuelle de monter à sa chambre pour montrer sa collection de figurines celle-ci était toute de suite enthousiaste.  Farah hésitait une seconde mais puis me donnait un sourire amusé se mettait debout en s’adressant à ma fille de 9 ans : « Bonne idée. On y va ? »

 

Une demi-heure plus tard je montais avec la petite, et je trouvais les deux autres en train de jouer avec de la pâte à moduler. Mi- amusée, mi- irritée je constatais que les vêtements d’Emmanuelle étaient déjà couvertes de  taches de la pâte. Je lui faisais la remarque qu’elle savait qu’elle devait mettre un tablier quand elle jouait à la Plasticine. Elle s’excusait expliquant qu’elle n’avait pas eu l’intention de jouer, qu’elle avait seulement voulu montrer à sa nouvelle copine. J’acceptais ces excuses mais l’ordonnait à de ne plus rien toucher pendant que je cherchais son tablier.  Quelques minutes plus tard je revenais avec deux tabliers. J’en donnais un à ma fille et puis je m’adressais à ma protégée : « Toi aussi tu risques de salir ta belle robe. Viens ici, que je t’aide à enfiler ce tablier.».

 

Le tablier que Emmanuelle enfilait était un modèle blouse à longues manches qui se fermait avec une rangée de boutons devant. C’était un tissu vichy bleu et blanc mais avec une grande poche jaune vif devant. Le modèle que j’avais apporté pour Farah était encore plus classique : modèle sans manches, avec des volants aux épaules, se fermant avec une rangée de boutons dans le dos, dans un tissu rose. Elle me laissait enfiler le tablier et attendait patiemment pendant que je fermais les boutons. Quand c’était fait elle se tournait vers moi et me regardait sans sourire. Comme je l’avais espérée elle était magnifique même en tablier. Sans dire un mot elle se remettait à côté de ma fille et se remettait à travailler la pâte. Je les observais pendant un moment et puis les laissait seul.

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Une heure  plus tard  Françoise rentrait avec les deux grands. Leur tour pour manger quelque chose. Quand un peu plus tard j’appelais Farah pour l’avertir qu’il était temps de se préparer pour rentrer, Antigone était surprise d’apprendre qu’elle était là, encore plus surprise d’apprendre qu’elle jouait avec sa sœur cadette avec de la pâte à moduler, et encore plus surprise de la voir apparaitre dans son tablier d’écolière. Ces mains étaient encore couvertes de pâte et quand, craignant qu’elle allait tout salir, j’attirais son attention sur ses mains sales, elle les regardait une seconde, et puis, avec un geste tout naturelle, les essuyait à son tablier, laissant des longues traces sales.

 

Le lendemain Farah arrivait à l’école portant la robe chasuble avec le même chemisier blanc, mais avec des petites chaussettes courtes. Elle avait coupé ces cheveux ce qui avait l’air de la faire rétrécir de 15 cm. D’un jour à autre elle paraissait avoir rajeuni de 3 ans.

 

Je comprenais bien-sûr que sa façon de s’habiller était une provocation mais je faisais semblant de ne pas le voir et j’espérais que les autres, aussi bien instituteurs qu’élèves,  ne verraient pas la provocation mais au contraire un désir de mieux s’intégrer dans sa classe. Contrairement à ce que j’avais espéré  l’attirance sexuelle qu’elle exerçait sur moi ne diminuait pas, au contraire. Je la désirais de plus en plus, et chaque jour j’étais plus amoureuse d’elle. J’en avais honte et je refoulais ses sentiments.

 

Mais les mercredis qu’on passait ensemble dans l’intimité de mon bureau étaient magiques. On travaillait bien profitant du simple fait d’être ensemble. Parfois je l’encourageais de raconter de sa vie en Afrique. Elle adorait revivre ainsi son enfance d’orée, bien que souvent je voyais que ça la rendait un peu mélancolique. A ces moments j’avais tellement envie de la serrer dans mes bras, mais je me retenais.

 

J’avais apporté le tablier d’écolière à mon bureau, en me disant que cela aiderait à renforcer la nature maitresse – élève de notre relation. Evidemment la vraie raison était que je l’avais trouvé trop mignonne avec son tablier. Je n’aurais jamais osé lui suggérer de le mettre, mais je l’avais pendu au porte-manteau ou elle pendait toujours son manteau. Et comme j’avais espérée elle l’avait tout de suite vu, et l’avait enfilé sans commentaire, se présentant avec son dos vers moi pour que je ferme les boutons. Ce geste simple de soumission devenait une partie de notre routine hebdomadaire, marquant le début de nos après-midis délicieux.

 

J’adorais cette enfant douce et était contente de la sérénité que j’arrivais à lui offrir. En plus elle travaillait bien et faisait des grandes avances dans son travail scolaire. Une autre partie de notre routine était la collation de 4 heures – un fruit et un yaourt. Puisqu’elle prétendait ne jamais avoir faim j’avais toujours du mal à la convaincre de manger. De nouveau craignant qu’elle ne souffrait d’anorexie j’insistais, et petit à petit je lui donnais la mandarine mettant morceau par morceau dans sa bouche, et puis lui nourrissant le yaourt cuillerée par cuillerée comme à un petit bébé. La première fois c’était une sorte de blague pour nous deux, mais après cela devenait une routine presque solennelle.

 

Mais quand en fin d’après-midi on rejoignait les autres elle changeait complètement de nature. Elle se comportait en petite fille gâtée attirant l’attention tout le temps, surtout quand j’étais avec eux. En général elles se mettaient à jouer ensemble, souvent avec Antigone et Farah assises l’une à côté de l’autre devant l’écran de l’ordinateur pour des jeux d’habillage, ayant des irruptions de plaisir fréquent causés par la vue de leurs inventions respectives.

 

Le jeu préféré était le bricolage avec des perles. Mes deux filles ainées avaient une immense collection de perles de toutes formes et couleurs dans différents matériaux : plastique, verre, bois, … Elles en faisaient des bracelets, des colliers, des pendentifs, mais aussi, avec l’aide de fil de fer, des éléments décoratifs. Farah avait clairement un sens inné pour les formes et couleurs. Avec les jeux d’habillage elle était très créative faisant preuve d’un style propre et ce qu’elle faisait avec les perles était simplement magique.

 

En les observant de loin j’étais satisfaite de constater que ma protégée avait l’air de retrouver une certaine insouciance enfantine comme je l’avais espéré. Mais souvent la paix était interrompue par ces cris réclamant une perle spécifique qu’une des autres avait employée. Antigone cédait toujours mais Emmanuelle résistait, ce qui provoquait de scènes de colère de Farah, me forçant à intervenir. Et je dois avouer que j’intervenais toujours en faveur de ma protégée. Le soir, quand elle était partie, j’expliquais alors à mes filles qu’elles devaient comprendre que Farah était une fille pauvre, qui chez elle elle n’avait pas plein de jouets comme eux.

 

A table c’était pire. Elle refusait de manger, et moi sincèrement préoccupé par sa santé, insistait qu’elle mange en lui coupant sa nourriture en petits bouts, et puis, en lui  nourrissant comme un petit gosse, devant tout le monde. De nouveau après je me voyais obligé à la défendre envers mes enfants, expliquant que c’était normale qu’elle cherchait l’attention, parce qu’elle n’avait pas de foyer chaleureux, et que ces parents avaient trop de soucis pour s’occuper d’elle.

 

J’étais de plus en plus ensorcelé par elle. Les matins mes premières pensées étaient pour elle, et les jours quand je savais que je n’allais pas la voir j’étais irritable. Au contraire, les autres jours, spécialement les mercredis, j’étais super contente et joyeuse. Je ne me rendais pas compte que mon entourage se rendait compte de ces changements d’humeur, et même de leur cause, jusqu’au jour que Jérôme – qui d’habitude ne remarquait jamais rien – me mettait en garde :

« Je crois que tu devrais prendre un peu de distance de cette fille, ma chère. »

Je le regardais étonnée et, difficilement masquant ma honte, je répondais sur un ton défensif:

« Pourquoi tu dis ça ? »

« Je ne l’aime pas. Elle est manipulatrice et je crains qu’elle te fera beaucoup de mal »

 

Mal à l’aise je me mettais à rire : «C’est idiot de dire ça. Elle ne ferait pas mal à une mouche. Elle a seulement besoin d’un peu d’affection et d’attention, et alors elle te le rend mille fois. »

Jérôme me regardait avec un air sceptique : « Ok, comme tu veux, mais tu ne pourras pas dire que je ne t’ai pas mis en garde. »

 

C’était de plus en plus difficile de cacher mes vrais sentiments, mais je continuais à les refouler et refusais toujours de m’admettre que j’étais amoureuse. Je continuais à me persuader que mes sentiments étaient des sentiments de sympathie d’un adulte pour une jeune fille adorable, talentueuse, mal loti par le sort, qui méritait tout mon attention.

 

Le jour de mon anniversaire Farah m’offrait comme cado une petite robe ravissante style « preppy »: manches longues, cintrée à la taille, avec une jupe évasée, mi-cuisses, et avec un petit col “Claudine”. Un modèle émanant fraicheur et insouciance, mais beaucoup trop jeune pour une femme s’approchant de la quarantaine. Bien qu’elle était neuve, avec les étiquettes de H&M encore dedans, elle l’avait clairement emballée elle-même. Je comprenais immédiatement qu’elle l’avait volée, mais touchée par son geste, et excitée par son choix, j’acceptais son cado sans faire des remarques. Je mettais la robe tout de suite ce qui me valait des remarques flatteuses de la part mon élève, me disant que je devrais  porter des robes et des jupes plus souvent.
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Quelques semaines plus tard Farah obtenait un excellent bulletin. J’en étais tout contente et fière. Ce mercredi-là, quand elle arrivait pour étudier, je proposais que pour la féliciter et récompenser son bon travail, nous n’allions pas travailler, et qu’elle pouvait choisir comment on allait passer l’après-midi. Toute contente elle m’embrassait et sans hésiter proposais d’aller au cinéma. J’étais un peu surprise puisque je n’avais pas prévu de sortir mais cela me paraissait une bonne idée. Farah, habillée BCBG comme elle avait pris l’habitude, avec une petite jupe Burberry,  était prête à partir tout de suite.

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Pour lui faire plaisir j’avais mis la robe qu’elle m’avait offerte, et je voulais me changer avant de sortir. Farah, toute déçue, insistait que je gardais la robe, et je cédais.

Une bonne demi-heure plus tard nous nous installâmes dans la salle de cinéma. Farah était toute excitée et naïvement je mettais ça sur le compte du fait que c’était seulement la deuxième fois de sa vie qu’elle allait au film.

A peine la séance commencée je sentais qu’elle prenait ma main dans la sienne. J’aurai du l’arrêter et retirer ma main, mais je trouvais le geste trop touchant et ne bougeait pas. Un peu plus tard je sentais sa jambe frôler la mienne. D’abord je pensais que c’était par inadvertance et je ne réagissais pas. Mais quand,  encouragé par mon manque de réaction, elle poussait sa jambe avec plus d’insistance contre la mienne, je comprenais que c’était intentionné. Je déplaçais ma jambe, mais, curieuse de savoir si elle oserait répéter son geste, la remettait après quelques instants. Toute de suite sa jambe se remettait contre la mienne. De nouveau je la déplaçais pendant quelques minutes mais quand je la rapprochais de nouveau elle ne bougeait plus. J’attendais un peu, et puis, ne résistant plus l’envie de la toucher, c’était moi qui caressais sa jambe avec la mienne. Farah soupirait.

 

Pendant un petit temps nous regardâmes le film ainsi, et puis je sentais qu’elle dégageait sa main pour la poser sur mon genoux. De nouveau j’aurai du l’arrêter mais je ne pouvais pas. Quand je sentais sa main glisser vers le haut je fermais instinctivement mes jambes pendant un instant, coinçant sa main entre mes cuisses, mais presque tout de suite je les rouvrais. Farah comprenait l’invitation et sa main glissait rapidement en dessous de ma robe, jusqu’à ma culotte. Je soupirais à mon tour et j’ouvrais complétement mes jambes.

 

Comme paralysée je sentais comment Farah se tournait vers moi, et comment, tout en gardant une main en dessous de ma jupe, elle prenait avec l’autre ma main et la mettait sur sa jambe à elle. Puis je sentais comment sa tête s’approchait de la mienne, pendant qu’elle poussait lentement ma main en dessous de sa jupe. Quand elle mettait ses lèvres sur les miennes je n’avais plus aucune résistance, et je glissais ma langue dans sa bouche, ou nos langues s’enlaçaient.

 

C’était un baiser magique. Pour elle c’était son premier, et pour moi tout comme.  Nous n’avons plus rien vu du restant du film.  Et une semaine plus tard nous étions amants.

 

Ce mercredi là je l’attendais tout excitée et à peine rentrée je la prenais dans mes bras, l’embrassais, tout en lui avouant finalement mon amour. Elle répondait en  m’embrassant avec toute la passion de sa jeunesse. Je ne me retenais plus et je lui déboutonnais lentement son cardigan et puis son chemisier. Puis je lui enlevais sa jupe et ces collants. Elle se laissait faire tout en continuant à m’embrasser. Je l’emmenais au lit canapé ou je la couchais et m’agenouillant à côté j’embrassais son ventre, ses jambes, ses bras. . . Puis je lui enlevais son soutien-gorge, dévoilant ses deux petits seins délicieux, que j’embrassais à leur tour. Elle me regardait pendant que je me déshabillais. Quand j’avais tout enlevé, y compris ma petite culotte, je me couchais à côté d’elle et je mettais sa main entre mes jambes, pendant que j’introduisais gentiment ma main à moi dans sa culotte. C’était la première fois que je faisais l’amour avec quelqu’un de mon sexe, et c’était inoubliable. L’orgasme qu’elle me donnait avec ses longs doigts agiles était mieux que ce qu’aucun homme ne m’avait jamais fait sentir.

 

Mais le fait que nous étions devenues amants, et qu’on passait nos mercredis après-midis en faisant l’amour, ne changeait rien  à sa  jalousie, et ces crises de petite fille gâtée devenaient de plus en plus fréquentes et graves, au grand agacement de toute ma famille.

 

Vu son talent artistique je l’encourageais à peindre, à quoi elle prenait immédiatement un grand plaisir.  Le tablier d’école se trouvant dans mon bureau elle avait cherché un autre moyen pour  protéger ses vêtements, et avait trouvé un petit tablier en plastic. Le modèle était un genre bavoir, sans manches se fermant avec un petit nœud dans la nuque.  Elle prenait l’habitude d’enfiler ce tablier de petite fille en arrivant dans la maison et de me demander de le fermer comme on le faisait avec le tablier dans mon bureau, et elle le gardait jusqu’à son départ. En général elle portait le tablier au dessus de sa jupe ou robe  mais quand elle portait un pantalon ou des collants elle les enlevait “pour ne pas les salir”,ne gardant rien que sa culotte blanche en dessous.  Tout le monde comprenait que c’était une autre manière d’attirer l’attention, et ça ne la rendait pas plus sympa dans les yeux des autres, mais moi je la trouvais mignonne, et tout le monde s’habituait à voir cette belle adolescente avec son petit tablier incongrue.

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Je supportais de moins en moins d’être séparée d’elle. Un mercredi je proposais donc qu’elle reste logé mais elle refusait catégoriquement parce qu’elle devait rentrer chez elle pour s’occuper de ces frères. Ça m’agaçait et la semaine suivante je répétais l’invitation. Quand elle refusait de nouveau je proposais de parler à ces parents.  Ça  aussi elle refusait mais quand j’insistais de savoir pourquoi elle ne voulait pas que j’en parlais à ses parents elle baissait la tête et puis parlant tout doucement elle répondait qu’il y avait une autre raison pourquoi elle ne voulait pas rester loger : « Je fais parfois pipi au lit. »

 

Je la regardais incrédule, mais puis, voyant sa figure décomposé, mon âme se remplissait de pitié. Je la prenais tendrement dans mes bras : « Oh, ma pauvre chérie. T’as toujours eu ça ? Tu as toujours eu des accidents ? »  Elle secouait sa tête : « Non, ça fait 4 ans. Ça a commencé juste avant la fuite de notre maison. »

Je la serrais dans mes bras et je sentais qu’elle pleurait. Je la laissais pleurer, et puis, quand je sentais qu’elle se calmait un peu, je lui posais doucement des questions qu’elle répondait sans me regarder. J’apprenais ainsi qu’elle avait des accidents presque tous les jours depuis 4 ans. Il y avait eu des moments que les accidents étaient moins fréquents, mais puis ça recommençait. Elle portait des couches pour aller dormir, et ces frères le savaient évidement puisqu’elle partageait la chambre avec eux. Parfois ils se moquaient d’elle mais en général ils ne prêtaient plus attention à ça. Ces parents ne l’avaient jamais fait faire examiner par  un médecin.

 

Cette nouvelle renforçait encore mes sentiments tendres pour elle. La tenant toujours dans mes bras je lui disais que cela ne devait pas l’empêcher à venir loger chez nous, qu’elle aurait la chambre des invités, et que les autres ne verraient donc pas son secret. Puisque son plus grand problème avait été envers moi, une fois qu’elle m’avait communiqué son horrible secret je n’avais plus beaucoup de mal à la convaincre de venir loger. Le mercredi après elle arrivait donc avec son sac. C’était ridicule mais le fait qu’elle allait passer la nuit sous le même toit que moi m’excitait et nous faisions l’amour avec encore plus de passion que d’habitude. Après nous nous reposions enlacés toutes nues sur le lit. Je la caressais tendrement et pensais à la soirée qu’on allait passer en famille. Soudain j’avais un drôle d’envie. J’hésitais à lui en parler mais le plus que j’y pensais le plus que j’avais envie, donc je me décidais : « Est-ce que ce soir je peux t’aider à te mettre ta couche ? »

 

Elle se redressait et me regardait avec des grand yeux ahuris : « Pourquoi ? » « Ca me parait très intime et tendre mais érotique en même temps ».  Elle rougissait, mais me souriait et hochait la tête : « Oui, je crois que j’aimerai ça ! »

 

Pendant le repas elle se laissait nourrir par moi comme d’habitude. Sachant ce qui allait se passer plus tard nous nous sentions plus proche que jamais. J’avais du mal à dissimuler notre complicité, et quand je sentais sa main sur mon genou en dessous de la table, j’avais l’impression que mes joues coloraient et que tout le monde pouvait voir mon excitation. Je me levais brusquement et me mettais à débarrasser bien que les autres n’avaient pas encore terminé leur repas. Jérôme me regardait d’un air furax mais ne disait rien.

 

Je mettais Renée au lit pendant que les autres regardaient un DVD  et que Jérôme lisait. Quand Renée était couchée je joignais les filles. Je demandais à Farah et Emmanuelle de me faire un peu de place et m’asseyait entre elles sur le canapé, mettant mes bras autour des deux filles. Sans hésitation Farah posait sa tête sur mon épaule. J’étais consciente du regard qu’Antigone nous lançait, mais trop heureuse d’avoir mon amoureuse contre moi, je ne réagissais pas.

 

Quand le film était terminé j’envoyais les filles en haut. 15 minutes plus tard je  rejoignais Emmanuelle et Antigone dans leur chambre pour les donner un bisou de nuit, mais j’avais  hâte de les quitter pour rejoindre Farah. Quand je rentrais dans sa chambre elle m’attendait assise sur le bord du lit. Elle avait mis une chemise de nuit blanche très courte, contrastant avec la couleur foncée de sa peau. Cela lui allait trop bien. Quand je m’approchais elle sortait une couche jetable d’en dessous de ces draps et me la donnait, me regardant avec des grand yeux ou la timidité et l’excitation se mêlaient.

 

Je la poussais doucement en arrière et quand elle était couchée elle me souriait timidement pendant que je dépliais la couche. En continuant à me fixer elle attendait que je glisse la couche en dessous d’elle. Puis elle ouvrait doucement ses jambes, se mettant dans une position de soumission totale. J’étais profondément touché par ce geste simple d’abandon, qui témoignait de sa confiance total en moi. Je comprenais qu’elle devait se sentir très exposée et vulnérable, mais sans crainte elle attendait la suite. Les larmes d’émotion aux yeux je la caressais et puis refermais doucement la couche autour de ces jambes.

 

J’avais envie de me mettre au lit avec elle mais je n’osais pas rester plus longtemps. Je la bordais rapidement et mettant une bise sur sa joue, je quittais sa chambre, essuyant les larmes de ma joue. Quand je rejoignais Jérôme il me regardait intensivement : « Je me demande ce qui se passe avec toi. » « Qu’est-ce que tu veux dire ? » « Ton comportement avec cette petite garce est ridicule. Vous êtes pathétiques. »

 

Honteux je ne répondais rien, et le laissait seul.

 

Le lendemain matin Farah se présentait au petit déjeuner dans sa petite chemise de nuit romantique. C’était un jour jour  d’été et on mangeait dehors. Quand elle sortait et venait vers nous en souriant pendant un instant j’avais peur qu’elle portait en dessous encore sa couche mais, comme si elle avait lu mes pensées, elle faisait une petite pirouette dévoilant un instant sa culotte et me faisant un clin d’œil en même temps.

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Je lui souriais et à ce moment je captais le regard de mon mari, fixé sur la délicieuse créature. Elle aussi l’avait noté et, faisant un autre mouvement provocateur, retournait son regard indécent. Je voyais comment il détournait ses yeux avec regret. Toute fière je réalisais que lui aussi était troublé par la belle adolescente africaine, ma maitresse, mon bébé. Nous n’étions pas tellement pathétiques alors ?

 

A ce moment Farah s’asseyait à côté de moi et je me mettais à préparer sa tartine.

 

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La revanche 5

« Son amour n’était plus celui d’une pré-adolescente envers un autre jeune, mais plus-tôt celui d’une mère protectrice. Elle le traitait comme s’il était sa petite sœur, l’aidant avec tout ce qu’il faisait. Les jours qu’elle restait loger le moment suprême était le soir, avant le diner, quand elle l’aidait à se déshabiller, le lavait et puis lui mettait sa couche. Chaque fois elle débordait de sentiments tendres envers ce grand garçon dépendant. Lui par contre avait des sentiments mitigés. Il adorait être soigné par sa copine dont il était éperdument amoureux, mais en même temps il se sentait tellement humilié et impuissant »

Vous trouverez les chapitres précédents dans le “topic” « Revanche » en ordre renversée, le premier chapitre se trouvant tout à fait en bas.
Ou vous pouvez directement trouver le lien vers le premier chapitre dans la page « Index », et puis les liens vers les chapitres suivants chaque fois à la fin d’un chapitre.

Chapitre 5
Après le départ de Magali Alex était confus. Il aimait la fille et le fait qu’elle avait demandé si elle pouvait revenir l’avait rempli de bonheur. Mais puis elle l’avait appelé « mon petit bébé » et tout le monde c’était mis à rire. Les jours suivant il repassait souvent ce départ dans sa tête craignant qu’elle ait dit « mon petit bébé » dans le sens littéral du mot.

Mais comme promis elle revenait régulièrement et elle était aussi amoureuse que jamais, le couvrant de baisers et le tenant par la main partout où ils allaient. Mais son amour avait changé, ce n’était plus celui d’une pré-adolescente envers un autre jeune, mais plus-tôt celui d’une mère protectrice. Elle le traitait comme s’il était sa petite sœur, l’aidant avec tout ce qu’il faisait. Les jours qu’elle restait loger le moment suprême était le soir, avant le diner, quand elle l’aidait à se déshabiller, le lavait et puis lui mettait sa couche. Chaque fois elle débordait de sentiments tendres envers ce grand garçon dépendant. Lui par contre avait des sentiments mitigés. Il adorait être soigné par sa copine dont il était éperdument amoureux, mais en même temps il se sentait tellement humilié et impuissant.

A tel point qu’il désespérait. Il avait mis tant d’efforts pour s’adapter à sa nouvelle vie, à être à la hauteur des attentes de sa nouvelle famille, mais le résultat était le contraire. Il était de plus en plus le petit bébé de la famille, et le fait que Magali aussi le réduisait à ça le décourageait à tel point qu’inconsciemment il abandonnait à essayer de s’adapter et de s’améliorer. Il se laissait glisser dans la position d’un petit gosse dépendant et sans responsabilité.

Muriel le voyait immédiatement et comprenait ce qui se passait. Elle essayait de remettre le garçon sur la bonne voie en l’encourageant ou en le réprimandant, mais aucune des deux approches n’avait de l’effet. Un jour quand il avait de nouveau laissé trainer les jouets avec lesquels il avait joué sans les ranger, Muriel faisait une remarque, à quoi il avait répondu que Laure et Sophie avaient fait de même. Le fait que le garçon de 12 ans se comparait aux deux fillettes de 6 interpellait et amusait Muriel, mais elle réalisait qu’il avait raison, qu’elle était trop indulgente avec les petites, qu’il était temps de devenir un peu plus sévère avec elles.

Muriel n’avait donc pas insisté mais plus tard elle avait réfléchi à une manière pour encourager aussi bien Alex que les deux petites à devenir plus responsable.
Le lendemain après-midi elle prenait les 3 à part et leur expliquait qu’elle trouvait qu’il était temps que tous les trois devenaient un peu plus grand, mais qu’elle comprenait que ce n’était pas facile, pour les jumeaux par ce qu’elles avaient l’habitude d’être les plus jeunes, et pour Alex parce qu’il était un garçon – Il avait tellement l’habitude de ce genre de propos sexiste qu’il ne réagissait plus – . Muriel continuait donc en expliquant la méthode qu’elle proposait pour les aider à développer leur sens de responsabilité.

Pendant quelques secondes Alex croyait que c’était une blague, mais il connaissait entre temps trop bien la maitresse de maison et réalisait donc qu’elle était sérieuse. Il protestait, mais sans conviction, sachant que cela ne changerait rien. Par contre les deux petites étaient tout de suite très enthousiastes.

La méthode que Muriel avait conçue était qu’ils recevaient tous les trois une poupée et qu’ils devaient la soigner comme si c’était un vrai bébé. S’ils négligeaient leur protégée, ils seraient punis, la punition consistant en principe à être traité de la même manière que leurs poupées : S’ils ne la nourrissaient pas, ils ne mangeraient pas non plus, s’ils ne jouaient pas avec elle ils devraient jouer tout seul également, s’ils ne lavaient pas ses vêtements ils devraient sortir en vêtements sales aussi….

Quand Alex voyait les poupées type « baigneurs » que Muriel avait achetés il reprenait ses protestations avec plus de véhémence cette fois-ci. Il refusait même de prendre la sienne en main. Le résultat était qu’il passait le restant de la journée tout seul dans sa chambre. Le soir quand Emilie venait pour prendre leur douche elle apportait la poupée et plaidait pour qu’il s’arrête à se punir lui-même et insistait pour qu’ils prennent la poupée avec eux dans la douche. Quand elle argumentait que c’était trop bête de passer toute la journée tout seul pendant que les autres s’amusaient il n’avait pas eu de réponse et avait cédé. Emilie l’aidait à déshabiller la poupée et à la laver. En sortant de la douche Alex avait mis la poupée à côté de lui sur le lit pendant qu’Emilie lui mettait sa couche. A ce moment Muriel rentrait avec un paquet de Pampers pour nouveaux nés. Voyant que la poupée était toute nue elle souriait, et posait les Pampers également sut le lit: « Attention que ton bébé ne prenne pas froid ! Met lui vite sa couche et dans ton armoire tu trouveras un pyjama. Et dépêchez-vous, je vais servir le souper».

Avant qu’Alex ne puisse réagir elle était déjà repartit. Il hésitait quelques secondes mais, encouragé par Emily, il haussait ses épaules, et ouvrait le paquet, mettait une couche à son bébé, et puis lui enfilait un pyjama qu’il avait en effet trouvé dans son armoire, ensemble avec un petit tas de vêtements de poupées.

Quand Emily et lui arrivaient dans la cuisine la première chose qu’il attirait son attention était Laure et Sophie qui tenaient toutes les deux leurs poupées sur les genoux pour les nourrir au biberon. Quand Muriel le voyait rentrer sans poupée elle le réprimandait en disant que son bébé avait certainement faim. Alex ne se voyait vraiment pas donner le biberon à sa poupée et regardait Muriel avec un regard défiant en haussant ses épaules. Mais évidemment il savait déjà qu’il ne pourrait pas y échapper. Muriel le regardait et sur un ton sévère lui rappelait la règle que s’il ne nourrissait pas sa poupée il ne mangerait pas non plus. De nouveau il se résignait et montait chercher sa protégée, et puis voulait s’installer sur sa chaise pour la nourrir, mais Muriel l’interrompait : « Viens ici, que je te montre comment que tu dois préparer le biberon. » Elle le montrait comment il devait mettre la bonne quantité d’eau, y ajouter des mesures de farine de blé, tout bien secouer, mettre à chauffer au bain marie, essayer si c’était la bonne température sur le dos de sa main et puis s’installer avec sa poupée sus ces genoux et faire semblant de la nourrir. Il trouvait toute la cérémonie idiote mais, sachant que c’était la seul façon d’éviter à être punit, il faisait comme demandé.

Les jours suivants étaient très difficiles. Prendre soin de son bébé prenait énormément de temps, et souvent il essayait de prendre des raccourcis. Par exemple quand il devait nourrir sa poupée d’une purée de légumes il prétendait après quelques secondes qu’elle avait vidée son assiette. Muriel n’était pas dupe. La première fois elle faisait semblant d’accepter l’explication mais quand Alex se mettait à manger à son tour elle enlevait son assiette après deux bouchées, expliquant qu’il avait mangé autant que sa protégée. Le jour suivant elle avait prévu, et donnant une deuxième assiette, elle exigeait que chaque cuillerée doive être apportée devant la bouche de la poupée, puis vidée dans la deuxième assiette, jusqu’à ce que la première assiette soit vide. Vider les cuillerées n’était pas aisée puisque la purée collait. Pour gagner du temps Alex vidait la cuillère dans sa propre bouche quand il croyait que personne ne regardait. Mais évidemment il était découvert, et Muriel le taquinait : « Alors t’aimes la purée de légumes ? Si tu veux je peux t’en préparer pour ton diner dorénavant? »

Souvent il se trouvait punit, seul dans sa chambre. Les deux petites aussi n’y arrivaient pas facilement. Chez elles ce n’était pas de la mauvaise volonté mais distraction et manque de discipline. Muriel comprenait que seulement avec des punitions elle n’arriverait pas à ce que toutes les 3 prendraient complètement leur responsabilité envers leurs bébés respectifs. Réalisant qu’il fallait des encouragements, elle commençait à donner des cadeaux. D’abord des choses qui rendaient la vie des « mamans » plus faciles comme une chaise haute ou un sac porteur. Très apprécié était un harnais de bébé puisque cela permettait les gosses d’aller jouer en laissant leurs bébés en sécurité. Evidemment s’ils abandonnaient leur poupée trop long temps ils étaient punit.
Après les choses utilitaires pour le confort des mamans suivaient des nouveaux habits : des petites barboteuses, grenouillères, robes et jupes. Muriel constatait avec satisfaction comment les 3 gosses se prenaient au jeu, et comment une sorte de compétition s’installait entre elles pour qui avait le bébé le mieux habillé et soigné.

Surtout Alex devenait une maman complètement dévoué à son petit bébé. Muriel était d’abord un peu surprise mais puis elle comprenait la psychologie de son attitude. Pendant des mois elle avait enlevé toute confidence chez le pauvre garçon, à tel point qu’il était arrivé à croire qu’il n’était capable de rien, même pas de prendre soin de soi même. Le fait que maintenant il recevait tout le temps des compléments pour la façon qu’il soignait sa poupée, et surtout le fait qu’il gagnait le concours implicite avec les deux autres, le rendait vraiment heureux.

Muriel, observant le fils de 12 ans de son ex-mari, portant ses jolies petites robes et bracelets, jouant gaiement avec sa poupée, réalisait qu’elle avait mieux réussit que ce qu’elle avait pu espérer. Alex ne serait jamais le macho misogyne que son père en aurait surement fait. Le garçon se sentait clairement bien dans sa peau, c’était comme s’il était né pour une deuxième fois, mais cette fois-ci comme petite fille modèle, et que ça lui allait mieux que la première fois.

Un jour en sortant du magasin de jouets, ou les trois « mamans » avaient pu choisir des nouveaux habits, pour leurs petites protégées – qui étaient restées à la maison sous la garde des grandes sœurs – ils rencontraient Marco et sa maman. Bien que Marco ne fût plus jamais revenu chez eux Alex et lui continuaient à se voir au volley-ball et étaient toujours amis. Alex avait fort apprécié que le garçon n’ait jamais dénoncé aux autres enfants qu’à la maison il portait des jupes et des bavoirs.

Pendant qu’Alex et les deux petites montraient les habits de poupées qu’ils venaient d’acheter, les mères se parlaient entre elles. Marco ne s’étonnait pas trop que son copain jouait aux poupées, et, bien qu’amusé, ne se moquait pas de lui.
Entre temps Muriel apprenait que Marco ne se portait pas bien. Le garçon, de plus en plus timide, était taquiné sans cesse à l’école. Il avait changé d’école mais la même chose s’y était reproduite. Par réaction il devenait agressif, négligeant et insupportable. Sa mère était au désespoir. Muriel regardait le garçon d’un air pensif et observait qu’elle avait probablement un moyen pour rompre le cercle vicieux, mais pour ça le garçon devrait revenir en visite de temps en temps. La mère regardait Muriel un moment et d’un air préoccupé elle répondait qu’elle serait prête à tout mais que son fils n’accepterait jamais de porter des vêtements de fille et ne voudrait plus porter de tablier non plus. Muriel, en souriant, acceptait la condition, tout en expliquant que c’était bien dommage puisque quand les garçons étaient habillés en filles ils devenaient déjà tout de suite moins agressifs.

Quelques jours plus tard Marco arrivait et dès son arrivée était présenté à sa poupée, avec l’explication qu’il devait s’en occuper comme si c’était un bébé. Le garçon, d’abord surpris, mais voyant comment son grand copain, portant sa poupée sur le ventre, s’en occupait tout naturellement, hésitait un moment mais puis acceptait sans protester. Et Muriel était stupéfaite de voir comment il rentrait tout de suite dans le jeu.

Pendant toute la journée il s’occupait de sa poupée comme si c’était sa petite soeur et ce plaisait au jeu. Quand le soir il acceptait sans hésitation l’offre de Muriel d’emmener sa poupée chez lui sa mère n’en revenait pas. Le fait de s’occuper de son bébé ne changeait évidemment en rien les taquineries dont il était l’objet, mais le garçon changeait complêtement d’attitude. En même temps que de sa poupée il prenait soin de soi-même, s’occupait de ces devoirs, et réagissait calmement même dans des situations exaspérant (A long terme cette attitude lui vaudrait probablement le respect des autres, mais ça dépasse la période de cette histoire).

Muriel observait quelque chose de semblable chez Alex. Après avoir été convertit en petite fille dépendante des autres, le fait de s’occuper de sa poupée avait mis en marche un changement plus profonde que Muriel n’avait prévu. Alexia començait à faire des progrès en classe, rattrapant Emily, à table elle faisait attention à ne pas salir son bavoir, et la plus part des nuits sa couche restait sèche. Muriel d’abord ne savait pas si elle aimait cette evolution. Cruellement elle avait prévu d’en faire un bébé permanent , – ce que dans ces yeux étaient tous les hommes de toute façon,- une créature irresponsable, dépendant de son entourage pour toujours, un peu ridicule mais mignon.

Mais elle devait admirer comment le garçon avait acepté son sort, et puis avait pris sa chance de se réinventer en une fille parfaite. Il méritait peut-être d’aller au bout de cette logique. Elle hésitait pendant quelques semaines en observant avec une tendresse grandissante sa Pygmalion, et finalement décidait qu’elle irait au bout des choses

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Memories 5

I was surprised to discover how much I enjoyed doing this. Of course the fact that sitting in the playpen with messy diapers made me feel very babyish was a big part of this feeling of wellbeing. But there was more . I was very aware of the sensual feeling of the poop coming out of my little hole and of the soft, warm mass, engulfing my private parts.  I even liked the smell.”

…………………

 

You will find the preceding chapters of this story in “categories” under “Memories”, with the different chapters in reversed order. To find the first chapter you just have to scroll down to the bottom.

 

Chapter 5

The next day Jennifer had some shopping to do and we drove to a brand new shopping small, a concept we didn’t know in Europe yet at the time. She made me put on grey, tight fitting, shorts, under a white polo shirt, which made me look like an English school boy. I hated the boring look, but realized that I couldn’t go shopping wearing a dress or baby clothes of course.

In the mall we went to a department store where Jennifer was looking at the baby clothes when I was attracted by the girl’s clothes section a little bit further. Going over there to have a closer look, my attention was caught by a collection of accessories. I suddenly longed to be a girl again and to be able to wear colorful bracelets, hairpins and earrings.

Looking furtively around if nobody was watching me I tried on a couple of bracelets and watched myself in the mirror. I looked silly wearing bracelets with boy’s clothes but nevertheless I tried on other stuff. I was soon completely absorbed by it, trying to imagine how it would look if I wore a dress, and didn’t notice Jenifer coming over – pushing David in his stroller – until she was standing next to me: “They look lovely on you”. I jumped up, blushing once more. Jennifer looked at the rack and taking out a headband with a big flower attached to it, suggested its color would go well with the bracelets I was wearing, and before I could react she had me try on the headband. This encouraged me to go on trying other stuff, under the amused eye of Jennifer. After a while I decided which bracelets, and which butterfly-shaped hairpins I liked most, and she offered to buy them for me. At that very moment a salesperson came over: “Going to a hippy party?” Jennifer was as surprised as me and was speechless for a split second, but then smiled at the saleswoman: “Yes indeed, he is invited to a themed birthday party where everybody has to be dressed a hippy. We just made our choice, didn’t we Chris?”  Not able to speak I nodded and handed the selected accessories to the saleswoman, following her to the cash register.

I was all excited, thanking Jenifer with a big hug, and, with the prospect of putting on my new things, was ready to go home immediately. But Jennifer had more shopping to do and we continued. A little while later David messed up his diapers and Jennifer, taking him to the changing room, told me to wait for them in the toys’ store that we had just passed. As I obediently turned around to go to the shop she stopped me. Thanking me for having been such good company since I had arrived she wanted to buy me a real present, telling me to go and choose something in the store. I was of course very excited and giving her another hug wanted to hurry to the store, but when Jennifer asked if I had any idea what I was going to look for I had no clue. She smiled, and bending over she whispered in my ear: “I think my little baby girl would love to have a nice dolly, don’t you think so?”  Once more I turned all red, but she was right, I would love to get a nice doll.

Entering the store I went straight to the dolls section where I was overwhelmed by the choice. At first I was attracted to the life size baby dolls, but then my attention got caught by the Barbie’s and Dawn dolls, only to go back to the talking  and walking mechanical dolls. I would have loved to have them all. As could have been expected after a while I was interrupted by a salesperson who asked if I needed any help. Blushing for the umpteenth time that day I stuttered I was just looking. The woman gave me a strange look and then insisted, asking if I was looking for something specific. I managed to answer that I was looking for a present for my little niece.

The attitude of the saleswoman changed completely: “Oh, how nice! And how old is your little niece?” Again I was completely taken by surprise and stammered I didn’t know. Very patiently the woman asked if my niece was going to kindergarten. By that time I was recovering my senses and I answered she was going to start primary school. The next question was how much I had planned to spend on the present. Again I couldn’t answer, but luckily Jennifer arrived at that moment.  She was clearly intrigued by the scene and asked if I had made my choice. Relieved I answered I couldn’t make up my mind as I didn’t know how much I could spend. Generous as always Jenifer answered that was of no importance, I just had to choose what fancied me most.

Afraid that the saleswoman would find out the doll was for me I wanted to get it over with as fast as possible. I took a large life-sized baby doll out of the rack and said I thought Beth would love that one. Jenifer understanding what I had told the lady, laughed, and began teasing me: “Don’t you think Beth is somewhat old for that?” The saleswoman interrupted her by saying that she understood the little girl was 6 and that many girls of that age loved the doll.

Jenifer corrected her: “Oh no, the girl is 11 years old!” And then she turned to me in mock surprise: “But why have you said Beth was only 6?”  I was horrified and looked at her with pleading eyes. But she continued in her teasing way: “OK, let’s buy the doll and if Beth doesn’t like it you can keep it yourself. I guess that’s what you are really after, no?”  The horror continued when she turned to the flabbergasted woman and said in a confidential tone: “He will never admit it, but he loves to play with dolls”

The woman looked at us not knowing how to react, kept quiet, and taking the doll walked towards the cash register. Jenifer winked at me and then we followed the lady. While Jennifer paid the lady asked an assistant to gift-wrap the doll.  In the car the large pack was sitting between me and David, making me anxious to get home. But I was even more excited with the idea to put on the bracelets and hairpins that Jennifer had put in her bag. When getting home I asked Jennifer if I could put on my presents and open the package she told me to be patient, that she first wanted to diaper me before I had an accident. I loved to be diapered so I promised to be patient. When she had pinned on the diapers and pulled up the plastic pants she opened still another present that she had bought without me noticing it.

When I saw the pretty sundress that she took out I was overjoyed. It was a cute green dress that was fastened over the shoulders with blue ribbons knotted in nice bows. On the front it had 2 little fishes and a starfish with a smiling face on it. The skirt fell to my knees completely covering my diapers and plastic pants. As until then she had always dressed me with short dresses over assorted baby pants I began to wonder if she wanted to take me out dressed like this. Exciting, but at the same time disturbing, idea. With my short hairs I didn’t really look like a girl anymore although dressed like that people would still think I was one. But what if we met someone we knew?

When I was dressed she finally took out the small packs with the accessories and put two butterfly pins in my – short – hair, and helped me put on the bracelets. When she told me to look in the mirror I agreed I looked very cute, and completely girlish.

I spend the rest of the day happily playing with my new doll, sucking on a pacifier.

The next day Jennifer decided we would have a quiet day at home. I understood that that meant I was going to be babied all day but I didn’t mind. To be honest, I think I was very excited with the prospect of being a little baby for a whole day.

That morning, in what had become the daily scenario, baby David had woken me up by making little noises in his cradle. As the crib was too small for him and he risked falling by trying to climb out of it he was attached with a baby harness. But that didn’t seem to annoy him at all. The harness permitted him to sit on his knees to play. As I woke up I also sat on my knees holding the side panel of my cod with my hands and we “talked” to each other making funny noises until Jennifer came to take us out of bed.

She lowered the side panel of my cod bed and checked my diapers (“Gosh Chris, your diapers are soaked! But I guess they will hold out until after breakfast.”) , took David out of his crib (“You are almost as wet as your big sister.”), and, taking me by the hand, led us to the kitchen.

David was installed in his high chair and she fastened a bib around both our necks and then served us a bowl of oatmeal that she spoon-fed simultaneously to the two of us giving a spoonful to each one alternatively

After breakfast we went to the bathroom where she took off our wet diapers and we were put in bath. I loved to play with little David in the water, holding him between my legs and having water run over his face as his shrieked with pleasure. Or sitting on opposite sides of the bath facing each other with our legs open and making the plastic ducks and boats float to each other. But the best moment of the bath was of course standing up and having Jennifer wash me from top to toe.

After bath she first diapered David. I loved to watch her put on the little baby’s diaper.  To watch how she laid him down on the changing table, richly powdered his chubby legs, softly rubbing the powder everywhere, and then lifting his legs pushing the folded cloth diaper underneath his bottom, fold the diapers around his legs and fasten them with safety pins, to end the whole process with pulling up plastic pants. She next dressed him in a short legged romper fitting around his short chubby legs with elastics.

I loved to watch the whole process knowing that next it would be my turn. She told me to wait while she carried David to his pen. When she came back she told me to come out of the bath and then wrapping me in a large towel dried me vigorously. Next I had to lay on the ground where she, kneeling next to me, proceeded exactly in the same way as with David. I loved the feeling and the smell of the baby powder, but the high point was always the moment she tightly folded the heavy cloth diapers around my legs and fastened them with safety pins. But having to stand up so that she could pull up the plastic pants, having them snap around each leg, was almost as good. I was happy to see she took out the sundress from the previous day for me to wear again.

When I was ready she took out some toys and sat down on the floor with us to play. I began building a tower with the building blocks and proudly showed her how good I was. David tried to imitate me but of course wasn’t able to put more than two blocks on top of each other. I made fun of him, in a friendly teasing way. Jennifer seemed amused by the idea that I was making it seem like a competition between me and the 9 month old baby.

She went away and came back holding a roll of duck-tape in her hands. Telling me to come over she told me to hold out my hands and proceeded to tape my fingers together, leaving only my thumbs free. She smiled broadly: “Let’s see who builds the best towers now.”

I soon discovered how hard it was to take the blocks with bandaged hands and to try to deposit one block on top of the other this way. But after a few attempts I got it under control and was rewarded with a big hug from Jennifer. As in the meantime David had messed up his pants she was going to change him but before leaving me alone handed me a coloring book and pencils, instructing me to try to keep within the lines as well as possible.

Coloring with my fingers taped together proved to be extremely hard and the result looked as if a 2 year old had been doing it. But this didn’t annoy me at all, on the contrary realizing she was turning me ever more into a baby made me feel happy.

When Jennifer came back she looked at my work, smiled, and sitting next to me gave me a kiss, telling I was doing great. She had put David in his playpen and told me to join him, after what she disappeared to the kitchen soon coming back holding a baby bottle of milk for each of us.

When we had finished drinking our bottles she asked if we wanted to go out for a walk in the garden. It was a rhetorical question to which she wasn’t expecting any answer. Nevertheless, looking at the way I was dressed, I wanted to tell her I thought we were doing fine at home but she anticipated it by taking my hand and telling me to climb out of the pen as she was going to change me into a more appropriate outfit. I happily followed her to the bathroom where she first checked my diapers – which were still dry – and then took off the dress, and untaped my fingers.

She helped me into a white dress shirt with a Peter Pan collar. This wasn’t exactly the kind of shirt that 12 year old boys wore but I was already relieved she wasn’t taking me out wearing a dress, so I led her button up the shirt. She then took out a garment I had never seen before. It was a kind of short-all but without a waste and with short wide pipes, closing with a zip in the back. It looked like a kind of straight jumper dress of which the skirt had been replaced with shorts. I wasn’t very sure I liked it but Jennifer told me I would be very cute in it and so I let her help me putting it on. The outfit was completed with white knee-high socks and white open shoes.  I knew it looked very childish but  again with Jennifer insisting so much that I looked lovely I didn’t protest.

A little later we were walking in the park surrounding the building were we lived, me in my childish outfit pushing little David in his stroller. We went straight to the part of the garden where a small play park with a large sandbox was installed. Jennifer took some toys out of a bag, installed David in a quiet corner of the box and helped him playing. It didn’t took very long before she had me sitting in the sand next to David, playing with little forms too, while she installed herself with a book on a bench.

After a while I suddenly heard voices behind my back and when I turned saw Jennifer talking with a girl one or two years older than me, wearing riding pants, boots and a riding cap. I immediately recognized her. Jennifer had introduced me to her and a couple of her friends a couple of days earlier, when we had run into them when preparing to leave for my grandfather’s party. I had been very proud of the admiring way the girls had looked at me with my smart blazer and dress pants. Now she was looking at me in a very different way, her mouth open in amazement.

Blushing very hard I completely froze. But then, without realizing what I was doing, I rose and walked towards them, automatically swiping the sand of my bottom. Feeling how the slightly humid sand had wetted my bottom I suddenly became very aware of my diapers.  At that moment I heard Jennifer asking the girl if she had some time: “I should go over to Julian – the janitor – to make some arrangements, but don’t want to leave my two boys on their own. Can you keep an eye on them while I walk over to him? It won’t take long”

I turned even redder and the girl didn’t know how to react. As I stammered that I could watch over David, Jennifer smiled gently: “I know darling. I love to watch how the two of you play well together, but still, I would feel safer if I knew someone a little older would keep an eye on the two of you.”  She turned again to the girl who was still flabbergasted but, beginning to get intrigued and amused by the situation, said she had nothing else to do and would be glad to wait for Jennifer to come back.  Jennifer thanked her, tapped me on the bottom – reminding me even more that I was wearing diapers and plastic pants – and told me to rejoin David.  Meekly I turned away feeling the eyes of the girl in my back … and on my bottom.

I sat down in the sand next to David but wasn’t able to play anymore. I was just sitting there when she walked over to us: “How old are you?”  I turned around and looked into her sincerely curious face. Realizing she was not trying to make fun of me I answered truthfully:  “Twelve, and in a couple of months I will be 13.”  “Wow, you look younger! I am 13 but I will be 14 in 3 weeks. Why do you wear such childish clothes?”  I blushed once more: “Euh, because my cousin Jennifer makes me.” “She does?”  I felt like I was accusing Jennifer of doing me wrong so I added that I liked the outfit. “It is very convenient for playing”. I immediately realized that attiring her attention to the fact that I was playing in a sand box was not a very smart thing to do.  She looked at what I had been doing and noticed the little figures of flowers and animals I had made in the sand using plastic forms. She realized baby David was way too you young to have made them: “Have you made those?” I nodded. “Yeah, I was showing how to do it to David.” I lied.

She looked at me ever more intrigued. “Can you show me too?” This time she was making fun of me but not knowing what else to do I filled a form of a little duck with sand, pressed the sand in it, and then, having prepared a flat place in the sand, I tuned the form around and posed it on the flat part. When I took away the form I had made a nice duck in the sand. I looked at the girl who clapped her hands in mock congratulations: “That’s a nice duck you have made!”

Knowing she was making fun of I looked down. “What more can you do? Let’s see what other toys you have brought.” She looked around and discovered a large plastic sifter. “Ah, do you know how to make sugarcoated pastries?” I immediately understood what she meant. I hesitated for a second but then nodded and taking the sifter, filled it with dry sand and sifted it on top of some of the small sand figures.  Again she clapped her hands,  but at that moment David, who had been playing on his own, lost his balance and falling with his face in the sand began crying. The girl immediately took him in her arms and, trying to sooth him, walked away with him. When he stopped crying she put him in the grass and taking a large plastic ball rolled the ball towards him. He was able to grasp it and then, on her asking, pushed it back towards her. As the lawn was slightly sloping and he was sitting higher than she, the ball slowly rolled in her direction. She congratulated him loudly and then repeated the little game. I watched them from a distance, relieved the attention had been turned away from me, but at the same time I felt slightly jealous.

After a few minutes she noticed I had stopped playing and was watching them. She smiled, and in a condescending way, asked if I wanted to join them. My first instinct was to say no, but she half-mockingly insisted and a few seconds later I was sitting next to them pushing the ball from one to the other. I tried to assume the same attitude as the girl, participating but making it clear that I did it to help her take care of the little baby.

When David pushed the ball in the wrong direction and it slowly rolled away, I jumped on my knees and crawled on hands and knees behind the ball. Doing so I exposed my bottom to the girl, not aware that the pipes of my jumper had shifted upwards and that on each side the plastic pants were showing.

When I turned around I looked straight in her surprised eyes. She was watching me open-mouthed, wanting to say something but unable to do so.  Following her gaze I looked down and suddenly realized what she had seen. Blushing again I instinctively pulled the pipes of my shorts down, looking around for a way out of this more than awkward situation.

At that moment I heard the voice of Jennifer: “He is a very special boy, isn’t he?” Both the girl and I turned around looking straight into the smiling kind face of my cousin. “Chrissie and I think that nowadays kids grow up way too fast. That’s why we decided that he could be a little kid as long as he wanted to. Isn’t that sweet?”

The girl look at me even more flabbergasted. Then, thinking it was a joke, she erupted in a loud laugh: “Sure you like to dress like a moron, and to wear diapers?”  I wanted to answer that indeed I did, but Jenifer, probably understanding that the girl was not going to understand anyway, changed tactics: “Oh no, that is something else! I make him wear diapers because when he plays he wets his pants sometimes and when that happens that’s so embarrassing for the poor boy. Besides I don’t like to have to wash his clothes all the time.”

I looked at her in disbelief. The girl had stopped laughing, ever more surprised with the situation, but, deciding to belief Jenifer’s explanation, gave me a look filled with pity. Jennifer decided it had been enough, that it was time to separate us from the girl, so before she could react Jenifer thanked her and began putting the toys in the bag saying it was time for her two babies to take a little rest, “as they surely were very tired after playing so well.”

The girl, relieved to be able to leave us, gave a kiss to David, said good bye to Jennifer, and then turning awkwardly to me,  didn’t know what to do. She murmured a good bye in my direction, vaguely waving with her hand, and then turning on her heels, hurried away.

I felt horribly humiliated but at the same time having the girl think I really didn’t control my bladder made me feel really small and that was a nice feeling. When Jennifer had installed David in his stroller and began pushing him, she extended her hand which I eagerly grabbed. I vividly remember as if it was yesterday, walking at the hand of my beautiful, loving, cousin, nervously looking around, afraid we might run into the girl and her friends. But at the same time holding Jennifer’s hand reassured me, and I think I secretly hoped to meet the girl on our way home, because I was proud to be Jennifer’s little kid.

At home Jennifer put us in bed for our nap, wearing nothing but diapers, plastic pants and a little shirt. Those naps too had become a habit. I remember that in the beginning I had problems falling asleep in the middle of the day, but after a while I got used to it and fell asleep immediately. After about an hour she woke us up to have lunch. Before falling asleep I of course had wet my diapers, because I had become addicted to the feeling of the warm wetness spreading around my bottom. When Jennifer told me to come out of the cod bed she checked my diapers and feeling the heaviness between my legs laughed, saying I was becoming a real baby. She put on our bibs, and spoon-fed the vegetable mash to her two babies. By that time I didn’t even think about eating by myself anymore.

After lunch she changed my diapers and dressed me in a cute romper she had knitted herself. It was made in a pink and white gingham fabric, with a plastic lining. It consisted of baby pants, closing with press buttons on either side, and fitting with elastics around the legs, with a bib and braces that crossed in the back. I was the most babyish outfit she had ever asked me to wear but I didn’t care. On the contrary I loved it.  And I wasn’t surprised when she taped my fingers again, this time even including my thumb.

The afternoon we stayed inside playing, interrupted only for the fruit mash, after which David was put back in bed for another nap, but I was allowed to stay up. At the end of the afternoon she served both of us some sandwiches with jam which she had cut in small pieces and of which she had discarded the crumbs, and then the 3 of us sat on the couch with Jenifer in the middle, reading from a children’s book. Suddenly I felt I had to relief my bowels. When I asked Jennifer to help me to the toilet, – with my taped hands I couldn’t do it myself, but anyway I was becoming so used to being helped with everything I would have asked her even if my hands had been free -, she looked a little bit annoyed having to interrupt the reading, but then smiled maliciously: “Why do you think you are wearing diapers?”

I looked at her in disbelief, she couldn’t be serious. But she smiled calmly: “Don’t be shy. All little babies mess their diapers”. And she resumed reading. I couldn’t decide to do it so I sat back and tried to get interested in the story again, but grew increasingly uncomfortable. Some ten minutes later we came to the last page of the book and Jennifer took David to give him his bath telling me to climb into the pen and to be a good boy playing by myself.

Once in the pen the need to relief myself became too big. I sat on my knees and, pushing, I immediately felt some poop coming out. I was surprised by the swiftness and, ashamed by what I had done, sat down. I felt the poop spread out a little bit and I liked the feeling. I sat back on my knees and pushed again, longer than the first time, and felt the warm sticking mass coming out looking for a place in my diapers. Sitting down again I began shifting back and forth on my bottom, feeling the poop spread all over.

I was surprised to discover how much I enjoyed doing this. Of course the fact that sitting in the playpen with messy diapers made me feel very babyish was a big part of this feeling of wellbeing. But there was more. I was very aware of the sensual feeling of the poop coming out of my little hole and of the soft, warm, mass, engulfing my private parts.  I even liked the smell.

When Jennifer entered the room she immediately smelled what had happened, and smiled: “Little Chrissie has done a big poopoo? That’s a good baby! Come, Jenny is going to have you all cleaned up!”

She reached out her hand which I grabbed, climbing out of the pen and following her to the bathroom to get washed and diapered again. I loved being washed nevertheless I would have like to keep my messy diapers a little longer. But there would be other days I thought happily.

–         To be continued  –

La revanche 2

« Descendant l’escalier Alex était conscient de la couche lourde qui pendait entre ces jambes et il remontait son short. Il n’avait pas vu qu’Emilie le suivait et avait vu son geste. Imitant sa mère elle mettait sa main en dessous de sa chemise et pesait le poids de sa couche : « Pff, ta couche est vraiment trempée ! T’es quand même un vrai bébé. ». Il n’avait rien à répondre et entrait à la cuisine prenant soin de bien tirer sa chemise de nuit vers le bas. Tous les autres étaient déjà là, et il avait l’impression qu’elles regardaient tous son bas ventre. En s’asseyant il tenait sa chemise par le bord en couvrant bien son short, mais il voyait qu’Emilie chuchotait quelque chose à l’oreille de Juliette. Celle-ci le regardait avec un air étonné mais puis, lui donnant son sourire sournois, elle venait vers lui et comme le jour précédant procédait à lui mettre son bavoir : « Voilà le petit bébé pisseux préparé pour son petit déjeuner ». »

Vous trouverez les chapitres précédents  dans la “topic”  « Revanche » en ordre renversée, le premier chapitre se trouvant tout à fait en bas.

Chap 2

Tout confus Alex s’installait à côté d’Emilie pendant que Mlle Irène ordonnait à toute la classe de continuer les exercices du jour précédent. A Alex elle disait de faire les mêmes exercices qu’Emilie.

Alex était étonné du niveau des exercices dont Emilie s’occupait. Elle avait trois ans de moins que lui mais était à un niveau de mat tout à fait similaire. Plus tard il se rendrait compte que ce n’était pas seulement le cas en mat, et que toutes les trois les filles avaient une avance considérable comparé aux enfants de leurs âges respectives. Les jumeaux de 5 ans lisaient des livres, faisaient des calculs, et apprenaient les tables de multiplication. Et Juliette, il ne savait pas vraiment ce qu’elle étudiait puisqu’en général elle travaillait sur son ordinateur sans que Mlle Irène, ni sa mère, ne s’en occupaient beaucoup.

Mais retournons à ce premier jour. Il s’attaquait plein de courage aux exercices et était content de constater qu’il avançait bien. Mais quand il jetait un œil sur le papier d’Emily il voyait qu’elle avançait encore plus vite que lui. Cela le frustrait et il essayait de la rattraper. Quand Mlle Irène venait voir comment il se débrouillait elle l’arrêtait immédiatement, montrant des erreurs dans ces derniers exercices. Alex réalisait qu’en voulant se dépêcher il avait fait des bêtises. Quand il s’excusait et, voulant se défendre, il expliquait qu’il reconnaissait ces erreurs, et qu’il allait faire plus attention. Irène l’interrompait. Se tournant vers Emilie, elle demandait si Emilie pouvait expliquer les bonnes solutions.  Alex insistait que ce n’était pas nécessaire mais cela lui valait un discours sur la stupidité de la vanité masculine.

Donc il s’inclinait, et devait vite reconnaitre qu’Emilie l’expliquait bien. Pendant ce temps-là Mlle. Irène expliquait des nouveaux exercices aux jumeaux.

Deux heures après le début de la classe il y avait une récréation. Alex se trouvait avec les 3 files dans la salle de jeux ou Muriel les servait un verre de lait. Il s’étonnait que Juliette ne se joignait pas à eux, et voulant relever le fait que lui aussi était plus âgée que les 3 autres, il allait la rejoindre dans la classe, ou il la trouvait toujours occupé avec son ordinateur. Quand elle l’entendait arriver elle levait à peine ces yeux. Légèrement intimidé Alex prenait son courage en mains et demandait ce qu’elle faisait. Cette fois-ci elle le regardait, mais avec un regard plein de dédain : « Rien qu’un petit garçon comme toi pourrait comprendre. ». Elle se repenchait sur son ordinateur laissait le garçon sans parole. Il hésitait une seconde mais puis retournait chez les autres avec une figure  écarlate de gêne.

Quand ils reprenaient le travail Mlle Irène se mettait à leur table et donnait une petite leçon de grammaire, qu’après ils devaient appliquer dans des exercices, pendant qu’elle rejoignait les jumeaux de nouveau. Après une demi-heure elle congédiait les petites en leur disant qu’elles pouvaient aller jouer puisqu’elles avaient bien travaillées. Puis, revenant chez Emilie et Alex pour corriger leurs devoirs, elle les félicitait, puis les demandait de commencer une nouvelle série d’exercices plus compliqués. Alex, commençant à en avoir assez, soupirait. Irène le regardait, d’abord un peu étonné, mais puis sans hésitation elle le congédiait à son tour : « Bien sûre, c’est dure pour un garçon de ton âge de devoir se concentrer toute une matinée ! Mais t’as déjà bien travaillé, donc va vite rejoindre Laure et Sophie ! » Alex, étonné de cette réaction,  hésitait une seconde d’entamer quand même la nouvelle série d’exercices,  mais il  n’avait vraiment plus le courage. Il se levait et quittait la pièce. Rejoignant les deux petites de 5 ans il se sentait un peu honteux mais les fillettes étaient contentes de le voir arriver à la terrasse. Elles voulaient sauter à la corde et il leur manquait une troisième personne pour faire tourner la corde. Alex, content de se rendre utile, acceptait tout de suite, et évidement bientôt c’était son tour pour sauter. Il était surpris de voir comment il tenait automatiquement le tablier de chaque côté pour éviter qu’il montait à chaque saut. Il pensait que c’était idiot puisqu’en dessous il portait un short, et il voulait lâcher mais n’y arrivait pas. Il ne savait pas que Muriel était sortie à la terrasse et l’observait depuis quelques minutes jusqu’au moment qu’elle l’interpellait : « Je vois que tu t’adaptes bien. Je suis vraiment contente de toi. » Il ne savait pas comment réagir et, s’arrêtant de sauter, il se tournait vers elle et souriait timidement. Mais à ce moment Irène les appelait : « Laure, Sophie, Alexia, il est temps de reprendre le travail ! » S’entendre appeler Alexia l’enrageait, et furieux, il se tournait vers l’institutrice, prête à faire une remarque désinvolte. Heureusement que Muriel présentait sa réaction et le donnait un clin d’œil. Cette forme de complicité venant de cette femme sévère qui jusqu’à ce moment c’était limité à donner des ordres et instructions, le désorientait. Voyant que sa remarque avait l’effet voulu, Muriel se tournait vers l’institutrice : « Et en classe ça se passe bien ? »

Irène, toujours respectueuse envers son employeur, donnait un gentil sourire à son nouvel élève: «Oh oui, tout se passe très bien. Elle va vite nous faire oublier son sexe. » Muriel éclatait de rire et donnait de nouveau un clin d’œil au pauvre garçon.

Pendant l’heure suivante Irène mettait les 3 filles au travail pendant qu’elle s’occupait exclusivement d’Alex, lui montrant plein de livres d’histoire, de géographie, de langues, de sciences, afin de se faire une idée plus précise sur ce qu’il avait déjà appris. Sa conclusion qu’en général il était à un niveau de connaissances fort proche de celui d’Emilie ne l’étonnait plus. Et cela avait l’air de bien arranger Irène puisqu’ainsi elle pouvait les enseigner simultanément.

L’heure du déjeuner était arrivée et toute la bande se précipitait à la cuisine ou Muriel les attendait pour servir à manger. Alex voyait tout de suite que dans l’anneau de serviette à côté de son assiette se trouvait de nouveau la bavette. Pendant que Muriel mettait les bavettes aux jumeaux, Juliette se tournait vers lui. C’était une des premières fois qu’elle daignait remarquer sa présence. Elle sortait calmement le bavoir de l’anneau, le déroulait, et s’approchait de lui : « Viens, je vais nouer ta bavette ».  Il savait que protester n’avait pas de sens, mais c’était plus fort que lui. « Ce n’est pas nécessaire, je porte déjà un tablier. » Muriel réagissait immédiatement : « Les tabliers ne sont lavés qu’une fois par semaine. Tu ne veux quand même pas te promener avec un tablier sale pendant toute une semaine ? » Il se donnait vaincu et, se sentant tout petit, il laissait nouer le bavoir autour du cou par sa demi-sœur.

Mais le pire devait encore venir. Muriel servait la soupe mais pour lui et pour les jumeaux elle ne la servait pas dans une assiette mais dans un gobelet, et quand il voulait prendre la cuillère pour manger Muriel lui disait de boire. La soupe était assez épaisse et évidemment il n’y avait pas moyen d’éviter de couvrir la moitié de sa figure du liquide vert. Quand il avait vidé le gobelet il essuyait automatiquement sa bouche avec son bavoir, ce qui causait la remarque de Muriel qu’il comprenait maintenant pourquoi elle le faisait porter une bavette.

Mais le repas-torture n’était toujours pas terminé. Le plat principal consistait de pommes de terre, compote de pommes et saucisses. Puisqu’il n’avait de nouveau pas reçu un couteau il voulait couper la saucisse avec sa cuillère, mais Muriel l’interrompait sur un ton sévère et demandait à Emilie de couper son repas en petits bouts. Il ne protestait plus.

Après le repas ils se remettaient tous en classe pour « une heure de calme pour bien digérer ». Muriel mettait un CD de musique classique et les filles sortaient leurs paniers à coudre. Juliette se mettait à travailler à une robe dont elle avait dessiné le modèle elle-même, Emilie sortait de son panier un pull à moitié tricoté, pendant que les deux petites brodaient des dessins sur leurs tabliers. Muriel se mettait à côté d’Alex et le demandait s’il avait déjà fait des jeux de broderie. Alex, résilié, savant qu’il n’y échapperait pas, secouait doucement la tête. Muriel lui montrait comment mettre un fil dans une aiguille et puis le donnait un jeu de broderie Hello Kitty. Alex se mettait au travail et très vite était  absorbé par le jeu, à tel point qu’il ne sentait pas que Muriel s’était approché jusqu’au moment qu’elle le complémentait : « Mais c’est parfait ! T’as l’air d’avoir du talent pour la couture ! »  Il rougissait et, bien qu’il  ne l’aurait pas admis, le compliment lui faisait plaisir.

Après une heure la classe de couture était terminée et Alex apprenait qu’ils étaient libres pour le restant de l’après-midi. Juliette avait classe d’équitation et après avoir mis un pantalon et des bottes était conduit au manège par Marcel, l’homme à tout faire de la maison. Les trois autres se mettaient à jouer dans le jardin. Au début Alex les regardait mais quand elles insistaient il les rejoignait pour sauter à la corde, jouer le jeu de la marelle ou  faire le saute-mouton.

Le temps passait très vite à tel point qu’il était surpris de constater que Juliette était déjà de retour et l’observait en souriant. Il rougissait de nouveau et arrêtait brusquement à jouer. A ce moment  Muriel annonçait qu’il était temps à se mettre en pyjama.

Il était de nouveau le premier dans la douche  mais après quelques secondes le rideau s’ouvrit et sans un mot Emilie se joignait à lui : « Pousse toi, il y a de la place pour deux, avant je prenais souvent ma douche ensemble avec Juliette.»

Muet de stupéfaction il faisait de la place. La fille ne semblait trouver rien de spécial au fait qu’elle prenait sa douche ensemble avec un garçon et, une fois passé sa surprise initiale,  il la donnait raison.  Quand ils sortaient de la douche il constatait avec horreur qu’il y avait déjà une couche qu’il attendait sur son lit, à la vue de tout le monde. Il voulait la cacher en dessous de son lit quand la porte s’ouvrait et que Muriel entrait : « Ah, t’es déjà prêt? Parfait, comme ça je vais te mettre ta couche maintenant et je ne dois plus remonter tantôt » Alex voulait protester qu’il ne pouvait pas descendre en couche, mais elle n’attendait pas et enlevait la serviette qu’il portait autour de sa taille. Avant qu’il réalise ce qui se passait elle avait rempli sa main de talc et l’appliquait sur ces parties privés. Se tenant tout nu debout devant elle, pendant qu’elle caressait son zizi, l’intimidait à tel point qu’il ne savait plus bouger. En plus, il aimait le sentiment doux du talc. Elle lui mettait sa couche pendant qu’il restait debout ce qui lui plaisait.

Quelques minutes plus tard il descendait. Contrairement au jour avant quand il avait remonté la chemise de nuit pour montrer qu’il portait un short en dessous, cette fois-ci  il tirait sa chemise vers le bas, en espérant de couvrir le short en éponge qui était tendu au-dessus de la grosse couche. Mais à peine rentré dans la cuisine une des deux petites éclatait de rire : « Alex a un gros cul ! » Tout le monde le regardait, et devenant tout rouge, il tirait la chemise de nuit encore plus vers le bas. Juliette qui était occupé à mettre la table s’approchait et mettait sa main sur son derrière : « Mais non ma sotte, maman l’a déjà mis en couche c’est tout.»  Puis se tournant vers le pauvre garçon elle continuait : « Allez ne sois pas timide, montre ! » Les larmes aux yeux il laissait remonter sa chemise par sa sœur, dévoilant son derrière garni, au grand plaisir des autres.

Après le diner le scénario du jour précédant se répétait. Toute la bande  regardait un nouvel épisode de Hannah Montana – il commençait à l’aimer – et puis à 8 heures les « 4 petites » allaient au lit.

Une fois au lit il réalisait qu’il devait faire pipi, mais il hésitait à sortir du lit, et de toute façon il n’oserait pas enlever sa couche. Il décidait de retenir mais la pression montante l’empêchait de s’endormir. Il gigotait dans son lit et devenait de plus en plus désespéré. Doucement il demandait à Emily si elle dormait mais il n’y avait pas de réaction. Il disait un peu plus haut qu’il devait faire pipi, et elle répondait en grognant à moitié endormie. Il n’était pas sûre ce qu’elle disait : « Je dors »  ou « Dors ! », mais de toute façon il n’osait plus insister. Se donnant vaincue il laissait échapper un petit flot. Le liquide chaud qui se répandait dans sa couche lui rappelait des vagues souvenirs d’il y a quelques années quand il se mouillait régulièrement. Il avait oublié qu’il aimait ce sentiment. Il laissait échapper un deuxième flot, puis un troisième, jusqu’à ce que la pression dans sa vessie ait complètement disparue. Satisfait il s’endormait en pensant que son nouvel environnement était bizarre, mais que malgré les humiliations c’était mieux que sa vie au pensionnat. Devoir porter une couche, une bavette et un tablier de fille, ce n’était quand même pas tellement grave.

Le lendemain quand il se réveillait il réalisait tout de suite que sa couche était trempée. Il hésitait de sortir du lit mais se souvenait de l’irritation de Muriel du jour précédent et attendait donc jusqu’à ce qu’on vienne les réveiller. Il se tournait vers Emilie et voyait qu’elle était réveillée. Elle le souriait gentiment et puis, de sa façon directe, demandait s’il avait mouillé sa couche. Oh la garce, elle n’avait pas été endormi quand il avait fait part de son problème ! Il rougissait mais ne répondait pas. A ce moment Muriel rentrait dans la pièce : « Ah, réveillé tous les deux ! C’est bien, je crois qu’on va avoir une belle journée ! »   Emilie sautait du lit mais Alex, conscient de sa couche mouillée, hésitait à suivre son exemple. Muriel comprenait tout de suite et enlevant d’un grand geste ses couvertures elle mettait sa main entre ces jambes et soulevait légèrement son short : « Je vois que mon grand a fait un grand pipi ! » Alex rougissait à nouveau et voulait protester que c’était parce qu’elle avait mis sa couche sans qu’il avait su passer à la toilette d’abord, mais elle ne le laissait pas parler : « Dépêche-toi, tout le monde attend déjà pour le petit déjeuner. Tu pourras te changer après. »

Descendant l’escalier Alex était conscient de la couche lourde qui pendait entre ces jambes et il remontait son short. Il n’avait pas vu qu’Emilie le suivait et avait vu son geste. Imitant sa mère elle mettait sa main en dessous de sa chemise et pesait le poids de sa couche : « Pff, ta couche est vraiment trempée ! T’es quand même un vrai bébé. ». Il n’avait rien à répondre et entrait à la cuisine prenant soin de bien tirer sa chemise de nuit vers le bas. Tous les autres étaient déjà là, et il avait l’impression qu’elles regardaient tous son bas ventre. En s’asseyant il tenait sa chemise par le bord en couvrant bien son short, mais il voyait qu’Emilie chuchotait quelque chose à l’oreille de Juliette. Celle-ci le regardait avec un air étonné mais puis, lui donnant son sourire sournois, elle venait vers lui et comme le jour précédant procédait à  lui mettre son bavoir : « Voilà le petit bébé pisseux préparé pour son petit déjeuner ».

Muriel qui avait été en train de préparer des tartines pour les jumeaux, n’avait rien entendu , et se tournant vers sa fille ainée, demandait si elle pouvait préparer une tartine pour son frère. Celle-ci haussait les épaules mais se mettait à faire ce qu’on lui demandait. Quelques minutes plus tard il y avait une assiette avec une tartine à la confiture coupée en petits morceaux devant lui.

Mettant un premier bout en bouche, il se sentait tout d’un coup tellement petit, assise sur sa couche trempée, devant une assiette avec une tartine coupée en petits morceaux,  et portant un bavoir plein de tâches de soupe du jour précédant. A ce moment Emilie le regardait et elle devait avoir eu la même idée, puisqu’elle se tournait vers les deux petites et annonçait tout haut qu’Alex avait mouillée sa couche : « Et pas un petit accident comme Laure a eu il y a quelques mois, mais sa couche est trempée comme avec un petit bébé ! » Alex avait envie de pleurer, mais se retenait sachant que s’il se mettait à pleurer toute la famille le considérerait définitivement comme un bébé.

Après le repas Muriel le laissait monter tout de suite pour aller enlever sa couche et se laver.  Quand il sortait de la salle de bain elle était devant sa garde-robe et se tournant vers lui le tendait une robe d’été : « Je crois que celle-ci t’ira parfaitement ! » Alex la regardait avec des grands yeux. Elle ne croyait quand même pas qu’il accepterait de porter une robe ? « Un pyjama de fille, un tablier, un petit short, tout ça c’était déjà assez grave, mais une robe ? Non, il ne se laisserait plus faire ! »

Muriel l’écoutait calmement mais quand il se taisait elle répondait simplement que Mlle Irène ne l’accepterait plus dans sa classe avec rien qu’un tablier au-dessus de son short. Il réfléchissait une seconde et puis suggérait un pantalon ou un bermuda.  Muriel souriait patiemment, mais répliquait que Mlle Irène trouvait que tout ce qui avait des pipes était une horreur et donc pas acceptable en classe. Alex n’avait plus d’argument mais n’allait pas pour autant accepter de porter une robe. Muriel soupirait avant de conclure que cela signifiait alors la fin de son enseignement. Quand il la regardait sans comprendre elle continuait : « Mais je suppose que ce n’est pas grave. Tu sais lire et compter, ce qui devait suffire pour un garçon. Au lieu de te bourrer le crâne avec plein de connaissances inutiles, je demanderai à Marcel de te prendre comme apprenti. Je suis sûre que tu feras un excellent manuel !» Et avant qu’Alex puisse réagir elle retournait vers la garde-robe, remettait la robe à sa place et sortait le même petit short qu’il avait porté le jour avant.

Quand elle sortait de la chambre il était soulagé. Enfilant le short il affichait un sourire triomphant.  C’est seulement à ce moment-là qu’il se rendait compte qu’Emilie les avait rejoint et avait suivi toute la conversation et la fille de 8 ans avait mieux compris la signification de ce qui venait de se passer que lui : « Alors tu vas vraiment devenir notre bonne ? Que je suis trop heureuse que je suis une fille ! Mais Marcel va être content de ne plus être tout seul. »

Alex haussait ces épaules et sans répondre il descendait ou il trouvait Muriel en conversation avec Marcel. Marcel avait en effet l’air tout content et, souriant, le disait qu’ils allaient former une bonne équipe. Tous les trois allaient à l’arrière cuisine ou Marcel enfilait un cache-poussière au-dessus de ces vêtements comme il faisait toujours pendant qu’il faisait les besognes de ménage. Il tendait un cache-poussière à Alex aussi mais quand il voulait le mettre les deux adultes se mettaient à rire puisque, le cache poussière étant à la mesure d’un adulte assez corpulent, Alex disparaissait dedans. Muriel l’arrêtait et annonçait qu’elle allait chercher quelque chose plus à sa taille. Quelques minutes plus tard elle arrivait avec un tablier d’école en vichy bleu et blanc, le modèle classique à longues manches qui se fermait avec une rangée de boutons dans le dos. Las de protester Alex enfilait le tablier et laissait Muriel l’aider à nouer les lanières en papillon dans la taille sur le dos. Il se consolait que c’était quand même moins grave que le tablier en dentelle blanche, bien qu’il n’en était pas tout à faire sûre.

Une fois à eux deux Marcel lui montrait ou se trouvait l’aspirateur et pendant que Marcel prenait les poussières nettoyait Alex passait les pièces à l’aspirateur. Après ils s’attaquaient aux salles de bains. Avant peu  Marcel annonçait qu’il était temps pour casser la croute. Surpris que le temps ait filé tellement vite Alex se rendait compte qu’il avait faim. En arrivant à la cuisine ils croissaient les filles qui en sortaient pour se rendre à la classe de couture. Alex voyait le regard plein de dédain de Juliette mais faisait semblant de ne pas le remarquer, et de toute façon Emilie l’assiégeait de questions de comment avait été sa première matinée comme « bonne ». Mais c’était sans méchanceté et il répondait en toute sincérité qu’il se plaisait dans son nouveau rôle.

Marcel le demandait de nettoyer la table et de la dresser pour eux deux pendant qu’il réchauffait le diner. Il plaçait  un couteau à côté de son assiette et il regardait Marcel pour voir s’il allait faire une remarque mais Marcel n’avait rien à dire.  Après quelques minutes Marcel servait la soupe et Alex était soulagé de voir qu’il la servait dans deux assiettes profondes. Et son soulagement était complet quand Marcel sortait deux serviettes d’un tiroir. Alex respirait : Pas de bavoir ! Son cauchemar était terminé. S’il pouvait encore convaincre Muriel de ne plus lui mettre une couche pour la nuit tout allait être parfait. Evidemment il réalisait que ce dernier point n’allait pas être facile. Il y réfléchissait pendant qu’ils prenaient leur repas en silence. Marcel était un homme assez taciturne  et cela arrangeait Alex qui avait vite compris que son nouveau compagnon n’avait pas grand-chose à dire de toute façon.

Vers la fin du repas Muriel venait voir si tout se passait bien et demander à

Marcel ce qu’il comptait faire l’après-midi. Quand  il répondait qu’il avait pensé travailler dans le jardin Muriel approuvait, et ajoutait qu’elle chercherait alors une salopette pour le nouvel apprenti.

Le temps de débarrasser  la table et la maitresse de maison revenait déjà avec  une salopette en main. Alex regardait avec méfiance cette nouvelle tenue : C’était une salopette courte, rouge, avec les pipes bordé par une bande en vichy rouge en blanc. De nouveau une tenue de fille mais il haussait ces épaules. Au moins ce n’était pas une jupe ou un tablier.

Il suivait Marcel dans la cabane à outils dans le fond du jardin ou Marcel mettait un bleu de travail et Alex enlevait son tablier d’écolière et enfilait la salopette. Un peu plus tard Alex se trouvait assise dans la terre en train d’enlever des mauvaises herbes  pendant que l’homme à tout faire taillait la haie. Il était assez concentré en ne voyait donc pas tout de suite que les 4 filles s’approchaient. Quand il entendait leurs voix il levait la tête.  Juliette, en tenue d’équitation, le passait sans le regarder, ainsi que les deux petites qui étaient trop occupées l’une avec l’autre pour prêter d’attention au garçon assis par terre. Mais Emily s’arrêtait devant lui les yeux pleins de pitié : « Oh, pauvre Alex ! »  Voyant qu’elle était en tenue de tennis Alex en effet avait un petit pincement de jalousie puisque le tennis était son sport favori. Mais en même temps il était fière qu’elles le voyaient en faisant son « travail d’homme ». Il souriait et avec un air légèrement supérieure voulait répondre qu’il aimait travailler avec ces mains, mais à ce moment Muriel arrivait et détruisait tout l’effet voulu avec une remarque faussement innocente : « Mais elle te va à merveille la salopette rouge ! » Alex une fois de plus ne savait plus quoi dire.

Quelques heures plus tard Marcel disait qu’ils avaient bien avancées, et Alex, contemplant son travail, était en effet satisfait du résultat.  Ils se changeaient de nouveau dans la cabane et puis Marcel prenait congé. Alex rentrait dans la maison et, découvrant que les autres n’étaient pas encore rentrées, décidait d’aller prendre sa douche.  A peine dans sa douche il entendait la porte de la chambre s’ouvrir, et quelques secondes plus tard, Emily le rejoignait. Il faisait de la place en réalisant qu’il aimait prendre sa douche à deux. Et quand il sortait de la salle de bain Muriel l’attendait pour lui mettre sa couche. Il n’avait pas le courage de demander de ne plus le mettre une couche mais avait bien la présence d’esprit de demander s’il pouvait faire pipi d’abord, ce que Muriel acquiesçait en souriant. Quand un peu plus tard il rentrait dans la cuisine avec son pet bien garni, les autres ne prêtaient déjà plus attention.

La soirée se passait comme les précédentes et quand il était temps pour aller dormir il s’endormait tout de suite. Mais vers le matin il se réveillait à cause de la pression dans sa vessie. Sentant la grosse couche entre ses jambes et se  rappelant le sentiment de bien-être du jour précédant quand il avait rempli la couche, il décidait de se mouiller de nouveau. Après avoir senti la chaleur se répandre il se rendormait immédiatement. Quand Muriel le réveillait et contrôlait sa couche personne n’était plus surpris. Entrant à la cuisine il espérait que là aussi le fait qu’il portait une couche trempée n’allait plus faire objet de remarques, mais là il se trompait.  Juliette venant vers lui pour lui mettre son bavoir,  s’adressait à sa sœur : « Et alors est ce que le petit bébé a été propre cette nuit ? »  Emilie secouait sa tête : « Non, non, sa couche est de nouveau trempée ! » Juliette avait de nouveau l’air sincèrement étonné : « Ce n’est pas vrai ? Je comprends qu’au collège tout le monde se foutait de toi, sale petit pisseux ! » Muriel l’interrompait : « Juliette, je ne veux plus entendre des vilains mots comme ça ! Tout le monde à table ! », et Alex baissant ces yeux se laissait nouer le bavoir autour du cou et attendait en silence qu’on lui prépare sa tartine, en pensant que de toute façon dans quelques instants il allait rejoindre Marcel.

Les jours suivants se passaient de la même façon. Au début il se plaisait mais les après- midis, quand il voyait partir les filles pour leurs activités diverses, ou quand il voyait jouer les deux petites, il devenait de plus en plus jaloux. Nettoyer l’argenterie, gratter les carottes, ou faire le repassage, perdaient très vite leur nouveauté. En plus chaque soir Emilie faisait état de ce qu’elle avait appris ce jour, ce qui soulignait son ignorance.  Il commençait à réaliser que sans éducation il allait devoir faire les mêmes besognes pour le restant de sa vie.

Est-ce que Muriel l’avait senti, ou était ce par hasard, mais le soir du troisième jour, quand elle rentrait avec les filles et il était encore occupé à pendre le linge, elle lui demandait s’il n’avait pas encore changé d’avis. Il hésitait, et répondait sincèrement qu’il ne savait plus. Sautant dans la brèche elle argumentait que c’était quand même moins grave de devoir porter une jupe que de rester ignorant et d’être une bonne pour le restant de sa vie.  Alex voyant de loin les 4 filles enthousiastes s’échanger les expériences de leur journée, hésitait toujours, mais acceptait d’essayer.

Le lendemain après le petit déjeuner il trouvait une petite jupe étalée sur son lit. C’était un modèle polo orange, s’ouvrant avec quelques boutons devant, un col blanc et des manches courtes avec un petit bord blanc. Il hésitait de la mettre mais avec l’encouragement d’Emily se décidait et enfilait la robe par-dessus de sa tête, enfilant également les bas blancs que Muriel avait préparé. Emily l’assurait que cela lui allait parfaitement et quand il se regardait dans le miroir devait admettre que c’était moins grave qu’il n’avait pensé.

 

 

Ils se dépêchaient à la classe ou les autres l’attendaient avec enthousiasme. Même Juliette lui donnait un sourire gentil. Il suivait l’exemple des autres et mettait le tablier blanc au-dessus de sa robe, juste à temps avant que Mlle Irène rentrait.

Elle le regardait attentivement pendant quelques secondes pendant qu’il fasse la référence, et puis, elle aussi souriait gentiment : « Bienvenue de retour Alexia ! Je suis contente que t’a décidé de revenir. Et je trouve ta robe très jolie. Elle te va vraiment bien. »

Alex rougissait mais lui aussi était content d’être de retour.

La suite : https://clairodon.wordpress.com/2012/07/31/la-revanche-3/

Lolita revisitée 13

« Elle me regardait avec ces grands yeux et, tenant toujours ma bite en main, elle respirait profondément : « Mon amour, mon papa, j’aime tout ce qui est à toi, et tout ce que  tu me demandes ! J’aspire seulement à te rendre content. Je suis devenu grosse pour que tu ne sois pas jaloux, je vais sagement à l’école pour que tu puisses continuer à vivre avec ta maitresse, je voudrais tellement que tu fasses l’amour avec moi, mais en attendant me faire enculer par toi c’est déjà un grand bonheur. Alors tu peux t’imaginer que tenir ta bite dans ma bouche et la nettoyer me rend très heureuse. »

  Vous trouverez les chapitres précédents  dans le “topic”  “Lolita” en ordre renversée, le premier chapitre se trouvant tout à fait en bas.

 Chapitre 13

 Je ne devais pas réfléchir bien long temps. Je n’étais pas prèt à abandonner la situation dans laquelle je me trouvais. Je vivais dans une maison, bien que simple, confortable et propre, il y avait de la bouffe tous les jours, j’avais une maitresse qui m’adorait, et je tenais toujours la petite cochonne à ma disposition. Et tout ça sans que je devais dépenser un rond, ce qui m’arrangeait puisque la situation financière ne c’était point amélioré.

Ma relation avec Louise avait vite évolué, et avait immédiatement pris les caractéristiques d’un couple établit. Avec l’excuse qu’elle travaillait et que moi je n’avais rien à faire elle m’avait mis aux tâches ménagères. Le matin quand elle partait elle me faisait une petite liste des choses à faire. Et le soir après le souper, c’était moi qui débarrassais la table et faisait la vaisselle, pendant qu’elle se reposait dans son fauteuil.  Faire plaisir de tel sorte à cette belle femme forte ne me gênait pas du tout.

Louise m’adorait, mais très vite elle avait compris que j’étais un faible, et que j’avais besoin d’une main forte pour me guider. Quand elle voyait que je ne m’opposais pas à être commandé elle y prenait goût. Si au début elle avait formulé ces demandes en questions du genre « Bertrand, crois tu que plus tard dans la journée t’aurais le temps de… ? » ou « Est-ce que je peux te demander de … ? », très vite cela devenaient des ordres directes. Comme avec Concha cela m’arrangeait qu’elle prenne les décisions à ma place. Et, comme le lecteur de ces mémoires soupçonne déjà, cela m’excitait. Le jour qu’elle me demandait de mettre un tablier pour faire la vaisselle j’étais rempli de bonheur.

Observer cet aspect inconnu et inattendu de ma personnalité amusait clairement la petite cochonne et sa grosse maitresse. Elles me regardaient faire et ne tardaient pas à me donner des ordres aussi. J’essayais de refuser. Magie se moquait alors ouvertement de moi, en indiquant que quand Louise demandait la même chose je n’osais pas refuser. Quand je réagissais en haussant les épaules et disant qu’elle n’était pas Louise, elle menaçait de resalir tout ce que je venais de nettoyer.  Mais la petite boule était encore plus efficace. Sachant que j’avais une grosse peur que Louise se pourrait rendre compte de la vraie nature de nos relations elle faisait des remarques insinueuses : « S’il te plait Papa, si non je t’accompagne pas pour la promenade.» Ou plus directe encore : « Si tu veux que ce soir je te soigne … »

Persuadé que c’était la mauvaise influence de la vache je voyais Maggie comme le seul obstacle à réaliser une situation idéale  Mais c’était un obstacle de poids, dans le sens littérale et figurative du mot.

Ma relation avec Louise ne changeait en rien ma nécessité de posséder Lolita, de l’avoir pour moi, et pour moi seul. Si j’avais sacrifié sa beauté c’était pour assurer mon emprise exclusive, pas pour la partager avec une grosse vache noire. Je continuais à roder autour des deux grosses, et très vite j’étais persuadé que Lo avait avoué notre relation. La façon que Maggie caressait la petite partout, sans inhibition, dans ma présence en était la preuve. Elle voulait me faire comprendre que maintenant Lo était à elle.

Pour souligner qu’elle la possédait elle traitait la petite comme si c’était sa servante. Jamais Lo n’avait été aussi soumise avec moi. Evidemment cela m’enrageait encore plus.

Et Lo elle-même, en servant sa maitresse sans jamais protester, et en se laissant caresser et lécher par la grosse Maggie dans ma présence, et en m’avouant qu’à la demande de la vache, elle ne portait plus jamais de slip en dessous des ces petites jupes trop courtes, afin de se laisser tripoter sans obstacle, voulait clairement me faire comprendre qu’elle ne m’appartenait plus en exclusivité. Cela n’aidait point à me calmer.

Et évidemment je détournais ma colère vers la petite cochonne.

Tout d’abord j’essayais de la rendre jalouse. J’embrassais et caressais la belle Louise en sa présence. Louise avait une faim sexuelle insatiable, mais en même temps elle était très prude. Ne sachant pas me résister elle m’emmenait dans notre chambre pendant que Lo nous suivait du regard. Très vite j’emmenais ma maitresse passionnée au ciel, en faisant attention que Lo, assise dans la pièce avoisinante dans la petite maison peu isolé, pouvait suivre tous nos exploits sexuelles en détail.

Après avoir fait l’amour Louise disparaissait toujours sous la douche. C’était le moment ou, à moitié nu,  je rejoignais la cochonne, et je daignais me faire sucer par elle, tout en faisant remarquer que je goutais et sentais encore à mamy Louise. Mais au lieu de la rendre jalouse cela avait l’air de plaire la petite, qui souvent remarquait qu’elle adorait retrouver l’odeur corporelle de Louise sur moi. Et évidemment elle répétait qu’elle n’aimait que moi. Quand, irrité, je remarquais que pourtant elle avait l’air de bien aimer lécher Maggie, et à se faire caresser par elle, Lo me répondait sur un ton las, que je savais bien qu’elle n’avait pas le choix. Que si je voulais l’avoir pour moi seule, on n’avait qu’à partir. Réponse qui m’irritait encore plus.

Si avec Maggie elle était complètement soumise, avec moi elle était toujours la petite garce insolente. Elle observait par exemple que dans la maison de Louise l’histoire était renversé, que c’étaient les blancs qui étaient esclaves des noires. Quand, sans réfléchir, je lui donnais raison, elle observait que j’avais finalement trouvé ma vocation. Ou pire, quand elle me voyait arriver après avoir fait l‘amour avec Louise, tenant mon tablier enroulé dans ma main, elle me demandait avec un sourire moqueur, si Louise me faisait porter mon tablier pour faire l’amour. C’était le cas, mais devoir l’avouer devant la petite me mettait en dehors de moi.

Me venger, reprendre mon emprise sur elle, l’humilier, devenait une obsession. Evidemment avec nos maitresses réciproques nous n’avions pas beaucoup d’opportunités à être ensemble. C’est pour ça que nous nous inventions une grande passion pour les longues promenades. Evidemment la grosse Maggie n’aimait pas nous accompagner, et Louise encourageait se « temps de qualité » entre père et fille. Bien-sûre nos promenades ne nous menaient pas bien loin. Nous avions découvert une petite clairière très protégé par des buissons non loin du fleuve. Sortant de la maison nous nous précipitâmes à notre endroit privé.

J’avais un besoin immense de confirmer qu’elle était à moi, et comme un chien marquant son territoire, la première chose que je faisais c’était l’asperger de pipi. Elle l’adorait, se mettant à genoux avec sa figure vers moi et ouvrant grandement sa bouche. Et fidèle à ma règle de ne pas faire l’amour à la petite dont j’avais la garde, je me limitais à l’enculer. Quand elle se mettait à 4 pattes et remontait sa jupe me montrant ces grosses fesses, j‘étais horrifié par la vision de cette montagne de viande blanche, mais en même temps, à chaque fois je ne pouvais pas me retenir de me jeter sur elle, pour me forcer un chemin entre ces cuisses, pour pénétrer son cul.

Quand après m’avoir satisfait, je retirais mon arme, ma bite était couverte de merde, je la mettais dans sa bouche pour qu’elle la nettoie avec sa langue. Elle le faisait sans protester, prenant mon truc dans ces mains et le léchait comme si c’était une glace.  De nouveau cela m’agaçait et je l’insultais d’avantage : «Mais regarde ça, on dirait que t’aimes ça. T‘es vraiment dégelasse. Alors t’aime la merde ? »

Elle me regardait avec ces grands yeux et, tenant toujours ma bite en main, elle respirait profondément : « Mon amour, mon papa, j’aime tout ce qui est à toi, et tout ce que tu me demandes ! J’aspire seulement à te rendre content. Je suis devenu grosse pour que tu ne sois pas jaloux, je vais sagement à l’école pour que tu puisses continuer à vivre avec ta maitresse, je voudrais tellement que tu fasses l’amour avec moi, mais en attendant me faire enculer par toi c’est déjà un grand bonheur. Alors tu peux t’imaginer que tenir ta bite dans ma bouche et la nettoyer me rend très heureuse. »

Cette déclaration d’amour perverse m’irritait, parce qu’elle me faisait sentir coupable. « Tais-toi sale menteuse ! C’est sans doute parce que tu m’aimes que tu te fasses tripoter par cette grosse vache devant mes yeux ? Tu ne penses qu’à te faire plaisir toi-même, t’es une obsédée sexuelle, t’es narcissiste à tel point que t’adores gouter ta propre merde, c’est pour ça que tu lèches ma bite couverte de ta merde comme si c’était une glace. Tu me dégoutes ! » J’hésitais une seconde, et puis décidais que je n’avais plus besoin de cette grosse boule dégoutante : « Je vais t’envoyer en pensionnat comme ta mère le souhaitait ! »

Sur ça je remontais mon pantalon, me retournais, et entamais le chemin de retour. Quelques secondes plus tard je l’entendais me suivre en courant avec sa respiration haletante. Elle me rattrapait et prenait ma main pour  m’arrêter. Je la regardais et voyais les larmes qui coulaient sur ces grosses joues : «  S’il te plait Bertrand, ne me fait pas ça ! J’ai besoin de toi, je ne suis qu’une petite fille, je suis bête, je suis moche et grosse! Personne ne voudra de moi, au pensionnat sans toi je vais mourir. Je suis à toi, je ferai tout ce que tu me demandes, s’il te plait »  Son petit speech m’écœurait. Elle était devenue un fardeau. Mais en même temps son humilité et sa dépendance me réjouissaient.  

Voyant une trace de merde dans le coin de sa bouche j’avais une inspiration ignoble : « Tu feras tout ce que je te demande hein ?, t’aimes tout ce qui est à moi hein ? » Je l’entrainais de nouveau vers notre cachette dans les buissons et redescendant mon pantalon, je la faisais se coucher sur le dos et je m’accroupis au-dessus de sa tête. Quelques secondes plus tard je faisais sortir un petit bout de saucisse et l’ordonnais « de cueillir la fleur » avec ses lèvres. Sans hésiter elle happait le bout de kk et le prenait en bouche. Etonné je me retournais et la regardait. Avalant ce qu’elle avait en bouche elle me souriait : « C’est vrai que j’adore faire tout ce que tu me demandes. Elle me goute ta merde. » Fâché pas tant de perversité je me retournais, accroupit de nouveau et cette fois-ci faisait sortir une grosse saucisse que le laissais tomber sur sa figure et puis m’asseyait dessus. Je me mettais debout et me nettoyant le pet avec mon slip je regardais sa figure couverte de ma merde. Elle ne bougeait pas mais ne souriait plus. Attendri je m’agenouillais à côté d’elle, et lui nettoyait la figure avec un côté propre de mon slip. Elle se laissait faire sans bouger, et quand je m‘arrêtais, elle mettait ces bras autour de moi, et me donnait une bise sur l’oreille : « T’es vraiment monstrueux Bertrand, mais ne t’en fait pas, être ton WC et manger ton poop me rend heureuse. » Je la prenais par la main, l’aidait à se redresser et nous regagnâmes la maison en nous promenant main dans la main comme tout père et fille.

Les semaines qui suivaient nous retrouvions une situation très similaire à l’année de bonheur passée à trois au White Cottage, mais alors dans une version encore beaucoup plus perverse.

Louise et moi nous nous adorions de plus en plus, et avions trouvé la façon d’organiser le ménage qui nous plaisait à tout les deux. Ne pas devoir assumer aucune responsabilité me relaxait, lui satisfaire et me faire commander par elle me remplissaient de bonheur.  Louise de son côté, adorait avoir un homme virile qui lui faisait l’amour mais, n’ayant aucune confiance dans « le sexe fort », le fait que je n’avais pas d’ambition de domination, – pas envers elle, la belle femme forte, en tout cas – faisait de moi un compagnon de rêve.

Pendant ce temps, malgré le fait que Lolita continuait à nier qu’elle aimait la grosse Maggie, je voyais le contraire. La façon qu’elle se laissait caresser er lécher par tout, et la façon qu’elle embrassait sa copine, et la faisait jouir, étaient plus éloquents que tous ses paroles.

Mais évidement, comme dans le White Cottage, ce qui était l’ingrédient essentiel de notre bonheur, c’était la façon perverse que la petite garce et moi nous nous aimions. La nature sécrète et de plus en plus malsaine de notre relation, était ce qui donnait du piment à tout le reste.

Tout cela changeait quand Whitney rentrait pour quelques semaines à Noël. Au début tout se passait bien. La fille était sincèrement heureuse voyant le bonheur de sa mère, et comme à Thanksgiving, elle traitait la petite cochonne comme si c’était sa petite sœur. La grosse Maggie était partie pour deux semaines pour visiter ces grands parents, et Lo et moi avions cru que ça allait nous permettre de passer beaucoup de temps ensemble puisqu’on supposait que mère et fille auraient beaucoup de choses à se raconter.

Mais c’était sans compter la dépendance hormonale du bon vieux Bertrand. Dés son arrivé, quand elle m’avait chaleureusement embrassé comme si j’étais son père, j’étais tombé amoureux d’elle. Astucieux comme toujours je comprenais immédiatement comment m’approcher de cette belle fille qui n’avait jamais connu son père. Après quelques jours je me mettais sur le divan entre les deux filles, avec mes bras autour d’elles, me prononçant heureux d’être entouré des « mes deux filles ». Je sentais un petit frémissement nerveux de Whitney et savais que j’étais sur la bonne voie. Louise aussi rentrait à deux pieds dans le piège et encourageait la relation entre moi et sa fille.

Quand le lendemain j’invitais Whitney à s’installer sur mes genoux, la fille de 20 se mettait à rire, répondant qu’elle était un peu âgée pour ça. Je ne me laissais pas décourager, et demandait pourquoi une fille de 20ans n’aurait plus le droit de se faire dorloter. Quand Louise, avec son rire chaleureux, s’en mêlait, Whitney cédait, et s’installait sur mes genoux. Doucement je poussais sa tête vers mon épaule, et, sous le regard amusé et attendri de sa mère, elle se laissait faire.

Il n’y avait que la petite qui n’était pas dupe et qui me jetait des regards furibonds. Mais cela ne m’arrêtait pas et les jours suivants Whitney et moi devenions de plus en plus proches. Elle prenait vraiment plaisir en cette relation paternelle. Elle s’installait spontanément sur mes genoux, et accompagnait Lo et moi lors de nos promenades, à la grande colère cachée de la cochonne. Quand à moi, devoir me contenter de la prendre par la main, me frustrait, et j’essayais en vain de trouver des méthodes pour changer cette relation d’amour quasi- filiale en une relation passionnelle.

Et comme toujours quand elle était contrariée la petite régressait.

La première chose était qu’elle se remettait à manger avec ces mains, et à se salir les vêtements. Elle continuait à le faire malgré les gifles que mamy Louise l’infligeait, au grand scandale de Whitney. Louise se défendait en expliquant que la petite le faisait exprès pour attirer l’attention, mais cessait quand même de la punir, préférant lui mettre sa bavette.

Après cette première petite victoire elle passait à une vitesse supérieure en mouillant son lit. Depuis qu’elle avait repris sa relation avec Maggie elle ne portait plus de couches, et donc la première fois elle inondait complètement le lit qu’elle partageait avec Whitney. Cette fois c’était la belle qui ne riait pas, et le soir Louise emmenait la cochonne à la salle de bain pour lui mettre sa couche avant d’aller dormir. 

Bientôt elle se comportait en petite fillette du matin au soir. Non seulement elle refusait de manger tout seule, elle faisait des colères, se jetant par terre en larmes et cris, quand elle n’obtenait pas ce qu’elle voulait. Et comme on pouvait l’attendre elle recommençait à se mouiller pendant la journée et se retrouvait en couches 24 heures sur 24.

Whitney, comprenant que la petite était jalouse de l’intérêt que je lui portais, se sentait coupable et s’occupait de plus en plus de la petite cochonne. Elle sortait ses poupées et les deux jouaient des journées entières ensemble. En même temps elle prenait ces distances envers moi Me voyant privé des mes deux princesses Louise en profitait de m’accaparer.

J’étais au désespoir, et un homme désespéré fait des bêtises. Un jour j’arrivais à avoir la belle Whitney et la grosse Lo sur mes genoux en même temps. Tout ému je les déclarais mon amour, et je les faisais déposer leurs têtes sur mes épaules.  Les deux filles portaient des jupes courtes. La jupe de Lo était remontée, dévoilant ces grosses cuisses, et sa couche trempée ce qui m’excitait. Par contre, à ma frustration,  Whitney faisait attention à bien descendre sa jupe. Je mettais ma main sur son genou, et à ma surprise elle ne l’enlevait pas. Encouragé, je ne me retenais plus. Je montais ma main en dessous de sa jupe, et avant qu’elle ne comprenne ce qui arrivait, j’introduisais ma main dans sa petite culotte et plantais mes lèves sur sa bouche. Elle sautait debout en hurlant, et me regardait avec des grands yeux ahuris.  

Comme paralysé je la regardais, pendant que je cherchais quoi dire pour expliquer mon geste et pour m’excuser. Mais c’était Lo qui était la première à réagir. Regardant Whitney, elle soulevait sa petite jupe, ouvrait ces jambes et introduisait ma main dans sa couche trempée : « Pauvre Whitney, tu ne savais pas que notre gentille papa est un ogre ? » Et puis tournant sa tête vers moi elle m’embrassait longuement sur ma bouche. Je me lassais faire tout en regardant la figure décomposée de la belle Whitney.

Après quelques secondes, les larmes coulant sur ces joues, elle s’encourrait. Lo, triomphante, continuait à mes caresser et à m’embrasser. Moi aussi, tout heureux de retrouver la complicité avec la petite cochonne, continuait à la caresser le sexe dans sa couche, et puis, la  prenant par la main nous sortions pour regagner notre cachette dans les bois.

Quand une heure plus tard nous retournions à la maison je redoutais évidemment ce qui nous attendait. Et j’avais eu raison de le redouter. Whitney nous attendait assise à côté de sa mère, qui elle aussi avait pleuré. J’avais préparé un petit discours mais Louise m’interrompais : « Tais-toi ! Tu es ignoble Bertrand. Mais je  suis fâché sur moi-même de ne pas avoir compris plus tôt ce que tu es, sale profiteur pervers. Honteuse de m’avoir laissé emporter, à mon âge, par les compliments mentireux d’un beau pédéraste blanc !» Je voulais protester que mes compliments avaient étés honnêtes mais elle ne me lassait pas. Elle se retournait vers Lolita : « Et toi, sale petite garce, tu n’es pas mieux ! Maintenant je vois que t’es une petite sorcière, une vraie petite pute. Ton gentil papa est un petit joujou dans tes mains, tout come la grosse Maggie. Maintenant que je vous vois comme vous êtes je vous trouve pitoyable toutes les deux.  J’ai pensé vous dénoncer à la police, mais je préfère vous délivrer l’un à l’autre, vous condamnant à vous dégrader réciproquement ! »  Elle se levait : « Vous avez dix minutes pour disparaître. Je ne veux plus jamais vous revoir dans les parages ! »

 La suite: https://clairodon.wordpress.com/2012/05/18/lolita-revisitee-14/

 

 

Memories 4

When baby David was dressed in a cute little romper I was wondering what she had in mind for me, and I wasn’t disappointed. She had me put on a very short gingham nightdress, closing with a row of buttons in the back and with short sleeves, and even better, it came with assorted blooming baby pants. Feeling completely like a little baby girl I was overwhelmed with happiness. I flung my arms around Jenifer’s neck and hugged her very hard. She hugged me back and laughed: “I knew you would like to be my little baby girl!””

…………………

 You will find the preceding chapters of this story in “categories” under “Memories”, with the different chapters in reversed order. To find the first chapter you just have to scroll down to the bottom.

 Chapter 4

 

The following days I longed for Jennifer to diaper me again but I didn’t dare to ask and she seemed to have completely forgotten the incident. Soon afterwards my mother came home and Jennifer’s day of return to the States approached. The day before her departure she took me apart and told me how much she had enjoyed my company. Tears welling up in my eyes I answered that I would miss her very much. She hesitated for a while in silence, and then asked if I would like to spend the coming summer with her in Chicago. I couldn’t believe my ears and without hesitation cried out “Yes”, and jumped around her neck. She smiled and after I had calmed down she told me not to get carried away too fast. It would mean I would have to become a boy again, at least during my stay over there, as we would of course meet other family members. I hadn’t thought about that and the prospect didn’t appeal. But still, if that was the price to pay to spend the summer with my big love, I would gladly pay it. We agreed that Jennifer would talk it over with my mother and then we would see.

That same evening everything was settled. I could hardly wait for the two following months to pass but finally d-day arrived.

 After Jennifer had left my mother told me to stop wearing earrings and my ear-piercings had mostly closed. Together we carefully selected the wardrobe I would be taking. Although the financial situation was much better than a couple of years before we were still living on a strict budget. But without hardly buying any new clothes my luggage – consisting mostly of jeans, T-shirts and sweaters – could have been that of any other boy my age. The only new clothes were light coloured summer trousers and a blue blazer, – that I was supposed to wear on “formal” family occasions – , new shoes and boy’s underwear. I hated the plain white briefs and sleeveless shirts, but that couldn’t temper my excitement to travel to the States and the prospect to spend the summer with Jenifer.

 

As the day of my departure approached I was more and more in love with my beautiful cousin.  When she had been in Europe I had overheard her complain to my mother that living as a woman alone with a child without husband was sometimes hard. So I imagined I would be the “man” in the household helping her to take care of little David. I calculated that when I would be 18 years old she would only be 32, and I would ask her to marry me. I promised myself that before I came back to Europe I would declare her my love and, convinced she loved me too, ask her to wait for me.

The day before I left my mother cut my hair short, and I took off the little hanger I always wore around my neck. The next day I dressed in blue jeans, and a light blue dress shirt under a grey sweater, with brown leather shoes with laces. When I looked in the mirror I was very surprised, but my cousins told me I looked very sharp and, teasingly added that all the girls would fall in love with me. With heartache I looked at the basket with bracelets and hangers that I would have to forgo from now on, but then shrugged and said I was all set to go.

Jennifer was waiting for me at the airport with little David.  She took me by my shoulders and repeated over and what a good looking boy I was, giving me a long hug. I was very happy to find both of them. Jennifer was even better looking than I had remembered and little David, who by now was 9 months old, seemed to recognise me and seemed happy to see me. Taking him out of his trailer, I covered him with kisses. While the two of us were playing, a lady was looking on, and remarked to Jennifer that it was rare for a boy my age to be so interested in a little baby. I heard the remark and turned red. Jennifer laughed and answered that I was indeed different from the other boys. This remark made me very happy, as it confirmed my conviction she didn’t consider me to be in the same ways as the other boys my age. Proudly I put David back in his trolley and began pushing him towards the exit, followed by Jennifer who was pushing the cart with my luggage.

Jennifer lived in an apartment in the middle of a nice green, lake-side garden, at about an hour drive from O’Hare airport. When we got there I had been travelling for more than 12 hours, and I was exhausted. Local time was 7 o’ clock in the afternoon but for me it was 1 o clock at night. Jennifer realized I was tired and suggested I would go to bed immediately, but asked if I wanted to eat first. When I said yes she put David in his park, and installed me at the kitchen table with a bowl of cereals. At the moment I wanted to lift the first spoon she stopped me, and to my surprise showed me a children’s bib saying she wanted me to wear it to protect my sweater. I looked at her thinking she was making a joke, but she seemed to think this was a quiet normal suggestion. I couldn’t believe it and protested strongly. She seemed surprised but didn’t insist.

Ten minutes later I was shown the bathroom and asked if I wanted to take a shower before putting on my pyjamas. When I said I was too tired she said she understood and that I would catch up the next day. She helped me undress, which I found a little awkward, but I was in a kind of a daze and didn’t really realize what was going on. While she undressed me she explained it was a small apartment and I would have to share the room with baby David, which of course I didn’t mind. And then after a second of hesitation she said she hoped the bed would be big enough, as I was taller than she had remembered. Again I didn’t register really what she was saying, until we got to the room. It was a large bright, pastel coloured room. There was a traditional white rocking baby cradle standing next to the window, and next to the wall I saw a white cot bed with wooden bars. She showed me the cot and apologetically asked if I thought I would fit in. I looked at her in disbelief but she lifted her shoulders explaining that she hadn’t any place to put another bed and had decided to put David back in his cradle so that I could use his crib: “It measures 1,50 m, and you always sleep rolled up anyway, so I suppose you’ll be fine, no?”

I was never very tall and probably measured about 1,50 at that time, and did indeed always sleep with my legs pulled up, so she was probably right that I would be fine sleeping in the cot bed. I approached the bed and with Jennifer’s encouragement climbed over the side to test it. I lied down on my side and pulled up my legs. I was really exhausted so lying on the soft mattress felt great. I smiled at Jennifer and told her I would be fine. I wanted to climb out but she said I should stay where I was and go to sleep immediately. As she bend over to give me a kiss I sat on my knees and holding the side bar with both hands bend forward to receive her kiss. This called up memories out of a very distant past and I felt strangely happy. Jennifer told me to lie down so that she could tuck me in. She unfastened a small lock and lowered the side panel to the floor so that she could easily tuck me in and kiss me good night. Before I knew very well what was going on she had pulled the blanket over me, tucked it in on either side, and had pulled up the side bars again. “Good night Chrissie”  “Good night Jennifer”. Two minutes later I was sound asleep, feeling in heaven.

I didn’t hear her putting David in bed and slept for 12 straight hours, and when I woke up it took me a couple of seconds before realizing where I was. The room was lit by a strong sun shining through the curtains putting everything is a soft diffuse light.  I heard some soft noises coming from the cradle and realized David was awake. I sat again on my knees holding on to the side panel. I did it without thinking as this seemed to be the natural position to take, and again those vague memories from some long foregone times came back and made me feel happy.  I wanted this moment to continue but at the same time was conscious this was not what I expected coming to stay with Jennifer.  I climbed out of the crib and went over to the cradle where little David received me with a big smile and happy noises. He held out his arms and I took him out of his little bed. Immediately I felt the heaviness between his legs and I vaguely realized this felt good. Confused by this realization I took him to the kitchen which was still empty. I didn’t know what to do when Jennifer, still half asleep, came in: “Hey what’s going on? Why are my little babies not in bed anymore?” Smiling gently she came over and kissed both of us.

She prepared for both of us a big plate of oatmeal, placed David on his high chair, and put a bib around his neck. Again she showed me another one and suddenly the thought of wearing a bib appealed to me. I smiled awkwardly, and while she bound the bib around my neck I secretly hoped she would spoon-feed me. And indeed while at first she let me eat my oatmeal by myself while she spoon-fed David, after a while she must have sensed my jealousy because at a certain moment she began helping me too.

After breakfast she took us to the bathroom where she changed and washed the little baby while I took a shower. When we were both dressed she asked me to take care of David while she got dressed too. When she was ready she told us we would all be going to visit my grandfather. He was an 89 year old widower living on his own, with some household personnel, in the huge mansion where he had lived most of his life. The drive up there took more than an hour, and about halfway Jennifer drove over to the side of the road and opening the bag she had brought along, put a bib around David’s neck and handed him a baby-bottle. David immediately began sucking happily. And then she turned to me and without any comment handed me a baby-bottle filled with formula too, and proceeded to putting me a bib. I gasped, but then, without any comment either, began drinking from the bottle. It tasted strange, and the sucking was harder than I expected, but after a few seconds I started enjoying it. I got used to the taste and I found that sucking softly on the bottle was very relaxing.

Just before we arrived Jenifer pulled over again to take off the bibs and to put away the bottles. We were not the only visitors. My oldest niece, who lived in the neighborhood, was over with her 3 daughters, of 14, 13 and 11. All 3 stunning American beauties. Of course I was the big event everybody had been waiting for. First my grandfather was asking all kind of questions about home, school, and life in Europe. But after a while he got tired and I was turned over to the curiosity of the girls. But soon cute little David began attracting all attention, except for that of Beth, the youngest of my 3grandnieces, who seemed to be very interested in me. And to be honest I was very much attracted to her too. She was very pretty, wearing a T-shirt over high waisted shorts with a side zip, which accentuated her long tanned legs. She had dark auburn hair bound in a ponytail, and grey-green eyes, in which some lights seemed to be twinkling all the time.

Taking me very naturally by the hand she made me visit the mansion. At a certain moment, standing in front of another door, she mysteriously said, that I was not allowed to enter that room. Made curious I asked of course why not and she explained that it was only for girls. Having completely forgotten I was not a girl anymore I looked at her and in a puzzled way asked why I couldn’t go in then? She looked at me flabbergasted. I realized what I had said and turned all red and began stammering some stupid explanation, which of course made things only worse. She laughed, put her finger on my lips, took me by the hand again, and led me into the room. It was a large room filled with all kinds of toys and games for girls. Mostly dolls and dolls accessories, but also a small play kitchen, a beauty parlor, lots of dress-up clothes, … She showed me a baby doll telling me it was her favorite. I took the doll and honestly told her it was indeed a very nice doll. She looked at me slightly puzzled again, and then, on a confidential tone, she made me promise not to repeat to her sisters what she was going to tell me. I promised of course, and becoming a little bit shy, she confided that when she was here alone she still liked to play with dolls. Happy that she had confided in me I wanted to return the favor, and told her that I used to like to play with dolls. She looked at me surprised, but then, smiling, took me by the hand once more as we left the room. We walked down the big stair in silence, but just before we joined the others she bend over and whispered in my ear: “You are weird second cousin Christian, but I like you.”

The next half hour I spend with the 3 girls, and found myself at ease in their female environment, chatting about girlie matters as if I had known them all my life. When they left I learned we would meet again the next Sunday as there was going to be a big family reunion. I was already looking forward to meeting Beth again. Jennifer, baby David and myself stayed for a quick lunch with my grandfather. We were served some magnificent home-made club sandwiches, by a very nice lady in her late fifties, who was extremely happy to see me as she had known me as a little baby.

After lunch my grandfather and David went for a nap, and Jennifer took me on a stroll through the park surrounding the family mansion, which had a large lawn going right up to the beach of Lake Michigan. The park was huge and beautiful with romantic shady walking paths and benches, and a little bit on the side, a small boathouse of which Jennifer told me it had been the place where my father, her favorite uncle, had spend most of his time. I knew my father had been a sailing fan, and had seen pictures of this boathouse, but seeing it for real was very emotional.

For the return trip home Jennifer took a more scenic road along the lake. The drive took even longer and, David becoming hungry, she stopped at a pick-nick place. Several tables were occupied and Jennifer walked up to a table somewhat separate from the others. She took out a plastic bowl with fruit mash, put the bib around David’s neck and turned towards me holding the other bib in her hand. Understanding what she was up to I panicked, looking around to see if anybody was watching us. Nobody was, but somebody could look at us any moment, so I put my hands around my neck to prevent her from putting on the bib. Jennifer, giving me a magic smile, came up to me, and gently pulled at my hands:  “Come on baby, you don’t want to miss the fruit mash, do you?”

A few seconds later I had the bib around my neck and holding David on my lap, was enjoying the mash that Jennifer was spoon-feeding to both of us, as she had done a few months before at home in Europe.

When we got home Jennifer had some work to do and I played with little David. I really enjoyed building small towers that David, shrieking with laughter, then pushed over. The baby couldn’t get enough of it, and although I enjoyed causing so much merriment, after a while I began getting tired. I was kind of relieved when Jennifer announced it was time to pass at table. She had prepared sandwiches with jam that she had cut up in small pieces for both of us. And of course both her “babies” got a bib. To drink she served us milk in a cup with a beak. I was getting used to those small surprises and of course I understood what she was doing and began wondering what would be next. This was not what I had planned but strange enough I loved it.

Next was that she took us to the bathroom, undressed David and told me to undress too.  It didn’t take long for both of us to be sitting in a warm bath surrounded by floating toys. She played with us, pouring water over our faces, with David shrieking with laughter again. She first washed the little baby’s hair, and then mine, before telling me to stand up so that she could wash me. Of course as had happened a couple of months before when she had washed me, my little thing got an erection, which amused her again.

And, as I had begun to hope, after the bath she diapered both of us. The feeling of the diaper being folded and tightly pinned around my legs, and of the elastics of the plastic pants snapping around my legs, was heaven. But what made it even better was the smell of the baby powder that she had copiously applied to my private parts.

When David was dressed in a cute little romper I was wondering what she had in mind for me, and I wasn’t disappointed. She had me put on a very short gingham nightdress, closing with a row of buttons in the back and with short sleeves, and even better, it came with assorted blooming baby pants. Feeling completely like a little baby girl I was overwhelmed with happiness. I flung my arms around Jenifer’s neck and hugged her very hard. She hugged me back and laughed: “I knew you would like to be my little baby girl!”

She took David in her arms, and leading me by the hand, she installed us in front of the TV, on which she played some toddlers video. While we watched the video she handed both of us a baby bottle with formula, which tasted even better than in the car. Around 9 she told us it was time to go to bed. As she put David in his cradle I climbed in my crib. Tired because of the jet lag I rolled up happily waiting for Jennifer to tuck me in. When she had done that she bent over, gave me a kiss, and plugged a pacifier in my mouth. Half asleep already I watched how she pulled up the side panel of my bed and wishing us a good night put out the lights.

The following days we spend doing some sight-seeing, going to the beach at the lake, and shopping. When away from home I was a model boy playing with the little baby, but from the moment we were home I was treated as if I was 9 months old too. She treated me exactly as she treated David, except that at night, when she had put David to bed, we had our special moment.

After the bath she gave both of us at the end of the day, she prepared David for the night with a special heavy diaper, but she told me to pull on the baby-pants without protection. When we both had finished our bottle she put David to bed and then had me lie down on the coach where she proceeded to diapering me with special care. She gently and softly applied baby powder to the whole area to be covered with the diaper. She then slipped a very large cloth diaper underneath me, together with some extra absorbent pads. She pinned the diaper tightly around my legs and had me stand up to pull up the plastic pants.  I loved the feeling of that thick diaper, making me waggle when I walked. The outfit was finished with a cute, always very short, nightdress and baby-pants. When I was ready she made me sit next to her on the couch, plopped a pacifier in my mouth, and putting her arm around me, read from a children’s book.

Every night when I was sitting next to her she told me how good I smelled. And as I would do everything to please her, I told her I loved the smell and the feeling of baby powder too. From then on she took care to apply it also every morning when I got dressed after breakfast, even when I was not wearing diapers, so that soon I smelled like a little baby from morning to evening without hardly noticing it anymore.

Finding myself diapered and treated as a little baby-girl was not what I had planned, even the opposite of what I had dreamed of. But sitting on her lap, while she softly kissed and stroked me, was pure heaven. I knew I had to stop her, that otherwise my wish to be her protector and future husband, would become more and more ridiculous, but I couldn’t.

One morning, as we had done some shopping together, while she was putting David in his seat, I managed to fold the trailer and put it together with all the groceries in the trunk. She complimented me on my efficiency and, kissing me on the front, thanked me by saying she was so glad I was staying with her, that I was such a lovely boy to have around. I suddenly saw my chance, and I blurted out that I loved her, and that I could stay to live with her forever. She looked at me surprised, but also moved by what I had said. She gave me a very tender smile, took me in her arms, and said I was so sweet. My adrenaline rushed through my veins, and I hugged her very hard, thinking she was accepting my proposition. But then she freed herself and still on a very gentle tone, said I knew it was impossible, that I had to go back to my mother.

Feeling the rejection I reacted by telling her vehemently I loved my mother very much, but that I loved her more, that I wanted to stay with her forever, that I wanted to marry her and that I could be a father for little David. To my dismay she began laughing, and taking me in her arms again, she hugged me telling this was the sweetest love declaration she had ever heard. We stood there for a few seconds without moving, but then she continued on a more neutral tone: “Don’t try to grow up too fast my little angel, those are the happiest years of your life, enjoy them. You can be David’s big brother, or sister, he loves it when you play with him. And I enjoy having my two little darlings with me, seeing how well they get along.”

She bent over and whispered in my ear:  “Come on, you sweet little baby, jump in the car and let’s go home, so that I can put both of you in bath” She freed herself and gave me a gentle push towards the car. As I walked away she followed me and gave me a little tap on my bottom:” I think that from now on I will put you in diapers when we are going out. I’m sure you would love that.”

Seating me in the back next to David I blushed. If I couldn’t be her man, being her little baby was not such a bad alternative. As if she had read my thoughts she helped me fasten my seat belt and popped a pacifier in my mouth.

On Sunday we went back to my grandfather’s mansion. I dressed in my ironed beige trousers, with a navy blue blazer over a dress shirt with tie. I really looked smart. When we got there the parking lot was filled with cars and everywhere we went we ran into people to whom I had to be introduced. My old uncles and aunts were very curious, and just as my grandfather the week before, wanted to know everything about my mother. They obviously still loved her very much.

When I got tired of them I went out looking for Jennifer and David but couldn’t find them. Instead I ran into Beth’s older sisters who introduced me to some handsome, broad build older cousins, with whom they had been flirting.

I asked for Beth but got as only answer that she was out there somewhere. Just as I wanted to go and look for her another cousin arrived holding a football, asking who wanted to join him for a game. I told them I didn’t know the rules of American football but that was of course a reason for them to insist to teach me the sport.  I did know the basic rules and my competitive nature soon got the upper hand. Nobody paid much attention to this frail European boy who didn’t know the sport, so I ran myself free and called out to receive the ball.  Probably to do me a favor the cousin holding the ball threw it in my direction, and I did a perfect catch, running as fast as I could away with the ball. It took the other players a couple of seconds to realize what I was doing, and when one of the huge players came up to me to block me, I dived underneath his arms and made a touchdown. Everybody ran over to congratulate me.

I continued for half an hour with my normal enthusiasm but now they knew that I was fast and a good catcher, so they didn’t leave me unguarded anymore. The result was that on several occasions I was thrown to the ground, and my pants and shirt were soon all dirty and stained – I had taken of my blazer and tie of course – but I didn’t care. I was only hoping that Jennifer would pass by and see how fast I was. But she didn’t, and when I noticed the disastrous condition of my clothes I even got worried that if she did, she might be mad.  I excused myself and went looking for a place where I could clean up a little bit.

It was then that I ran into Beth. She was taking care of a bunch of girls between 3 and 5 years old. They were sitting on the grass surrounded by dolls and accessories they had carried outside. Beth was delighted to see me and sprang up to give me kiss: “Here you are! We have been looking all over for you.” And then turning to the girls she continued with a mischievous smile: “Look girls, this is cousin Christian that I told you about, the one who likes to play with dolls.” The girls shrieked with unbelief and merriment, and the oldest one cried out: “That’s not true. I don’t believe you. He is a boy!” For a split second I hesitated but then decided to go along with the game. Falling on my knees I picked up a large baby doll and cuddled it my arms, softly telling it to sleep: “Dodo, dodo, baby Lo, … ” The girls laughed even harder: ”She is called baby Mary, not Lo!”

I smiled, and corrected myself  “Oh I’m sorry!  Dodo baby Mary!” But again the girls interrupted me: “She is not ready to go to sleep. She has to be diapered first!” The next half hour the 5 of us were all absorbed playing with the dolls, when suddenly I heard Jennifer’s voice behind me: “Hi Beth, I see you have found someone to share your secret with!” While I turned around and, blushing, looked at Jennifer’s smiling face, Beth jumped up again and kissed her cousin: “Oh Jennifer, thanks for bringing him, he is so sweet!”  I blushed even harder when Jennifer answered that I was even sweeter than she imagined. But Beth’s attention had shifted already to baby David in his trolley, asking if she could take him out.  Jennifer said it was alright, but just for a minute as we would soon be leaving. She turned to me again, telling me to go say good bye to my grandfather. As I was leaving she held me back, and in a soft voice told me to pass by the bathroom on my way back: “It’s a long drive, and we don’t want accidents do we?”  Although she said it in a very quiet voice I anxiously turned towards Beth to see if she had overheard this remark.  As I turned I realized that Beth was standing right next to me, looking at me with a surprised and amused face. I blushed for the third time in a few minutes, and ran fast away.

Sitting in the car next to David returning home I was all confused. I was, sucking on a baby-bottle, wearing a bib, and that felt so right. But at the same time I was still in love with Jennifer, more than ever, and having been turned down by her did hurt. I had been very proud going to the party, smartly dressed in my trousers and blazer. When I had been the center of attention, and had made a touchdown in the football game, I had been hoping that Jennifer would have come by and would have seen what a vigorous football player I was. But instead she had found me playing with dolls. And when she had made me blush by saying I was even sweeter that Beth imagined that had made me feel happy.  And I had begun to love Beth very much too. I saw her surprised face again when Jennifer had told me to go to toilet as we didn’t want to have an accident in the car. I suddenly wanted her to know I liked to wear diapers.

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